LE GRAND MEAULNES – ALAIN FOURNIER – 20

« La jeune fille répondait doucement. Et lorsqu’elles descendirent sur l’embarcadère, elle eut ce même regard innocent et grave, qui semblait dire : …

QUI ETES VOUS QUE FAITES VOUS ICI JE NE VOUS CONNAIS PAS ET POURTANT IL ME SEMBLE QUE JE VOUS CONNAIS-let                                                                                     … D’autres invités étaient maintenant épars entre les arbres, attendant. Et trois bateaux de plaisance accostaient, prêts à recevoir les promeneurs. Un à un, sur le passage des dames qui paraissaient être la châtelaine et sa fille, les jeunes gens saluaient profondément, et les demoiselles s’inclinaient. »

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Extrait du roman « Le grand Meaulnes »
de Alain Fournier

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Parcours de lecture

QUI ETES VOUS QUE FAITES VOUS ICI JE NE VOUS CONNAIS PAS ET POURTANT IL ME SEMBLE QUE JE VOUS CONNAIS-s

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En clair sur babelio

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QUI ETES VOUS QUE FAITES VOUS ICI JE NE VOUS CONNAIS PAS ET POURTANT IL ME SEMBLE QUE JE VOUS CONNAIS-txt

Un extrait plus long qui contient cette citation

QUI ETES VOUS QUE FAITES VOUS ICI JE NE VOUS CONNAIS PAS ET POURTANT IL ME SEMBLE QUE JE VOUS CONNAIS-txt2

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La jeune fille répondait doucement. Et lorsqu’elles descendirent sur l’embarcadère, elle eut ce même regard innocent et grave, qui semblait dire :
« Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ? Je ne vous connais pas. Et pourtant il me semble que je vous connais. »
D’autres invités étaient maintenant épars entre les arbres, attendant. Et trois bateaux de plaisance accostaient, prêts à recevoir les promeneurs. Un à un, sur le passage des dames qui paraissaient être la châtelaine et sa fille, les jeunes gens saluaient profondément, et les demoiselles s’inclinaient. Étrange matinée ! Étrange partie de plaisir ! il faisait froid malgré le soleil d’hiver, et les femmes enroulaient autour de leur cou ces boas de plumes qui étaient alors à la mode…
La vieille dame resta sur la rive, et, sans savoir comment, Meaulnes se trouva dans le même yacht que la jeune châtelaine. Il s’accouda sur le pont, tenant d’une main son chapeau battu par le grand vent, et il put regarder à l’aise la jeune fille, qui s’était assise à l’abri. Elle aussi le regardait. Elle répondait à ses compagnes, souriait, puis posait doucement ses yeux bleus sur lui, en tenant sa lèvre un peu mordue.
Un grand silence régnait sur les berges prochaines.
Le bateau filait avec un bruit calme de machine et d’eau. On eût pu se croire au cœur de l’été. On allait aborder, semblait-il, dans le beau jardin de quelque maison de campagne. La jeune fille s’y promènerait sous une ombrelle blanche. Jusqu’au soir on entendrait les tourterelles gémir… Mais soudain une rafale glacée venait rappeler décembre aux invités de cette étrange fête.

Phrase circulaire – Quand Noël Bernard nous fait méditer

Se lit à partir de la lettre en haut à gauche
lorsque le manège s’arrête quelques temps

La phrase proposée ici est totalement circulaire puisqu’elle se lit à partir de chacune de ses lettres
(c’est pour cette raison qu’il n’y a pas de couleur différente pour les mots)
Une performance …

A MEDITER de Noël Bernard

Voici les diverses lectures possibles proposées par Noël Bernard à partir successivement
des lettre a – m – e – d – i – t – e – r 

Le hacker se pencha, l’œil interrogateur :
à méditer

Il entra pour password la rivière au méandre :
me dit « Era »

