« L’iris de Suse » – Jean Giono – 11

« C’est aller plus loin que la lune
mais qui le saura »

écrit Jean Giono dans sa présentation du titre.


Onzième page,
Tringlot traverse divers paysages montagneux

à distance de ce qui, humain ou non,
lui donne vie.


 

« A gauche, une tortueuse vallée encombrée de tertres, resserrée par des parois à plomb couvertes d’yeuses, remontait vers des massifs enchevêtrés. Entrelacé avec un ruisseau scintillant, un petit train d’intérêt local y serpentait. Il faisait des flonflons de fumée, au pas. La gorge étroite où il ahanait amplifiait le martèlement de ses bielles et le trimbalement de ses ferrailles.

P21 - IL TRAÎNAIT À LA MONTÉE-let


 

P21 - IL TRAÎNAIT À LA MONTÉE-image

Il traînait à la montée quatre wagons vers une bourgade enfoncée dans des éboulis et les décombres d’une montagne.»

 

[Almanach] Jean ROUAUD …

[Le bidonville est-il l’aboutissement du projet
« la ville à la campagne »
voire son dépassement ?]

Mardi 5 Juin 2012
Les éditions publie.net donnaient
Les villes fantômes de Jean Rouaud

LA SEULE FAÇON POUR LA CAMPAGNE-letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

L’extrait complet

Proposition de lecture :


Admettons la proposition mitterrandienne : Le socialisme, c’est la ville. On peut en débattre, mais retenons surtout que dans l’esprit d’un dirigeant éclairé, le socialisme passe nécessairement par la ville. Ce qui dit aussi, en négatif, qu’il se désintéresse totalement de la campagne, qu’il se fiche de réfléchir à son évolution, ou qu’il trouve son cas à ce point désespéré, qu’en une formule il choisit de la rayer de la carte de l’avenir. La seule façon pour la campagne d’embarquer à bord du train du progrès, ce serait donc de se regrouper en cités, et de laisser la nature aux plantes et aux petits oiseaux. C’est ce qu’elle a fait pourtant, pendant deux siècles sous nos contrées, et continue de faire dans les pays du Tiers Monde, mais avec des résultats mitigés. Par exemple, on ne sait même pas combien de paysans ont quitté le peu qu’ils avaient, mais qui n’était pas rien, puisque, aussi misérable fût-il, ce coin de campagne était dépositaire d’une histoire, pour s’entasser dans de gigantesques campements de toiles et de cartons à la périphérie de Mexico et faire de la cité aztèque une nébuleuse de vingt-trois ou vingt-cinq millions d’habitants, nul ne sait, mais dans cette approximation, on aurait de quoi inclure les deux millions de Parisiens. Alors, le socialisme, serait-ce aussi le bidonville ? Ne poussons pas tout de même. Mais le fait est, qu’en retournant la proposition, si le socialisme c’est la ville, quel système politique définit la campagne ? La ville étant perçue comme le laboratoire du progrès, du commerce avec l’autre, de la civilité, de l’échange, du vivre ensemble, si l’on inverse terme à terme les valeurs de ce riant tableau progressiste, on souffre pour nos amis ruraux. Autrement dit : à la ville les lumières, à la campagne l’obscurantisme, à la ville le progrès, à la campagne l’arriération, à la ville le commerce avec l’autre, à la campagne le repli sur soi, à la ville l’échange, à la campagne la thésaurisation, à la ville la civilité, à la campagne les rustres, à la ville l’art de vivre ensemble, à la campagne la haine rance du voisin, d’où, in fine, et ainsi on comprend mieux les arcanes de la pensée du maître de Jarnac : si le socialisme c’est la ville, la campagne, c’est la réaction. Décidément le Maréchal avait bien raison d’être vichyste. La campagne et lui étaient faits pour s’entendre.
D’une autre côté, si la ville s’est constituée massivement avec l’exode rural, que devient son socialisme lorsque le mouvement, comme c’est le cas aujourd’hui, s’inverse ? Ainsi, c’est la première fois depuis deux siècles que les campagnes européennes ne perdent plus d’habitants, que l’hémorragie de l’exode est stoppée, et que les villes, on le voit avec Paris, commencent même à perdre une partie de leur population, qu’elles ne savent pas comment retenir. De sorte que la formule n’est plus d’actualité (sinon ça donne, avec cette image d’une ville qui se dégonfle : le socialisme, c’est une baudruche) et qu’il faut la repenser. Il aurait même fallu commencer à y songer plus tôt. Ce qui fait que certains débats sentent la naphtaline.

J’attends – Roland Marx – (chanson)

 

Roland Marx, à travers l’écriture de son texte,  Gérard Delon  par  la musique qu’il a écrite et la voix qu’il lui a prêtée
(et aunryz dans sa proposition de promenade à travers le cimetière de Nicastro)
nous engagent à ne pas trop attendre  … attendre … attendre.

