Cartes postales de la Chine ancienne – l’Apatride (via Anh Mat) – 3

Couvert-CartesPostales-QazaQ-225x300

A la racine de ce recueil de poésies de la Chine ancienne
se trouve la biographie
ou comme il préfère la désigner
« Les poussières de vie » du traducteur, puis celles des 8 poètes qu’il a choisi.

L’extrait donné ici provient d’un des textes de Wang Wei
dont il rapporte que
« Tout ce qu’il a écrit ne fut qu’un écho de compassion au silence. »

Une présentation chez l’éditeur (Jan Doets) 

Le recueil est disponible (éditions qazaq)
aux formats liseuse et pdf
en téléchargement ici
au prix d’un « café au bord de mer » (Christophe Sanchez)


LES JAMBES REPLIÉES SUR LES TALONS - letcr1-exp

(ou, à cliquer)
LES JAMBES REPLIÉES SUR LES TALONS - letcr1

Extrait du poème de
Wang Wei
« Montée au Temple de la compréhension »
du recueil
« Cartes postales de la Chine ancienne »
redonnées en français par L’apatride
(transmis par Anh Mat)

On Peut se procurer ce recueil
aux éditions Qazaq
—–

Parcours de lecture

LES JAMBES REPLIÉES SUR LES TALONS - s

En clair

LES JAMBES REPLIÉES SUR LES TALONS - txt0

Le poème en son entier
LES JAMBES REPLIÉES SUR LES TALONS - txt1


 

Proposition de lecture du poème


montée au Temple de la compréhension
 
ici en contrebas de ces verts bambous
du Pic de lotus voilà la cité des mirages
sous son rempart les trois pays de Ch’u
au delà d’épaisses forêts les neufs Affluents
inondent herbes mousses et fougères
et les jambes repliées sur les talons
assis sous le pin le pinceau du poème
relate le vide léger du nuage blanc
le monde sans la venue de l’homme

VOUS VIVEZ DANS QUEL MONDE ? – CHRISTINE ZOTTELE – 3

Dans quel monde vous vivez - couverture« À la question « Dans quel monde vous vivez ? » je fais différentes réponses, selon les jours, selon mon humeur, selon la météo… Différentes réponses tout aussi vraies les unes que les autres. Je crois qu’il en va ainsi pour chacun d’entre nous : nous vivons tour à tour dans plusieurs mondes. Plus ou moins vivants.

Pour ma part, le monde du collège (…) me fait vivre et me permet de rejoindre d’autres mondes.

Le monde noir, blanc et silence des pages imprimées, par exemple. Depuis longtemps, depuis l’enfance, mon refuge et mon voyage. Dans le monde de la fiction, nous vivons plus intensément, plus fort, plus libres et tout fait sens. Libre à nous d’en sortir à notre gré.

Le monde où je vis s’écrit aussi. (…).

Bref, quelle était la question ? Dans quel monde vous vivez ? Je vis dans le vaste monde. Je vis dans un monde qui ne se pose pas de questions et ça me pose question. Je vis dans un monde de certitudes et je crois que ce n’est pas mon monde préféré. Je vis dans un monde noir, blanc – et cependant haut en couleurs – et silence.« 

Christine Zottele

disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici


[aux frontières…
retenu par un fil] 


SUR LES ÉCRANS DES LUMIÈRES - letcr1 -exp

(grille simple
à cliquer)

SUR LES ÉCRANS DES LUMIÈRES - letcr1

Extrait du recueil de nouvelles
« Vous vivez dans quel monde ? » de Christine Zottele 

