« L’iris de Suse » – Jean Giono – 33

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« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Vingtième troisième page,
Tringlot dans un monologue
silencieux et joyeux

fait l’inventaire des raisons de l’être.


 

« Mais voilà un truc épatant ! se dit Tringlot. J’étais nu et cru et maintenant j’ai des atouts : j’ai une nouvelle pelure, j’ai un bon couteau ; je me fous des gages, j’ai de l’argent en pagaille. …

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Ce qui compte c’est que je suis embrigadé.
Qui va me regarder sous le nez désormais ? Ni vu ni connu, je t’embrouille.»

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 22

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« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Vingtième deuxième page,
Tringlot devenu quasi berger
voit les limites

de ses nouvelles compétences.


 

« Au surplus, restait le chien du berger malade (un des chiens, car il y en avait au moins cinq ou six : des griffons qui trottaient sur les talons d’Alexandre ou prenaient brusquement des initiatives, la queue en l’air et avec des coups de gueule). Le chien suivait son maître, juste à l’aplomb du cacolet où le malade se balançait, mais, de temps en temps, il venait prendre la place de son maître …

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et, en quatre ou cinq coups de museau, il mettait immédiatement un ordre que Tringlot n’obtenait pas avec son fouet.»

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 21

 

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Vingtième et unième page,
Tringlot devient peu à peu,
poussé par le destin qui lui ouvre un chemin

berger.


 

« Tu as de grands ânes, dit Tringlot ; il n’y a qu’à charger ton patron sur ces grosses couffes. Pour tes bêtes, donne-moi un bâton, je t’aiderai.
[…]
Ils installèrent le malade dans une sorte de cacolet. Il gémissait :
– Ah ! mon Dieu, mes enfants, quelle histoire !

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Il but encore un petit coup de son vespétro et il se laissa emporter.»

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 20

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Vingtième page,
Tringlot va aider un berger
mal en point

en lui apportant un « remède ».


 

« Le dénommé Alexandre, après avoir fouillé le bât et trouvé la fiole de vespétro, dit :
– Je suis seul ; ils sont tous partis là-bas devant pour faire passer les bêtes à un gué ; alors, quoi faire ? Je ne peux pas lui porter sa gnole, moi !
– Donne, j’y vais, dit Tringlot. A mi-chemin, il rencontra le berger malade qui revenait tout doucement…

P30 - – J’ AI UN PEU DE RÉPIT DIT-let


 

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– J’ai un peu de répit, dit-il, j’essaye de marcher mais ça ne va pas très fort ; ça me tient là-dedans.»

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 19

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Dix neuvième page,
Tringlot toujours à la recherche du pas de marcheur
qui convient à sa nouvelle allure générale

fait une rencontre qui va changer ses plans.


 

« Tringlot était en train de s’échauffer, sur le point de trouver la cadence de son pas (avec un pantalon demi-hussard il fallait faire des fioritures) quand il s’entendit héler. C’était un homme …

P29 - À DEMI RENVERSÉ LE LONG D’ UNE HAIE-let


 

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… à demi renversé le long d’une haie.
Il n’était pas très fier et vert comme un épinard. Il se tenait le ventre à deux mains.»

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 18

P28 - C’ ÉTAIT PARFAIT-image

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Dix huitième page,
Tringlot essaie de se faire
à ses nouveaux habits

il ne se reconnait pas sans sa nouvelle apparence


 

« Ça s’arrangera », se dit-il, et il se campa gaillardement le béret sur l’oreille. « C’est approximatif pour le moment, mais je mettrai ça au point petit à petit
[…]
Il prenait de l’aisance. Il était déjà arrivé à combiner son pas et le frottement de ses pantalons.
[…]
Tringlot essaya de passer dans le rond de lumière rouge des lanternes ; il se regarda dans une vitrine. On ne le voyait pas très bien, mais il avait une silhouette normale de trimard, ou de paysan, ou de n’importe quoi …

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C’était parfait.Il tenait beaucoup à être n’importe quoi. (Et à le rester, si Dieu prête vie !)»

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 17

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Seizième page,
Tringlot ce paye un petit extra
un plaisir de pauvre
mais pourtant
difficile à satisfaire

(une fois encore) il a de la chance …


 

« Dans un quartier excentrique, une boutique de rien du tout, une espèce de pocharde qui trimbalait quarante kilos de mamelles et une barbe de bouc, mais à l’œil tendre, ouvrit un tiroir plein de croûtes de fromages. …

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Magnifiques ! Des croûtes de roquefort de collection ! A croire qu’elle les aimait elle aussi. »

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 16

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Seizième page,
Tringlot s’équipe

et révèle une part
de ce qui le fascine.


 

« Il entra demander un couteau, mais pas n’importe quel couteau : un Opinel. On le lui donna tout de suite et même on lui en étala tout un choix. Alors là il jubilait ! Il prit un Opinel, bien marqué sur la lame, le plus grand, à cran d’arrêt, naturellement. Que voulez-vous qu’il fasse avec un couteau sans cran d’arrêt ?   …

P26 - UNE FOIS PAYÉ -let


 

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Une fois payé, il le soupesa encore au creux de sa main. C’était un bon couteau. Il essaya encore la lame : bien emmanché ! »

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 15

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Quizième page,
Tringlot profite de l’anonymat
que procure la nuit

et se restaure enfin.
A attendre longtemps son repas
un rien lui est … Byzance.


 

« La nuit était tombée. Il allait pouvoir faire des quantités de choses dans ces ombres et ces ronds de lumières rouges. Boire encore, bien entendu, mais d’abord manger. Après il irait chercher des trucs par-ci par-là, sans imprudence.  …

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Il acheta deux sous de pain et trois sous de cervelas.Ce pain était de première bourre et la charcuterie : un luxe !»

 

« L’iris de Suse » – Jean Giono – 14

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Quatorzième page,
Tringlot est surpris
ou presque
par la ville

et ses lumières.


« Il fut secoué d’un petit rire idiot. Il n’avait pas été pris tout à fait à l’improviste. Depuis un bon moment déjà il avait sur la langue un goût de fumée et dans son nez une odeur de génoises pleines de nids ; il avait même vu dans le soir les zigzags des hirondelles.
En réalité, il croyait que son nez, ses yeux et sa bouche lui faisaient des blagues.
Non, la ville était vraie,  …

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P24 - VIEILLE COMME LES RUES- image

 vieille comme les rues, comme on dit, mais elle fumait et même elle brasillait sous ses réverbères.»