La planète des Normes – Jan De Fast – 09

La planète des normes est un roman de Jan De Fast écrit dans les années 70, belles années de la collection fleuve noir.

L’auteur y évoque un monde où l’esprit des humains est, tout comme le corps, entouré de soins qui lui « évitent », ainsi qu’à la société, tout dérèglement, tout dépassement de la normalité.
Pour cela, la solution idéale :  la machine et les mots sans épaisseur de la « Norme »

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Couv-cut - la planète des Normes

Allan se demande s’il doit poursuivre sa mission d’enquête. Même si la question de la compatibilité avec le monde auquel il appartient a sa réponse (négative), reste l’aide éventuelle à apporter, le plus discrètement possible, dans le cas où les habitants de cette planète seraient menacés. Est-il vraiment sur le « meilleur des mondes » ?
Et dans le cas où son intervention serait nécessaire, comment pourrait-il échapper à la surveillance du système des « Normes » pour intervenir ?
[Sa dernière interrogation étant comme un écho au fameux textes traitant de « La servitude volontaire« ]


Couverture - la planète des Normes


18 - SE DÉBARRASSER-le(Ou … plus facile)
*

Toute cette police particulière qui servait d’intermédiaire entre les machines et le peuple serait aussitôt alertée, quadrillerait le territoire, multiplierait ses filets et personne ne viendrait à l’aide du criminel. Il ne pourrait se cacher nulle part, la partie serait trop inégale.
Les Servants, Alan le savait maintenant, n’étaient pas de quelconques sbires, c’étaient au contraire des hommes d’un quotient intellectuel supérieur avec lesquels il fallait vraiment compter.
Le professeur Féhir l’avait expliqué dès le premier jour : tout déviant primaire était réintégré dans le rang après normalisation. Mais s’il y avait récidive, la seconde intervention était plus profonde et le sujet ne retournait plus dans son milieu ; il devenait un Servant.
Étant donné que le désir d’échapper aux Normes ne pouvait naître que dans un esprit très évolué, les quelques centaines de milliers d’individus constituant cette caste particulière possédaient donc des cerveaux nettement au-dessus de la moyenne, ils étaient de taille à déjouer toutes les ruses.

19 - CETTE TECHNIQUE -le (Ou … plus facile)
*

et démontrait à quel point la programmation des machines était proche de la perfection : il ne peut y avoir de meilleur agent de sécurité qu’un rebelle converti et la parcelle d’autorité qui lui est ainsi confiée achève d’en faire un loyal sujet. On ne rêve de bouleverser un ordre établi que lorsqu’on lui est subordonné, à partir du moment où on devient soi-même un chef, on n’a plus d’autre souci que de maintenir cet ordre… Encore une fois, l’aventure en valait-elle vraiment la peine ? Alan ne pouvait s’empêcher d’évoquer la classique image du singe se regardant dans un miroir : L’animal contourne la glace pour essayer d’atteindre ce congénère inconnu qui copie ses grimaces et naturellement ne trouve personne derrière.

20 - ET SI LES NORMES- le(Ou … plus facile)
*

 

La mer qu’on voit danser …

C EST LE PEUPLE DES NOMBREUX-mer

Certains la voient danser
pour leur plaisir
mais
qu’en est-il
du sien ?


La mer

C EST LE PEUPLE DES NOMBREUX-letcol
… en vagues vaines
Mais auquel
de temps à autre
dans un moment de colère
elle arrache un pan
parfois un territoire.

C EST LE PEUPLE DES NOMBREUX-littoral

Ils y puisent le meilleur

C EST LE PEUPLE DES NOMBREUX-poissons
et y rejettent le pire

C EST LE PEUPLE DES NOMBREUX-plastique-nb


Dans Candide, Pangloss prétendait que
« Les malheurs particuliers font le bien général »

En fait c’est exactement le contraire
Le malheur du grand nombre est la source du confort de quelques particuliers.

C’est le réservoir de pauvreté qui permet la richesse de quelques uns.

De même que la mer absorbe, tant bien que mal, nos déchets
et rembourse tant bien que mal nos emprunts
c’est ce réservoir de pauvreté qui joue
le rôle de
l’arrivée d’air dans le climatiseur.
Lequel rejette
l’air devenu déchet

qui ira réchauffer
l’extérieur.


La mer
c’est le peuple
Les nombreux
Masse puissante et
potente
emprisonnée d’un littoral où elle ne cesse de s’abattre
en vagues vaines
Mais auquel
de tps à autre
ds un moment de colère
elle arrache un pan
parfois un territoire

Ils y puisent le meilleur
y rejettent le pire

Almanach … Mao [patience les petits, on y est presque !]

[Et si les dauphins n’avaient pas seulement renoncé à la terre
(trop tentant de l’entourer)
mais aussi au langage (trop tentant de persuader)

Un humain spécialiste des deux « arts »
et dont le peuple n’est pas parvenu à se débarasser (et pourtant)

[Jeudi 30 juin 1949] «Ne voulez-vous donc pas supprimer le pouvoir d’Etat?»

SI NOUS LE VOULONS MAIS-letcr1-exp

(parcours)


«Ne voulez-vous donc pas supprimer le pouvoir d’Etat?» Si, nous le voulons, mais pas pour le moment; nous ne pouvons pas encore le faire. 

Pourquoi? 

Parce que l’impérialisme existe toujours, parce que la réaction intérieure existe toujours, parce que les classes existent toujours dans le pays. 

Notre tâche actuelle est de renforcer l’appareil d’Etat du peuple, principalement l’armée populaire, la police populaire et la justice populaire, afin de consolider la défense nationale et de protéger les intérêts du peuple.

