« Le pays où l’on arrive jamais » – André Dhôtel – page 5

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« Je n’ai jamais interdit à un élève
de regarder par la fenêtre.
«

disait André Dhôtel à propos de
cette forme ultime de l’école buissonnière
qui est encore possible (?) à l’époque moderne.

C’est ce que le Livre permet
fenêtre ouverte sur
ce qui buissonne à deux pas de nous.


Cinquième page,
Une fois de plus
Gaspard n’y est pour rien.
Pas plus que
l’automne
les champignons
ou
son sac.


 

« Lorsque Gaspard eut dix ans, il fut le héros d’un nouveau drame manqué. C’était un jeudi d’automne, et il s’était sauvé pour aller cueillir des champignons dans le bois voisin. Il avait jeté sur son épaule un sac en poil de chevreuil. La feuille n’était pas tombée et il arriva qu’un chasseur le prît véritablement pour un chevreuil dans la confusion du taillis. Le chasseur était M. Steille, un avocat, hôte du notaire. Il chassait en compagnie du notaire et de deux amis autour d’une vaste enceinte. On avait lancé les chiens, sans savoir que Gaspard avait pénétré dans l’enceinte, …  

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…et, lorsque l’avocat aperçut soudain le sac de Gaspard, il épaula et tira

UN DE BAUMUGNES – Jean Giono – 006

Un livret gratuit
entièrement dédié à l’oeuvre de Jean Giono
(extraits des nouvelles, romans et pièces de théâtre
à redécouvrir en jeu)
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Pour saluer Giono au format PDF

Livret « Pour saluer Giono »

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un de baumugnes - image 2 flou

(Présentation … intention … rappel)


Albin
nous fait la relation de
cette rencontre ,
– ce premier toucher à distance –
qui a changé sa vie
l’a traversé d’une lumière qui désormais
l’habite à jamais
malgré les ténèbres et le néant qui lui creuse à présent
tout son être.

Au passage,
Giono évoque la dureté de l’existence
des femmes
de ces temps et de ces pays là.
Dureté dans laquelle
l’homme a sa part de responsabilité.


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L’attelage s’arrête devant l’épicerie, d’un coup de rêne en première : le patatro, puis, d’un seul coup, les quatre sabots plantés dans la poussière, et, plus de bruit. Une bonne main qui menait, solide et juste. C’était une fille.
Je dis bien : une fille, et pas une femme, parce que, ici, une femme de la campagne, tu les connais comme moi, …

C EST DU BOIS ET DE LA PIERRE - letnb

                                                            … Ça, c’était une fille : deux sauts de pigeon, et la voilà dans la boutique.
Je la voyais de côté : son nez et sa bouche, c’était juste devant la lumière, et c’était net, et c’était beau, j’en ai encore plein la tête.


L’attelage s’arrête devant l’épicerie, d’un coup de rêne en premi-re : le patatro, puis, d’un seul coup, les quatre sabots plantés dans la poussière, et, plus de bruit. Une bonne main qui menait, solide et juste. C’était une fille.
Je dis bien : une fille, et pas une femme, parce que, ici, une femme de la campagne, tu les connais comme moi, c’est du bois et de la pierre ; ça marche comme saint qu’on porte, tout d’une pièce usé que c’est par la terre et par l’homme. , Ça, c’était une fille : deux sauts de pigeon, et la voilà dans la boutique.
Je la voyais de côté : son nez et sa bouche, c’était juste devant la lumière, et c’était net, et c’était beau, j’en ai encore plein la tête.

[Almanach] Maryse Hache & Pierre Ménard…

[Ce jour, ils ont fait communiquer leurs lieux virtuels.]