 —

Itinéraire de lecture

SUR LES ÉCRANS DES LUMIÈRES - s

En clair

SUR LES ÉCRANS DES LUMIÈRES - txt0

 Extrait plus long

SUR LES ÉCRANS DES LUMIÈRES - txt1


N’hésitez pas à signaler une erreur 


Je ne sais plus très bien qui est cet adolescent endormi dont on aperçoit le visage tuméfié, violet et brun parmi les couleurs les plus identifiables. Il est allongé sur un lit métallique, relié à des machines sophistiquées émettant des bips, des sons plus ou moins réguliers. Sur les écrans, des lumières rouges tracent des courbes, parlent un langage que je ne comprends pas. Je sais juste qu’elles parlent de l’état de ce corps, elles l’aident même peut–être à le maintenir en vie. Je ne comprends pas cette image. Je plane au–dessus du lit comme dans ce jeu de guerre où l’on peut avoir une vision aérienne sur les lieux des différents combattants. Le problème c’est que je ne suis pas dans un jeu. D’ailleurs jamais je n’ai joué. Je prends peur quand je m’aperçois que ce garçon me ressemble étrangement au point que… Pff… Pff… Biiiiiiiiiiiiiip – Biiiiiiiiiiiiiiip– Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…. Mon pouls s’accélère. Une femme arrive, jette un œil sur les écrans, prend la main du patient. Ma main. Elle saisit un flacon, le visse à la perfusion. Les machines se sont calmées, sons et lumières ont repris un rythme régulier. Entre–temps j’ai réintégré mon corps. Ce n’était pas encore l’heure du grand passage. Celui d’où on ne revient pas. Le produit m’apaise, me plonge dans l’oubli de ce dont je ne veux pas me souvenir. Jamais.

Histoires du delta – LAN LAN HUÊ – 3

Histoires du delta - couverture« Le balcon », « La fente »,
« Potamomancie », « Dans un pli de l’âme » et « Ramayana » relatent des historioles de ce delta du Sud  du Viêtnam où
elles ne sont pas seulement particularités régionales. Mais aussi et surtout mémoires. Plurielles, effacées, transformées. En transit.

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 L’illustration est de la main de Lan Lan Huê


[L’humain, son pays
ses racines
celles de son âme]


   EUX ILS DESCENDENT DE LA MONTAGNE - letcr1-exp1
(cliquer pour un texte plus lisible)

  

 « Histoires du delta »
de Lan Lan Huê

Extrait de   « Dans un  pli de l’âme »

Itinéraire de lecture

EUX ILS DESCENDENT DE LA MONTAGNE - s

En clair

EUX ILS DESCENDENT DE LA MONTAGNE - txt0

 un extrait plus long

EUX ILS DESCENDENT DE LA MONTAGNE - txt1

Lecture de quelques pages



Les poules se promènent entre les jambes lors des consultations. Les cochons s’ébrouent. Ils se roulent même dans la boue et leur peau noire, corps à cette vase fraîche, leur fait manteau réfrigérant. Ils ont alors des grognements d’aise, une délectation que leur envient les humains qui les observent. Patience. Peut–être dans une prochaine vie ?
Mais les voilà. Faut–il les appeler les malades ? Quand il les a rencontrés la première fois,  il se demandait s’ils se vivaient vraiment comme malades. Peut–être seulement différents, pas comme ceux des rizières ou des campagnes, ni comme ceux qui ont la culture de la voix, des chants et des instruments de musique. Eux, ils descendent de la montagne. Certains semblent même faire corps avec la montagne. Ils sont montagne. Elle s’infiltre par leurs pieds et pousse vers le ciel. Et leurs bras, leurs regards étreignent les nuages. Et dans les berceuses chantait l’âme de la montagne. Dans le creux de leur glotte. Dans les vibrations de leurs cordes vocales. Dissociée. Et pourtant si intime. Suivant les inflexions de la langue. Elle double les sons, les mots, les phrases. Venue d’ailleurs. Esprit de la montagne devenue.

D’ici et d’ailleurs – Marie-Christine Grimard – La Bohème – 01

Couverture - d'ici et d'ailleurs

Marie-Christine Grimard
déjà présente dans le refuge de JAN DOETS (les cosaques des frontières) rejoint  les plumes publiées aux éditions Qazaq avec un recueil de nouvelles, histoires courtes (hormis la première).

Qui a déjà rencontré les écrits de l’auteure, ici ou …
sur la toile, ne s’effrayera pas du 13 dans le titre, se doutant bien qu’ici, il ne peut être qu’un porte bonheur.

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq  (de Jan Doets)  ici


[L’étrange fait irruption
dans la nouvelle habitation.]

