Le naufrageur – Stevenson – 01

[Merci à la « Bibliothèque Numérique Romande » pour l’édition gratuite de ce livre au format numérique]


 

ELLE AVAIT ABRITÉ SES YEUX - letcr1-exp

(Sans l’image
à cliquer pour agrandir)

ELLE AVAIT ABRITÉ SES YEUX - letcr1


Extrait du roman  Le Naufrageur,
(roman traduit de l’anglais… par L.-M. Zeys)
de Robert Louis Stevenson

Parcours de lecture

ELLE AVAIT ABRITÉ SES YEUX - s

En clair

ELLE AVAIT ABRITÉ SES YEUX - txt0

Un extrait plus long

ELLE AVAIT ABRITÉ SES YEUX - txt1

Lecture

 


On n’aurait pu découvrir, dans toute la longueur de la rue bordant la plage, une seule créature animée, mais au bout de la jetée, assis sur une pile de vieux effets, se trouvait la curiosité vivante de Taiohaé : le fameux blanc tatoué.
Bien que les grands yeux ouverts de notre personnage semblassent se fixer sur le paysage pittoresque qui se déroulait à l’horizon, il était insensible aux beautés du site et laissait follement vagabonder sa pensée à travers l’espace.
Cependant il fut soudain tiré de son assoupissement par une apparition inattendue. L’accès de la baie n’est pas difficile aux bâtiments ; ils peuvent aisément approcher de l’un ou l’autre des deux îlots qui en gardent l’entrée. Le foc d’un vaisseau émergea brusquement ; bientôt après parurent deux voiles d’avant, et notre rêveur n’avait pas eu le temps de sauter sur ses pieds, qu’un brick contournait l’îlot et se trouvait à l’entrée de la passe.
La ville endormie se réveilla comme par enchantement. De tous côtés accoururent les indigènes, se renvoyant les uns aux autres ce cri magique : « Un vaisseau ! un vaisseau ! » La reine, sous sa véranda, scrutait l’horizon ; pour mieux voir, elle avait abrité ses yeux sous une main, véritable chef-d’œuvre de l’art du tatouage. Le commandant rentra précipitamment pour chercher sa longue-vue ; le gouverneur de la prison courut en hâte vers le port. Enfin, les dix-sept Canaques et le capitaine qui composaient une partie de l’équipage du vaisseau de guerre français se précipitèrent sur le pont. Les marchands et les commis de nationalités diverses s’étaient rassemblés, selon leur coutume, dans la rue, devant le cercle. Tout cela s’était fait en un clin d’œil, avant que le bâtiment eût eu le temps de jeter l’ancre. Quelques minutes plus tard, les couleurs anglaises furent arborées.

 

 

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Chants à faire et à défaire – SERGE MARCEL ROCHE – 1



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes :

(Précédés dans l’oeuvre d’une introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

 


VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - letcr1-exp

                                              

  


(Sans l’image
–  à cliquer – )

VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - letcr1

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Chants à faire et à défaire
(Refrain : Il n’y a que) »

Itinéraire de lecture

VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - s

En clair

VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - txt0

 Un extrait plus long

VIENT LE CRÉPUSCULE DU SOIR - txt1



Chants à faire et à défaire
(Refrain : Il n’y a que)
 
 
 
Nous descendions – le sable était de mer – vers les boutiques de la ville, or cet homme-là n’aime pas la mer, mais les regards étaient d’étoiles et les corps de cendre chaude. Au retour les lampes à terre noyaient le jour dans leur lumière, la chambre sans fenêtre sentait le linge humide, le savon, et pour tromper l’angoisse il n’y avait qu’un vieux journal populaire.
 
 
 
Il n’y a que le sable gris du ciel pour servir de carte sur la table du présent où la solitude a mis le couvert. La blanche tristesse du jour désoriente l’horizon, la pensée s’accoude au silence, le cœur saisit le couteau du rêve entre les plis de la saison. Vient le crépuscule du soir qui ramasse les miettes de l’attente, parce que l’on n’a rien d’autre à manger.
 
 
 
Sur la route passe une auto, c’est le même jour qu’hier, le même rouleau de poussière et dans les yeux à peine ouverts des cases la même fatigue qui se lit. Il n’y a guère que le bain dans l’eau vierge de la rivière qui change quelque chose au refrain.
 

 
Dans la nuit il n’y a que la brume et la poussière et le pilon sourd du temps, le son du bois fendu par une femme tard rentrée, une lampe, des mains tendues, la rumeur de la ville coulant vers la frontière, vers un ailleurs ignoré des ombres qui glissent.
 