Il faut mettre un peu d’ordre à cet ordinateur :
édite ram

O quand j’entends d’aucuns m’accuser de m’étendre :
dite rame

De colère enfourna chapelet de cachets :
itéra med

Dès le troisième au ciel rejoignit dame anglaise :
ter, âme : Di

Lâche-moi les baskets ! fit-elle, à Dieu ne plaise :
Eram : édit

Ce dernier, de ces mots, cherche encor sens caché :
Ra médite

Voyage encore – ANNA JOUY

Sur ses terres virtuelles des mots sous l’aube, Anna Jouy

a déposé en cette aube

les pensées d’un retour

 « prendre ainsi un temps normal, humain, à ma seule mesure, avec cette charge de bagages qu’il m’est nécessaire de prendre …
voyage encore-let

  … je marche. » 

Extrait ( dans   « midi »)

 de  « Voyage encore« 

de

Anna Jouy

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parcours de lecture

voyage encore-s

Extrait en clair

voyage encore-txt

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prendre ainsi un temps normal, humain, à ma seule mesure, avec cette charge de bagages qu’il m’est nécessaire de prendre. éviter un envol sans pesanteur. je marche.

DES VIES DE LA CHOSE ET DE LEUR RETOURNEMENT – LÉLIO LACAILLE – 01

QUAND TOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE SEULS LES AVEUGLES Y VOIENT CLAIR-let                                            

Extrait de l’oeuvre « Des vies de la chose et de leur retournement»
de Lélio Lacaille

 —

Parcours de lecture

QUAND TOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE SEULS LES AVEUGLES Y VOIENT CLAIR-s

En clair

QUAND TOUS LES VOYANTS SONT AU ROUGE SEULS LES AVEUGLES Y VOIENT CLAIR-txt


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Quand tous les voyants sont au rouge seuls les aveugles y voient clair.

CAMPEMENT – ANDRÉ DHOTEL – 08

« Il allait de table en table pour apprendre à écrire aux petits qui avaient des visages pleins d’encre…

JACQUES PENSE QUE JEANNE A UNE ROBE BRUNE UNE ROBE BLEUE ET QU ELLE EST PERDUE POUR LUI-let

                                               …  Pendant les récréations, le vent amer s’engouffre sous le préau. Les écoliers, en grelottant, atteignent les paradis des jeux de marelle. »

                         —                            

Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

JACQUES PENSE QUE JEANNE A UNE ROBE BRUNE UNE ROBE BLEUE ET QU ELLE EST PERDUE POUR LUI-s

En clair (extrait complet sur babelio)

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JACQUES PENSE QUE JEANNE A UNE ROBE BRUNE UNE ROBE BLEUE ET QU ELLE EST PERDUE POUR LUI-txt

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Un peu au-delà de l’extrait

JACQUES PENSE QUE JEANNE A UNE ROBE BRUNE UNE ROBE BLEUE ET QU ELLE EST PERDUE POUR LUI-txt2


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A huit heures, il se rendait à l’école. Les élèves chantaient leurs leçons.
Il leur expliquait les phrases des atlas : « Dans notre hémisphère, plus on monte vers le nord, plus on a froid. »
Il allait de table en table pour apprendre à écrire aux petits qui avaient des visages pleins d’encre.
Jacques pense que Jeanne a une robe brune, une robe bleue, et qu’elle est perdue pour lui.
Pendant les récréations, le vent amer s’engouffre sous le préau. Les écoliers, en grelottant, atteignent les paradis des jeux de marelle. Les écoliers s’extasient à quatre pattes devant les billes de verre.

A onze heures, la classe était terminée. Jacques allait prendre le repas que Mme Prunelle lui préparait et il s’asseyait auprès de la fenêtre : les volés de corbeaux retombaient de travers dans le champ.

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 7 – (Adriana G.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

                                            

COMME QUOI LES CHOSES PEUVENT ETRE AUTREMENT COMME QUOI L INFINIMENT PETIT PEUT DEVENIR GRAND-let
                                                                                     
                                                                

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Adriana G.

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Son commentaire :

COMME QUOI LES CHOSES PEUVENT ETRE AUTREMENT COMME QUOI L INFINIMENT PETIT PEUT DEVENIR GRAND-com

Parcours de lecture

COMME QUOI LES CHOSES PEUVENT ETRE AUTREMENT COMME QUOI L INFINIMENT PETIT PEUT DEVENIR GRAND-s

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En clair
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COMME QUOI LES CHOSES PEUVENT ETRE AUTREMENT COMME QUOI L INFINIMENT PETIT PEUT DEVENIR GRAND-txt


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LEt puis la voix de ma mère, encore plus rare que le sourire de No, sa voix soudain si claire.
— On devrait la rencontrer.
Mon père relève la tête, sidéré. La pizza est froide, je forme une boule dans ma bouche, imbibée de salive, et je compte jusqu’à dix avant d’avaler.
Mon père répète après elle, d’accord, on devrait la rencontrer.

