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[Que peut le nombre
pour l’eau ?]
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[une pause
dans le voyage]
(à cliquer pour le parcours de lecture*)
(*Avec trois captures de son oeil de peintre)
Anh Mat a publié
aux éditions Qazaq
aux éditions Publie.net

[Roman autobiographique
écriture singulière
et pourtant
présence multiple]
(à cliquer pour le parcours de lecture)
Encore une fois, en rentrant du travail, je me surprends à parler toute seule. Je me fais penser à ces faneurs qui épandaient leur foin à la fourche. Ici, je brasse, j’ébroue, je secoue le silence. Je veux rendre la maison, écrasée sous le vide d’une journée, bavarde et vivante. Je le fais systématiquement. Peut-être qu’en parlant ainsi, j’essaie d’écarter l’épaisseur de l’absence qui s’accumule entre les pièces? Peut-être, est-ce aussi l’idée que malgré tout, quelques âmes encore traînent ici et qu’il est bon de laisser entendre aux fantômes que je suis de retour? Quand je rentre chez moi, après le travail, je n’existe plus pour personne. Alors, il me devient comme indispensable de me faire écho. Je parle et je jette l’ancre dans le quotidien d’un endroit qui est le témoin unique et muet de mon existence.
Ma vie est banale. J’ai peu d’estime pour elle et quand j’y réfléchis, j’ai le sentiment d’une longue plainte désagréable et que ma réalité est écœurante de riens et de petitesses. Me raconter ma journée, me houspiller ou me consoler, me venger ou me louer, ce sont les grandes vertus de cette parole qui s’échappe de moi sans contrôle. Peut-être que je crois ainsi donner à ma vie une consistance?
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[publié rétroactivement pour cause d’absences … multiples]
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[Nouveau recueil de poésie
aux éditions Qazaq]
(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)
La présentation du recueil par Anna Jouy et Jan Doets
sur le site « des cosaques des frontières » :
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[publié rétroactivement pour cause d’absences … multiples]
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[Nouveau recueil de poésie
aux éditions Qazaq]
(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)
La présentation du recueil par Jan Doets sur le site « des cosaques des frontières » :
Claude Meunier et la météo sentimentale – Éditions QazaQ, la rentrée 2015
Après plusieurs recueils de poésie (qui ont suivi « Strasbourg verticale« ), Anna Jouy publie à nouveau un roman (autobiographique) aux éditions Qazaq (de Jan Doets).
La date prévue pour cette sortie est … juste un peu avant la grande rentrée littéraire de septembre, le 26 août prochain.
On peut voir une présentation vidéo très poétique (on ne se refait pas !) sur le site des éditions Qazaq.
Anna a bien voulu m’autoriser à citer une phrase de son texte et m’a laissé la choisir en me procurant un extrait de son roman.
Proposition de lecture pour l’extrait complet :
[Le temps mécanique,
une invention de l’homme,
une production de l’horloge]
* Avec des techniques et outils devenu de plus en plus efficaces que l’on nomme techniques et outils pédagogiques, lesquels ne cessent d’améliorer leur pouvoir d’intrusion et de prise de contrôle de nos consciences et même par effet rétroactif (grâce au pari perceptif qui joue ici le rôle de filtre) de nos sens.
(pour le parcours de lecture, cliquer sur l’image)
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** Le seul qui est réellement enseigné (y compris dans des disciplines comme les « lettres », la musique, les arts plastiques … )
Nous serions effaré de constater, aidé par un humain*** non immergé dans notre univers numérisé (ou « discrétisé »), à quel point notre pensée est tronçonnée pour s’ajuster aux quelques pièces (catégories, concepts, structures logico-machin …) auxquelles se réduit notre capacité d’expression. (Et dont il relèverait plusieurs occurrences dans ce paragraphe même.)
*** Quelqu’un qui débarquerait d’une autre époque.
Pour un extrait plus long de ce texte :
L’horloge et ce qu’elle fait de nous – Lewis Mumford 1934
(lecture audio)

[Où l’on délivre
du sablier]
(cliquer pour le parcours de lecture)

[Une image forte
pour qui connait l’attrait
de ce lieu refuge des bêtes en fuite]
(cliquer pour le parcours de lecture)