La planète des Normes – Jan De Fast – 07

La planète des normes est un roman de Jan De Fast écrit dans les années 70, belles années de la collection fleuve noir.

L’auteur y évoque un monde où l’esprit des humains est, tout comme le corps, entouré de soins qui lui « évitent », ainsi qu’à la société, tout dérèglement, tout dépassement de la normalité.
Pour cela, la solution idéale :  la machine et les mots sans épaisseur de la « Norme »

La planète des Normes – Jan De Fast – 01
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La planète des Normes – Jan De Fast – 03
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La planète des Normes – Jan De Fast – 05
La planète des Normes – Jan De Fast – 06


Couv-cut - la planète des Normes

Allan, l’envoyé d’Alpha, découvre les outils au service de la société parfaitement équilibrée et notamment l’entité qui est à la tête de cette gestion idéalement centralisée.


Couverture - la planète des Normes


Dans le vocabulaire qu’il avait emmagasiné au début, le vocable revenait très souvent et le translateur sémantique lui-même l’avait assimilé à celui de « loi » ou de « principe directeur ». Le code civil et pénal en quelque sorte, l’ensemble des règlements et préceptes régissant la vie sociale sur Hod, les articles ordonnant ou interdisant telle ou telle action conforme ou contraire à la législation en vigueur et, en fait, c’était bien cela, dans une certaine mesure tout au moins. Les Normes constituaient bien la base juridique sur laquelle se réglait l’ensemble de la civilisation hodienne, mais elles ne se composaient pas d’un ensemble de textes pondus et remaniés par des législateurs sous la direction d’un parlement ou d’un exécutif pour être utilisées par une hiérarchie de tribunaux servis par un appareil policier. …

13 - C’ ÉTAIT À LA FOIS-le(Ou … plus facile)
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Quelque part dans la banlieue de la capitale s’érigeaient de gigantesques constructions à l’intérieur desquelles de puissants ordinateurs étaient groupés par dizaines de milliers. C’était dans leurs immenses mémoires que se trouvait inscrite la Loi, c’était la technocratie poussée à la limite, puisque le technicien n’était plus nécessaire sauf pour réparer un éventuel court-circuit et que la machine agissait seule en fonction d’une programmation définitive conçue pour que tout sur la planète demeure « normal ». Le terme exact était « Centre de gestion et de contrôle ». Les milliards de circuits électroniques renfermés dans ces armoires étaient là pour assurer à la communauté entière un rythme de vie sans problème, calculant les besoins sur tous les plans et y répondant à chaque instant par la régulation des ressources, le fonctionnement des exploitations et celui des industries de transformation et de production, l’animation des réseaux de distribution ; il ne pouvait jamais y avoir ni excès ni disette, ni surabondance ni rupture de stock. Toutefois la continuité de la vie économique n’était pas le seul but des Normes, le facteur sociologique était tout aussi important sinon davantage. Il était indispensable …

14 - QUE LUI AUSSI SOIT-le(Ou … plus facile)
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L’individu lambda l’ignore souvent, parfois même il connaît cette réalité, mais n’en mesure pas réellement les conséquences … une grande partie de notre existence est déjà régit par des normes pilotées par des machines/programmes/algorithmes
Un exemple entre mille : l’orientation des élèves de collège (en lycée ou dans les différentes section des lycées professionnel) est depuis plus de 10 ans gérée par des programmes. En entrée : les notes des élèves, en sortie … leur avenir.
Ce système étant jugé plus juste qu’une commission d’orientation où certes la subjectivité était présente, mais où d’autres critères absents des notes où les modulant pouvait être pris en compte.
Mais l’ensemble des acteurs qui étaient concernés par ces commissions, lourde de responsabilité et de situations difficiles à prendre en compte dans leur globalité, chefs d’établissements, conseillers d’orientations psychologues, … se sont trouvés soulagés.
En quelques secondes un travail qui leur demandait des heures de débats souvent difficiles et chargés de pathos, était expédié.
Quelques années plus tard … le même système régit l’orientation dans les études supérieures.

algorithme machine - Planète des Normes

« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 16 –

A16- ON NE BOIRA QUE DES LARMES-image

La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.


Dialogue laborieux – 16 –
Le catastrophisme
ne date pas d’aujourd’hui
Dans ce chapitre, René Daumal
(tout en évoquant ce qui menace réellement notre civilisation)
se moque des prophètes de malheur
qui parlent du bord du gouffre
incitent la terre entière à chercher refuge ailleurs
et quant à eux agissent comme le père Pictorius
« 
il resta parmi nous pour achever sa mission prophétique. »

 


« Il disait :
— Frères, vous pullulez, vous vous entroupez, vous vous encroûtez. Bientôt les caves seront à sec et que deviendrons-nous ?
Les uns crèveront lamentablement, les autres se mettront à boire d’infâmes potions chimiques.
On verra des hommes s’entretuer pour une goutte de teinture d’iode. On verra des femmes se prostituer pour une bouteille d’eau de Javel. On verra des mères distiller leurs enfants pour en extraire des liqueurs innommables.
Cela durera sept années. Pendant les sept années suivantes, on boira du sang. D’abord le sang des cadavres, pendant un an. Puis le sang des malades, pendant deux ans. Puis chacun boira son propre sang, pendant quatre ans.
Pendant les sept années suivantes, »…

  

A16- ON NE BOIRA QUE DES LARMES-let


 

A16- ON NE BOIRA QUE DES LARMES-image1


« … on ne boira que des larmes et les enfants inventeront des machines à faire pleurer leurs parents pour se désaltérer.  » 

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Un chapitre savoureux, qui tient à la fois de François Rabelais et de Alfred Jarry.


