Le mont analogue – René Daumal (simpliste) – 17

(traduit du bulgare par le traducteur du « Coeur Cerf »)

Le Mont Analogue fut commencé par René Daumal en juillet 1939 lors de son séjour à Pelvoux dans les Alpes et à un moment particulièrement tragique de son existence. Il venait d'apprendre – à trente et un ans – qu'il était perdu : tuberculeux depuis une dizaine d'années, sa maladie ne pouvait avoir qu'une issue fatale. Trois chapitres étaient achevés en juin 1940 quand Daumal quitta Paris à cause de l'occupation allemande, sa femme, Vera Milanova, étant israélite. Après trois ans passés entre les Pyrénées (Gavarnie), les environs de Marseille (Allauch) et les Alpes (Passy, Pelvoux), dans des conditions très difficiles sur tous les plans, Daumal connut enfin, au cours de l'été 1943, un moment de répit et espéra pouvoir finir son « roman ». Il se remit au travail, mais une dramatique aggravation de sa maladie l'empêcha de terminer la relation de son voyage « symboliquement authentique ». Il mourut à Paris le 21 mai 1944. ? 
(extrait le avant-propos de l'éditeur)

17-Le mont analogue-FORT SAGES , ET-IMA

SOGOL a démontré que, le Mont Analogue, nécessairement plus haut que toute autre montagne sur Terre, n’a pas été découvert, parce qu’il « exerce une action répulsive sur les rayons lumineux, déviant leur course de façon à le contourner (Long développement où les principes physiques les plus avancés – Einstein y est cité – sont évoqués … et qui, pour cette raison exerce une action répulsive …  déviant notre propos de façon à le contourner.)


SOGOL reçoit alors quatre lettres de contenus différents (en rapport avec la personnalité de leur auteur) mais semblables quand au message en résultant que l’on peut résumer par « Déchiré entre … et la promesse de me joindre à votre extraordinaire projet, je dois cependant renoncer … me fend l’âme. »

En somme, quatre dégonfleurs, dirait le populaire. Nous restions huit. Sogol me confia qu’il s’était attendu à quelques lâchages. C’est même pour cela qu’il avait prétendu, lors de notre grande réunion, que ses calculs n’étaient pas achevés, alors qu’ils l’étaient. Il ne voulait pas que la position géographique exacte du Mont Analogue fût connue en dehors des membres de l’expédition.

On verra plus tard que ces précautions étaient

17-Le mont analogue-FORT SAGES , ET-LET

un élément du problème ne lui avait pas échappé,

cette insuffisance de précautions aurait pu aboutir à d’horribles catastrophes.


[Note]  Les pages allègrement sautées/contournée, pour le motif évoqué plus haut sont lisibles ici
(mot de passe SOGOL en majuscules… bien sur !)


HORRIBLES CATASTROPHES = TRAHIR CHOSES PORTABLES