LES NUITS ECHOUEES – ANH MAT

[une pause
dans le voyage]

En ses nuits échouées, Anh Mat a déposé

QUAND TOUTES LES ROUTES MÈNENT-lex1

(à cliquer pour le parcours de lecture*)


Le texte de Anh Mat* :

#446  ouvrir les portes de la ville

(*Avec trois captures de son oeil de peintre)


Anh Mat a publié
aux éditions Qazaq

Cartes Postales de la Chine ancienne

  aux éditions Publie.net

Monsieur M


 

ouvrir les portes de la ville

et tomber dans un chantier d’écriture illimité.

*
des jours sans écriture, que reste-t-il, si ce n’est le désir d’écrire ?

*
j’épuise mes oloé de plus en plus vite. Il me faut chaque jour en changer. Une autre chaise, une autre table, une autre vue, un autre territoire à conquérir.

j’ai besoin d’inconnu pour lire et écrire.

*
hier sous la pluie, j’ai croisé à nouveau le ramasseur de manuscrits…

j’ai vu le personnage avant l’homme… la ville porte une fiction qui précède sa réalité

*
les dates ont disparu du blog. Il a suffi de noircir leur police. Elles sont encore là, certes, mais invisibles, comme le temps passant sur mon visage.

*
écrire est une façon de me retirer du monde tout en continuant, seul, à m’adresser à lui

*

quand toutes les routes mènent à l’intérieur même de ma tête,
je reste immobile, soulagé d’être nulle part.

parfois le désir est grand d’en rester là.

Là où la vie patiente – Anna Jouy – [nouvelle publication aux éditions Qazaq]

IL EST BON DE LAISSER-let

[Roman autobiographique

écriture singulière
et pourtant
présence multiple]


« Là où la vie patiente »
ouvre une nouvelle collection
aux éditions Qazaq
(dont les yeux attentifs auront vu la déclinaison graphique
présente et future sur la couverture)
la collection « Ardoise« 

IL EST BON DE LAISSER-lex1

(à cliquer pour le parcours de lecture)

Disponible en format numérique
(pdf ou epub)
ici 

Jan Doets présente l’oeuvre
sur son refuge des « Cosaques des frontières »
ici


Encore une fois, en rentrant du travail, je me surprends à parler toute seule. Je me fais penser à ces faneurs qui épandaient leur foin à la fourche. Ici, je brasse, j’ébroue, je secoue le silence. Je veux rendre la maison, écrasée sous le vide d’une journée, bavarde et vivante. Je le fais systématiquement. Peut-être qu’en parlant ainsi, j’essaie d’écarter l’épaisseur de l’absence qui s’accumule entre les pièces? Peut-être, est-ce aussi l’idée que malgré tout, quelques âmes encore traînent ici et qu’il est bon de laisser entendre aux fantômes que je suis de retour? Quand je rentre chez moi, après le travail, je n’existe plus pour personne. Alors, il me devient comme indispensable de me faire écho. Je parle et je jette l’ancre dans le quotidien d’un endroit qui est le témoin unique et muet de mon existence.
Ma vie est banale. J’ai peu d’estime pour elle et quand j’y réfléchis, j’ai le sentiment d’une longue plainte désagréable et que ma réalité est écœurante de riens et de petitesses. Me raconter ma journée, me houspiller ou me consoler, me venger ou me louer, ce sont les grandes vertus de cette parole qui s’échappe de moi sans contrôle. Peut-être que je crois ainsi donner à ma vie une consistance?

[Almanach] les éditions Qazaq – … Jean-Claude Goiri

*

PARLER DE TOUT DE TOUT-let*

[publié rétroactivement pour cause d’absences … multiples]

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[Nouveau recueil de poésie
aux éditions Qazaq]

Jean-Claude Goiri
donne

« Ce qui berce ce qui bruisse« 

Lundi 24 Aout 2015

[intention
qui conte]
PARLER DE TOUT DE TOUT-letx

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


La présentation du recueil par Anna Jouy et Jan Doets
sur le site « des cosaques des frontières » :

Ce qui berce ce qui bruisse


Jean-Claude Goiri en ses internet :
http://www.jeanclaudegoiri.com/
http://www.fepemos.com/


Proposition de lecture du poème


J’avais décidé de vous parler de tout, des êtres, des choses, des placards et du vent, de tout ce qui fait que l’on fait des enfants, juste vous parler de la totalité du monde, et des monstres cachés sous les lits des enfants, de tout ce qui fait que l’on devient parent ce jour où les nôtres s’en vont tout à fait, j’avais décidé de vous parler de tout ça, du mouvement de la terre, des fleuves et des bras, des montres cachées sous le lit des parents, rien que pour vous dire qu’on en a plein la bouche de ces mots si simples que l’on dit en s’aimant de jour et de nuit rien que pour donner les pleins pouvoirs aux sens, pour se déshabiller de nos pensées réflexives, pour oublier un temps nos savoirs, nos cultures, j’avais décidé de vous parler de tout, de tout ce qui navigue entre moi et vos yeux, juste pour vous dire que quand nos langues s’emmêlent il n’y a plus rien qui ne compte à mes yeux.

