« L’iris de Suse » – Jean Giono – 19

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Dix neuvième page,
Tringlot toujours à la recherche du pas de marcheur
qui convient à sa nouvelle allure générale

fait une rencontre qui va changer ses plans.


 

« Tringlot était en train de s’échauffer, sur le point de trouver la cadence de son pas (avec un pantalon demi-hussard il fallait faire des fioritures) quand il s’entendit héler. C’était un homme …

P29 - À DEMI RENVERSÉ LE LONG D’ UNE HAIE-let


 

P29 - À DEMI RENVERSÉ LE LONG D’ UNE HAIE-image

… à demi renversé le long d’une haie.
Il n’était pas très fier et vert comme un épinard. Il se tenait le ventre à deux mains.»

 

Le lac entre … – Anna Jouy

Anna à récemment repris l’écriture sur son blog foisonnant des 

Elle publie dans  « Livre des suites »

« le lac entre dans la chambre l’ amant sans… »

Extrait à lire … lentement

LENTE VENUE D UNE VEINE BLEUE-letex-

(cliquer sur le texte pour le parcours de lecture)


Le texte entier chez Anna Jouy

 


Lire ses textes déposés chez les cosaques des frontières de JAN DOETS


lente venue d’une veine bleue dans mon ventre, flots de mer, flots de ciels.

LOCAL HEROS – Vincent Benoit – piste 2 – Se faire des films

[L’histoire d’un groupe qui a commencé au propre comme au figuré dans la Dèche, (origine de son nom) et plus particulièrement de son guitariste chanteur vedette Mark Knopfler,« L’homme tranquille du rock ’n’ roll » .
La « piste 2 » évoque les raisons qui font qu’un ressort se tend et produit le désir d’un ailleurs, le germe d’un projet…]


TOUS LES ENFANTS PORTENT - letcr1-exp

Extrait de « Local Heros« 

de Vincent Benoit

piste 2 – Se faire des films

Parcours de lecture

TOUS LES ENFANTS PORTENT - sr

(cliquer pour retourner)

 —

L’extrait en clair
TOUS LES ENFANTS PORTENT - txt0r

Un extrait plus long
TOUS LES ENFANTS PORTENT - txt1r


Mark Knopfler – The Ragpicker’s dream

https://www.youtube.com/watch?v=lcFBqMCTTCU


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


D’aussi loin qu’on puisse se rappeler, il y a un vieux fond de revanche. Tous les enfants portent en eux la part maudite, une patate brûlante fichée dans un coin du ventre, entre l’appendice et le pancréas peut-être, une espèce de trou, de vide béant, de manque ; et qui de béer ne cesse point, et le manque se mue en désir dans le meilleur des cas — en colère sinon ; ou en une innommable succession de petits gestes chaotiques, saccadés, éperdus. C’est là qu’il ne faut pas rater le coche.
*
On s’exercera en secret sans doute — ou bien on n’y croit pas trop, tout d’abord — on n’oserait pas y croire.
On a pourtant une guitare, déjà, une guitare belle et rouge comme celle des types à la télévision (on découvre avec la télévision le rock le cinéma les jeans les cigarettes tout un monde qui nous paraît si lointain, si neuf, si brillant, tout d’un coup, tout en même temps, on n’a pas assez d’yeux pour tout avaler, on n’a pas assez d’âge pour tout saisir, il nous faut un statut nouveau un temps pour nous d’adolescent ; ce monde porte un nom, et ce nom est US. US est fait pour nous, comment pouvaient-ils savoir. Nos héritiers. Nos féaux. Nos fils.). Une guitare qu’on dit électrique, mais on n’a rien pour la brancher dessus, on n’a pas d’amplificateur, déjà 15£ en 1964, c’est beaucoup d’argent.
On fait ses armes dessus, tout de même. On va dépiauter une radio déglinguée pour faire office d’amplificateur, et la fée électricité se charge d’un truc en plus ; tout le bois flotté du sud, les mains noires, la sueur et le fouet, tout ça en un éclair ! Un éclair !


VOUS VIVEZ DANS QUEL MONDE ? – CHRISTINE ZOTTELE -5 – « Après Rimbaud tu peux mourir »

Christine Zotelle explore les zones d’ombre du monde réel; celui ou nous vivons,
bien loin de … « plus belle la vie « … des autres.


Dans quel monde vous vivez - couverture« À la question « Dans quel monde vous vivez ? » je fais différentes réponses, selon les jours, selon mon humeur, selon la météo… Différentes réponses tout aussi vraies les unes que les autres. Je crois qu’il en va ainsi pour chacun d’entre nous : nous vivons tour à tour dans plusieurs mondes. Plus ou moins vivants.

Pour ma part, le monde du collège (…) me fait vivre et me permet de rejoindre d’autres mondes.

Le monde noir, blanc et silence des pages imprimées, par exemple. Depuis longtemps, depuis l’enfance, mon refuge et mon voyage. Dans le monde de la fiction, nous vivons plus intensément, plus fort, plus libres et tout fait sens. Libre à nous d’en sortir à notre gré.