ELLE RESTA FIGÉE DEVANT UN - letcr1-exp


(sans image
à cliquer pour agrandir)

ELLE RESTA FIGÉE DEVANT UN -letcr1

Extrait du recueil de nouvelles
D’ici et d’ailleurs de Marie-Christine Grimard

« La bonhème »

Parcours de lecture

LES AMANTS SÉPARÉS AU POINT - s

En clair

ELLE RESTA FIGÉE DEVANT UN - txt0

Un extrait plus long

ELLE RESTA FIGÉE DEVANT UN - txt1


En voulant poser la viande sur la table pour la découper, elle remarqua un détail qui lui coupa la respiration.
Une sensation de froid intense l’envahit et elle poussa un petit cri qui arracha un grognement sourd au chien. Elle resta figée devant un objet posé en évidence au milieu de la table, qu’elle avait vu le matin même rangé sur l’étagère. C’était un de ses moules à charlotte dans lequel un fouet métallique était soigneusement posé, semblant attendre les ingrédients nécessaires et son savoir-faire. Sarah prit le moule entre ses mains, l’examina puis le retourna comme si elle attendait qu’il lui fournisse une explication à sa présence sur la table.
Le chien continuait de grogner en l’observant, crocs découverts, en fixant le moule du regard.
Décidément, ce qui se passait dans cette maison commençait à l’inquiéter.
Mais Sarah n’eut pas le loisir d’y réfléchir plus avant. Le chien se précipitant vers le corridor, se rua dans l’escalier en jappant. Il disparut à l’étage supérieur et Sarah entendit sa voix se perdre dans les combles de la maison. Elle monta en courant bien décidée à trouver ce qui l’énervait ainsi. Oubliant sa peur, elle le chercha à l’étage dans chaque pièce mais il semblait s’être volatilisé.

CE QUI BERCE CE QUI BRUISSE – JEAN-CLAUDE GOIRI – 2

Ce qui berce ce qui bruisse - couverture

Aujourd’hui, et toujours aujourd’hui, l’utile se trouve dans cette oreille qui écoute le bruit du marteau qui tape, le crissement de l’acier qui entre dans le mur, la poussière de plâtre qui bruine sur la peau, le mur tout entier qui frisonne de pouvoir supporter tout ça, cette oreille dans laquelle bruissent mille autres oreilles.

Et je ne sais que chanter les éloges du bruité aux charnières de l’inutile pour que résonne dans les oreilles autre chose que du bruit.

Et une oreille s’est tournée vers mon bruité pour le transmettre à d’autres.
Celle de Jan Doets.
Merci à lui, celui qui m’accompagne.

(présentation de )Jean-Claude Goiri

Peinture de couverture : Nathalie Oso

disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

—- 


IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - letcr1-exp

(sans image
à cliquer)

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - letcr1

Extrait du recueil
« Ce qui berce ce qui bruisse » de Jean-Claude Goiri

 —

Itinéraire de lecture

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - s

En clair

IL Y A DES JOURS ET DES NUITS - txt0


 

Jean-Claude Goiri est aussi sur les sites internet :
http://www.jeanclaudegoiri.com/
http://www.fepemos.com/


N’hésitez pas à signaler une erreur 


Il y a des jours où je sens la nuit me froisser le regard et déployer les orgues de toutes ces choses à terre que personne ne ramasse, il y a des nuits où je sens le jour frissonner dans son antre et ramasser tout son ciel vers ce point de friction qu’est mon nombril asséché, il y a des jours et des nuits où je ne sens rien d’autre que toi aux paupières si ouvertes que l’on ne voit rien d’autre que nos âmes érigées dans une maison sans toit aux fenêtres ouvertes, il y a des jours et des nuits où il n’y a que ta peau pour contenir mon corps.

Promenoème -Claude Meunier – 2

Couverture-Promenoèmes-3_modifié-1-225x300

Cinquième des invocations du poète
aux lieux du passé

Poème chanson poème promenade
que résume bien le mot ballade
et qui nous aide remonter « sans idée vers le Nord »

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq  (de Jan Doets)  ici


[Ici, regret (ambigu ?)
d’une rencontre interrompue
par l’aube.]

