COLLINE – JEAN GIONO – 13

Un livret gratuit
entièrement dédié à l’oeuvre de Jean Giono
(extraits des nouvelles, romans et pièces de théâtre
à redécouvrir en jeu)
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Livret « Pour saluer Giono »

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LE CRAPAUD QUI A FAIT - letc1


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(Une lecture plus lente
à cliquer)

LE CRAPAUD QUI A FAIT - let1

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

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parcours de lecture

LE CRAPAUD QUI A FAIT - s

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En clair (sur babelio)

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LE CRAPAUD QUI A FAIT - txt0

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Un extrait plus long

LE CRAPAUD QUI A FAIT - txt1

  (Janet est à l’agonie
autour de lui
pour conjurer le sort
des histoires étranges
naissent sur les lèvres)

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« Le crapaud qui a fait sa maison dans le saule est sorti.
« Il a des mains d’homme et des yeux d’homme.
« C’est un homme qui a été puni.
« Il a fait sa maison dans le saule avec des feuilles et de la boue.
« Son ventre est plein de chenilles et c’est un homme.
« Il mange des chenilles, mais c’est un homme, n’y a qu’à regarder ses mains.
« Il les passe sur son ventre, ses petites mains, pour se tâter : C’est bien moi, c’est bien moi, qu’il se demande dans sa jugeote, et il pleure, quand il est bien sûr que c’est lui.
« Je l’ai vu pleurer. Ses yeux sont pareils à des grains de maïs et, à mesure que ses larmes coulent, il fait de la musique avec sa bouche.
« Un jour, je me suis dit : “Janet, qui sait ce qu’il a fait comme ça, pour avoir été puni, et qu’on lui ait laissé seulement ses mains et ses yeux ?”
« C’est des choses que le saule m’aurait dites si j’avais su parler comme lui. J’ai essayé. Rien à faire. Il est sourd comme un pot.
« Nous deux, avec le crapaud, ça est bien allé jusqu’à la Saint-Michel ; il venait au bord des herbes pour me regarder.
« Je lui disais : “Oh collègue. Et alors, quoi de neuf ?” Quand j’arrosais, il me suivait.
« Une fois, c’était la nuit, je l’ai entendu venir ; il se traînait dans la boue et il faisait clou, clou, avec sa bouche pour faire venir les vers.
« Ils sont venus en dansant du ventre et du dos. N’y avait un gros comme un boudin blanc tout pomponné de poils ; un autre qui semblait un mal de doigt.
« Le crapaud a mis ses pattes sur mes pieds.
« Ses petites mains froides sur mes pieds, j’aime pas ça. Il en avait pris l’habitude, le gaillard. Chaque fois que j’arrivais, j’avais beau me méfier, y posait toujours sa petite patte froide sur mes pieds nus.
« À la fin, j’en ai eu assez. Je l’ai eu juste au sortir de sa maison.
« Il cloucloutait doucement. Il tenait un ver noir et il le mangeait. Il avait du sang sur les dents ; du sang plein sa bouche et ses yeux de maïs pleuraient.
« Je me dis : “Janet, c’est pas de la nourriture de chrétien, ça, tu feras bonne œuvre…”
« Et je l’ai partagé d’un coup de bêche.
« Il fouillait la terre avec ses mains ; il mordait la terre avec ses dents rouges de sang. Il est resté là avec sa bouche pleine de terre et des larmes dans ses yeux de maïs… »

COLLINE – JEAN GIONO – 12

Un livret
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(extraits des nouvelles, romans et pièces de théâtre
à redécouvrir en jeu)
Pour saluer Giono-couverture








LE CIEL EST COMME - letc1
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(Une lecture plus lente
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LE CIEL EST COMME - let1

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

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parcours de lecture

LE CIEL EST COMME - s

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LE CIEL EST COMME - txt0

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Un extrait plus long

LE CIEL EST COMME - txt1

  (Janet est à l’agonie
mais jamais il n’aura été
aussi présent
sur SA colline)

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Deux jours et deux nuits le vent a soufflé. Il était chargé de nuages ; maintenant il pleut. L’orage qui bouchait les défilés du fleuve s’est levé. Comme un taureau fouetté d’herbes, il s’est arraché à la boue des plaines ; son dos musculeux s’est gonflé ; puis il a sauté les collines, et il s’est mis en marche dans le ciel.
Il pleut. Une petite pluie rageuse, irritée puis apaisée sans motif, lardée des flèches du soleil, battue par la rude main du vent, mais têtue. Et ses pieds chauds ont écrasé l’avoine. Le peuple des hirondelles et des merles bruit dans les arbres.
Le ciel est comme un marais où l’eau claire luit par places entre les flaques de vase.