Le monde où je vis s’écrit aussi. (…).

Bref, quelle était la question ? Dans quel monde vous vivez ? Je vis dans le vaste monde. Je vis dans un monde qui ne se pose pas de questions et ça me pose question. Je vis dans un monde de certitudes et je crois que ce n’est pas mon monde préféré. Je vis dans un monde noir, blanc – et cependant haut en couleurs – et silence.« 

Christine Zottele

disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici


[échapper aux soins
pour retrouver
la liberté.] 


JE MARCHE JE SENS L ODEUR - letcr1-exp

(grille simple
à cliquer)
JE MARCHE JE SENS L ODEUR - letcr1

Extrait du recueil de nouvelles
« Vous vivez dans quel monde ? » de Christine Zottele 

 « Après Rimbaud tu peux mourir »

 —

Itinéraire de lecture

JE MARCHE JE SENS L ODEUR - sr

En clair

JE MARCHE JE SENS L ODEUR - txt0r

 Extrait plus long

JE MARCHE JE SENS L ODEUR - txt1r


N’hésitez pas à signaler une erreur 


Sortir des murs. Quelle joie! Pourquoi ne l’ai–je pas fait plus tôt? Il suffit de pousser la porte, de franchir le seuil, de prendre un air détaché. Je suis détaché. Sans lien, libre et en marche. Bon, d’accord, j’ai eu de la chance. Si l’infirmier n’avait pas été distrait par je ne sais quoi, s’il n’avait pas oublié de donner quelques tours de clés aux portes qui m’enfermaient, jamais je n’aurais pu m’enfuir de cette prison–hôpital. J’ai saisi ma chance et j’ai commencé à marcher dans la campagne. Dire la joie en moi, je ne saurai. Dire cette odeur de menthe foulée à mes pieds, je ne saurai. Dire mon corps, retrouver le plaisir de bouger, je ne saurai. Je ne sais que commencer à vivre. Alors je marche et je vis. Je cours, je vole même. Il faut mettre le plus de distance possible entre ces murs et moi. Fini le cauchemar. Je ne suis pas bien malin, je le sais, mais vivant parmi les vivants, j’ai le droit de vivre. Je me fixe un but: aller en France, retrouver ma famille adoptive. Ce sont eux qui m’ont placé ici mais ils croyaient bien faire. Ils ne savaient pas qu’on nous traitait comme des chiens. Qu’on se livrait à des expériences sur nous. Une infirmière a expliqué un jour à un journaliste que c’étaient des psychotropes qu’on nous administrait. Je marche. Je sens l’odeur de l’herbe coupée. J’ai un peu faim. Un grand sourire dans mon ventre vide.

MARTINE CROS – Autoportrait à l’aimée – 3

Publié en numérique
aux éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
dans ce qui est à présent une « collection » poésie
« Autoportrait à l’aimée de Martine Cros »

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (Jan Doets)  ici


Un extrait de ce qu’en dit Sabine Huynh en ses pages

« Ce premier recueil de Martine Cros est tout à fait précieux, voire sublime. En trois actes d’un opéra passionnel et métaphysique, il offre, dans une écriture douce et fluide ponctuée de frissons et de convulsions, l’autoportrait qu’une femme abandonnée offre à son aimée. »
(voir ici l’article complet)

III - PLIE MOI DANS TON VENTRE - letcr1-exp

Extrait du recueil de poésie
« Autoportrait de l’aimée»
de Martine Cros

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parcours de lecture
(à retourner en cliquant)

III - PLIE MOI DANS TON VENTRE - sr

En clair
(à cliquer)

III - PLIE MOI DANS TON VENTRE - txt0r

 Le poème en son entier

 III - PLIE MOI DANS TON VENTRE - txt1r

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Plie moi dans ton ventre creux
Si friand de brebis égarées
Régale toi de mes semelles de femme
Je m’offre à toi comme une fin de vie
Je m’offre ouverte où le chemin t’étrangle 
Suspends ton vol arrime tes regrets
Une dernière femme par derrière la haie
A basculer les mots et les sons et la mort
Pourfends-moi de tes lèvres qui viennent sècher
Aux jugements derniers
Je veux ton ventre sur l’autel    
Trêve !
Ta nef où brûlent les chandeliers
Fous de brûler pour rien ou
Rien que pour moi qui
Suis le rien        Je veux

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE – ANNA JOUY – page 9

La poésie se dépose parfois
    se repose souvent
– en attendant que des lèvres lui prêtent souffle
à nouveau –
entre les pages d’un recueil.

Ainsi est paru le livre d’où provient cet extrait

J’espère qu’il donnera l’envie à certain(e)s de prolonger cet envol temporaire
en se procurant le poème et les autres textes de ce recueil.

