CAMPEMENTS – ANDRÉ DHÔTEL – 24

Un livret dédié à l’oeuvre d’André Dhôtel
(28 extraits provenant de quatorze romans et nouvelles
à redécouvrir en mots liés)
Pour saluer Dhôtel- livret N°1- 12 aout 2015

(cliquer sur l’image pour lire le livret)


 QUELQUE RENCONTRE SURNATURELLE - letcr1-s

(à cliquer)
QUELQUE RENCONTRE SURNATURELLE - letcr1-exp

L’image de fond est empruntée à
« Pavane pour une infante défunte« 
de Anna Jouy
(publié aux édition Qazaq)


Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

QUELQUE RENCONTRE SURNATURELLE - sr

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Les aigremoines qui se dressent sur ces paysages sans haies sont pour le passant consolantes comme les arbres dans les régions plus fertiles, et les regards s’y arrêtent.
Là on pourrait faire quelque rencontre surnaturelle d’un enfant égaré sur la terre, pour avoir en errant, dépassé les limites de la mort. boire dans l’ornière, après la pluie, et dont un rayon de soleil oblique éclairait les yeux.

LE PEDAGOGUE N’AIME PAS LES ENFANTS – HENRI ROORDA – 07

A propos d’une représentation du bonheur
qui l’exclut de la vie quotidienne.

 « Ils sont nombreux, ces naïfs …« 

QUI VIVENT DANS L ATTENTE - letcr1-exp

Extrait de l’oeuvre  « Le Pédagogue n’aime pas les enfants »

de Henri Roorda

Parcours de lecture

QUI VIVENT DANS L ATTENTE - sr

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QUI VIVENT DANS L ATTENTE - txt0r


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les TAGS
donnent certains mots de la grille.

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Il y a des gens qui se font du bonheur une conception mélodramatique, catastrophique. Pour eux, être heureux, c’est, par exemple, gagner le gros lot ; ou bien, c’est devenir, dans un match inoubliable, le champion mondial de la boxe ; ou, encore, c’est porter une toilette infiniment élégante qui laisse derrière elle, dans la foule, un sillage d’admiration et de stupeur. Et ils sont nombreux, ces naïfs qui vivent dans l’attente d’un événement exceptionnel après lequel commencera pour eux une extase interminable.

L’HONORABLE MONSIEUR JACQUES – ANDRÉ DHÔTEL – 14

[Dans la vie réelle la lumière prend des chemins tortueux.
À partir de sa source,
elle se perd parfois dans le brouillard,
rebondit ici ou là.
Il arrive même qu’elle surgisse
de lieux que l’on qualifie d’obscurs.]


 

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - letc1-s                      

 


 

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 PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - letcr1-exp

  —     

Extrait du roman « L’Honorable Monsieur Jacques »

de André Dhotel

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Parcours de lecture

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - sr

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 Sur babelio
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Jacques songea que les paroles d’Augustin lui apprenaient tout au moins qu’il n’y avait rien de nouveau, il n’osa parler de la rencontre avec Viviane, cette nuit même.
Oui, cette nuit même, et il en était encore bouleversé.
Il fallait se taire, comme chacun se taisait dans la Saumaie, ou plutôt dire n’importe quoi pour dissimuler.
Peut-être la vérité ne devait éclater qu’à force d’être étouffée par les mensonges. Drôle de pays.
Ils marchèrent en silence.


LIVRE DES PEURS PRIMAIRES- N°90 – GUILLAUME VISSAC (6)

Le danger est à l’intérieur …

BIENTOT RONGERA LA CHAIR - letcr1-exp

(avec le lien entre les mots
à cliquer)

BIENTOT RONGERA LA CHAIR - letc1-sr

Extrait du « livre des peurs primaires»
de Guillaume Vissac

Peur primaire N° 115

Parcours de lecture

BIENTOT RONGERA LA CHAIR - sr

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BIENTOT RONGERA LA CHAIR - txt0r


Chez publie.net  :   Guillaume Vissac

Son site « Fuir est une pusion »

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les TAGS des mots de la grille.

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Condylure étoilé dans la tête, il me dévore l’orbite et déforme l’œil droit. Parfois durant le jour il migre à gauche. Bientôt rongera la chair et les os et quittera crâne et tempe où s’est tapi. J’attends avec lui ce moment.

LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE – HENRI DAVID THOREAU – 03

Une phrase forte
et dure
pour décrire l’état
lorsqu’il n’assume pas sa mission.

(sentine est synonyme ici de cloaque)


Extrait de l’essai
«La désobéissance civile»
de
Henry David Thoreau

 

En anglais

A DRAB OF STAT A CLOTH O - letr1-s

(cliquer pour le parcours de lecture)

En français

A DRAB - DANS SES BROCARDS - letcr1-s

(cliquer pour le parcours de lecture)

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anglais
A DRAB OF STAT A CLOTH O - txt0r

français

(Traduction de Yves Denis)

A DRAB - DANS SES BROCARDS - txt0r


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A drab of stat, a cloth-o’-silver slut, To have her train borne up, and her soul trail in the dirt.

Dans ses brocards de pute, un État qui tapine. La traîne portée haut, et l’âme à la sentine

RENTREZ SANS MOI – CHRISTINE ZOTTELE – 8

Rentrez sans moi - couverture« À la mémoire de Lise Bonnafous* et de Nathalie Filippi* et à tou(te)s les immolé(e)s du silence… » Christine Zottele
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

(* Liens ajoutés ici)

[Elle a réagi au mot « grandir »

Un peu triste si ce n’est que cela !]