[Almanach] naissance des éditions Qazaq – … Claude Meunier

JE VOYAGEA DEBOUT JE-let

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[publié rétroactivement pour cause d’absences … multiples]

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[Nouveau recueil de poésie
aux éditions Qazaq]

Claude Meunier
donne
« Promenoèmes« 

Lundi 24 Aout 2015

[transport…d’aisance]
JE VOYAGEA DEBOUT JE-lex1

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


La présentation du recueil par Jan Doets sur le site « des cosaques des frontières » :

Claude Meunier et la météo sentimentale – Éditions QazaQ, la rentrée 2015


Claude Meunier en ses « éditions du balai« 


Proposition de lecture du poème


je voyagea

moi aussi je voyagea
je connûmes les escalators
les ascensors
les pyramides les grand-voiles les parapets
(ainsi la Chine où il fait
bon arriver à poil, à ce qu’il parait)
les malles les départs les tramwets
les voluptés les arrachements les gares
je voyagea
debout
je voyagea
assis
chargé bagagé harnaché
d’élégantes roulettes à valises
je voyagea
à l’aise je voyagea
facile.
C’est à la portée de n’importe quel bada.

Là où la vie patiente – Anna Jouy – [bientôt aux éditions Qazaq]

Après plusieurs recueils de poésie (qui ont suivi « Strasbourg verticale« ), Anna Jouy publie à nouveau un roman (autobiographique) aux éditions Qazaq (de Jan Doets).

La date prévue pour cette sortie est … juste un peu avant la grande rentrée littéraire de septembre, le 26 août prochain.

On peut voir une présentation vidéo très poétique (on ne se refait pas !) sur le site des éditions Qazaq.

Anna a bien voulu m’autoriser à citer une phrase de son texte et m’a laissé la choisir en me procurant un extrait de son roman.

J AI TENTÉ LA MARE MYSTÉRIEUSE-lex2


Proposition de lecture pour l’extrait complet :

Technique et Civilisation – N°? – Lewis Mumford

[Le temps mécanique,
une invention de l’homme,
une production de l’horloge]


Nous appartenons aux premières générations
(avant nous à peine une demi-douzaine ont été atteintes
et de façon bien moins efficaces
)
conceptuellement préprogrammées*
(toutes les abstractions qui peuplent notre cerveau nous ont été enseignées)
et du fait que seuls échappent à ce conditionnement
les exclus par le haut
qui n’ont aucun intérêt à évoquer ce privilège
et
les exclus par le bas
qui ne peuvent en profiter
parce qu’ils sont assignés aux marges
nous sommes tout à fait incapables
de nous rendre compte de notre mise à l’écart du monde réel
enfermés dans la caverne des illusions qu’est devenu notre crâne.

Lewis Mumford, dans « Technique et Civilisation« , évoque, il y a plus de 80 ans, l’outil qui a permis le début de cette substitution d’un temps virtuel (mécanique) au temps réel (organique) des êtres vivants.


 

* Avec des techniques et outils devenu de plus en plus efficaces que l’on nomme techniques et outils pédagogiques, lesquels ne cessent d’améliorer leur pouvoir d’intrusion et de prise de contrôle de nos consciences et même par effet rétroactif (grâce au pari perceptif qui joue ici le rôle de filtre) de nos sens.

 


page 24
« L’horloge est une pièce de mécanique dont les minutes et les secondes sont le produit. Elle a dissocié le temps des événements humains et contribué à la croyance en un monde indépendant, aux séquences mathématiquement mesurables, le monde spécial de la science** 

L EXPÉRIENCE COURANTE FOURNIT-lex1

(pour le parcours de lecture, cliquer sur l’image)

___

** Le seul qui est réellement enseigné (y compris dans des disciplines comme les « lettres », la musique, les arts plastiques … )

Nous serions effaré de constater, aidé par un humain*** non immergé dans notre univers numérisé (ou « discrétisé »), à quel point notre pensée est tronçonnée pour s’ajuster aux quelques pièces (catégories, concepts, structures logico-machin …) auxquelles se réduit notre capacité d’expression. (Et dont il relèverait plusieurs occurrences dans ce paragraphe même.)

*** Quelqu’un qui débarquerait d’une autre époque.


 

Pour un extrait plus long de ce texte :
L’horloge et ce qu’elle fait de nous – Lewis Mumford 1934

(lecture audio)

« Le passé n’est pas un présent comme un autre » André Rougier

SANS ABRI SONT CEUX -let

[Une image forte
pour qui connait l’attrait
de ce lieu refuge des bêtes en fuite]


André Rougier donne
dans son journal d’un affranchi
au détour d’autres mots :

SANS ABRI SONT CEUX -lex1

(cliquer pour le parcours de lecture)


Page à lire en son entier ici :

JOURNAL D’UN AFFRANCHI (CCLXXXIX): Écrire (XXXV)