« Le chant du monde » – Jean Giono – page 16

P16-ILS DÉBORDAIENT -ima

Pour un certain nombre de ses lecteurs, jeunes* lors de la lecture de tout ou partie de l’oeuvre, ce roman de Jean Giono a été l’occasion de la découverte** d’un mot *** et de l’émotion charnelle qu’il peut receler ou désigner.

___
* « Le chant du monde » a pu être proposé en classe de 4ème dans le manuel Plaisir de lire de Jean Géhenno.

** Voir ici par exemple

*** Sensuel, sensualité.


P06-JE CROYAIS CONNAÎTRE-ima

Seizième page …

Jean Giono, poursuit la description anatomique d’Antonio en y consacrant presque une page. Celle-ci pourrait servir de sensibilisation lors d’un cours de « Sciences Naturelles » tant elle est détaillée … et merveilleusement écrite … peut-être trop ?
L’auteur termine cette description (il y reviendra plus tard) par une allusion à la sexualité « naturelle » de son personnage.


« …
Il avait un ventre de beau nageur plat et souple, ombragé en dessous par des poils blonds, habitués au soleil et au vent, drus, frisés d’une houle animale, solides comme les poils des chiens de bergers. Ces poils emplissaient le creux entre ses cuisses et son ventre et … »

 

P16-ILS DÉBORDAIENT -let

 

 


 

… ils débordaient de chaque côté.
Dessous campait cette partie de sa chair d’où jaillissaient les ordres étranges.
 ***»

[*** Suzanne Citron, veuve du biographe de Giono a pu écrire :
« Et « ces ordres étranges » retracent, à côté de la toujours présente Elise, les relations de l’écrivain avec trois femmes : Simone Téry, Hélène Laguerre, Blanche Meyer ». ]

 


La sexualité d’Antonio est celle d’un animal
– rythmée par une horloge mystérieuse, et impérieuse –
son appel est celui d’une bête.

« … ce qui le faisait à certains soirs abandonner ses filets, se jeter à l’eau, glisser vers l’aval et aller s’amarrer près des villages aux abords des lavoirs. Il se cachait dans les roseaux, il se mettait à chanter de sa voix de bête.  » 

Cet appel puissamment animal a le pouvoir de susciter une pulsion similaire …

 » Les jeunes filles ouvraient leurs portes et parfois …  » 

P16b-ELLES COURAIENT -let

P16-ILS DÉBORDAIENT -ima

 


Antonio a bien eu quelques démêlées avec la gente masculine, mais les traces qu’il conserve sur son corps des lames qui ont parfois failli lui coûter la vie, il les caresse, il les chérit. Tout comme les duellistes d’une époque passée le faisaient, des cicatrices qu’ils portaient, de préférence sur leur visage, comme des trophées.
A la différence près que, là où chez les uns il y a de la fierté, chez « Bouche d’Or » ce n’est « que » pure sensualité !


À noter :  L’ensemble des passages cités ici était absent de la publication de l’oeuvre (en plusieurs parties) dans « La Revue de Paris ».
Ces lignes se trouvent, dans la version définitive, avant « Le jour, maintenant, frappait sur des vallons sonores …« 
On peut se demander si Giono a fait cet ajout par la suite, ou s’il s’agit là d’une amputation imputable à la revue, due au contenu de ce paragraphe ?


 




 

 

 

 

Cliquer sur le titre pour télécharger le cahier « Pour saluer Giono N°2

L’iris de Suze (format pdf)

(gratuit)

Le cahier comporte comporte
– Des évocations courtes des 24 premières pages du roman
avec extrait en clair et en jeu (et illustrations)
– Ainsi qu’une page de la fin (qui ne dévoile rien)
– Les solution en fin de cahier (parcours et citation en clair).

 

 


 

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