ANH MAT – Chez Jan Doets (Les cosaques des frontières) – Insomnie à Saigon

Anh Mat, « auteur » des nuits échouées écrit ici en tant que « Cosaque des frontières »
(qualité qui lui va comme un gant … en rapport avec le titre de son blog)
Il nous évoque un/son voyage en avion.
Occasion pour dire un rapport à la parole et à l’écrit à mettre lui, en rapport avec le qualificatif d’apatride que l’auteur de « Monsieur M »

A la lecture de ce court extrait on peut voir surgir, tout comme lui, des images connues qui marquent des territoires traversés par l’Histoire. Celle qui s’écrit avec le sang des vaincus (les peuples … tous les peuples) de la plume des vainqueurs (?)


JE NE JETTERAI PAS UN OEIL-image2

JE NE JETTERAI PAS UN OEIL-image3

JE NE JETTERAI PAS UN OEIL-image1

 

(Au-delà de cette évocation, la ville est dense, sombre et lumineuse, comme souvent sous la plume de l’auteur, dans cette …)

 

insomnie à Saigon – Anh Mat

(Site des « Cosaques des Frontières » de Jan Doets)

treize heures de vols à l’envers. C’était prévu ainsi. Pas d’aller sans retour. Je me l’étais promis. Revenir avant que l’été se termine… en pleine saison des pluies.

JE NE JETTERAI PAS UN OEIL-letcoul

je me sens plus que jamais étranger à moi-même et à mon pays. À sa langue. Oui. Je suis ici malade de la parole. Je ne sais plus parler. À force de vivre ailleurs, j’ai fini par devenir un infirme de la « communication ». Même les échanges les plus anodins sont source d’angoisse irrémédiable.

 

Le texte complet ici

 

Monsieur M
Anh Mat
Chez Publie.net

PUBLIE.NET

 

Anh Mat
aux éditions
Qazaq
Cartes Postales de la Chine ancienne

premier et deuxième tome

Small logo Cartes Postale 2


 

D’abord … le voyage

la-disparition-progressive-de-l-espace-let*

[Nous vivons plus longtemps
mais
tout
autour de nous
nous incite
à comprimer
le temps du voyage

pourtant]

*

*


 

la-disparition-progressive-de-l-espace-letex1

Le trajet du vivant
pour aller d’un endroit à un autre
est celui qui contient 
le temps et l’espace 
du voyage
[celui qui nie l’un ou l’autre
n’est qu’un accident]


La disparition progressive de l’espace avant le contact des lèvres
est, tout comme le voyage, ce qui fait exister le baiser.

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT – LOUIS-FERDINAND CÉLINE – 9 –

[Quand, au détour, d’un …détour, Céline nous parle du voyage]

QUAND ON EST LANCÉ DE LA SORTE - letcr1-exp

 

 [De certains, il faut croire que
le médecin des pauvres* n’est pas revenu]

——

(Sans image,
à cliquer)

QUAND ON EST LANCÉ DE LA SORTE - letcr1

                                                                

Extrait du roman « Voyage au bout de la nuit  »
de Louis-Ferdinand Céline

——

Parcours de lecture

QUAND ON EST LANCÉ DE LA SORTE - s

En clair

QUAND ON EST LANCÉ DE LA SORTE - txt0

 Un extrait plus long

QUAND ON EST LANCÉ DE LA SORTE - txt1


 

 * François Duvalier, dit « Papa doc« , a lui aussi été médecin des pauvres.
Voyage dont il est difficile de revenir indemne.

____________________________

Les TAGS
donnent des mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir, cliquer


Merci de  signaler une erreur


Pour ma part, je n’avais plus à me plaindre. J’étais même en train de m’affranchir par la médaille militaire que j’avais gagnée, la blessure et tout. En convalescence, on me l’avait apportée la médaille, à l’hôpital même. Et le même jour, je m’en fus au théâtre, la montrer aux civils pendant les entractes. Grand effet. C’était les premières médailles qu’on voyait dans Paris. Une affaire !
C’est même à cette occasion, qu’au foyer de l’Opéra-Comique, j’ai rencontré la petite Lola d’Amérique et c’est à cause d’elle que je me suis tout à fait dessalé.
Il existe comme ça certaines dates qui comptent parmi tant de mois où on aurait très bien pu se passer de vivre.
Ce jour de la médaille à l’Opéra-Comique fut dans la mienne, décisif.
À cause d’elle, de Lola, je suis devenu tout curieux des États-Unis, à cause des questions que je lui posais tout de suite et auxquelles elle ne répondait qu’à peine. Quand on est lancé de la sorte dans les voyages, on revient quand on peut et comme on peut…
Au moment dont je parle, tout le monde à Paris voulait posséder son petit uniforme. Il n’y avait guère que les neutres et les espions qui n’en avaient pas, et ceux-là c’était presque les mêmes. Lola avait le sien d’uniforme officiel et un vrai bien mignon, rehaussé de petites croix rouges partout, sur les manches, sur son menu bonnet de police, coquinement posé de travers toujours sur ses cheveux ondulés. Elle était venue nous aider à sauver la France, confiait-elle au Directeur de l’hôtel, dans la mesure de ses faibles forces, mais avec tout son cœur ! Nous nous comprîmes tout de suite, mais pas complètement toutefois, parce que les élans du cœur m’étaient devenus tout à fait désagréables. Je préférais ceux du corps, tout simplement. Il faut s’en méfier énormément du cœur, on me l’avait appris et comment ! à la guerre. Et je n’étais pas près de l’oublier.

L’ÉCHELLE DES ANGES – ALEXANDRO JODOROWSKY – 06

 LE PELERIN VOYAGE POUR TROUVER CELUI QUI LE REVE

Extrait de « L’Echelle des anges »

de Alexandro Jodorowsky

Solution

LE PELERIN VOYAGE POUR TROUVER CELUI QUI LE REVE-s

En clair

*


On peut s’aider des TAGS
ils donnent certains mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir la grille de jeu, cliquer dessus


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance