FAËRIE – J.R.R. TOLKIEN – (LE FERMIER GILLES DE HAM) – 06

 « — Holà ! s’écria le dragon, s’arrêtant pile. Qu’avez-vous là ?.…

 CE N EST QUE MORDQUEUES QUI M A ETE DONNEE PAR LE ROI REPONDIT GILLES-let

                                                                              

Extrait  du conte
« Le fermier Gilles de Ham »
du recueil  « Faërie »
écrit par J.R.R. Tolkien

Parcours de lecture
CE N EST QUE MORDQUEUES QUI M A ETE DONNEE PAR LE ROI REPONDIT GILLES-s

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Mais le vieux benêt ne l’était pas autant qu’il en avait l’air, et il ne quittait pas le dragon de l’œil, tandis même qu’il essayait de se remettre en selle. La jument avait toutefois d’autres idées, et elle se mit à ruer et à faire des écarts quand Gilles voulut monter. Le dragon, pris d’impatience, s’apprêta à bondir.
— Excusez-moi ! dit-il. N’avez-vous pas perdu quelque chose ?
C’était un vieux truc, mais il réussit ; car Gilles avait, en effet, perdu quelque chose. Dans sa chute, il avait laissé tomber Caudimordax (ou plus vulgairement Mordqueues), et l’épée gisait sur le bord de la route. Il se baissa pour la ramasser, et le dragon s’élança. Mais pas aussi vite que Mordqueues. Aussitôt que l’épée fut dans la main du fermier, elle bondit en avant dans un éclair, droit sur les yeux du dragon.
— Holà ! s’écria le dragon, s’arrêtant pile. Qu’avez-vous là ?
— Ce n’est que Mordqueues, qui m’a été donnée par le Roi, répondit Gilles.
— Erreur n’est pas compte ! dit le dragon. Je vous demande pardon. (Il se coucha et s’aplatit, et le Fermier Gilles commença à se sentir plus à l’aise.) Je ne trouve pas que vous m’ayez traité loyalement.
— Comment cela ? demanda Gilles. Et d’ailleurs pourquoi le ferais-je ?
— Vous m’avez caché votre honorable nom et vous avez prétendu que notre rencontre était fortuite ; et pourtant vous êtes manifestement un chevalier de haut lignage. Il était d’usage autrefois pour les chevaliers, Monsieur, de lancer un défi en pareil cas, après échange convenable de titres et de lettres de créance.

LE DOMINICAIN BLANC – GUSTAV MEYRINK – 08

« C’était comme un flux et un reflux de conscience.
Je sentis instinctivement : …<<

IL NE S EST JAMAIS REMIS DE CETTE AVENTURE DANS LE CERCUEIL METALLIQUE C EST ENCORE AUJOURD HUI UN HOMME ENTERRE VIVANT-let

   .>>
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Extrait du roman « Le dominicain blanc »
de Gustav Meyrink

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Parcours de lecture

IL NE S EST JAMAIS REMIS DE CETTE AVENTURE DANS LE CERCUEIL METALLIQUE C EST ENCORE AUJOURD HUI UN HOMME ENTERRE VIVANT-s

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A la manière décousue dont il jetait ses phrases, avec de courtes interruptions involontaires après lesquelles il reprenait chaque fois avec effort, je m’aperçus que sa mémoire semblait s’éteindre par intervalles pour se ranimer ensuite, suivant le rythme de sa respiration.
C’était comme un flux et un reflux de conscience.
Je sentis instinctivement : << Il ne s’est jamais remis de cette aventure dans le cercueil métallique ; c’est encore aujourd’hui un homme enterré vivant. >>

LE GRAND MEAULNES – ALAIN FOURNIER – 21

« Elle écartait de ses deux mains fines les plis de son grand manteau. Elle avait des souliers noirs très découverts …

SES CHEVILLES ETAIENT SI FINES QU ELLES PLIAIENT PAR INSTANTS ET QU ON CRAIGNAIT DE LES VOIR SE BRISER-let                                                                                   

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Extrait du roman « Le grand Meaulnes »
de Alain Fournier

