Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 01

Giono jeune, a écrit un texte* que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.

Point de reproche, mais cela nous est double leçon.

*(Je ne peux pas oublier – Refus d’obéissance)


 » Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l’entends, je la subis encore. Et j’ai peur.

Ce soir est la fin d’un beau jour de juillet. La plaine sous moi est devenue toute rousse. On va couper les blés. L’air, le ciel, la terre sont immobiles et calmes.
Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre.

JNPgi-01-L’ HORREUR DE CES QUATRE-le-i

(Plus facile)


(solution)


« La France a donc encore besoin de toi, soldat, de tout ton courage, de tout ton héroïsme, peut-être de ta vie !

Tu lui donneras tout : Parce que tu te bats pour maintenir à la patrie le premier rang dans le monde civilisé« 

[Pour nos soldat : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


« Ta mère t’a donné la vie
avant de la donner à d’autres
demande lui.« 

                                                                                                                 Lélio Lacaille
(dont un grand père est mort après « Verdun côté français » – il venait d’Haïti
 quand l’autre a passé le reste de sa vie avec des éclats d’obus voyageant dans son corps, suite à « Verdun côté allemand. »)

La conclusion – Aurélien Bellanger – D’un aéroport à l’autre : les infrastructures fantômes – (vélo-route)

Dans sa chronique quotidienne 
Aurélien Bellanger,
se souvient d’avoir été « obscurément un partisan éclairé du grand projet d’aéroport  » Notre Dame des Landes
Mais peut prendre pour ardent content (les propos d’)un fan de BD, de haute technologie et de vélo, qui a lu la totalité des sermons de Bourdaloue ?

Contrepartie au délire BTPiste, qu’il aurait développé pour encenser le projet, l’auteur nous évoque son trajet de retour en vélo.

« J’avais rejoint très vite, au bout d’une heure de route, la vallée de l’Arques, un peu en aval de Dieppe — haut lieu des guerres de religion, avec les ruines du château, défendues par Henri IV, qui résista aux assauts de la Ligue, comme des futurs Gilets jaunes, qui avaient repris ici-même un rond-point à l’état jacobin.

Une vélo-route devait me conduire de là en douceur jusqu’à Forges-les-Eaux.

Mais le paysage resta longtemps indécis, entre mer et campagne, dans la vallée creusée de ballastières inondées.

La véloroute, dont on avait conservé, comme pittoresques éléments de décors, la signalétique ferroviaire, avait en effet été installée dans le lit de l’ancienne ligne Paris-Dieppe : l’une des lignes historiques …

CONB06-DU CHEMIN DE FER FRANÇAIS-le-i

(Plus facile ici)


(Solution)


 

La conclusion – Aurélien Bellanger – On a bien le droit, en France, d’être très libéral – (à propos des projets de dépeçage de Radio France)

Dans sa chronique quotidienne 
Aurélien Bellanger,
qu’une saine colère rend ce jour là, plus encore que d’ordinaire, vif et flamboyant
a dit/écrit.
(*pour peu qu’il y ait un ordinaire en Aurélien Bellanger)

« Il y avait mille raisons, pourtant, de justifier la réforme : nous étions trop chers, trop archaïques, trop compétents aussi, puisque nous faisions du mal à Europe 1, à Rire & Chanson et à Latina. L’argent investi n’était pas productif, il n’était pas réinjecté dans l’économie, nous étions un pôle de langueur, un trou noir publicitaire, une distorsion stupide, anachronique, des lois de la libre concurrence. Quiconque aurait voulu se lancer dans l’industrie du podcast nous aurait trouvé, sur son chemin,

CONB05-OBÈSES ET GARGANTUESQUES -le-i

(Plus facile ici)


(Solution)


Je me régale, en semaine, à écouter, puis à lire (deux plaisirs très complémentaires, concernant ces trois minutes en temps condensé.) « la conclusion » d’Aurélien Bellanger.
J’engage ici particulièrement à lire cette chronique qui dénonce un projet où s’exprime clairement la volonté de supprimer de notre quotidien tout ce qui se soustrait peu ou prou aux lois de l’économie strictement marchande.

