« La grande beuverie » – René Daumal – Dialogue laborieux – 15 –

A14- UN SPECTACLE TERRIFIANT-image

La grand beuverie - en Calabre

Tout ce qui est sans chair et sans émotion vraie, en prend pour son grade dans cette oeuvre truculente.


Dialogue laborieux – 15 –
L’homme
le seul animal qui marche
debout, certes

mais surtout
souvent
à reculons ?

Refusant de
(parce qu’il pense être)
devenir …

 

 


« C’est la soif…

(Le chœur : qui peut qui peut qui pourrait)

… de l’estomac

(Le chœur : qui pue qui pue qui pourrit)

C’est la soif…

(Le chœur : qui peut qui peut qui pourrait)

… de la poitrine

(Le chœur : qui pue qui pue qui pourrit)

C’est la soif…

(Le chœur : qui peut qui peut qui pourrait)

… de la cervelle

(Le chœur : qui pue qui pue qui pourrit)

Vous voyez, ce n’était pas malin. Après venait « c’est la faim de la bouche », puis « du nez » et « de l’œil », toujours selon le même système, de plus en plus vite, et quelques-uns se mirent à danser là-dessus une danse infernale  »…

  

A15- COMME SEULS PEUVENT-let


 

A15- COMME SEULS PEUVENT-image


« comme seuls peuvent en danser dans une mare des têtards révoltés qui soudain ne veulent plus devenir grenouilles» 

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… ou une chenille qui ne voudrait pas passer
par la tombe
de la chrysalide ?


Dialogue laborieux 15,  complet (au format pdf) Dialogue Laborieux 15