CLIMATS- LAURENT GRISEL – 4

« le monde est sans intention
le monde est sensible  »
Laurent Grisel


Slow²Reading

[De la dépossession (ici encore) des lieux qui semble aller de soi
– puisqu’elle est au service de « l’environnement » –
de tous ceux
dont c’est depuis toujours l’environnement.]
___

IL FAUT CONSERVER LE REVE - letc1-exp

(si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
-à cliquer-)

IL FAUT CONSERVER LE REVE - letc1-sr

Extrait du poème
« Climat »

de Laurent Grisel

Editions publie.net
dans la collection L’Inadvertance, poésie

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Parcours de lecture

IL FAUT CONSERVER LE REVE - sr

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En clair
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Un extrait plus long
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IL FAUT CONSERVER LE REVE - txt1r

Une lecture de Climat (version courte) par l’auteur
Son site  imagine36tigres

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par malheur quelques-uns de leurs chefs ont signé un contrat éblouissant avec
Celestial
Green
Ventures
 
sur 2 millions d’hectares
aucun droit de planter ni brûler ni exploiter selon les traditions
car
pour les marchés de compensation carbone, de droits à polluer
violemment il faut conserver
le rêve d’une forêt vierge
qui ne l’est pas —
prudes, puritains armés d’avocats et de fusils —
 
et ce rêve sera conservé sur pied
pendant 30 ans
120 millions de dollars, versés aux Indiens
en 30 fois
de 2012 à 2041
une misère
au regard d’un commerce de droits à polluer
colossal

Cartes postales de la Chine ancienne – l’Apatride (via Anh Mat)

 

 

Couvert-CartesPostales-QazaQ-225x300

 

 

A la racine de ce recueil de poésies de la Chine ancienne
se trouve la biographie
ou comme il préfère la désigner
« Les poussières de vie » du traducteur.

Cet extrait provient de cette première partie.

(Suit la biographie des 8 auteurs choisis, puis les 143 poèmes de ses auteurs)

Une présentation chez l’éditeur 

——————[extrait]—————-

Sur chacune des branches de l’arbre sont posées, bien arrimées ainsi au réel, les cartes postales qu’évoque le titre.

« Tes yeux de lecture se mélangent à leurs doigts de pinceau »
Il s’agit bien d’images autant que de texte, morceaux de réel peint qui, comme dans les natures mortes des grands maitres, parlent de ce qui est tu, évoquent les profondeurs de ce qui s’agite dans le cœur et l’âme de ceux qui ont tenu le pinceau. Ainsi en est-il aussi du pinceau du calligraphe.

« le toujours gai Chieh Yu déjà ivre … vocalise à tue-tête à mes saules pleureurs. »
L’ivresse, omniprésente, au propre comme au figuré, détourne de cette recherche pour  « en oubliant presque les mots » évoquer ce qui dépasse le sens, ce qui se trouve « au-delà des tombeaux fréquentables ».]

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Il fut décidé alors que tu porterais - letc1-exp

(Si tu es perdu dans cette lecture
tente celle-ci
pour laquelle les liens entre les mots sont donnés
– à cliquer – )

Il fut décidé alors que tu porterais -letc1-sr

Extrait de la première partie
du recueil de 135 poèmes
de Li Po , Lu Yu, Po Chu Yi, Su Tung Po
Tao Yuan Ming, Tu Fu, Wang Wei et Yang Wan Li
« Cartes postales de la Chine ancienne »
Poèmes traduits par L’apatride
(transmis par Anh Mat)

On Peut se procurer ce recueil
aux éditions Qazaq
—–

Parcours de lecture
(à cliquer)

Il fut décidé alors que tu porterais - sr

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Il fut décidé alors que tu porterais - txt0r


La rude traversée finit par emporter nombreux de tes compagnons d’infortune: pour un problème de contagion d’hygiène, les morts furent jetés en mer avec leurs papiers d’identité avec juste un parfum d’encens comme simple rituel vers dieux et démons. Mais lors d’une de ces cérémonies funèbres, tes papiers avec un cadavre en linceul furent jetés par erreur dans les flots. Il fut décidé alors que « tu » porterais les papiers d’identité du mort et que désormais à cet instant-là si tu débarquais en terre promise, tu aurais un nouveau nom: celui d’un défunt parti avec ton nom confié aux vagues et marées.