 

(Pour une présentation de Martine Cros sur son site )


IL FAUDRAIT VOIR ROUGE - letcr1-exp61

(ou à cliquer)

IL FAUDRAIT VOIR ROUGE - letcr1

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE

de

Anna Jouy

Parcours de lecture

IL FAUDRAIT VOIR ROUGE - sr

En clair

IL FAUDRAIT VOIR ROUGE - txt0r

Le poème en son entier

Anna Jouy en ses mots sous l’aube


Je viens de décanter le vin et les sursis, calculs de distillerie, sur le châssis de l’ivresse. Pêle-mêle de gravière et des noues du ciel, je décompte mon pierrier et les tanins de langue. Il faudrait voir rouge et effondrer ces cuvées de rancunes, une perce vite fait au ventre du fiel. J’use encore des étamines et des douceurs, et par filets je passe encore des grumeaux de toi. Ce sont des crises décisives à foutre bas sa rivière et ses paquets d’ombres et de sanguines.

Mon vase penché et la main qui tremble, un peu millésime chargé de lies.

Les sirènes on ne les voit pas un couvercle est posé dessus – CHRISTINE JEANNEY – 01

 » penser à tendre l’oreille, peut-être le bruit de l’eau, plus tard
 – penser à tourner le dos au mur ...

PUIS PENSER A SE COLLER - letcr1-expo

                                                                               … , qu’elle devienne rouge, la croupe de l’animal piégé, fissures de branches, penser les suivre, les renifler, et l’odeur du ciment ça travaille »

 

Extrait des TODO listes
de Christine Jeanney

Les sirènes on ne les voit pas un couvercle est posé dessus

Parcours de lecture

PUIS PENSER A SE COLLER - sr

En clair (sur babelio)

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(lecteurs qui ont aimé ces mots)

PUIS PENSER A SE COLLER - txt0r

Plus long

PUIS PENSER A SE COLLER - txt1r


Christine Jeanney (chez publie.net)

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


– penser à tendre l’oreille, peut-être le bruit de l’eau, plus tard

– penser à tourner le dos au mur

– puis penser à se coller contre avec le ventre, frotter le mur de la mâchoire, du menton, plaquer sa main doigts écartés, qu’elle devienne rouge, la croupe de l’animal piégé, fissures de branches, penser les suivre, les renifler, et l’odeur du ciment ça travaille

– penser à dégonfler la bouée un peu (comme ça qu’on apprend à nager ils disent)

 

MARYSE HACHE – BALEINE PAYSAGE (8) – 04 –

« la rivière aux truites près de st florent le vieil à l’aurore des bottes en caoutchouc pour entrer et rester dans le courant de l’eau / …  

LE VENTRE D UNE BALEINE-letg1

(Plus facile ici)

                                                                         

Extrait du recueil « Baleine Paysage »
de Maryse Hache

(Baleine paysage 2)

parcours de lecture
LE VENTRE D UNE BALEINE-s

En clair (sur babelio)

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LE VENTRE D UNE BALEINE-txt

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Extrait plus long
LE VENTRE D UNE BALEINE-txt2

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Maryse Hache sur Publie.net


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l’avancée des travaux — grilles rouillées bétonneuse grues jaunes — à l’entrée de passage chemin de fer à côté du restaurant japonais à côté de la pharmacie au rondibet du radada à fleurs municipales changées fond et comble tous les trois mois merci aux contribuables / l’avancée des travaux rue du lycée grue potain martèlement enfonçures dans macadam de rue dans terre de jardin de l’ancien demouchy ci-autrefois horticulteur quelques vieilles racines encore s’en souviennent / monsieur auriez-vous l’amabilité de me dire si le ph de cet échantillon de terre de mon jardin peut convenir pour planter plusieurs variétés de tulipes si ce n’est pas le cas dites-moi je vous prie avec quels ajouts je peux l’amender veuillez aussi me donner un rendez-vous pour venir choisir les bulbes veuillez recevoir monsieur l’expression de mes salutations distinguées / la charcuterie a changé de propriétaire dit la pancarte à côté de boudin aux pommes et filet de sandre / la rivière aux truites près de st florent le vieil à l’aurore des bottes en caoutchouc pour entrer et rester dans le courant de l’eau / le ventre d’une baleine échouée brille sur la berge d’un souvenir /

trembler – ANNA JOUY

 En ses terres virtuelles des mots sous l’aube, Anna Jouy
pose sur racines, tronc et feuilles de la journée

(aube matin  midi  après-midi  soirée  et  nuit)
ses paroles vives

 « La tête est d’accord, l’esprit a fait tout le chemin pour atteindre son périmètre d’insécurité, …MAIS LE VENTRE LE SECOND CERVEAU SE REBELLE-2

Extrait de  « matin »

  » trembler « 

de

Anna Jouy

parcours de lecture

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Texte en clair

MAIS LE VENTRE LE SECOND CERVEAU SE REBELLE-txt


mais le ventre, le second cerveau, se rebelle. 

CAHIER DE DÉSÉCRITURE – PHILIPPE BERTHAUT – 02

J AI HERITE D UN BIEN BEL HERITAGE L IRRITANTE PLONGEE AU VENTRE DU REEL

Extrait de  « Cahiers de désécriture»
de Philippe Berthaut

Solution

J AI HERITE D UN BIEN BEL HERITAGE L IRRITANTE PLONGEE AU VENTRE DU REEL-s

En clair

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