 
Sur le tranchant du sommeil, devant la case au bord du jour, à la lisière des yeux noirs de la forêt, à la frontière d’un ailleurs sans nom, il n’y a que la cicatrice de la piste dans le regard, le long des reins la cendre tiède, la poussière, la racine amère du matin, le froid laissé par les étoiles, le soleil incertain, la salive jetée en terre, les reliefs du rêve, les franges de la brume, et l’eau de la rivière en bas qui nous attend.

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT – LOUIS-FERDINAND CÉLINE – 8 –

[« L’Africain » (vu par les yeux d’un personnage) de Céline.
difficile de savoir que l’on parle ici
d’un homme]



DANS LA JOURNÉE C EST - letcr1-exp2

 

——

(Sans image,
à cliquer)

DANS LA JOURNÉE C EST - letcr1

                                                                

Extrait du roman « Voyage au bout de la nuit  »
de Louis-Ferdinand Céline

——

Parcours de lecture

DANS LA JOURNÉE C EST - s

En clair

DANS LA JOURNÉE C EST - txt0

 Un extrait plus long

DANS LA JOURNÉE C EST - txt1

____________________________

Les TAGS
donnent des mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir, cliquer


Merci de  signaler une erreur


— Y a encore le village, qu’il ajouta… Y a pas cent nègres dedans, mais ils font du bousin comme dix mille, ces tantes !… Vous m’en direz des nouvelles de ceux-là aussi ! Ah ! si vous êtes venu pour le tam-tam, vous vous êtes pas trompé de colonie !… Parce que ici, c’est tantôt parce que c’est la lune qu’ils en jouent, et puis, parce que c’est plus la lune… Et puis parce qu’on l’attend la lune… Enfin, c’est toujours pour quelque chose ! On dirait qu’ils s’entendent avec les bêtes pour vous emmerder les charognes ! À crever que je vous dis ! Moi, je les bousillerais tous d’un bon coup si j’étais pas si fatigué… Mais j’aime encore mieux me mettre du coton dans les oreilles… Avant, quand il me restait encore de la vaseline dans ma pharmacie, j’en mettais dedans, sur le coton, maintenant je mets de la graisse de banane à la place. C’est bon aussi la graisse de banane… Avec ça, ils peuvent toujours se gargariser avec le tonnerre de Dieu si ça les excite, les peaux de boudin ! Moi, je m’en fous toujours avec mon coton à la graisse ! J’entends plus rien ! Les nègres, vous vous en rendrez tout de suite compte, c’est tout crevés et tout pourris !… Dans la journée c’est accroupi, on croirait pas ça capable de se lever seulement pour aller pisser le long d’un arbre et puis aussitôt qu’il fait nuit, va te faire voir ! Ça devient tout vicieux ! tout nerfs ! tout hystérique ! Des morceaux de la nuit tournés hystériques ! Voilà ce que c’est que les nègres, moi j’vous le dis ! Enfin, des dégueulasses… Des dégénérés quoi !…

Toi, tu ne vieillis plus, tu regardes la montagne – Hélène Sanguinetti – 01

NOTRE SÉJOUR N EN SERA - LETCR1-EXP

Extrait du livre de poésie
« Toi, tu ne vieillis plus, tu regardes la montagne« 

de Hélène Sanguinetti
édité par publie.net

NOTRE SÉJOUR N EN SERA - letcr1

(Sans image
à cliquer pour l’agrandir)

Parcours de lecture

NOTRE SÉJOUR N EN SERA - S

—-

En clair

NOTRE SÉJOUR N EN SERA - TXT0

Extrait plus long

NOTRE SÉJOUR N EN SERA - txt1

—-

Le texte lu par l’auteure


Apporter quelque chose, le poser sur la fenêtre le monde
serait plus léger, TOUT EST POUR TOI MÊME RIEN

Onze heures et demie, retour des grelots, deux trois, — à la recherche des orangers au-dessous de la route, le grand virage, l’usine qui a brûlé, ce ne sont pas des souvenirs, du passé, regretté, mais des jours et des jours encore depuis, MOI J’AI PLUS QUE DES YEUX, JE REGARDE LE SOLEIL
À la recherche de Solange, la mère, Gaby — son fils, la terrasse est presque vide, sauf une chaise blanche et le chien couché du long sur le cours.
Quoi des étés des vinasses Quoi des étés des vinasses Quoi des étés des vinasses répéteront les châtaigniers là en bas, avec nous, et notre séjour n’en sera pas moins brillant malgré les ombres