Caravaggio, le dernier jour – Bona Mangangu – 2

 

[ Ce que la peinture du Caravage sait de nous …]

EN VERITE CE SONT NOS OMBRES - letcr1-exp

                                                     … dirions-nous aujourd’hui »

Extrait de « Caravaggio, le dernier jour » de Bona Mangangu
publié aux éditions publie.net

« Avant-dire »


Une lecture aidée
(le lien d’un mot à l’autre et donné)
à retourner en cliquant
EN VERITE CE SONT NOS OMBRES - letcr1-sr

Parcours de lecture
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EN VERITE CE SONT NOS OMBRES - sr

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EN VERITE CE SONT NOS OMBRES - txt0r

Un extrait plus long

EN VERITE CE SONT NOS OMBRES - txt1r

 


 

Notre regard sur son tempérament porté à la cruauté, à la colère s’atténue en face de cette œuvre protéiforme. Ses contrastes d’ombres et de lumière, jetés à la face des hommes, bouleversent dans leur vérité immédiate, sans tricherie, nue. En vérité, ce sont nos ombres, ce sont les reflets de nos vies, exposés à la lumière d’un esprit tourmenté, un rebelle, dirions-nous aujourd’hui, qui aspirait à une sorte d’élévation. Somme toute son génie est dans son œuvre, non dans ses turpitudes.

 

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – JEAN D’ORMESSON

[Jean D’Ormesson revient sur l’histoire de sa famille et ses titres]

« Au siècle suivant …

LES D ORMESSON N EN OBTIENNENT - letc1r

 

(à cliquer pour les débutants
le passage d’un mot à l’autre
est indiqué)
LES D ORMESSON N EN OBTIENNENT - letc1-sr

Extrait de
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
de
Jean d’ Ormesson

 

Parcours de lecture

LES D ORMESSON N EN OBTIENNENT - sr

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LES D ORMESSON N EN OBTIENNENT - txt0r


Désavoué, ruiné, déchu de toutes ses fonctions par un Louis XIV rancunier, Olivier d’Ormesson est mis au ban de la société.
Au siècle suivant les Ormesson n’en obtiennent pas moins du roi, pris peut-être d’un remords rétrospectif, un titre héréditaire.
: l’aîné de la famille est marquis.
Plus tard, la République ne reconnaît, du bout des lèvres, que les titres de prince et de duc.
Les cadets, dont je suis, n’ont d’ailleurs droit qu’à des titres de courtoisie, c’est-à-dire à rien du tout. Chateaubriand a réglé l’affaire une fois pour toutes en distinguant dans l’histoire de ceux qui se disent ou qu’on appelle les aristocrates trois étapes successives : l’âge des services, l’âge des privilèges et l’âge des vanités.

CLIMATS- LAURENT GRISEL – 3

« le monde est sans intention
le monde est sensible  »
Laurent Grisel


Slow²Reading

[De la dépossession des lieux qui semble aller de soi
– puisqu’elle est au service du « progrès » –
de tous ceux qui sont non pas les propriétaires
mais la vie de ces lieux]

 

« barrage …

SUR LA CASCADE DES SEPT CHUTES - letc1-exp

…la seule, l’unique, la généreuse« 

(si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
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SUR LA CASCADE DES SEPT CHUTES - letc1-sr

Extrait du poème
« Climat »

de Laurent Grisel

Editions publie.net
dans la collection L’Inadvertance, poésie

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Parcours de lecture

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SUR LA CASCADE DES SEPT CHUTES - txt1r

Une lecture de Climat (version courte) par l’auteur
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l’électricité des barrages, qu’on dira verte, propre
ira aux fonderies d’aluminium :
l’aluminium, matière légère et cassante, conductrice d’électricité
pour les fusées, pour les avions
pour les éternelles fenêtres des petites maisons
 
barrage sur la cascade des Sept Chutes
lieu sacré des Mundurukus, des Kayabis, des Apiakás —
là que vit la mère de tous les poissons, la seule, l’unique, la généreuse —
 
tous les poissons
des plus petits aux plus grands
le pacu, le pirarara, la matrinchã, le pintado et même le piraíba, long de deux mètres
y viennent tous les ans
visiter leur mère
et s’y reproduire