Comme quoi les choses peuvent être autrement, comme quoi l’infiniment petit peut devenir grand.

Phrase circulaire

Se lit à partir de la lettre en haut à gauche
lorsque le manège s’arrête quelques temps

La main Betty,donne la !

Bien sur, il faut, en fonction de la lecture, y ajouter quelque ponctuation
notamment dans certains cas, un (ou deux) point(s) d’exclamation.

2001 ODYSSÉE DE L’ESPACE – ARTHUR C. CLARKE – 1 –

« Les choses-plantes blanches et rondes étaient bonnes à manger (quoique certaines d’entre elles fussent parfois la cause de douleurs violentes)… Cette nouvelle chose, peut-être ?…
QUAND IL L EUT LECHEE ET MORDILLEE PLUSIEURS FOIS, GUETTEUR DE LUNE PERDIT SES ILLUSIONS-let
  
                                                            …Il n’y avait rien de comestible là-dedans. Aussi, en bon homme-singe, poursuivit-il sa route vers le ruisseau, oubliant complètement le monolithe de cristal tandis que, comme chaque jour, il hurlait après les Autres. »

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Extrait du roman « 2001 : L’Odyssée de l’espace »
de Arthur C. Clarke

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parcours de lecture

QUAND IL L EUT LECHEE ET MORDILLEE PLUSIEURS FOIS, GUETTEUR DE LUNE PERDIT SES ILLUSIONS-s

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En clair (sur babelio)

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QUAND IL L EUT LECHEE ET MORDILLEE PLUSIEURS FOIS, GUETTEUR DE LUNE PERDIT SES ILLUSIONS-txt

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Ce remarquable exemple de réflexion abstraite conduisit Guetteur de Lune, après trois ou quatre minutes, à une déduction qu’il entreprit de vérifier sur-le-champ. Les choses-plantes blanches et rondes étaient bonnes à manger (quoique certaines d’entre elles fussent parfois la cause de douleurs violentes)… Cette nouvelle chose, peut-être ?…
Quand il l’eut léchée et mordillée plusieurs fois, Guetteur de Lune perdit ses illusions. Il n’y avait rien de comestible là-dedans. Aussi, en bon homme-singe, poursuivit-il sa route vers le ruisseau, oubliant complètement le monolithe de cristal tandis que, comme chaque jour, il hurlait après les Autres.
Ce fut une mauvaise journée. La tribu dut s’éloigner de plusieurs milles et l’une des femelles les plus frêles s’évanouit dans la terrible chaleur de midi, loin de tout refuge possible. Ses compagnons se rassemblèrent autour d’elle, gémissant et grognant en signe de sympathie mais sans pouvoir rien faire. S’ils avaient été moins épuisés, ils auraient pu l’emporter avec eux, mais ils n’avaient pas assez d’énergie pour de tels actes de bonté. Ils abandonnèrent la femelle à son sort. Lorsqu’ils repassèrent au même endroit, le soir, sur le chemin du retour, ils ne retrouvèrent pas un os.
Dans l’ultime clarté du jour, jetant des regards anxieux autour d’eux, ils burent en toute hâte et remontèrent vers les cavernes. Ils étaient encore à plus de cent mètres du Nouveau Rocher quand le son se fit entendre.

