La conclusion – Aurélien Bellanger – Pourquoi la mort de Bretécher m’a-t-elle rendu aussi triste ?

Dans sa chronique quotidienne 
Aurélien Bellanger, (un peu frustré de ne plus retrouver la cause d’un ancien excès verbal à son encontre) se souvient du passage de Claire Bretécher (dont le premier e est muet, ce qui explique peut-être une relative timidité/discrétion* chez elle) dans la librairie où il travaillait.

À l’heure de sa disparition récente, il s’interroge, avec la profondeur d’analyse qu’on lui connait sur la  » féminisation d’un cauchemar baudelairien aux héroïnes avachies et spleenétiques » qu’est pour lui (au moment d’écrire cette chronique, car le cycle de la pensée d’A.B. est divinement incertain) l’oeuvre de Claire (laquelle est peut-être un peu également pour A.B. « l’oeuvre au Noir » du point de vue de l’alchimie secrète du gag).

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* D’autant que la dessinatrice et écrivain a toujours insisté farouchement pour défendre son nom à la lettre


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Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 07

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.
(Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … »)

Pourtant ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes habilement engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.

Ces extraits concernent la guerre dans laquelle Giono s’est trouvé engagé de 1914 à 1918.


Appel_au_poilu


« Il y avait aussi — je les oubliais mais ils sont très importants — les écrivains qui exaltaient l’héroïsme, l’égoïsme, la fierté, la dureté, l’honneur, le sport, l’orgueil. Des écrivains qui n’étaient pas tous vieux de corps, mais des jeunes aussi qui étaient devenus vieux par l’ambition et qui trahissaient la jeunesse par désir d’académie. Ou tout simplement qui trahissaient la jeunesse parce qu’ils avaient des âmes de traîtres et qu’ils ne pouvaient que trahir. Ceux-là ont retardé mon humanité. Je leur en veux surtout parce qu’ …

JNPgi-07- ILS ONT EMPÊCHÉ QUE-le-i1


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LES BELLES LETTRES.
LETTRE D’UN TOUT JEUNE CONSCRIT.
A Madame Louise N., à X.
2 aout 1914.
Bonne et chère petite tante Lou, Le régiment part ce soir pour la guerre libératrice.
Où, je ne sais pas, mais cela n’a pas d’importance, puisque les Allemands y seront.
Hein ! quelle chance que, mes 18 ans révolus, j’aie contracté en avril un engagement volontaire !.
Il ne s’agit pas de cela. Le temps m’est compté et j’ai tous mes bouts de lettres d’adieu à écrire à toi, à maman et à Jean, qui sont en vacances à notre ferme des Chênerets. Il faut que je donne du courage à’ Jean. Pauvre petit frère, comme il va s’ennuyer ! Il a à peine 15 ans et devra regarder sans se battre.

Extrait de « Femmes et gosses héroïques » Paul D’Ivoi
Lettre imaginée par l’auteur pour concourir à « l’effort de guerre », à partir, dit-il, de ce qu’il a pu entendre ça et là.
Cette lettre est citée comme une correspondance réelle dans « Pour nos soldats : GUIDE DU POILU » de Charles Charton