TRANSOXIANE, épisode #1: Barbe Bleue – GUILLAUME VISSAC (3)

« Misère Balkaï n’est pas une chamane de contes de fées ou de légendes africaines : c’est une traceuse … lorsqu’elle est en état de transes mystiques »

 

 

Slow²Reading

[La seconde vision de Misère Balkaï]

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - letcr1-exp


Extrait de « Transoxiane, épisode #1 : Barbe-Bleue »
de Guillaume Vissac

(Si tu es novice
clique sur ceci pour l’agrandir
les liens entre les mots t’apparaîtrons)

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - letcr1-s

——

Parcours de lecture

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - sr

(à cliquer)

 

En clair

LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - txt0r

Un extrait plus long
LE JOUR OÙ IL A FINALEMENT - txt1r

—-

Un extrait en audio lu par Èric Schulthess

 


Le site de Guillaume Vissac « Fuir est une pulsion »

#

____________________________

les TAGS donnent des mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir  cliquer dessus


Merci de signaler une erreur 


J’ai gagné Tbilisi accrochée au thorax d’un homme qui ne faisait qu’un avec sa moto, mais c’est une autre histoire. Je m’étais assise sur le porte-bagage. Après avoir mis un pied en Géorgie, j’ai fini par gagner l’Europe. Pendant ce temps, Alexeï faisait le chemin inverse dans le monde souterrain : il remontait à pied le fleuve de ma vie nomade jusqu’en Transoxiane. C’est de là que je viens, une région qui se situe je crois à la rencontre de pays que vous appelez ici Ouzbékistan et Kazakhstan. Le jour où il a finalement atteint ma Transoxiane natale, sa silhouette a gonflé sous ma peau au niveau des paupières. Je le vois quand je ferme les yeux. Il m’apparaît en rêves et en transes et, par moment, cela peut arriver, en surimpression dans la vie véritable. C’est un lien unique, ibashim comme on dit dans nos langues, qui ne peut se défaire. Comme une ancre. Comme une tache de naissance spontanée.

J’attends – Roland Marx – (chanson)

 

Roland Marx, à travers l’écriture de son texte,  Gérard Delon  par  la musique qu’il a écrite et la voix qu’il lui a prêtée
(et aunryz dans sa proposition de promenade à travers le cimetière de Nicastro)
nous engagent à ne pas trop attendre  … attendre … attendre.

J ATTENDS LA FIN DE LA SEMAINE - letcr1-exp

 

—-

Sans le cimetière
(ou presque)
J ATTENDS LA FIN DE LA SEMAINE - letcr1-

Parcours de lecture

J ATTENDS LA FIN DE LA SEMAINE - s

En clair

J ATTENDS LA FIN DE LA SEMAINE - txt0


j’attends la sortie de l’école
pour aller jouer dans le pré

j’attends de choper la rougeole
pour sécher les cours du curé

j’attends parfois des coups de trique

j’attends Noël tout excité
pour avoir un train électrique

j’attends les vacances d’été

j’attends un regard ou un geste
le premier baiser en retour

j’attends qu’elle me dise « Reste ! »
et la première nuit d’amour

j’attends la fin de la semaine

j’attends de réussir mon bac

j’attends qu’un train me la ramène

j’attends de m’inscrire à la fac

j’attends les perms, j’attends la quille

j’attends la relève au portail
au long des jours de pacotille

j’attends de trouver un travail

j’attends de gagner le pactole
dans un boulot moins étouffant

j’attends de changer de bagnole
elle attend mon premier entant

j’attends les fêtes de famille
et l’héritage du tonton

j’attends ma maîtresse à la grille
et la rosette à mon veston
dans ma résidence de Crète

j’attends en jouant au tennis

j’attends l’heure de la retraite
et le mariage de mon fils

j’attends d’entrevoir Dieu le Père
et mes héritiers en grand deuil

j’attends la pelletée de terre
qui fera vibrer mon cercueil

j’attends dans mon trou solitaire
j’attends, j’attends…

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – DE QUELQUES SCULPTURES SAUVAGES – 2

[Le Grand Jeu renverse le regard
que l’on peut porter sur le masque africain.]