LES AMANTS SÉPARÉS AU POINT - letcr1-exp


(sans image
à cliquer pour agrandir)

LES AMANTS SÉPARÉS AU POINT - letcr1

Extrait du recueil de poèmes
Promenoème de Claude Meunier

« alba alba jeun’alba »

Parcours de lecture

LES AMANTS SÉPARÉS AU POINT - s

En clair

LES AMANTS SÉPARÉS AU POINT - txt0

Un extrait plus long

LES AMANTS SÉPARÉS AU POINT - txt1


alba alba jeun’alba
 
 
alba
alba
prendre le large fille de l’air
et saut du lit fille de l’heure
toujours précipité
et à ce propos mon père disait
tu décanilles à quelle heure
il avait bien compris
se tirer filer fendre l’air

tirer la porte vite vite
alba alba
disparaître au point du jour
pad bruit en caleçon pad bruit
ne rien changer ne pas réveiller
et adieu en silence escampativos
fuir pas tant que ça plus faible
plutôt l’abandon de poste
de la sentinelle du point du jour
pas si grave rien d’irréparable
mon froc et me rechausser sur le palier
passer la cochère prendre l’air
de rien s’arracher se tirer se faufiler

alba alba le poème du saut du lit de l’aube
fille de l’air fille de l’heure fille de l’aube
les amants séparés au point du jour
de l’air sur la pointe des pieds alba alba
et ce côté farceur cachecacheur
et aussi faire plaisir à fuir comme ça sans prévenir
c’est ça que tu voulais hein que je parte que je meure
à l’aube alba alba
la fille de l’air déguisé en courant d’
fuir non pas si grave décaniller
furtif parti l’air de rien
alba
alba

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Nocturne – SERGE MARCEL ROCHE – 2

Les mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes :

(Précédés dans l’oeuvre d’une introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - letcr1-exp
       


(Sans l’image
–  à cliquer – )

LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - letcr1

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Nocturne 2 »

Itinéraire de lecture

LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - s

En clair

LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - txt0

 Un extrait plus long

LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - txt1

 

Serge Marcel Roche en ses lieux virtuels : Chemin tournant



Nocturne 2
 
Des ailes bruissent au fond d’un seau, des formes surgissent de la terre, d’autres sont accroupies. La rumeur de leurs mains nappe la ville. Un dernier fruit tombe du ciel sur la tôle du poulailler et les coqs sont réveillés. Personne ne pense aux étoiles, il a fait trop chaud tout le jour. Le dormeur amène la voile, le songe s’engrave sur le lit, le poème s’est perdu. Il reste le bois fendu d’une nuit sans sommeil.

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Chants à faire et à défaire – SERGE MARCEL ROCHE – 1



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes :

(Précédés dans l’oeuvre d’une introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

 


VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - letcr1-exp

                                              

  


(Sans l’image
–  à cliquer – )

VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - letcr1

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Chants à faire et à défaire
(Refrain : Il n’y a que) »

Itinéraire de lecture

VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - s

En clair

VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - txt0

 Un extrait plus long

VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - txt1



Chants à faire et à défaire
(Refrain : Il n’y a que)
 
 
 
Nous descendions – le sable était de mer – vers les boutiques de la ville, or cet homme-là n’aime pas la mer, mais les regards étaient d’étoiles et les corps de cendre chaude. Au retour les lampes à terre noyaient le jour dans leur lumière, la chambre sans fenêtre sentait le linge humide, le savon, et pour tromper l’angoisse il n’y avait qu’un vieux journal populaire.
 
 
 
Il n’y a que le sable gris du ciel pour servir de carte sur la table du présent où la solitude a mis le couvert. La blanche tristesse du jour désoriente l’horizon, la pensée s’accoude au silence, le cœur saisit le couteau du rêve entre les plis de la saison. Vient le crépuscule du soir qui ramasse les miettes de l’attente, parce que l’on n’a rien d’autre à manger.
 
 
 
Sur la route passe une auto, c’est le même jour qu’hier, le même rouleau de poussière et dans les yeux à peine ouverts des cases la même fatigue qui se lit. Il n’y a guère que le bain dans l’eau vierge de la rivière qui change quelque chose au refrain.
 