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Parcours de lecture

SES CHEVILLES ETAIENT SI FINES QU ELLES PLIAIENT PAR INSTANTS ET QU ON CRAIGNAIT DE LES VOIR SE BRISER-s

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À terre, tout s’arrangea comme dans un rêve. Tandis que les enfants couraient avec des cris de joie, que des groupes se formaient et s’éparpillaient à travers bois, Meaulnes s’avança dans une allée, où, dix pas devant lui, marchait la jeune fille. Il se trouva près d’elle sans avoir eu le temps de réfléchir : « Vous êtes belle », dit-il simplement.
Mais elle hâta le pas et, sans répondre, prit une allée transversale. D’autres promeneurs couraient, jouaient à travers les feuilles, chacun errant à sa guise, conduit seulement par sa libre fantaisie. Le jeune homme se reprocha vivement ce qu’il appelait sa balourdise, sa grossièreté, sa sottise. Il errait au hasard, persuadé qu’il ne reverrait plus cette gracieuse créature, lorsqu’il l’aperçut soudain venant à sa rencontre et forcée de passer près de lui dans l’étroit sentier. Elle écartait de ses deux mains fines les plis de son grand manteau. Elle avait des souliers noirs très découverts. Ses chevilles étaient si fines qu’elles pliaient par instants et qu’on craignait de les voir se briser.
Cette fois, le jeune homme salua, en disant très bas :
« Voulez-vous me pardonner ?
– Je vous pardonne, dit-elle gravement. Mais il faut que je rejoigne les enfants, puisqu’ils sont les maîtres aujourd’hui. Adieu. »
Augustin la supplia de rester un instant encore. Il lui parlait avec gaucherie, mais d’un ton si troublé, si plein de désarroi, qu’elle marcha plus lentement et l’écouta.

LE DÉSORDRE AZERTY – ÉRIC CHEVILLARD – 03

 PARFOIS JE VAIS MOI MEME RENDRE VISITE A MON ENNEMI SON MEPRIS ME RETREMPERA J AI BESOIN QU IL ME FOUETTE-let

Extrait du roman « Le désordre AZERTY»

de Éric Chevillard

Solution

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Parfois, je vais moi-même rendre visite à mon ennemi. Son mépris me retrempera. J’ai besoin qu’il me fouette.

CAMPEMENT – ANDRÉ DHOTEL – 10

« Dans les maisons les plus humbles, les bruits d’ailleurs arrivent en foule lorsque la joie y est attendue. Les pluies qui tombent deviennent harmonieuses : …

 LA PAROLE D'AMOUR TOUT BAS MURMUREE SE DELIVRE DE LA POITRINE ET S EN VA SUR LES ROUTES DU MONDE-let  

      

                         —                            

Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

LA PAROLE D'AMOUR TOUT BAS MURMUREE SE DELIVRE DE LA POITRINE ET S EN VA SUR LES ROUTES DU MONDE-s

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Dans les maisons les plus humbles, les bruits d’ailleurs arrivent en foule lorsque la joie y est attendue. Les pluies qui tombent deviennent harmonieuses : La parole d’amour tout bas murmurée se délivre de la poitrine et s’en va sur les routes du monde.

LES PROMENADES DE JEAN GIONO – PIERRE MAGNAN (textes) DANIEL FAURE (photographies) – 1




TOUS LES HEROS DE GIONO MARCHENT SOUVENT SEULS PARFOIS ACCOMPAGNES D UN ATELAGE-let                                                 

Extrait du « beau livre »
« Les Promenades de Jean Giono »

de Pierre Magnan

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parcours de lecture

TOUS LES HEROS DE GIONO MARCHENT SOUVENT SEULS PARFOIS ACCOMPAGNES D UN ATELAGE-s

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 On ne voyait presque plus la graine des étoiles

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 15 – (Jonas C.) (Zinedine E.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

                                  



IL SUFFIT QUE QUELQU UN TENDE SA MAIN POUR QU ON SENTE SOUDAIN COMBIEN ON EST FRAGILE VULNERABLE-let

                                 —

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Jonas C.
et Zinedine E.

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Leur commentaire :

IL SUFFIT QUE QUELQU UN TENDE SA MAIN POUR QU ON SENTE SOUDAIN COMBIEN ON EST FRAGILE VULNERABLE-com

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Moi je sais que parfois il vaut mieux rester comme ça, à l’intérieur de soi, refermé. Car il suffit d’un regard pour vaciller, il suffit que quelqu’un tende sa main pour qu’on sente soudain combien on est fragile, vulnérable, et que tout s’écroule, comme une pyramide d’allumettes.

Il n’y a pas eu d’interrogatoire, pas de méfiance, pas de doute, pas de marche arrière. Je suis fière de mes parents. Ils n’ont pas eu peur. Ils ont fait ce qu’il y avait à faire.

