RHÉTORIQUE FABULEUSE – ANDRÉ DHÔTEL – 1

(Bientôt, après Jean Giono
Pour saluer Giono-couverture un livré dédié à André Dhôtel)

 VOUS ME DIREZ -letc1


(pour ceux qui demandent des niveaux plus difficiles)
 à cliquer

VOUS ME DIREZ -let


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Extrait du roman « Rhétorique fabuleuse»
de André Dhotel

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Parcours de lecture

VOUS ME DIREZ -s

En clair  sur babelio

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VOUS ME DIREZ -txt1

Un extrait plus long de
« Rhétorique fabuleuse« 

 VOUS ME DIREZ -txt2


[Rapprochement évident
de Rimbaud et Dhôtel
deux dilettantes des Ardennes.]


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Vous me direz que je suis ainsi tout comme la fleur en pleine vanité.
Comment faire comprendre cette vanité à des gens qui comme vous se veulent utiles et efficaces et qui cherchent à raisonner leur existence sans songer jamais à la réalité fabuleuse ?
Mais pour l’heure il est d’abord question de mon indignité.
À ce sujet je dois donc vous parler de mon déplorable penchant à demeurer sans rien faire à la façon des fleurs.

Avec l’espoir que tu me lises un jour – FRANÇOISE GÉRARD – 1

Avec l'espoir que tu me lises un jour - couverture« Avec l’espoir que tu me lises un jour est une longue lettre écrite par une femme amenée à revisiter un passé douloureux. Elle tente ainsi de restaurer un lien qui s’est brisé avec une personne chère »
Françoise Gérard

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici



MOI MEME - letc2  
       

                         —                            

Extrait de « Avec l’espoir que tu me lises un jour »
de Françoise Gérard

Itinéraire de lecture

MOI MEME - s

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MOI MEME - txt1


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 

Peut-être dans l’espoir de trouver une solution qui m’aurait évité la capitulation d’un séjour, même provisoire, chez mes vieux parents, j’avais fait le tour de mes anciens amis encore répertoriés sur mon carnet d’adresses, et j’eus évidemment (c’est facile à dire maintenant) des surprises… Moi-même, je n’étais pas prête pour ces retrouvailles périlleuses ! Si j’ai commencé ce récit, c’est précisément pour comprendre, pour remplir un vide qui se creuse insidieusement depuis quelques années, et plus encore depuis mon retour en France, entre les autres et moi. Si j’étais douée, je le ferais d’une façon comique comme mon ami comédien, mais je crains, hélas, de ne plus avoir d’humour, ce qui n’augure rien de bon !

L’UNIQUE ET SA PROPRIÉTÉ – MAX STIRNER – 1

[L’écriture de ce livre a ruiné sa vie sur tous les plans
en lire un extrait ne lui restitue rien de matériel
mais redonne à Max Stirner ce qu’il n’a pas eu de son vivant
un peu de reconnaissance]




JE DIS ADIEU-letc1

        

                         —                            

Extrait de « L’unique et sa propriété »
de Max Stirner

 —

(certains ont souhaité un peu plus de difficulté)

JE DIS ADIEU-let1

Itinéraire de lecture

JE DIS ADIEU-s

En clair  sur babelio

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JE DIS ADIEU-txt1

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Un extrait plus long autour de celui donné

JE DIS ADIEU-txt2


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Ô toi qui as tant souffert, ô mon peuple allemand, quelle a été ta souffrance ? C’était le tourment d’une pensée qui ne peut se créer un corps, le tourment d’un Esprit errant qui s’évanouit lorsque le coq chante et qui aspire cependant à sa délivrance et à sa réalisation.
En moi aussi, tu as longtemps vécu, chère — pensée, cher — fantôme ! Déjà je croyais avoir trouvé la parole magique qui doit te délivrer, déjà je croyais avoir découvert une chair et des membres pour vêtir l’Esprit errant, — et voilà que j’entends le glas des cloches qui te conduisent au repos éternel ; voilà que la dernière espérance s’envole, que le dernier amour s’éteint.
Je dis adieu à la maison déserte des morts et je retourne parmi les vivants.

LA FOLIE FORCALQUIER – PIERRE MAGNAN – 1

(Toute première phrase du roman … qui donne le ton.)

 

JE VENAIS JUSTE D ACHETER -letc1

(trop facile ? essaie alors celui ci)


                                             

Extrait du roman
« La folie Forcalquier »

de Pierre Magnan

parcours de lecture

JE VENAIS JUSTE D ACHETER -s

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JE VENAIS JUSTE D ACHETER -txt

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Je venais juste d’acheter le corbillard qui devait faire ma fortune. 