J ATTENDS LA FIN DE LA SEMAINE - letcr1-exp

 

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Sans le cimetière
(ou presque)
J ATTENDS LA FIN DE LA SEMAINE - letcr1-

Parcours de lecture

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En clair

J ATTENDS LA FIN DE LA SEMAINE - txt0


j’attends la sortie de l’école
pour aller jouer dans le pré

j’attends de choper la rougeole
pour sécher les cours du curé

j’attends parfois des coups de trique

j’attends Noël tout excité
pour avoir un train électrique

j’attends les vacances d’été

j’attends un regard ou un geste
le premier baiser en retour

j’attends qu’elle me dise « Reste ! »
et la première nuit d’amour

j’attends la fin de la semaine

j’attends de réussir mon bac

j’attends qu’un train me la ramène

j’attends de m’inscrire à la fac

j’attends les perms, j’attends la quille

j’attends la relève au portail
au long des jours de pacotille

j’attends de trouver un travail

j’attends de gagner le pactole
dans un boulot moins étouffant

j’attends de changer de bagnole
elle attend mon premier entant

j’attends les fêtes de famille
et l’héritage du tonton

j’attends ma maîtresse à la grille
et la rosette à mon veston
dans ma résidence de Crète

j’attends en jouant au tennis

j’attends l’heure de la retraite
et le mariage de mon fils

j’attends d’entrevoir Dieu le Père
et mes héritiers en grand deuil

j’attends la pelletée de terre
qui fera vibrer mon cercueil

j’attends dans mon trou solitaire
j’attends, j’attends…

GERT JONKE – LA GUERRE DU SOMMEIL – 2




LA GARE FACILE - letc1


Lecture plus lente

LA GARE FACILE - let1

Extrait de « La guerre du sommeil »

de Gert Jonke

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parcours de lecture

LA GARE FACILE - s

L’extrait sur babelio

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LA GARE FACILE - txt0


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La gare, facile à repérer grâce à son torse de rails élancés et de trains enchaînés dessus.

Avec l’espoir que tu me lises un jour – FRANÇOISE GÉRARD – 3

Avec l'espoir que tu me lises un jour - couverture« Avec l’espoir que tu me lises un jour est une longue lettre écrite par une femme amenée à revisiter un passé douloureux. Elle tente ainsi de restaurer un lien qui s’est brisé avec une personne chère »
Françoise Gérard

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici



CHAQUE TRAIN - letcr11

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CHAQUE TRAIN - letc0

                         —                      

Extrait de « Avec l’espoir que tu me lises un jour »
de Françoise Gérard

Itinéraire de lecture

CHAQUE TRAIN - s

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 Le blog de Françoise Gérard
Le vent qui souffle



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Chaque train que je regardais défiler rendait crédibles mes rêves d’évasion.

FENÊTRE SUR LE CHAOS – CORNELIUS CASTORIADIS – 1-

 
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De l’essai
« Fenêtre sur le chaos»

de Cornelius Castoriadis

Parcours de lecture
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En clair (sur babélio)

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Extrait plus long

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Les gènes humains n’ont pas subi – que l’on sache – de détérioration du moins, pas encore. Mais nous savons que les « cultures », les sociétés, sont mortelles. Mort qui n’est pas forcément, et pas généralement, instantanée. Sa relation à une, nouvelle vie, dont elle peut être la condition, est énigme chaque fois singulière. La « décadence de l’Occident » est un thème vieux et, au sens le plus profond, faux. Ce slogan voulait aussi masquer les potentialités d’un monde nouveau que la décomposition de l’ « Occident » pose et libère, en tout cas recouvrir la question de ce monde, et étouffer le faire politique par une métaphore botanique. Nous ne cherchons pas à établir que cette fleur-ci, comme les autres, se fanera, se fane ou est déjà fanée. Nous cherchons à comprendre qu’est-ce qui, dans ce monde social-historique, meurt, comment et, si possible, pourquoi. Nous cherchons aussi à trouver qu’est-ce qui y est, peut-être, en train de naître.

JUSQU’À CE QUE – JY – 1

 DANS LA SOLITUDE D UN QUAI DE GARE JE PARLAIS AVEC MES MORTS ET JE RATAIS MON TRAIN-let

Extrait du roman « Jusqu’à ce que»

de JY

Solution

DANS LA SOLITUDE D UN QUAI DE GARE JE PARLAIS AVEC MES MORTS ET JE RATAIS MON TRAIN-s

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N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


… et j’ai payé cher de n’être ni sourd, ni muet,
alors je me suis écrit !

Dans la solitude d’un quai de gare, je parlais avec mes morts. Et je ratais mon train.
Je voudrais bien sourire de cela.