Vendredi 4 Juin 2010
Maryse Hache écrivait sur Liminaire (de Pierre Ménard)
Offrandes et libations

ÇA TRESSE DES COURBURES-letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le poème en sa page

Proposition de lecture :

 


 Le même jour, Maryse Hache
suivant le principe des Vases Communicants
accueillait le texte de Pierre Ménard en son Sémenoir

L USURE DU TEMPS-letcr1-exp

Lire le texte entier »l’usure du temps « 

 


 

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Chant du deuil de Mylène – SERGE MARCEL ROCHE – 2



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes

(Précédés dans l’oeuvre par une magnifique* introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

* au sens plein du terme


    


(à cliquer)ON DESCEND LENTEMENT - letcr1

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Chant du deuil de Mylène »

Itinéraire de lecture

ON DESCEND LENTEMENT - s1

En clair

ON DESCEND LENTEMENT - txt0

 un extrait plus long

ON DESCEND LENTEMENT - txt1



Sous l’ampoule
Un lit trop grand pour elle
Froide en sa robe de poupée
Il y a des formes à terre assises
Au milieu de la nuit
Assises au centre de la terre
Qui jouent le jeu
Des plaintes des murmures
Il y a des ombres qui se penchent
Une main qui chasse les mouches
Car c’est le jour
déjà
avec ses oiseaux
ses fleurs de caféiers
On descend lentement
à neuf heures
Portant le bois
le corps
Dans la cour où la terre ouverte
Est vite refermée
Pas de mots
Pas de pleurs
Seulement quelqu’un pose
Une tache sanguine
Le calice solitaire
D’une rose de Chine

PINOCCHIO – CARLO COLLODI – 1 – (Italien et français)



NON ERA UN LEGNO - letc1
Traduction

CE N ETAIT PAS DU BOIS- letc1

Extrait du conte
Les aventures de Pinocchio

LE AVVENTURE

DI PINOCCHIO

Storia di un burattino

de Carlo Collodi

Parcours de lecture

NON ERA UN LEGNO - straduction

CE N ETAIT PAS DU BOIS- s

 

L’extrait sur babelio

*

En clair

NON ERA UN LEGNO - txt0

traduction

CE N ETAIT PAS DU BOIS- txt0

Extrait plus long
NON ERA UN LEGNO - txt1

Traduction

CE N ETAIT PAS DU BOIS- txt1

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COLLINE – JEAN GIONO – 10




LES BOIS DANSENT-letc1

Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

LES BOIS DANSENT-s

—-

En clair (sur babelio)

*

LES BOIS DANSENT-txt1

Un extrait plus long

LES BOIS DANSENT-txt2

 (Les éléments vont se faire complice
de tout ce que le vieux Janet
retient en lui de détestation et regrets mêlés.)

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 N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


C’est un soir malade. Le vent s’est élevé du Rhône. Un orage doit boucher le défilé de Mondragon.
Tout le jour, le fleuve du vent s’est rué dans les cuvettes de la Drôme. Monté jusqu’aux châtaigneraies, il a fait les cent coups du diable dans les grandes branches ; il s’est enflé peu à peu, jusqu’a déborder les montagnes et, sitôt le bord sauté, pomponné de pelotes de feuilles, il a dévalé sur nous.
Maintenant il siffle autour des Bastides dans les flûtes de pierre que les torrents ont creusées.
Les bois dansent. Des lambeaux d’orage passent ; une courte foudre gronde et luit. L’air sent le soufre, le gravier et la glace. Une lumière d’eau teint la vitre où le lierre désemparé cogne de son lourd bras de feuille.

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 4 – (Maxime L.)

    Lettres au collège de Buis les Baronnies

NO LES SORT UN PAR UN LES FAIT DANSER ENTRE SES DOIGTS ELLE CARESSE LE BOIS L IVOIRE LA CORNE L ACIER-let                                                                       …Je vois bien que Lucas a peur qu’elle se blesse. »

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Maxime L.

Son commentaire :

NO LES SORT UN PAR UN LES FAIT DANSER ENTRE SES DOIGTS ELLE CARESSE LE BOIS L IVOIRE LA CORNE L ACIER-com

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Parcours de lecture

NO LES SORT UN PAR UN LES FAIT DANSER ENTRE SES DOIGTS ELLE CARESSE LE BOIS L IVOIRE LA CORNE L ACIER-s

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Extrait complet

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N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


No les sort un par un, les fait danser entre ses doigts, elle caresse le bois, l’ivoire, la corne, l’acier.
Je vois bien que Lucas a peur qu’elle se blesse.