Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 04

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.
(Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … »)

Pourtant ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.

Ces premiers extraits concernent la guerre dans laquelle Giono s’est trouvé engagé de 1914 à 1918.


Désiré Bianco - le plus jeune soldat mort à la guerre 14-18-


« Je n’ai pas honte, mais, à bien considérer ce que je faisais, c’était une lâcheté. J’avais l’air d’accepter. Je n’avais pas le courage de dire : « Je ne pars pas à l’attaque. » Je n’ai pas eu le courage de déserter. Je n’ai qu’une seule excuse : c’est que j’étais jeune. Je ne suis pas un lâche. …

JNPgi-04-J’ AI ÉTÉ TROMPÉ PAR-le-i


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(solution)


« Mais il y a encore les jeunes, il y a aussi ces gamins (qu’ils me pardonnent le mot) dont le sang bouillonne, dont l’âme exulte, dont l’esprit est transporté; qui rêvent de combat, de gloire, qui s’aperçoivent victorieux, et se voient revenant acclamés, couverts de lauriers, le ruban rouge sur la poitrine.
Ceux-là, ils ne veulent pas attendre qu’ils soient appelés, et désirent rejoindre leurs aînés.
L’engagement s’impose alors, nous en donnons les moyens légaux. »

[Pour nos soldats : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


« L’homme est un animal capable de créer des monstres
en idées ou en chair

le plus effroyable de tous 
est 
l’enfant soldat
s’y réalise presque
le rêve ultime de la société de consommation
où tout irait
presque sans transition
du berceau au cercueil »

The Pied Piper of Hamelin – Le joueur de flute de Hamelin – Rattenfänger von Hameln – I –

la caverne mêne vers l'autre pays

(Un conte bien plus actuel qu’on pourrait le penser.
À condition de savoir en transposer les termes

sans toucher aux enfants.)

HAM-01-image01


(La version française du conte donnée ici est la traduction du poème de Robert Browning, illustré par Kate Greenaway)

I

HAMELIN est une ville de Brunswick, près de la fameuse cité de Hanovre ; le Weser, large et profond, baigne ses murs du côté du sud. Jamais vous n’avez vu d’endroit plus charmant ; mais à l’époque où …

HAM-01-COMMENCE MA LÉGENDE-le-i


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(Chemin de lecture)


Poème original de Robert Browning

 

HAM-01-image02

Hamelin Town’s in Brunswick,
By famous Hanover city;
The river Weser, deep and wide,
Washes its wall on the southern side;
A pleasanter spot you never spied;

HAM-en-01-BUT , WHEN BEGINS MY DITTY-le-i


(more easy)


(Reading path)

 

(A tale much more current than one might think.
Provided you know how to transpose the terms

without touching children.)

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 03

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.
(Entretien avec Pierre Lhoste Avril 1968 « …C’est une erreur de jeunesse, une exaspération de violence … »)

Pourtant ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.

Ces premiers extraits concernent la guerre dans laquelle Giono s’est trouvé engagé de 1914 à 1918.

JNPgi-03-Sle lebel enterré


« Je n’ai pas honte de moi. En 1913 j’ai refusé d’entrer dans la société de préparation militaire qui groupait tous mes camarades.
En 1915 je suis parti sans croire à la patrie. J’ai eu tort. Non pas de ne pas croire : de partir. Ce que je dis n’engage que moi. Pour les actions dangereuses, je ne donne d’ordre qu’à moi seul.
Donc, je suis parti, je n’ai jamais été blessé, sauf les paupières brûlées par les gaz. (En 1920 on m’a donné puis retiré une pension de quinze francs tous les trois mois, avec ce motif : « Léger déchet esthétique. ») Je n’ai jamais été décoré, sauf par les Anglais et pour être allé chercher deux aveugles dans le couloir de L’hôpital de Woordmouth qui brûlait.
Donc, aucune action d’éclat.

Je suis sûr de n’avoir tué personne. J’ai fait toutes les attaques sans fusil, ou bien avec un fusil inutilisable. (Tous les survivants de la guerre …

JNPgi-03-SAVENT COMBIEN IL ÉTAIT-le-i

 


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(solution)

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 02

Giono jeune, a écrit un texte que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.

Point de reproche, mais cela nous est double leçon.


récipient à soldat

« La 6e compagnie était un petit récipient de la 27e division comme un boisseau à blé. Quand le boisseau était vide d’hommes, enfin, quand il n’en restait plus que quelques-uns au fond, comme des grains collés dans les rainures, on le remplissait de nouveau avec des hommes frais. On a ainsi rempli la 6e compagnie cent fois et cent fois. Et cent fois on est allé la vider sous la meule. Nous sommes de tout ça les derniers vivants, Vidon et moi. J’aimerais qu’il lise ces lignes et qu’il trouve son nom. Il doit faire comme moi le soir : essayer d’oublier. Il doit s’asseoir au bord de sa terrasse, et lui, il doit regarder l’Isère verte et grasse qui coule en se balançant dans des bosquets de peupliers…

JNPgi-02-MAIS , TOUS LES DEUX -le-i


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(solution)


« Mais il y a encore les jeunes, il y a aussi ces gamins (qu’ils me pardonnent le mot) dont le sang bouillonne, dont l’âme exulte, dont l’esprit est transporté; qui rêvent de combat, de gloire, qui s’aperçoivent victorieux, et se voient revenant acclamés, couverts de lauriers, le ruban rouge sur la poitrine.
Ceux-là, ils ne veulent pas attendre qu’ils soient appelés, et désirent rejoindre leurs aînés.
L’engagement s’impose alors, nous en donnons les moyens légaux.

