CE QUI BERCE CE QUI BRUISSE – JEAN-CLAUDE GOIRI – 1

affiche information défi qazaq-petit

Jean-Claude Goiri est, pour cet ouvrage, un des auteurs du défi Qazaq :

En téléchargement un livret de jeu gratuit des citations d’auteurs de l’écurie « Qazaq« .
(pour ordinateur .pdf  ou .epub pour liseuse)
Un livre ancien, offert par Jan Doets, et unelithonumérique numérotée, don de Anna Jouy, à gagner pour Noël.
(cliquer sur l’image)



Ce qui berce ce qui bruisse - couverture

Aujourd’hui, et toujours aujourd’hui, l’utile se trouve dans cette oreille qui écoute le bruit du marteau qui tape, le crissement de l’acier qui entre dans le mur, la poussière de plâtre qui bruine sur la peau, le mur tout entier qui frisonne de pouvoir supporter tout ça, cette oreille dans laquelle bruissent mille autres oreilles.

Et je ne sais que chanter les éloges du bruité aux charnières de l’inutile pour que résonne dans les oreilles autre chose que du bruit.

Et une oreille s’est tournée vers mon bruité pour le transmettre à d’autres.
Celle de Jan Doets.
Merci à lui, celui qui m’accompagne.

(présentation de )Jean-Claude Goiri

Peinture de couverture : Nathalie Oso

disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 


NOUS REVIENDRONS MILLE FOIS  - letcr1-exp

Extrait du recueil
« Ce qui berce ce qui bruisse » de Jean-Claude Goiri

 —

Itinéraire de lecture

NOUS REVIENDRONS MILLE FOIS  - sr

En clair

NOUS REVIENDRONS MILLE FOIS  - txt0r

Extrait plus long

NOUS REVIENDRONS MILLE FOIS  - txt1r

 ———-

Jean-Claude Goiri est aussi sur les sites internet :
http://www.jeanclaudegoiri.com/
http://www.fepemos.com/

 

 


N’hésitez pas à signaler une erreur 


Je suis parti mille fois rien que pour mieux revenir avec des mains plein les valises et le sourire aux dents, et je déballe à nouveau tous ces trésors cueillis dans ce pays si long qu’on ne traverse qu’allongé, mais je ne ramène ni outil ni matériau pour construire toute une terre rien que pour toi et moi, je n’en ramène que des mots pour habiller mes doigts, pour qu’ils habillent à leur tour ton corps si nu et si frêle, je n’en ramène que des sons pour dégrafer ta vie, pour qu’elle aspire la mienne, je n’en ramène qu’un fil pour te coudre les yeux, pour que tu partes avec moi rien que pour mieux revenir, nous reviendrons mille fois rien que pour mieux partir dans ce pays si proche qu’on ne le voit même pas.

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