L’ENSEIGNEMENT UNIVERSEL – JOSEPH JACOTOT -1

(Extrait de l’ouvrage exposant la méthode d’enseignement universel appliquée aux mathématiques. Où l’on parle peu des mathématiques elles-mêmes, Joseph Jacotot étant l’empereur des digressions … utiles, celles qui nous font sentir l’épaisseur du tissus)

« Je vous félicite, mes enfans, d’avoir satisfait aux question de vos examinateurs. Vous avez été témoins de leur étonnement quand vous leur avez dit : nous avons appris sans explications.

Or, mes enfans, on ne peut pas étonner un homme sans l’irriter. Ce mal est sans remède et vous vous êtes perdus, dans son esprit, dès qu’il a prononcé, dans la discussion, le fameux je ne comprends pas…
JE NE COMPRENDS PAS - letc1

                                                  …C’est l’ultimatum de la science du jour.

Vous allez remplir un état distingué dans le monde. Il vous reste une longue carrière à parcourir ; vous aurez plus d’une occasion de mettre à profit ma dernière leçon ; gravez la dans votre mémoire.

Il y a des hommes de bonne foi ; mais ils sont rares. De plus, ils sont presque tous indifférens à la question. Je ne comprends pas, dans leur bouche signifie : « peu importe ».

                                             

Extrait de l’essai

« Enseignement Universel: Langue Maternelle, Langue Etrangere,
Mathematiques, Musique, Volume 1
 »

de Joseph Jacotot

parcours de lecture

JE NE COMPRENDS PAS - s

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JE NE COMPRENDS PAS - txt

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Je vous félicite, mes enfans, d’avoir satisfait aux question de vos examinateurs. Vous avez été témoins de leur étonnement quand vous leur avez dit : nous avons appris sans explications.

Or, mes enfans, on ne peut pas étonner un homme sans l’irriter. Ce mal est sans remède et vous vous êtes perdus, dans son esprit, dès qu’il a prononcé, dans la discussion, le fameux je ne comprends pas. Je ne comprends pas est une déclaration de guerre, contre une nouveauté. C’est l’ultimatum de la science du jour.

Vous allez remplir un état distingué dans le monde. Il vous reste une longue carrière à parcourir ; vous aurez plus d’une occasion de mettre à profit ma dernière leçon ; gravez la dans votre mémoire.

Il y a des hommes de bonne foi ; mais ils sont rares. De plus, ils sont presque tous indifférens à la question. Je ne comprends pas, dans leur bouche signifie : « peu importe ».

DRAMES – MYSTÈRES – LA PORTE DE L’INITIATION – RUDOLF STEINER – 1



AIE DONC LE COURAGE DE TE DIRE SINCEREMENT QUE CE QU AU FOND TU SOUHAITES C EST QUE JE RENIE MON ETRE LE PLUS INTIME-let

Extrait du recueil de conférence
« Drames-Mystères»
de Rudolf Steiner

Parcours de lecture
AIE DONC LE COURAGE DE TE DIRE SINCEREMENT QUE CE QU AU FOND TU SOUHAITES C EST QUE JE RENIE MON ETRE LE PLUS INTIME-s

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AIE DONC LE COURAGE DE TE DIRE SINCEREMENT QUE CE QU AU FOND TU SOUHAITES C EST QUE JE RENIE MON ETRE LE PLUS INTIME-txt

Texte original

AIE DONC LE COURAGE DE TE DIRE SINCEREMENT QUE CE QU AU FOND TU SOUHAITES C EST QUE JE RENIE MON ETRE LE PLUS INTIME-org


Aie donc le courage de te dire sincèrement que ce qu’au fond tu souhaites, c’est que je renie mon être le plus intime.

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 16 – (Mathilde M.)

 Lettres au collège de Buis les Baronnies

 « je remercie encore …

JE ME DIRIGE VERS LA PORTE IL M APPELLE DE NOUVEAU MADEMOISELLE BERTIGNAC OUI NE RENONCEZ PAS -let

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Mathilde M.

Son commentaire :

JE ME DIRIGE VERS LA PORTE IL M APPELLE DE NOUVEAU MADEMOISELLE BERTIGNAC OUI NE RENONCEZ PAS -com2

Parcours de lecture

JE ME DIRIGE VERS LA PORTE IL M APPELLE DE NOUVEAU MADEMOISELLE BERTIGNAC OUI NE RENONCEZ PAS -s

En clair l’extrait
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JE ME DIRIGE VERS LA PORTE IL M APPELLE DE NOUVEAU MADEMOISELLE BERTIGNAC OUI NE RENONCEZ PAS -txt