C EST QUOI GRANDIR PRENDRE CONSCIENCE -letcr1-exp2

[Heureusement,
plus loin,
celle qui dit cela
se ravise,
nuance

malgré tout ce qui dans cette phrase
scelle son existence.]

                          

Extrait de « Rentrez sans moi » de Christine Zottele 

Brouillons et notes éparses
5 – Personnes et personnages

 —

Itinéraire de lecture

C EST QUOI GRANDIR PRENDRE CONSCIENCE -sr

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C EST QUOI GRANDIR PRENDRE CONSCIENCE - txt0r

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C EST QUOI GRANDIR PRENDRE CONSCIENCE - txt1r


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Nous lui avons tous dit qu’elle nous avait fait grandir. Elle a souri tristement – j’ai eu le sentiment que ce n’est pas ce qu’elle voulait entendre – et elle a demandé : Grandir ? C’est quoi grandir ? Prendre conscience qu’on ne réalisera pas forcément ses rêves d’enfant ? Et puis comme on se taisait, elle s’est reprise : Pardon, je dis n’importe quoi ! Bien sûr qu’on peut réaliser ses rêves. Tenez, je viens de retrouver un ancien élève. Il s’élève dans le ciel sur une échelle de tissu, comme dans le conte du haricot magique… il joue avec la pesanteur et l’apesanteur. Il tombe dans les bras du tissu, se livre à une fougueuse étreinte, s’enroule dans les draps, s’échappe, tombe quelques mètres plus bas, le tissu le rattrape sans cesse. C’était un élève dyslexique mais dans les airs il écrit un texte sans erreur.

L’HONORABLE MONSIEUR JACQUES – ANDRÉ DHÔTEL – 13

[Tout va très bien …]


 

A PART DES COURSES EN VOITURE - letcr1-s                      

  —     

Extrait du roman « L’Honorable Monsieur Jacques »

de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

A PART DES COURSES EN VOITURE - sr

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A PART DES COURSES EN VOITURE - txt1r


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Non, tout est calme, beaucoup trop calme à mon idée. Depuis des mois pas une farce notable, à part les pétards qu’on a lancés dans la cheminée de Mlle Savary, à part le coq du clocher que le père Varte a parié d’abattre d’un seul coup de fusil, à part des courses en voiture à travers les prés et les trois voitures qu’on a démolies contre des arbres. Oui, à part quelques chats empoisonnés , les gifles échangées par de nobles commères. À part qu’on voulait faire croire que la foudre tomberait tel jour, à telle heure sur le sapin de la Belle Étoile.


Propos en l’air de Boris Vian

LA QUESTION NE SE POSE PAS - letcr1-exp

On pourrait ne voir ici qu’un joli jeu de mot
mais qui connait Boris Vian se doute bien qu’il n’en est rien.

En période de « gros temps »
il y a bien autre chose à faire
que de discourir et théoriser

Oui la mauvaise peur et la mauvaise colère
peuvent nous égarer
mais
faisons (un peu) confiance en la vie qui nous a fait
si de temps à autre
la raison en nous est court-circuitée
c’est peut-être parce que
sans elle
nous trouverons bien mieux et plus vite
notre chemin.

A l’extrême inverse
il n’est pas inutile que celle dont parle Boris ici
vole suffisamment
avant d’atterrir
qu’elle survole assez longtemps le paysage
pour en avoir une représentation assez solide
avant de se poser.

Alors
qu’elle reste encore
un peu dans l’air
on ne lui en voudra pas.

 

LA QUESTION NE SE POSE PAS - txt0r

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(Merci à Christine Grimard qui a évoqué
cet trait du génial Boris
ici
dans un texte qui parle précisément du vent
et des craintes qu’il suscite
pour ce souviennent de ses excès passés.)

Avec l’espoir que tu me lises un jour – FRANÇOISE GÉRARD – 7

Avec l'espoir que tu me lises un jour - couverture« Avec l’espoir que tu me lises un jour est une longue lettre écrite par une femme amenée à revisiter un passé douloureux. Elle tente ainsi de restaurer un lien qui s’est brisé avec une personne chère »
Françoise Gérard

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici





Slow²Reading

(Où la narratrice évoque la vie et les gens des « Tours », « Barres » et autres immeubles à l’espace intérieur très réduit)

MA TOUR MA BARRE MON IMMEUBLE - letcr1-expo

     (plus facile à cliquer)

MA TOUR MA BARRE MON IMMEUBLE - letcr1-sr

                         —                      

Extrait de « Avec l’espoir que tu me lises un jour »
de Françoise Gérard

Parcours de lecture

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 Le blog de Françoise Gérard
Le vent qui souffle


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Dans la station orbitale que j’occupe au sommet de ma tour sous le couvert des étoiles, je prends des habitudes. Ma tour, ma barre, mon immeuble, je parle dorénavant comme les gens d’ici, locataires de ces cages à lapins depuis des lustres, contents de l’être ou accrochés à l’espoir de s’en évader, mais pour la plupart d’entre eux, résignés… au chômage, au bruit, à la délinquance, à l’exclusion. Dans ma tour, je connais maintenant presque tous mes voisins. Palier gauche dans le sens de la sortie, un jeune musicien qui se dit étudiant pour rassurer les gens, mais qui se fait voleur de portefeuilles quand il n’a pas trouvé mieux à se mettre sous la main, je le sais car je l’ai surpris chez moi en flagrant délit, depuis, on est copains… Palier droit, un jeune couple enamouré qui s’embrasse ou s’engueule, elle, elle fait des ménages dans la journée, lui travaille dans un « Mac Do » le soir..