L’ETRANGER – HOWARD PHILIPPS LOVECRAFT – (Le livre) – 1


L ENDROIT ETAIT VIEUX SI VIEUX AVEC DES ETAGERES MONTANT JUSQU AUX PLAFONDS REMPLIES DE VOLUMES POURRISSANTS-let

—-

Extrait de la nouvelle « le livre »
du recueil  « L’étranger »
de Howard Phillips Lovecraft

Traduction de François Bon

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parcours de lecture

L ENDROIT ETAIT VIEUX SI VIEUX AVEC DES ETAGERES MONTANT JUSQU AUX PLAFONDS REMPLIES DE VOLUMES POURRISSANTS-s

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L ENDROIT ETAIT VIEUX SI VIEUX AVEC DES ETAGERES MONTANT JUSQU AUX PLAFONDS REMPLIES DE VOLUMES POURRISSANTS-txt

The Lovecraft Monument
Le site où l’on peut suivre le formidable travail (de traduction) de François Bon
pour redonner au verbe de H P Lovecraft, en français,
toute la puissance et le pouvoir poétique qu’il a dans la langue de l’auteur.
(librairie – ensemble des œuvres disponibles)

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D’un côté je sais que je parle, j’ai cette impression vague que peut-être il faudrait une atroce médiation pour porter ce que je dis à l’endroit où je voudrais qu’on le comprenne. Mon identité est un brouillard si ahurissant. Je pense que j’ai souffert d’un choc, un grand choc – peut-être venu des monstrueuses excroissances des cycles de mon unique et incroyable expérience.
Et que ces cycles d’expérience dérivaient tous évidemment de ce livre mangé aux vers. Je me souviens de quand je l’ai trouvé – dans la faible lumière près de la rivière noire et huileuse où toujours tourbillonnent les brumes. L’endroit était vieux, si vieux, avec des étagères montant jusqu’aux plafonds, remplies de volumes pourrissants qu’on atteignait à travers une suite sans fin de pièces sans fenêtres et d’alcôves. Et encore à leur pied les tas sans forme d’un grand nombre d’autres livres, à même le plancher ou dans des coffres grossiers ; et c’est dans un de ces tas que je l’avais trouvé. Je n’ai jamais su son titre, parce que les premières pages manquaient ; mais il était tombé ouvert vers la fin, et j’y saisis d’un regard ceci, qui me fit chanceler le sens.

BREVET DES COLLÈGES – MATHÉMATIQUES – 2015 SUJET, CORRIGÉ ET COMMENTAIRE

Le sujet et le commentaires proviennent du site de l’association des professeurs de mathématiques.

Les commentaires visent à détailler la correction, notamment par des figures
ou à donner des solutions alternatives.

Le sujet de l’épreuve de brevet 2015

LA SAGA DE MÔ – MICHEL TORRES – T 1 : la meneuse – (1)




ILS SE SONT APPROPRIE LA FETE DES FOUS DE L AN MILLE - let                                                 

Extrait du roman « La Saga de Mô »

de Michel Torres

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parcours de lecture

ILS SE SONT APPROPRIE LA FETE DES FOUS DE L AN MILLE - s

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Citation complète (sur babelio)

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L’extrait cité ici
ILS SE SONT APPROPRIE LA FETE DES FOUS DE L AN MILLE - txt

La saga de Mô chez Publie.net

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Terminées les vendanges.
Au-devant d’une horde, le Paillasse s’avance : Aristide, colosse microcéphale à cervelle de moineau brandit très haut par-dessus les têtes l’épouvantail des vendanges 1960 cloué sur un mât, un mannequin bourré de foin, au frac fripé de millionnaire, au masque flasque d’homme politique en vogue, sans yeux, chapeauté gibus, inquiétant notable ventru, faussement débonnaire, forcément coupable.
Comme un forcené, Manolo tape sur son tam-tam de bois, son cajon, une batucada endiablée et la tribu danse. Pieds nus, cinquante à soixante grotesques grimés de noir et enjupés de raphia gesticulent et se démènent en rythme dans la cour du domaine. Ils se sont approprié la fête des fous de l’an mille. Leurs racines païennes ressurgissent en une mescladissa de battements, de chants hurlés, de cris et de couleurs. Travestis homme-femme : la transe fait vibrer la poussière cuivrée.
Déchaînés.
À cet instant, la folie peut basculer dans le n’importe quoi, les limites sont atteintes.