Dialogue laborieux 16,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 16

Technique et Civilisation – N°0 – Lewis Mumford

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*pour-reconquerir-la-machine-let

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[En 1934 on pouvait
croire
espérer
cette vague là.]


Lewis Mumford ouvre, avec cet essai (qu’il prolongera plus tard par « Le mythe de la machine ») une porte que bien peu après lui emprunteront.
Et c’est bien regrettable. Car il manque un peu de clarté en cette nuit dans laquelle nous nous enfonçons un peu plus, chaque fois qu’un nouvel objet technologique est inventé … sans autre squelette (ou âme) que son « cahier des charges fonctionnel »


extrait de la page 16

pour-reconquerir-la-machine-letex

(pour le parcours de lecture, cliquer sur l’image)

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Lecture du chapitre « But de cet ouvrage »


Pour reconquérir la machine et la soumettre à des fins humaines, il faut d’abord la comprendre et l’assimilier.

LA PENSÉE MOLLE – DANIEL ACCURSI – 04

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[airbag de l’esprit ou camisole]

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Extrait de l’essai « La Pensée molle »

de Daniel Accursi

(voir article de l’Hebdo.ch : Sus à la pensée camembert !


Peut-on échapper à la machine moralisante, celle qui marche avec des pantoufles ?
L’homme est asphyxié par les miasmes de la tradition et de la hiérarchie.
Le moralisme comme un engluement, comme un édredon, comme un immense ventre mou, comme une pluie de lieux communs, comme une transcendance inexorable, comme un voile noir funèbre.

Le robot, la bête et l’homme

*je-trebuche-donc-je-suis-let

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Le titre de cette page fut le thème des Rencontres Internationales de Genève de 1965.

(Le texte est disponible ici)

Encore fascinés par les progrès de la machine dans sa capacité à simuler l’humain, nombreux étaient alors ceux qui voyaient là les prémices d’une « intelligence » ou même dans l’automatisation de procédés utilisés en poésie par certains, une oeuvre « plus poétique » que celle d’Eluard, dans une séance de dégustation en aveugle

(p 238, lire les deux textes avant la présentation qui en est faire, celle-ci annonce lequel est le vrai – coquille dans la prise de note ? ).

Que reste-t-il à l’homme 50 ans, plus tard, alors qu’on pense à l’augmenter (corps et pensée) grâce aux performances de la machine ?


La fragilité, l’hésitation, le déséquilibre ?

je-trebuche-donc-je-suis-letx5


Je trébuche, donc je suis !

Fonction du cinema – Défense et illustration de la machine – Elie FAURE – 2

« L’enfant, l’homme de peine, le plus inculte des manœuvres, le primitif peuvent explorer aujourd’hui les gouffres creusés par le télescope et le microscope et qui ne sont que l’antichambre des espaces infinis où la gravitation entraîne l’âme dans le vertige silencieux d’une mystique nouvelle, capable de trouver l’accord de l’humain le plus sensible avec le déroulement mécanique de l’univers le plus indifférent…
LA MACHINE UNIVERSALISE - letc1                                                         

Extrait du texte « Défense et illustration de la machine  »
extrait de l’essai Fonction du cinéma
de Elie Faure


Une lecture plus lente

LA MACHINE UNIVERSALISE - letc0

Parcours de lecture

LA MACHINE UNIVERSALISE - s

En clair sur babelio

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LA MACHINE UNIVERSALISE - txt0

L’extrait complet
qui contient cette citation

LA MACHINE UNIVERSALISE - txt1

 [note personnelle : L’auteur écrivait cela en 1936, trois ans avant le second carnage mondial.
Qu’a fait depuis l’imagination, des grandes ailes que lui a données la machine ? ]

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L’enfant, l’homme de peine, le plus inculte des manœuvres, le primitif peuvent explorer aujourd’hui les gouffres creusés par le télescope et le microscope et qui ne sont que l’antichambre des espaces infinis où la gravitation entraîne l’âme dans le vertige silencieux d’une mystique nouvelle, capable de trouver l’accord de l’humain le plus sensible avec le déroulement mécanique de l’univers le plus indifférent. La machine universalise la poésie de la science. Jamais l’imagination n’avait eu de si grandes ailes.

JE SUIS DEBOUT – LUCIEN SUEL – 08

« La vie à l’envers au service de la machine. … 

  TRAVAIL POUR LA MACHINE SUEUR POUR LA MACHINE FORCE POUR LA MACHINE AMOUR POUR LA MACHINE-let

Extrait de  « JE SUIS DEBOUT »
POÉSIES de Lucien Suel 


Parcours de lecture

TRAVAIL POUR LA MACHINE SUEUR POUR LA MACHINE FORCE POUR LA MACHINE AMOUR POUR LA MACHINE-s

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Lucien Suel sur Publie.net

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Travail pour la machine.
Sueur pour la machine.
Force pour la machine.
Amour pour la machine.

LE MYTHE DE LA MACHINE – LEWIS MUMFORD – 04

 DANS UN MONDE DE MACHINES OU DE CREATURES QUE L ON PEUT REDUIRE A DES MACHINES LES TECHNOCRATES SERAIT CERTES DES DIEUX

Extrait du roman
« Le mythe de la machine (t. 2 Le pentagone de la puissance) »
de Lewis Mumford

Parcours de lecture
DANS UN MONDE DE MACHINES OU DE CREATURES QUE L ON PEUT REDUIRE A DES MACHINES LES TECHNOCRATES SERAIT CERTES DES DIEUX-s

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Dans un monde de machines, ou de créatures que l’on peut réduire à des machines,
les technocrates serait certes des dieux