 » C’est vrai

 c’est un mensonge ! « 

La conclusion – Aurélien Bellanger – Allemagne (2)

Dans sa chronique quotidienne 
Aurélien Bellanger,
quasi-inégalable dans ses images/analogies/métaphores/…,
en sa course perpétuelle pour caser la totalité de sa « conclusion »
dans le temps imparti par France Culture
et donc
toujours à la limite de trébucher sur un des ses mots,
lancés à la vitesse d’une mobylette 103 kitée 80
qui poursuivrait une zundapp 50 
dont le conducteur lui aurait fait un pied de nez*
a dit/écrit.
(*pâle tentative ici pour tenter d’approcher le débit supraluminique d’A.B.)

« Le Moyen Âge comme nation : l’idée d’un achèvement quelconque de l’Occident dans les rues du premier bourg venu, d’un paradis modeste pour urbanistes prudents — non seulement tous les feux tricolores fonctionnaient à Sarrebruck, mais même leurs signaux sonores, système de redondance destiné aux aveugles, tintait impeccablement dans la petite ville :
mais d’aveugles, je n’en ai pas vu un seul, comme si ces tintements étaient là seulement pour en éterniser le souvenir médiéval. Je n’ai pas vu d’enfant non plus, d’ailleurs, et même pas

CONB04-UN CRI EN PASSANT -le-i

(Plus facile ici)


(Solution)

 

La conclusion – Aurélien Bellanger – Allemagne (1)

Dans sa chronique quotidienne
Aurélien Bellanger,
– quasi-inégalable dans ses images/analogie/métaphore/…,
toujours à la limite de trébucher sur
un des ses mots
lancés à la vitesse du galop d’un cheval qui aurait
la vaillance de celui d’Attila et la force de celui de Gengis Kahn –
a dit :

« Le Moyen Âge comme nation : un sentiment d’achèvement, des fenêtres bien peintes aux pelouses bien propres, un sentiment de grâce permanente, si la grâce était quelque chose de fade et de monotone — une sorte de régularité concédée à la vie bonne, de régularité comme récompense :

CONB03-SI VOUS TENEZ BIEN VOS MAISONS-le-i

(Plus facile ici)


(Solution)

La conclusion – Aurélien Bellanger – solitude

Dans sa chronique quotidienne
Aurélien Bellanger,
– quasi-inégalable dans ses images/analogie/métaphore/…,
toujours à la limite de trébucher sur
un des ses mots
lancés à la vitesse du galop d’un cheval qui aurait
la vaillance de celui d’Attila et la force de celui de Gengis Kahn –
a dit :

« Son interprète était en avance, et nous avons évoqué brièvement, puisque le roman pour lequel j’étais invité relevait du genre de la romance ruritanienne
— château, précepteur, complot et sceptre d’Ottokar dans une principauté balkanique imaginaire —
l’essai d’une critique anglaise, dont j’ai oublié le nom, qui dénonçait les relents colonialistes de ce type d’ouvrages.
Mais l’interprète, diplomate, exemptait rapidement mon livre d’un tel infamant travers, et j’ai pu m’asseoir soulagé à côté de mon confrère inconnu — moment toujours un peu stressant : …
CONB02-ON VOUDRAIT ÊTRE-le-i

(Plus facile ici)


(Solution)

La conclusion – Aurélien Bellanger – Du billard

Dans sa chronique quotidienne
Aurélien Bellanger,
– quasi-inégalable dans ses images/analogie/métaphore ,
toujours à la limite de trébucher
sur un des ses mots lancés à la vitesse du galop d’un cheval qui aurait la vaillance de celui d’Attila et la force de celui de Gengis Kahn –
a dit :

« Je crois que j’aurais écrit ce genre de choses si j’avais écrit le roman de Dominique Jamet : j’en aurais fait une sorte de super franc-maçon, plus passionné par le mortier que par la pierre
CONB01-— UN ARTISTE ÉGARÉ-le-i

(Plus facile ici)


(Solution)