ZANONI – EDWARD BULWER-LYTTON (sir) – 6

« Et ne pourrais-tu quitter tes montagnes ? dit-il tout bas en s’approchant d’elle.
QUITTER MES MONTAGNES POURRAIS JE QUITTER MA NATURE GARDE TOUJOURS TA NATURE JE L AIME-let 
                                                            …— Tu l’aimes, tant que tu es fidèle ; mais si tu es inconstant ! Veux-tu savoir ce que je suis, ce que sont les filles de notre pays ? Filles de ceux que vous appelez des voleurs, nous aspirons à devenir les compagnes de nos amants ou de nos maris. Nous aimons ardemment, nous l’avouons hardiment. Nous combattons avec vous dans le danger; nous vous servons comme des esclaves quand le danger est passé ; nous ne changeons jamais, et quand vous changez, nous nous vengeons. »

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Extrait du roman « Zanoni ou la sagesse des Rose-Croix »
de Edward Bulwer-Lytton

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parcours de lecture

QUITTER MES MONTAGNES POURRAIS JE QUITTER MA NATURE GARDE TOUJOURS TA NATURE JE L AIME-s

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En clair (sur babelio)

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QUITTER MES MONTAGNES POURRAIS JE QUITTER MA NATURE GARDE TOUJOURS TA NATURE JE L AIME-txt

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« Et ne pourrais-tu quitter tes montagnes ? dit-il tout bas en s’approchant d’elle.

— Tu me le demandes ? dit-elle en reculant et le regardant fixement. Sais-tu bien ce que nous sommes, nous autres filles des montagnes ? Vous, habitants brillants et légers des cités, vous ne parlez pas souvent sérieusement. Avec vous, l’amour est un passe-temps; avec nous, c’est la vie. Quitter ces montagnes ? Pourrais-je quitter avec elles ma nature ?

— Garde toujours ta nature ; je l’aime.

— Tu l’aimes, tant que tu es fidèle ; mais si tu es inconstant ! Veux-tu savoir ce que je suis, ce que sont les filles de notre pays ? Filles de ceux que vous appelez des voleurs, nous aspirons à devenir les compagnes de nos amants ou de nos maris. Nous aimons ardemment, nous l’avouons hardiment. Nous combattons avec vous dans le danger; nous vous servons comme des esclaves quand le danger est passé ; nous ne changeons jamais, et quand vous changez, nous nous vengeons. Vous pouvez nous accabler de reproches, de coups, nous fouler aux pieds comme un chien ; nous supportons tout sans murmures : trahissez-nous, la tigresse est moins impitoyable. Soyez fidèles, nos cœurs vous récompensent ; soyez faux, et nos mains vous punissent. Et maintenant m’aimes-tu ? »

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 6 – (Aurélien H.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

                                            

LE SOIR OU NO NOUS A ANNONCE QU ELLE AVAIT TROUVE DU TRAVAIL MON PERE EST DESCENDU ACHETER UNE BOUTEILLE DE CHAMPAGNE-let                                                                                       … Il a fallu rincer les coupes en cristal, elles n’avaient pas servi depuis longtemps, nous avons levé nos verres, nous avons trinqué à la santé de No, mon père a dit c’est une nouvelle vie qui commence, j’ai cherché l’émotion sur les visages, No avait les joues roses, il n’y avait pas besoin d’être spécialiste, je crois même qu’elle faisait un sacré effort pour ne pas pleurer. »
                                                                

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Aurélien H .

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Parcours de lecture

LE SOIR OU NO NOUS A ANNONCE QU ELLE AVAIT TROUVE DU TRAVAIL MON PERE EST DESCENDU ACHETER UNE BOUTEILLE DE CHAMPAGNE-s

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En clair
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LE SOIR OU NO NOUS A ANNONCE QU ELLE AVAIT TROUVE DU TRAVAIL MON PERE EST DESCENDU ACHETER UNE BOUTEILLE DE CHAMPAGNE-txt


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Le soir où No nous a annoncé qu’elle avait trouvé du travail, mon père est descendu acheter une bouteille de champagne. Il a fallu rincer les coupes en cristal, elles n’avaient pas servi depuis longtemps, nous avons levé nos verres, nous avons trinqué à la santé de No, mon père a dit c’est une nouvelle vie qui commence, j’ai cherché l’émotion sur les visages, No avait les joues roses, il n’y avait pas besoin d’être spécialiste, je crois même qu’elle faisait un sacré effort pour ne pas pleurer. Quand elle nous a donné davantage de détails, mon père a eu l’air de trouver que ce n’était pas l’idéal mais elle était tellement contente que personne n’aurait osé gâcher sa joie, ni émettre une réserve, même minuscule.