À COMBIEN DE DÉLUGES - letcr1- exp

Sans l’image
(à cliquer)

À COMBIEN DE DÉLUGES - letcr1


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans
« DE QUELQUES SCULPTURES DE SAUVAGES »

(On pourra rapprocher ce titre un tantinet provocateur
de la définition vue précédemment
de la « race cuivrée » et
de la civilisation « sauvage »

—–

parcours de lecture
À COMBIEN DE DÉLUGES - s

En clair

À COMBIEN DE DÉLUGES - txt0

 Un extrait plus long

À COMBIEN DE DÉLUGES - letcr1- txt1


Merci de signaler une erreur 


Nous ne les montrons pas comme des oeuvres d’art, ni comme des joujoux, ni comme des grigris, ni comme des tire-sous, ni comme des attrape-nigauds; nous les montrons tout au plus comme des grands-pères. Vous croyez peut-être qu’ils sont beaux, les bonshommes, vous croyez peut-être qu’ils sont drôles, et qu’ils ont le génie et la fraîcheur de la jeunesse et le charme si particulier (tatsim!tatsim!) des « peuples-enfants », et bien au goût du jour, pas vrai, morveux de la cervelle, civilisés, mais regardez-les, ces bouts de bois, ils se foutent de vous.
Si vous saviez à combien de déluges d’eau, de vent, de feu ils ont survécu avec leur rire d’au-delà toutes les voûtes crâniennes et célestes, qui est de chaque instant, qui est de chaque battement de ta tempe, monsieur, rire au fil de rasoir au ras de l’artère gonflée de ton sale sang de fausse brute! Et leur âge, sans mémoire, cette éternité immédiate, ah! non, pas celle-là qui s’étend comme un caoutchouc abstrait plus loin que le fantôme Extrait de la publication de quelques sculptures sauvages demain, plus loin que le fantôme hier, pas ces fumisteries métaphysiques où l’occidental crétinisé croit avoir hérité de solides racines dans le sein de son Dieu le père l’absence on n’a pas fini de s’y tromper, il ne s’agit pas de consolations faciles (à quoi ? à soi) non, mais l’éternité du moindre mouvement grotesque ou tragique, épouvanté ou douloureux de la brute humaine que tu es, qu’il faut transformer avec la claire conscience d’être où tu es, et non pas où tu vas, ni d’où tu viens.

MARTINE CROS – Autoportrait à l’aimée – 2

Autoportrait à l'aimée - couverturePublié en numérique
aux éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
dans ce qui est à présent une « collection » poésie
« Autoportrait à l’aimée de Martine Cros »

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (Jan Doets)  ici

Mais sur le parquet nu - letcr1-exp1

Extrait du recueil de poésie
« Autoportrait de l’aimée»
de Martine Cros

————

parcours de lecture

Mais sur le parquet nu - s

En clair
(à cliquer)

Mais sur le parquet nu - txt0

 Un extrait plus long

 Mais sur le parquet nu - txt1

____________________________

les TAGS
donnent certains mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir une image cliquer dessus


Présence silence dans le dehors gelé    Le calendrier de l’avent s’ouvre     La tiédeur de la pièce    Tout pour ne pas pénétrer ce qui berce      pas aller plus profond où le ventre se serre      qui ne se serre pas contre ta belle sibylle      Le mur de ta témérité fendille     La nuit sc’andante de désir         songe et se défait       Tu vois un feu de cheminée       quelques noix     un tapis de tzar rouge     et son corps si doré      Mais sur le parquet nu       ce n’est rien qu’une messe de nuit
 
  
Saura-t-elle si loin que tu lui es soumise      Esclave de chair vive crucifiée      Sacrifiée à jamais comme un animal doux sur la stèle assolée aux roches des secrets      Te souviens-tu l’abandon au silence des gestes, ces mots en soi qui savent les fêlures
 
  
Ton âme brûle vive au foyer de sa voix qui te lisait l’écrin des langues éclatantes    Elle résonne encore    la splendide pluie de mots     dans la nuit sans muselière

HYMNE DE L’UNIVERS – PIERRE TEILHARD DE CHARDIN – 3

[Il serait dommage que ces propos soient disqualifiés
parce que celui qui les tient semble être / est
un mystique.
Ecrire de temps en temps
maladroitement de l’autre main
rééquilibre l’être.]


« Le soleil vient d’illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient.
Une fois de plus, ….
 SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - letc1-exp

    

Extrait de l’essai « Hymne de l’univers»
de Pierre Teilhard de Chardin

 —

Parcours de lecture

SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - s

En clair

SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - txt0

Un extrait plus long

SOUS LA NAPPE MOUVANTE DE - txt1


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Le soleil vient d’illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient. Une fois de plus, sous la nappe mouvante de ses feux, la surface vivante de la Terre s’éveille, frémit, et recommence son effrayant labeur.
Je placerai sur ma patène, ô mon Dieu, la moisson attendue de ce nouvel effort. Je verserai dans mon calice la sève de tous les fruits qui seront aujourd’hui broyés.