VENDREDI OU LA VIE SAUVAGE – MICHEL TOURNIER – 2

[La tristesse de perdre un ami
le désir de se lover dans un nid
loin de tout ce qui vit


Robinson a perdu Vendredi
Nous avons perdu celui qui lui avait redonné vie]

IL OUBLIERAIT TOUT IL S ENDORMIRAIT - lect1-exp1

(Novice, pour toi, une version plus simple
avec les liens entre les mots
clique pour retourner et agrandir)

IL OUBLIERAIT TOUT IL S ENDORMIRAIT - letc1-sr

Extrait de
Vendredi ou La Vie sauvage
de
Michel Tournier

Parcours de lecture
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Un extrait plus long

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Robinson était accablé de douleur. Il continuait ses recherches, mais il ne trouvait que des souvenirs qui achevaient de lui crever le cœur, la harpe éolienne et le cerf-volant, brisés par les hommes de la goélette, et tout à coup il sentit quelque chose de dur sous ses pieds. C’était le collier de Tenn, rongé par les moisissures. Alors Robinson appuya son front contre le tronc d’un eucalyptus, et il pleura toutes les larmes de son corps.
Quand il releva la tête, il vit à quelques mètres de lui une demi-douzaine de vautours qui l’observaient de leurs petits yeux rouges et cruels. Robinson voulait mourir, les vautours l’avaient deviné, mais justement, il ne voulait pas que son corps fût déchiqueté par les charognards. Il se souvint du fond de la grotte où il avait passé de si bonnes heures. Sans doute l’explosion avait bouché l’entrée de la grande caverne, mais il se sentait si diminué, si faible et rapetissé qu’il était bien sûr de trouver un passage, une fente entre deux blocs. Alors il descendrait tout au fond du trou qui était doux et tiède, il s’accroupirait, la tête sur les genoux, les pieds croisés, et il oublierait tout, il s’endormirait pour toujours à l’abri des vautours et des autres animaux.

POUR RIRE -25- (Pierre Doris)

Une  grille
pour rire

La première lettre de chaque mot est
mise en couleur et en italique.
Chaque mot est entouré d’une limite.
Le lien entre chaque mot et le suivant indiqué par un point rouge
La phrase à déchiffrer est composée de mots qui se suivent.


Pierre Doris

Tromperie sur la « marchandise »

« Je regrette de ne plus pouvoir épouser votre fille mais
vous ne m’aviez pas dit qu’elle boitait…

D ACCORD MAIS D UNE SEULE JAMBE - letc1-exp


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D ACCORD MAIS D UNE SEULE JAMBE - sr


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D ACCORD MAIS D UNE SEULE JAMBE - txt0r


– Je regrette de ne plus pouvoir épouser votre fille mais
vous ne m’aviez pas dit qu’elle boitait…

– D’accord ! Mais d’une seule jambe !


LOTUS SEVEN – CHRISTINE JEANNEY -1-

 

[Une voiture mythique,
d’une série télévisée : « Le prisonnier »
devenue elle même un mythe.]

 

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - letcr1-s

 

(à cliquer)

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - letcr1-exp

Extrait de Lotus Seven

de Christine Jeanney

Parcours de lecture

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - sr

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Extrait plus long

ON NE MONTE PAS BRUTALEMENT - txt1r

Le générique du premier épisode du prisonnier
L’arrivée

L’épisode complet (s’il existe encore ici)


 

Présentation de l’oeuvre par Thierry Beinstingel

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Que le début, personne encore, quand le point s’allonge et s’approche, ne sait nommer Lotus Seven, personne ne sait encore décrire, bien trop rapide et bien trop neuf. Le nouveau né germé à dévisager soupeser et sentir avant la mesure de son visage et si un contact s’établit. Lotus Seven qui fuse alors que pas encore construite.
Se pencher sur elle plus tard, Lotus Seven, nom à réhydrater de mémoire alors qu’elle file. On ne monte pas brutalement dans ce rêve, à bord de cette réinvention de ferraille idéale, bouts éclats tiges joints si pertinents unis ensemble à oublier que c’est bricoles, menue monnaie, de boulons, de billes, roulée au sol et privée de matière.