A L’ABSENTE CE DIT – FRANCIS ROYO

 En son monde d’Analogos

Francis Royo

donne
ce DIT en marge

CERTAINS SOIRS - letcr1

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Lire sur  Analogos

à l’absente ce dit


certains soirs
mon désert est prière

qui boit mon eau
qui peut sauver ma soif
intruse

non pas l’amour
mais nos corps clandestins
à renaître
à inventer sans fin

l’urgence de nos peaux
jusqu’au pardon

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT – LOUIS-FERDINAND CÉLINE – 2 –


JAMAIS JE NE M ETAIS - letc1
                                                                    … Une immense, universelle moquerie..… »

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Lecture plus lente

JAMAIS JE NE M ETAIS - let1

Extrait du roman « Voyage au bout de la nuit  »
de Louis-Ferdinand Céline

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Parcours de lecture

JAMAIS JE NE M ETAIS - s

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En clair sur babelio

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JAMAIS JE NE M ETAIS - txt0

Un extrait plus long
qui contient cette citation

LA GUERRE EN SOMME C ETAIT TOUT CE QU ON NE COMPRENAIT PAS CA NE POUVAIT PAS CONTINUER-txt2

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Les TAGS
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Jamais je ne m’étais senti aussi inutile parmi toutes ces balles et les lumières de ce soleil. Une immense, universelle moquerie.

RENTREZ SANS MOI – CHRISTINE ZOTTELE – 4

Rentrez sans moi - couverture« À la mémoire de Lise Bonnafous* et de Nathalie Filippi* et à tou(te)s les immolé(e)s du silence… » Christine Zottele
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

(* Liens ajoutés ici)

Extrait de
Brouillons et notes éparses
3 – Discours

 


PARCE QUE JE DETESTE - letcr1

         

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Une lecture plus lente
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PARCE QUE JE DETESTE - let1

                          

Extrait de « Rentrez sans moi » de Christine Zottele 

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Itinéraire de lecture

PARCE QUE JE DETESTE - s

En clair

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ILS SE SONT IMMOLES - txt0

 Extrait plus long

PARCE QUE JE DETESTE - txt1


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Pourquoi ai–je choisi une comédienne pour porter ma voix plutôt que l’un d’entre vous ? Parce que. Ai–je envie de dire – et d’où je suis j’ai tous les droits – plus sérieusement, parce que je déteste le pathos et que vos sanglots m’insupportaient de mon vivant ; j’ai exigé une comédienne professionnelle pour être parfaitement audible et avoir le ton juste. C’est tout.

LE TROUBADOUR ALCHIMISTE – LUIS RACIONERO – 2

Plus qu’un roman, il s’agit là d’une somme. Au carrefour des trois religions monothéiste du bassin méditerranéen) Raymond Lulle, homme de toutes les sciences (non limitées à celles de la raison) est ici raconté par Luis Racionero auquel on a beaucoup reproché l’étendue de ses connaissances, lesquelles ont fatigué de nombreux lecteurs. 
Je dois à cette fatigue le bonheur de rencontrer cette oeuvre (au Bleuet de Banon) dans les caisses d’ouvrages soldés à 5€.



MEME LEURS TORTURES - letc1

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Lecture plus lente
MEME LEURS TORTURES - let1

Extrait du roman «Le troubadour alchimiste »

de Luis Racionero

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Parcours de lecture
UN CHEVALIER SUR - s

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MEME LEURS TORTURES - txt0

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MEME LEURS TORTURES - txt1

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Vous ne pouvez pas imaginer ! Ils produisent un fil de soie très mince et résistant qui ne peut être tissé de main d’homme. Comment ils le font, c’est un secret impérial que les moines nestoriens cherchent à percer à jour pour le vendre en Europe. Leur peinture est une impression évanescente enveloppée de brume; leur poésie, l’expression réticente d’une sensibilité pratique mais délicate, intérieurement passionnée mais intérieurement précise; leur porcelaine est fine comme une coquille d’oeuf, décorée avec une minutie et une patience surhumaines.
Même leurs tortures sont sophistiquées au point d’atteindre les limites où la cruauté se mue en art.

AUTOUR DE FRANCK – ANNE SAVELLI et THIERRY BEINSTINGEL – 2

Franck n’est pas un personnage. Franck est quelqu’un. Né le 6 juin 1968, mort le 17 septembre 1990, il a vécu 22 ans d’une vie chaotique, en partie racontée, en partie inventée, en partie tue dans un livre qui porte son prénom.

Extrait de l’introduction de Anne Savelli (à cette suite de son « Franck » sorti il y a cinq ans)

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SUR LE QUAI - letc2

Lecture plus lente SUR LE QUAI - letr1

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Extrait du livre « Autour de Franck »
de Anne Savelli et Thierry Beinstingel

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Parcours de lecture

SUR LE QUAI - s

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SUR LE QUAI - txt0

Lecture de Anne Savelli d’un extrait (« Avant Franck »)

Présentation de l’oeuvre sur Publie.net


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Sur le quai de Calais en direction de Boulogne la traque des clandestins soleil vent solitude.