Un passage plus complet qui le contient

JE ME DIRIGE VERS LA PORTE IL M APPELLE DE NOUVEAU MADEMOISELLE BERTIGNAC OUI NE RENONCEZ PAS -txt2


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Nous sortons de la salle, les élèves le saluent avec chaleur, au revoir Monsieur Marin, bonne continuation, bonnes vacances, reposez-vous bien. Au moment où je passe la porte, il m’interpelle.
— Mademoiselle Bertignac ?
— Oui ?
— Je voudrais vous donner quelque chose.
Je m’approche de son bureau. Il me tend un vieux livre, recouvert de papier kraft. Je le prends, l’ouvre à la première page, je n’ai pas le temps de lire le titre, seulement son nom, écrit à l’encre bleue : Pierre Marin 1954.
— C’est un livre qui a été très important pour moi, quand j’étais jeune homme.
Le papier est jaune, le livre semble avoir traversé quatre ou cinq siècles. Je le remercie, je suis seule dans la classe avec lui, très intimidée, je ne sais pas du tout ce qu’il faut dire, dans ces cas-là, je suis sûre que c’est un très beau cadeau, je remercie encore. Je me dirige vers la porte, il m’appelle de nouveau.
— Mademoiselle Bertignac ?
— Oui ?
— Ne renoncez pas.

COLLINE – JEAN GIONO – 08

                          « J’ai crié : Janet. Oh Janet. Rien. Il ne répondait pas. Sur le coup je ne me suis guère inquiété …

JE LE CONNAIS IL SE COUCHE DANS L HERBE ET TANT QUE L EAU NE LUI CHATOUILLE PAS LA TETE IL NE SE REVEILLE PAS-let

                                                                              … C’est sa manière à lui. Je lui ai dit cent fois : Un beau jour vous vous noierez. Ça lui fait autant. »

Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

parcours de lecture

JE LE CONNAIS IL SE COUCHE DANS L HERBE ET TANT QUE L EAU NE LUI CHATOUILLE PAS LA TETE IL NE SE REVEILLE PAS-s

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Un extrait plus complet

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— Alors, qu’est-ce qu’il y a qui ne va pas ?
Gondran pousse son verre et tousse. Un temps. Il tousse encore. Il tire son verre, s’accoude et, enfin :
« C’est le beau-père. Ça lui a pris l’autre nuit en arrosant le pré. Je l’avais mis au bout pour m’avertir quand l’eau arriverait ; moi, je surveillais la martelière. Je sais qu’il est venu deux ou trois fois à la maison pour boire, je l’ai vu passer sous la lune, puis, d’un long moment il n’a plus bougé.
« J’ai crié : Janet. Oh Janet. Rien. Il ne répondait pas. Sur le coup je ne me suis guère inquiété ; je le connais : il se couche dans l’herbe et tant que l’eau ne lui chatouille pas la tête il ne se réveille pas. C’est sa manière à lui. Je lui ai dit cent fois : Un beau jour vous vous noierez. Ça lui fait autant…
« Donc, il ne répond pas. Je me pensais : “Quand même : c’est étonnant que l’eau ne soit pas encore là-bas.” Seulement avec ces putains de trous de taupes, on ne sait jamais. Et je débouche le gros canal à coups de bêche.
« L’eau coulait à plein. L’herbe chantait, comme du vent. Au bout d’un moment, je crie encore. Rien. Ça, c’était plutôt drôlet. Je descends en faisant le tour. Je n’avais pas de fanal. À vous dire vrai, j’avais peur : Ça, si tu le trouvais mort. À son âge.
« Il était tout de son long étendu et raide. L’eau arrivait à un doigt de sa bouche. Pour le sortir de là, ça n’est pas allé tout seul. Je me suis enfoncé dans la terre mouillée jusqu’aux genoux.
« Nous l’avons couché. Depuis, il mange, il boit, il chique, il parle, il remue les doigts et la moitié des bras ; le reste, c’est de la souche morte.
« Allez un peu le voir.
— Je suis venu pour ça. »
Il déguste son verre à petits coups, lisse la corne de son sourcil, puis il entre dans la cuisine où s’affaire, aussitôt, la voix blanche de Marguerite.

LE GRAND MEAULNES – ALAIN FOURNIER – 20

« La jeune fille répondait doucement. Et lorsqu’elles descendirent sur l’embarcadère, elle eut ce même regard innocent et grave, qui semblait dire : …

QUI ETES VOUS QUE FAITES VOUS ICI JE NE VOUS CONNAIS PAS ET POURTANT IL ME SEMBLE QUE JE VOUS CONNAIS-let                                                                                     … D’autres invités étaient maintenant épars entre les arbres, attendant. Et trois bateaux de plaisance accostaient, prêts à recevoir les promeneurs. Un à un, sur le passage des dames qui paraissaient être la châtelaine et sa fille, les jeunes gens saluaient profondément, et les demoiselles s’inclinaient. »