INDIEN – MANUEL DE GEOGRAPHIE 1874

[L’ancienne conception des races humaines « permettait » de définir une race indienne spécifique aux Amériques]

 

LA RACE CUIVRÉ A LE TEINT -  LETCR1-EXP

Définition extraite d’un manuel de « géographie élémentaire » de 1873 destinée aux élèves des écoles primaires chrétiennes du Canada français.

LA RACE CUIVRÉ A LE TEINT -  LETCR1grille sans image
(cliquer pour agrandir)

Parcours de lecture

LA RACE CUIVRÉ A LE TEINT -  S

En clair

LA RACE CUIVRÉ A LE TEINT -  txt0

La page du manuel

LA RACE CUIVRÉ A LE TEINT -  PAGE-R

(à cliquer pour retourner)

On y « appréciera » également les distinctions
entre quatre « classes » de civilisations.

(page suivante)


La race cuivrée a le teint rouge cuivré et le nez camus ; elle ne comprend que les peuples indigènes de l’Amérique, dont le nombre diminue tous les jours. On les appelle communément Indiens.

La race olivâtre ne diffère de la blanche que
par un teint plus foncé et une bouche plus grande à cette race appartiennent les habitants de la presqu’île de Malajo, la plus grande partie de ceux de l’Océanie,et les Malgaches ou habitants de Madagascar.

La Race noire a le teint noir, les cheveux crépus et laineux ; tels sont : les nègres de l’Abyssinie, du Soudan, de la Sénégambie, de la Guinée, et presque tous les peuples de l’Afrique centrale et méridionale.

SECTION III-CIVILISATIONS.
On peut encore diviser les habitants de la Terre en quatre différentes classes, suivant le degré de civilisation où ils sont parvenus, savoir : 1» les Sauvages, 2» les Barbares, 3» les Demi-Civilisés, 4» les Civilisés.

Par Sauvages on entend ordinairement des peuples qui vivent errants, sans lois fixes, sans gouvernement régulier, et dont tout le soin se borne aux besoins du moment.

Les Barbares sont des peuples généralement cruels, inhumains, ne cultivant ni littérature, ni arts, ni sciences.

Les Peuples mi-civilisés ont quelques connaissances de l’agriculture, des sciences et des arts mais ils sont très jaloux des étrangers et traitent leurs femmes comme des esclaves

Un Peuple civilisé est un peuple poli, honnête de mœurs douces, sociables, qui cultive les lettres, les arts et les sciences avec une grande perfection ainsi que l’agricuIture et le commerce.

PAYS NATAL – ANDRÉ DHÔTEL – 1

[Quand on vend du café
on voit loin…]


     LE PEUPLE EN SERA RÉDUIT - letc1-exp

 —
Si tu est novice,
plus facile avec les liens entre les mots
– à cliquer –

LE PEUPLE EN SERA RÉDUIT - letc1-sr

Extrait du roman « Pays natal »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

LE PEUPLE EN SERA RÉDUIT - sr

En clair

LE PEUPLE EN SERA RÉDUIT - txt0r

 Un extrait plus long

LE PEUPLE EN SERA RÉDUIT - txt1r


 Merci de  signaler une erreur 


Que la terre soit transformée, reprenait Beursaut, la société changée, rien n’empêchera qu’on boive du café et si personne ne se charge de choisir le café, le peuple en sera réduit à la chicorée…le peuple en sera réduit à la chicorée, et il se révoltera, malgré l’estime en laquelle nous devons tenir la chicorée. Cela vous explique, monsieur Marceau, quel rang vous occupez dans notre ville. Cependant, je ne m’attendais pas à une aventure aussi brillante.

Félix se mit à rouler une deuxième boulette de papier.

CLIMATS- LAURENT GRISEL – 1

« le monde est sans intention
le monde est sensible « 


Slow²Reading

PEUPLE QUI REGARDE LES ARBRES - letcr10

Extrait du poème
« Climat »

de Laurent Grisel

Editions publie.net
dans la collection L’Inadvertance, poésie

 

—–

 

Parcours de lecture

PEUPLE QUI REGARDE LES ARBRES - s

L’extrait
sur babelio

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PEUPLE QUI REGARDE LES ARBRES - txt0

Un extrait plus long

PEUPLE QUI REGARDE LES ARBRES - txt1

Une lecture de Climat (version courte) par l’auteur
Son site  imagine36tigres

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les TAGS
donnent des mots de la grille.

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Merci à Laurent Grisel de m’avoir rappelé le pluriel des climats

« Climats, n’oubliez pas le  « s«  : il y en a plusieurs de toutes couleurs dans les histoires ailleurs avenirs imaginations »


les Mundurukus
désignés par eux-mêmes, dans leur langue : « Wuujuyû », « nous, notre peuple »
 
peuple en lutte autrefois contre l’exploitation du caoutchouc
les arbres saignés de leur sève
les hommes transformés en travailleurs
 
employés dans l’exploitation du kumaru, l’arbre de la fève tonka
un grand arbre très grand, il peut faire 35 mètres de haut —
ayez de grands bras, il peut faire 1 mètre de diamètre —
 
peuple qui regarde les arbres, là-haut, vers leur sommet
et loin, plus haut, plus loin encore
les astres frissonnants, murmurants
 
peuple en lutte contre l’orpaillage
le mercure tueur qui les empoisonne
et contre les pilleurs tueurs
empoisonneurs des cours d’eau et des sols
contre l’armée et les autorités complaisantes aux pilleurs