PAYS DE LURE FORCALQUIER MANOSQUE – PATRICK OLLIVIER – ELLIOTT – 1



« Un village-citadelle flottant sur un paysage qui suscite la musique de l’âme. Et qui pousse au bonheur, surtout au printemps lorsque la flambée verte illumine les collines et colore ces vergers dont les poires firent autrefois la gloire de la contrée. »LA TOUT EN HAUT - letc1

Lecture plus lente

LA TOUT EN HAUT - let1

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Extrait des carnets de voyage
de Patrick Ollivier-Elliot

Carnet : « Pays de Lure, Forcalquier et Manosque  »

Pages 108 à 124 consacrées à Mane
(Village très présent dans l’oeuvre de Pierre Magnan)

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Parcours de lecture

LA TOUT EN HAUT - s

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Extrait plus complet
LA TOUT EN HAUT - txt1

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Un village-citadelle flottant sur un paysage qui suscite la musique de l’âme. Et qui pousse au bonheur, surtout au printemps lorsque la flambée verte illumine les collines et colore ces vergers dont les poires firent autrefois la gloire de la contrée.

Là, tout en haut d’une butte de safre, le souvenir d’une forteresse pleure sa majesté perdue.

Trois ou quatre maisons l’encerclent, dont les toitures restent indéfiniment rousses des caresses du couchant, et l’ensemble est si beau, si mystérieux que Giono l’avait choisit pour incarner Vieilleville lorsqu’il envisagea une adaptation cinématographique du « Chant du monde », dans laquelle la citadelle aurait été la maison de « Toussaint »

HUIT HISTOIRES DE FANTÔMES – La petite voix des morts – JEAN-BAPTISTE FERRERO – 2

Huit histoires de fantômes - la petite voix des morts - couverture« Le monde est une vaste chambre pleine de recoins, de cachettes et d’ombres où se dissimulent des ombres. La plupart
des gens ne s’en rendent pas compte, tout occupés qu’ils sont à se livrer à de graves et inutiles affaires de première importance. Ils s’agitent, caquètent, paradent et se pavanent, amoureux de leurs reflets dans les flaques d’eau et aveugles, sourds à tout ce qui n’est pas eux.
Moi, j’ai arrêté de jouer il y a longtemps.
Quand Elle est partie. »
(De la préface)

Une présentation chez les cosaques des frontières

L’oeuvre est disponible à l’achat au format epub ou pdf
aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici




MA MERE CAUSAIT - letc1

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MA MERE CAUSAIT - letcr1

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Extrait de « Huit histoires de fantômes – la petite voix des morts »
de Jean-Baptiste Ferrero

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Itinéraire de lecture

MA MERE CAUSAIT - s

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MA MERE CAUSAIT - txt0

Extrait plus long
MA MERE CAUSAIT - txt1


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Il faut dire que dans ma famille on est tous un peu fêlés, bizarres, branques, pas finis ou du moins pas comme il aurait fallu. On voit des choses. On entend des choses. On sent des choses. J’ai une frangine qui fait tourner les tables et qui pourrait sans doute faire de la mayonnaise rien qu’en regardant des œufs. Ma mère causait aux fantômes et j’ai une aïeule qui était sorcière, là–bas, en Espagne.
Un peu lourd comme hérédité non ?

L’ETRANGER – HOWARD PHILIPPS LOVECRAFT – (Le livre) – 2


IL ETAIT TOMBE - letc1r

Lecture plus lente

IL ETAIT TOMBE - let1



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Extrait de la nouvelle « le livre »
du recueil  « L’étranger »
de Howard Phillips Lovecraft

Traduction de François Bon

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parcours de lecture

IL ETAIT TOMBE - s

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En clair (sur babelio)

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IL ETAIT TOMBE - txt0

Extrait plus complet

IL ETAIT TOMBE - txt1

The Lovecraft Monument
Le site où l’on peut suivre le formidable travail (de traduction) de François Bon
pour redonner au verbe de H P Lovecraft, en français,
toute la puissance et le pouvoir poétique qu’il a dans la langue de l’auteur.

(librairie – ensemble des œuvres disponibles

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Je me souviens de quand je l’ai trouvé – dans la faible lumière près de la rivière noire et huileuse où toujours tourbillonnent les brumes. L’endroit était vieux, si vieux, avec des étagères montant jusqu’aux plafonds, remplies de volumes pourrissants qu’on atteignait à travers une suite sans fin de pièces sans fenêtres et d’alcôves. Et encore à leur pied les tas sans forme d’un grand nombre d’autres livres, à même le plancher ou dans des coffres grossiers ; et c’est dans un de ces tas que je l’avais trouvé. Je n’ai jamais su son titre, parce que les premières pages manquaient ; mais il était tombé ouvert vers la fin, et j’y saisis d’un regard ceci, qui me fit chanceler le sens.