 
Dans la nuit il n’y a que la brume et la poussière et le pilon sourd du temps, le son du bois fendu par une femme tard rentrée, une lampe, des mains tendues, la rumeur de la ville coulant vers la frontière, vers un ailleurs ignoré des ombres qui glissent.
 

 
Sur le tranchant du sommeil, devant la case au bord du jour, à la lisière des yeux noirs de la forêt, à la frontière d’un ailleurs sans nom, il n’y a que la cicatrice de la piste dans le regard, le long des reins la cendre tiède, la poussière, la racine amère du matin, le froid laissé par les étoiles, le soleil incertain, la salive jetée en terre, les reliefs du rêve, les franges de la brume, et l’eau de la rivière en bas qui nous attend.

MARTINE CROS – Autoportrait à l’aimée – 2

Autoportrait à l'aimée - couverturePublié en numérique
aux éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
dans ce qui est à présent une « collection » poésie
« Autoportrait à l’aimée de Martine Cros »

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (Jan Doets)  ici

Mais sur le parquet nu - letcr1-exp1

Extrait du recueil de poésie
« Autoportrait de l’aimée»
de Martine Cros

————

parcours de lecture

Mais sur le parquet nu - s

En clair
(à cliquer)

Mais sur le parquet nu - txt0

 Un extrait plus long

 Mais sur le parquet nu - txt1

____________________________

les TAGS
donnent certains mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir une image cliquer dessus


Présence silence dans le dehors gelé    Le calendrier de l’avent s’ouvre     La tiédeur de la pièce    Tout pour ne pas pénétrer ce qui berce      pas aller plus profond où le ventre se serre      qui ne se serre pas contre ta belle sibylle      Le mur de ta témérité fendille     La nuit sc’andante de désir         songe et se défait       Tu vois un feu de cheminée       quelques noix     un tapis de tzar rouge     et son corps si doré      Mais sur le parquet nu       ce n’est rien qu’une messe de nuit
 
  
Saura-t-elle si loin que tu lui es soumise      Esclave de chair vive crucifiée      Sacrifiée à jamais comme un animal doux sur la stèle assolée aux roches des secrets      Te souviens-tu l’abandon au silence des gestes, ces mots en soi qui savent les fêlures
 
  
Ton âme brûle vive au foyer de sa voix qui te lisait l’écrin des langues éclatantes    Elle résonne encore    la splendide pluie de mots     dans la nuit sans muselière

Filatures en soi – Dominique Hasselmann – 1


Filatures-couverture-QazaQ-225x300

Ambiance polar pour ces 29 petits morceaux du quotidien, auxquels Dominique Hasselman applique de subtiles distorsions.

Livre électronique illustré de photographies de l’auteur (excepté une)
 

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


 

« Christine Albanel était belle, ses conseillers déjà en pensées sur l’oreiller du soir.
Je travaille dans son ministère …

DANS SON MINISTÈRE - letcr1-exp

 

(Grille sans image
à cliquer)

DANS SON MINISTÈRE - letcr1

Parcours de lecture

DANS SON MINISTÈRE - s

 

En clair

DANS SON MINISTÈRE - txt0

Un extrait plus long

DANS SON MINISTÈRE - txt1


Petits-fours, amuse-gueules, champagne à gogo, bonjour chère amie, il y a si longtemps que je n’avais eu le plaisir de vous voir, et vous, très cher, que devenez-vous ?
L’ambiance était festive, j’adore ces petites sauteries du vendredi soir sur un parquet ciré, juste avant de partir pour mon week-end en Normandie dans le manoir que j’ai fait retaper, après l’avoir fait classer comme monument historique.
Christine Albanel était belle, ses conseillers déjà en pensées sur l’oreiller du soir.
Je travaille dans son ministère au département Projets audiovisuels. La plupart sont d’ailleurs plus odieux que visuels : il faut reconnaître que « la qualité France » est en perte de vitesse. 
Nous n’arrivons plus à la cheville des Américains, et l’élection récente d’Obama va de toute évidence favoriser l’émergence d’un bataillon de jeunes producteurs et créateurs qui vont vite enfoncer nos Besson (Luc), Karmitz et Tavernier nationaux.