PLANÈTE POLLUÉE – Paul BÈRA – 10

PLANÈTE POLLUÉE – Paul BERA – 01
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PLANÈTE POLLUÉE – Paul BÈRA – 08
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Planète polluée - couverture[Il y a près de 50 ans, Paul Bera écrivait dans la collection fleuve noir (troisième version de la couverture N°623) un roman d’anticipation qui évoquait déjà les problèmes dans lesquels (une partie de) l’humanité se débat, en rapport avec la pollution croissante de l’environnement de la vie actuelle (plantes, animaux, dont l’homme) ]

La belle Kim, qui appartient au peuple des Masques et vit donc sous-terre dans des villes Terriers, montre à Jak qu’elle a découvert sa véritable identité. Elle sait qu’il est un de ceux des Clans, qui vivent dehors, et peuvent respirer dans l’air pollué. Elle n’ignore pas non plus la singularité de Jak, à savoir qu’il peut aussi, contrairement à tous les siens, respirer dans un masque et donc l’air des Terriers.
Jak évoque les atrocités des Masques qu’il connait. Kim essaie de le persuader que dans son Terrier on ne chasse pas les mutants, que tout au contraire dans le Terrier K on cherche à prendre contact avec eux, persuadés que l’avenir d’une humanité nouvelle ne peut se construire que dans la collaboration de ceux des Terriers et de ceux des Clans.
Jak refuse de la croire, il n’a pas confiance en elle et veut tenter de retourner dans son clan sans son aide.


 

… Seul dans le Terrier, …

18 - TU NE FERAS PAS CENT-le(Ou … plus facile)
*

J’allais sortir, mais je m’immobilisai. Encore une fois ce mot… Mutant.

Je desserrai à peine les mâchoires pour demander :

— Rends-moi un service avant que je te quitte. Qu’est-ce qu’un mutant ?

Elle vint vers moi. Il y avait une extraordinaire curiosité dans son regard.

— Est-ce possible ? souffla-t-elle. Voyons… Jak ! Tu sais fort bien dans quel but les Terriers ont été creusés dans le sol ?

— Non, répondis-je.

— Mais tu sais… vous savez, vous, les mutants, pourquoi la surface de la planète est devenue inhabitable pour nous alors qu’elle ne l’est pas pour vous ?

— Non, répétai-je.

Mais, cette fois, avec mollesse ! Parce que je n’avais plus aucune envie de partir ! Ces questions que je me posais depuis des années et des années, que nous nous posions tous, dont certains d’entre nous essayaient d’obtenir la réponse en se basant sur les légendes… Ces questions… Kim en connaissait-elle vraiment la réponse ?

De nouveau, elle me regarda longuement et finit par sourire.

— Tu n’as plus aucune envie de partir, affirma-t-elle. De toute façon, si tu sors seul d’ici, tu seras pris par les Gardes et tué sur place.

Elle cria à voix basse :

— Et il ne faut pas que tu meures ! Parce que tu es notre seule chance. Tu es le prototype de l’homme de l’avenir, le seul qui pourra se développer sur cette planète polluée.

Avec autorité, elle me montra le lit.

— Assieds-toi, ordonna-t-elle. …

19 - ORDONNA - T - ELLE-le(Ou … plus facile)

*

Mais je veux tout tenter pour sauver ce qui peut encore l’être.
Et j’obéis. Je m’assis et elle s’assit près de moi.

Des étés camembert – Daniel Bourrion

Des étés camembert - couverture

Des étés camembert - intérieur 1

Les éditions publie.net, au sortir du confinement, proposent à leurs abonnés et à la vente (format numérique ou version papier) une nouvelle oeuvre de Daniel Bourrion
« Des étés camembert ».

Récit autobiographique de la découverte par l’auteur du travail à la chaîne, dans un style très coulant, à l’humour parfumé, dont on peut lire un extrait ici


 

« … il allait de client en client à chercher de quoi nous occuper, nous payer, toute la petite équipe, nous n’étions pas nombreux, une ou deux maigres poignées de gars en blanc moucheté et, à tout prendre, je me disais qu’au final, tout bien considéré, je préférais être là dans mes fringues dégueulasses raides de couleurs séchées, mes fringues trouées puantes, …

01-QU’ À FAIRE -let

… ce qui fait qu’il n’était pas à prendre à la pincette quand nous passions à l’aube chercher le nécessaire pour la journée, c’était dans son garage le dépôt, du soir jusqu’au matin, l’inverse exact de nous, de moi, qui une fois rentré avec les autres entassés dans l’estafette au milieu des vapeurs de white spirit en guise d’eau de toilette, lavé à grande eau, gavé de tout ce que je trouvais de lourd à manger, biberonné à la télé, m’endormais comme un bébé, si vite et bien que je n’ai jamais su si c’était lié à la fatigue, la douceur du soir, ou les volutes des solvants me berçant et m’assommant d’un coup tellement que je ne voyais rien venir que le grand noir où je plongeais jusqu’au lever, parfois si violemment que je croyais être en train …

02 - DE TOMBER DE-let