Extrait du roman « Le grand Meaulnes »
de Alain Fournier

Parcours de lecture

QUI ETES VOUS QUE FAITES VOUS ICI JE NE VOUS CONNAIS PAS ET POURTANT IL ME SEMBLE QUE JE VOUS CONNAIS-s

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QUI ETES VOUS QUE FAITES VOUS ICI JE NE VOUS CONNAIS PAS ET POURTANT IL ME SEMBLE QUE JE VOUS CONNAIS-txt

Un extrait plus long qui contient cette citation

QUI ETES VOUS QUE FAITES VOUS ICI JE NE VOUS CONNAIS PAS ET POURTANT IL ME SEMBLE QUE JE VOUS CONNAIS-txt2

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La jeune fille répondait doucement. Et lorsqu’elles descendirent sur l’embarcadère, elle eut ce même regard innocent et grave, qui semblait dire :
« Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ? Je ne vous connais pas. Et pourtant il me semble que je vous connais. »
D’autres invités étaient maintenant épars entre les arbres, attendant. Et trois bateaux de plaisance accostaient, prêts à recevoir les promeneurs. Un à un, sur le passage des dames qui paraissaient être la châtelaine et sa fille, les jeunes gens saluaient profondément, et les demoiselles s’inclinaient. Étrange matinée ! Étrange partie de plaisir ! il faisait froid malgré le soleil d’hiver, et les femmes enroulaient autour de leur cou ces boas de plumes qui étaient alors à la mode…
La vieille dame resta sur la rive, et, sans savoir comment, Meaulnes se trouva dans le même yacht que la jeune châtelaine. Il s’accouda sur le pont, tenant d’une main son chapeau battu par le grand vent, et il put regarder à l’aise la jeune fille, qui s’était assise à l’abri. Elle aussi le regardait. Elle répondait à ses compagnes, souriait, puis posait doucement ses yeux bleus sur lui, en tenant sa lèvre un peu mordue.
Un grand silence régnait sur les berges prochaines.
Le bateau filait avec un bruit calme de machine et d’eau. On eût pu se croire au cœur de l’été. On allait aborder, semblait-il, dans le beau jardin de quelque maison de campagne. La jeune fille s’y promènerait sous une ombrelle blanche. Jusqu’au soir on entendrait les tourterelles gémir… Mais soudain une rafale glacée venait rappeler décembre aux invités de cette étrange fête.

LE GRAND MEAULNES – ALAIN FOURNIER – 18

« Dès qu’ils eurent disparu, l’écolier sortit de sa cachette. Il avait les pieds glacés, les articulations raides ; mais il était reposé et son genou paraissait guéri.
– Descendre au dîner, pensa-t-il, je ne manquerai pas de le faire…

JE SERAI SIMPLEMENT UN INVITE DONT TOUT LE MONDE A OUBLIE-let                                                                                   … D’ailleurs, je ne suis pas un intrus ici. Il est hors de doute que M. Maloyau et son compagnon m’attendaient. »

Extrait du roman « Le grand Meaulnes »
de Alain Fournier

Parcours de lecture

JE SERAI SIMPLEMENT UN INVITE DONT TOUT LE MONDE A OUBLIE-s

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Un extrait plus complet

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Dès qu’ils eurent disparu, l’écolier sortit de sa cachette. Il avait les pieds glacés, les articulations raides ; mais il était reposé et son genou paraissait guéri.
– Descendre au dîner, pensa-t-il, je ne manquerai pas de le faire. Je serai simplement un invité dont tout le monde a oublié le nom. D’ailleurs, je ne suis pas un intrus ici. Il est hors de doute que M. Maloyau et son compagnon m’attendaient…
Au sortir de l’obscurité totale de l’alcôve, il put y voir assez distinctement dans la chambre éclairée par les lanternes vertes.
Le bohémien l’avait « garnie ». Des manteaux étaient accrochés aux patères. Sur une lourde table à toilette, au marbre brisé, on avait disposé de quoi transformer en muscadin tel garçon qui eût passé la nuit précédente dans une bergerie abandonnée.
Il y avait, sur la cheminée, des allumettes auprès d’un grand flambeau. Mais on avait omis de cirer le parquet ; et Meaulnes sentit rouler sous ses souliers du sable et des gravats. De nouveau il eut l’impression d’être dans une maison depuis longtemps abandonnée… En allant vers la cheminée, il faillit buter
contre une pile de grands cartons et de petites boîtes : il étendit le bras, alluma la bougie, puis souleva les couvercles et se pencha pour regarder.
C’étaient des costumes de jeunes gens d’il y a longtemps, des redingotes à hauts cols de velours, de fins gilets très ouverts, d’interminables cravates blanches et des souliers vernis du début de ce siècle. Il n’osait rien toucher du bout du doigt, mais après s’être nettoyé en frissonnant, il endossa sur sa blouse
d’écolier un des grands manteaux dont il releva le collet plissé, remplaça ses souliers ferrés par de fins escarpins vernis et se prépara à descendre nu-tête.