PLANÈTE POLLUÉE – Paul BÈRA – fin

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Planète polluée - couverture
[Il y a près de 50 ans, Paul Bera écrivait dans la collection fleuve noir (troisième version de la couverture, N°623) un roman d’anticipation qui évoquait déjà les problèmes dans lesquels (une partie de) l’humanité se débat, en rapport avec la pollution croissante de
l’environnement-de-la-vie-actuelle (plantes, animaux, dont l’homme) ]

Nous sautons à la fin du roman où, après avoir fuit ensemble et affronté de nombreux danger dus autant aux Masques qu’aux mutant des Clans, Jak et Kim parviennent à leur fin (ou presque) à savoir aider à faire apparaître une humanité qui sera capable, comme Jak, de respirer aussi bien l’air pollué au CO2 des plaines que celui, encore sain, des montagnes.
Ceux des Clans bénéficiant des connaissances qu’ont conservé ceux des Terriers et ces derniers pouvant assurer à leur progéniture « métissée » une vie déconfinée.


Je viens d’écouter l’enregistrement de mon récit.

Je ne suis plus qu’un vieillard presque impotent et, pourtant, j’ai conscience d’être utile aux générations à venir en leur léguant ma légende, comme tes Ancêtres nous avaient légué la leur, et de telle façon qu’elle se rapproche le plus possible de la vérité.

La vérité ! Mais voilà que, en m’écoutant, je suis pris d’un doute. Je sais désormais que, outre les légendes, nos Ancêtres écrivaient aussi des récits de pure imagination : des romans.

Et voilà que j’ai l’impression décourageante que, au point où j’en suis arrivé, ma légende risque d’être, plus tard, prise pour un roman. J’en ai lu beaucoup, de ces textes « inventés », ceux qui avaient résisté à l’épreuve du temps dans les cités mortes. Mes compagnons, surtout les jeunes, les dédaignent parce qu’ils ont banni toute rêverie de leur existence. Ils prétendent que l’homme nouveau n’a pas une minute à perdre afin de retrouver le plus vite possible le « niveau de vie » des Ancêtres.

Moi, je crois qu’ils ont tort. Car …

28 - ENFIN , QUAND-le(Ou … plus facile)
*

Mais je parlais des romans. J’aurais aimé en écrire. À quoi bon ? Personne ne les lirait. Vous me direz qu’un artiste accomplit son œuvre pour lui-même, non pour les autres (qui sont, d’après lui, en général incapables de le comprendre). Mais je ne suis pas un artiste. D’ailleurs, la race en a disparu depuis longtemps. J’aimerais écrire des œuvres d’imagination, voilà tout. Sans prétention de « collaborer à l’ascension de l’humanité ». Encore une fois, j’ai vu où ça t’avait menée, l’humanité, dans sa quête d’ascension perpétuelle. Comme dans la montagne. Un jour vient où l’on glisse et où on laisse sa peau dans un ravin.

Mais qu’est-ce que je raconte là ? Peut-être suis-je trop vieux. Je commence peut-être à radoter. Revenons à mon avertissement.

En écoutant mon enregistrement, j’ai l’impression décourageante que l’on va prendre ma légende pour un roman. Et ça, je ne le veux pas. C’est pourquoi je vous en avertis tout de suite. Je rêve, sans les voir, regardant les camions qui défilent sous mes fenêtres, apportant du minerai au haut-fourneau électrique que nous avons fabriqué. Bien sûr, nous ne sommes encore que quelques dizaines d’hommes nouveaux. Mais le temps mettra ordre à ça. Tant et tant de changements en quelques dizaines d’années ! Qu’est-ce que vingt, trente ans ? Une goutte d’eau dans l’océan des ans – l’océan que j’ai vu. En cherchant le Terrier K.

Si j’avais écrit un roman à la façon des Ancêtres, je sais très bien comment je l’aurais terminé… Comme tous les auteurs ! Il fallait « que ça finisse bien ». Alors, imaginez un peu à ma place. Je guide Kim jusqu’à la montagne, elle y respire à merveille. Je fonce vers le Terrier K. Je le trouve sans peine. Je persuade ses dirigeants. Ils envoient une expédition. On ramène Kim au Terrier, en triomphe. Et là, nous avons des enfants qui, comme moi, peuvent respirer n’importe où et, par conséquent, vont sauver la race humaine… Final en « happy end », comme disaient certains de nos Ancêtres.

Malheureusement…

Eh bien ! je l’ai déjà dit : quand j’ai connu Kim, j’avais à peu près dix-huit ans. Maintenant, je suis vieux.

Quant à Kim… Oh ! il faut que je vous le dise, pour vous prouver que je n’écris pas un roman mais une légende.

Je suis tout de même revenu, le mois dernier, …

29 - , À LA CITÉ MORTE-le(Ou … plus facile)

Elle était toujours là …

(…)


Planète polluée - 4 ème couverture

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