« 

[Pour nos soldats : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


« S’il suffisait de donner sa vie pour sauver sa patrie
mais dans leurs guerres
avant cela
il faut d’abord prendre la vie des autres
ceux de là-bas

ces autres pauvres bougres déguisés comme nous » 

Lélio Lacaille

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 01

Giono jeune, a écrit un texte* que Giono sage a partiellement renié, lui reprochant précisément tout ce qui en fait sa force : la colère, la fougue, l’audace, la témérité et cette capacité de faire déborder le sens au-delà des mots.

Point de reproche, mais cela nous est double leçon.

*(Je ne peux pas oublier – Refus d’obéissance)


 » Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l’entends, je la subis encore. Et j’ai peur.

Ce soir est la fin d’un beau jour de juillet. La plaine sous moi est devenue toute rousse. On va couper les blés. L’air, le ciel, la terre sont immobiles et calmes.
Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre.

JNPgi-01-L’ HORREUR DE CES QUATRE-le-i

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(solution)


« La France a donc encore besoin de toi, soldat, de tout ton courage, de tout ton héroïsme, peut-être de ta vie !

Tu lui donneras tout : Parce que tu te bats pour maintenir à la patrie le premier rang dans le monde civilisé« 

[Pour nos soldat : GUIDE DU POILU – Charles Charton]


« Ta mère t’a donné la vie
avant de la donner à d’autres
demande lui.« 

                                                                                                                 Lélio Lacaille
(dont un grand père est mort après « Verdun côté français » – il venait d’Haïti
 quand l’autre a passé le reste de sa vie avec des éclats d’obus voyageant dans son corps, suite à « Verdun côté allemand. »)

La conclusion – Aurélien Bellanger – D’un aéroport à l’autre : les infrastructures fantômes – (vélo-route)

Dans sa chronique quotidienne 
Aurélien Bellanger,
se souvient d’avoir été « obscurément un partisan éclairé du grand projet d’aéroport  » Notre Dame des Landes
Mais peut prendre pour ardent content (les propos d’)un fan de BD, de haute technologie et de vélo, qui a lu la totalité des sermons de Bourdaloue ?

Contrepartie au délire BTPiste, qu’il aurait développé pour encenser le projet, l’auteur nous évoque son trajet de retour en vélo.

« J’avais rejoint très vite, au bout d’une heure de route, la vallée de l’Arques, un peu en aval de Dieppe — haut lieu des guerres de religion, avec les ruines du château, défendues par Henri IV, qui résista aux assauts de la Ligue, comme des futurs Gilets jaunes, qui avaient repris ici-même un rond-point à l’état jacobin.

Une vélo-route devait me conduire de là en douceur jusqu’à Forges-les-Eaux.

Mais le paysage resta longtemps indécis, entre mer et campagne, dans la vallée creusée de ballastières inondées.

La véloroute, dont on avait conservé, comme pittoresques éléments de décors, la signalétique ferroviaire, avait en effet été installée dans le lit de l’ancienne ligne Paris-Dieppe : l’une des lignes historiques …

CONB06-DU CHEMIN DE FER FRANÇAIS-le-i

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La conclusion – Aurélien Bellanger – On a bien le droit, en France, d’être très libéral – (à propos des projets de dépeçage de Radio France)

Dans sa chronique quotidienne 
Aurélien Bellanger,
qu’une saine colère rend ce jour là, plus encore que d’ordinaire, vif et flamboyant
a dit/écrit.
(*pour peu qu’il y ait un ordinaire en Aurélien Bellanger)

« Il y avait mille raisons, pourtant, de justifier la réforme : nous étions trop chers, trop archaïques, trop compétents aussi, puisque nous faisions du mal à Europe 1, à Rire & Chanson et à Latina. L’argent investi n’était pas productif, il n’était pas réinjecté dans l’économie, nous étions un pôle de langueur, un trou noir publicitaire, une distorsion stupide, anachronique, des lois de la libre concurrence. Quiconque aurait voulu se lancer dans l’industrie du podcast nous aurait trouvé, sur son chemin,

CONB05-OBÈSES ET GARGANTUESQUES -le-i

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Je me régale, en semaine, à écouter, puis à lire (deux plaisirs très complémentaires, concernant ces trois minutes en temps condensé.) « la conclusion » d’Aurélien Bellanger.
J’engage ici particulièrement à lire cette chronique qui dénonce un projet où s’exprime clairement la volonté de supprimer de notre quotidien tout ce qui se soustrait peu ou prou aux lois de l’économie strictement marchande.

 » C’est vrai

 c’est un mensonge ! « 

La conclusion – Aurélien Bellanger – Allemagne (2)

Dans sa chronique quotidienne 
Aurélien Bellanger,
quasi-inégalable dans ses images/analogies/métaphores/…,
en sa course perpétuelle pour caser la totalité de sa « conclusion »
dans le temps imparti par France Culture
et donc
toujours à la limite de trébucher sur un des ses mots,
lancés à la vitesse d’une mobylette 103 kitée 80
qui poursuivrait une zundapp 50 
dont le conducteur lui aurait fait un pied de nez*
a dit/écrit.
(*pâle tentative ici pour tenter d’approcher le débit supraluminique d’A.B.)

« Le Moyen Âge comme nation : l’idée d’un achèvement quelconque de l’Occident dans les rues du premier bourg venu, d’un paradis modeste pour urbanistes prudents — non seulement tous les feux tricolores fonctionnaient à Sarrebruck, mais même leurs signaux sonores, système de redondance destiné aux aveugles, tintait impeccablement dans la petite ville :
mais d’aveugles, je n’en ai pas vu un seul, comme si ces tintements étaient là seulement pour en éterniser le souvenir médiéval. Je n’ai pas vu d’enfant non plus, d’ailleurs, et même pas

CONB04-UN CRI EN PASSANT -le-i

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