COLLINE – JEAN GIONO – 14

 

Un livret gratuit
entièrement dédié à l’oeuvre de Jean Giono
(extraits des nouvelles, romans et pièces de théâtre
à redécouvrir en jeu)
Cliquer sur le titre pour télécharger le cahier N°1

Pour saluer Giono au format PDF

Livret « Pour saluer Giono »

Merci de soutenir la création des livrets de motslies.

€1,00


 

[Qui penserait qu’il est ici question
d’un crapaud ?]

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - letc1-exp


(Nouveau ici ?
lecture plus facile avec
le lien entre les mots

A cliquer pour retourner )

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - letc1-sr

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - sr

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En clair (sur babelio)

*

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - txt0r

Un extrait plus long

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - txt1r

  (Janet est à l’agonie
autour de lui
pour conjurer le sort
des histoires étranges
naissent sur les lèvres.
Ici il est question d’un crapaud)

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Merci de signaler une erreur 


« Le crapaud qui a fait sa maison dans le saule est sorti.
« Il a des mains d’homme et des yeux d’homme.
« C’est un homme qui a été puni.
« Il a fait sa maison dans le saule avec des feuilles et de la boue.
« Son ventre est plein de chenilles et c’est un homme.
« Il mange des chenilles, mais c’est un homme, n’y a qu’à regarder ses mains.
« Il les passe sur son ventre, ses petites mains, pour se tâter : C’est bien moi, c’est bien moi, qu’il se demande dans sa jugeote, et il pleure, quand il est bien sûr que c’est lui.
« Je l’ai vu pleurer. Ses yeux sont pareils à des grains de maïs et, à mesure que ses larmes coulent, il fait de la musique avec sa bouche.
« Un jour, je me suis dit : “Janet, qui sait ce qu’il a fait comme ça, pour avoir été puni, et qu’on lui ait laissé seulement ses mains et ses yeux ?”
« C’est des choses que le saule m’aurait dites si j’avais su parler comme lui. J’ai essayé. Rien à faire. Il est sourd comme un pot.
« Nous deux, avec le crapaud, ça est bien allé jusqu’à la Saint-Michel ; il venait au bord des herbes pour me regarder.
« Je lui disais : “Oh collègue. Et alors, quoi de neuf ?” Quand j’arrosais, il me suivait.
« Une fois, c’était la nuit, je l’ai entendu venir ; il se traînait dans la boue et il faisait clou, clou, avec sa bouche pour faire venir les vers.
« Ils sont venus en dansant du ventre et du dos. N’y avait un gros comme un boudin blanc tout pomponné de poils ; un autre qui semblait un mal de doigt.
« Le crapaud a mis ses pattes sur mes pieds.
« Ses petites mains froides sur mes pieds, j’aime pas ça. Il en avait pris l’habitude, le gaillard. Chaque fois que j’arrivais, j’avais beau me méfier, y posait toujours sa petite patte froide sur mes pieds nus.
« À la fin, j’en ai eu assez. Je l’ai eu juste au sortir de sa maison.
« Il cloucloutait doucement. Il tenait un ver noir et il le mangeait. Il avait du sang sur les dents ; du sang plein sa bouche et ses yeux de maïs pleuraient.
« Je me dis : “Janet, c’est pas de la nourriture de chrétien, ça, tu feras bonne œuvre…”
« Et je l’ai partagé d’un coup de bêche.
« Il fouillait la terre avec ses mains ; il mordait la terre avec ses dents rouges de sang. Il est resté là avec sa bouche pleine de terre et des larmes dans ses yeux de maïs… »

Sa turne et la tienne – aunryz

[Le lieu que tu habites est précieux, ta chambre, ton corps …
sur lui tu as tous les droits
aussi …]

PRENDS TOUT TON TEMPS - letcr1-exp

 

 

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Prends tout ton temps
pas celui des autres