CAMPEMENT – ANDRÉ DHOTEL – 09

« Jacques aimait à dessiner, car son père, qui collectionnait les vieilles estampes, lui avait en appris l’art.
Il faisait les herses renversées, les chars et les oiseaux de proie qu’il tuait à la chasse et donc les yeux savent saisir les étendues de terre….

 EN CES JOURS IL AURAIT VOULU POUVOIR DESSINER LE VISAGE DE JEANNE-let

      

                         —                            

Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

EN CES JOURS IL AURAIT VOULU POUVOIR DESSINER LE VISAGE DE JEANNE-s

En clair (extrait complet sur babelio)

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EN CES JOURS IL AURAIT VOULU POUVOIR DESSINER LE VISAGE DE JEANNE-txt

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Un peu au-delà de l’extrait

EN CES JOURS IL AURAIT VOULU POUVOIR DESSINER LE VISAGE DE JEANNE-txt1


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Jacques aimait à dessiner, car son père, qui collectionnait les vieilles estampes, lui avait en appris l’art.
Il faisait les herses renversées, les chars et les oiseaux de proie qu’il tuait à la chasse et donc les yeux savent saisir les étendues de terre.
En ces jours, il aurait voulu pouvoir dessiner le visage de Jeanne.
Il retournait à la salle d’études à une heure.
A mesure que l’après-midi avançait, la lumière du ciel devenait plus rare. On faisait des dictées où il était parlé de l’hirondelle, de la moisson, du pain et de l’hiver.
« L’hiver est la saison du froid. Les jours sont courts et tristes. One ne travaille plus dans la plaine. »
Jacques pensait : « Jeanne, si tu avais été à moi, je t’aurais appris à aimer la patience de l’hiver, le feu, le vent. »

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 11 – (Lucien G.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

                                        

SELON LES ESTIMATIONS IL Y A ENTRE TROIS CENT ET DEUX CENT MILLE PERSONNES SANS DOMICILE FIXE-let

                                 … quarante pour cent sont des femmes, le chiffre est en augmentation constante. « 

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Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Lucien G.

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Son commentaire :

SELON LES ESTIMATIONS IL Y A ENTRE TROIS CENT ET DEUX CENT MILLE PERSONNES SANS DOMICILE FIXE-com

Parcours de lecture

SELON LES ESTIMATIONS IL Y A ENTRE TROIS CENT ET DEUX CENT MILLE PERSONNES SANS DOMICILE FIXE-s

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En clair
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SELON LES ESTIMATIONS IL Y A ENTRE TROIS CENT ET DEUX CENT MILLE PERSONNES SANS DOMICILE FIXE-txt

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La phrase complète

SELON LES ESTIMATIONS IL Y A ENTRE TROIS CENT ET DEUX CENT MILLE PERSONNES SANS DOMICILE FIXE-txt2


On peut s’aider des TAGS
ils donnent certains mots de la grille.

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N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


Selon les estimations il y a entre 200 000 et 300 000 personnes sans domicile fixe, 40 % sont des femmes, le chiffre est en augmentation constante. Et parmi les SDF âgés de 16 à 18 ans, la proportion de femmes atteint 70 %. Vous avez choisi un bon sujet, mademoiselle Bertignac, même s’il n’est pas facile à traiter, j’ai emprunté pour vous à la bibliothèque un ouvrage très intéressant sur l’exclusion en France, je vous le confie, ainsi que cette photocopie d’un article récent paru dans Libération. Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à me solliciter. Je compte sur vous pour faire un exposé moins rébarbatif que ceux de vos collègues, vous en avez les capacités, je vous laisse filer, profitez de votre récréation.

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 10 – (Loane P.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

                                        

NO EST ASSISE PAR TERRE APPUYEE CONTRE UN POTEAU ELLE A DEPOSE DEVANT SES PIEDS UNE BOITE DE THON VIDE-let 

… dans laquelle sont tombées quelques pièces.  »

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Adriana G.

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Son commentaire :

NO EST ASSISE PAR TERRE APPUYEE CONTRE UN POTEAU ELLE A DEPOSE DEVANT SES PIEDS UNE BOITE DE THON VIDE-com2

Parcours de lecture

NO EST ASSISE PAR TERRE APPUYEE CONTRE UN POTEAU ELLE A DEPOSE DEVANT SES PIEDS UNE BOITE DE THON VIDE-s

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En clair
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NO EST ASSISE PAR TERRE APPUYEE CONTRE UN POTEAU ELLE A DEPOSE DEVANT SES PIEDS UNE BOITE DE THON VIDE-txt2


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ils donnent certains mots de la grille.

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Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang.
Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu’elle est parfois invisible à l’œil nu.
La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l’enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière.
La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence est ce qui ne trouve pas d’explication, ce qui à jamais restera opaque.

DÉFENSE ET ILLUSTRATION DE LA NOVLANGUE FRANÇAISE – JAIME SEMPRUN – 02

« En effet, à ceux qui vivent dans les sociétés modernes et qui, n’ayant plus le secours des anciennes croyances, se trouvent dans l’obligation de penser par eux-même sans en avoir pour autant le loisir ou la capacité,…

IL FAUT DES IDEES GENERALES QUI LEUR PERMET DE SE REPRESENTER COMMODEMENT LEUR CONDITION-let1

                                     …et leur donnent la certitude d’en posséder quelque explication simple.
Comme de son côté cette condition est de plus en plus uniforme, elle se prête d’autant mieux à être décrite et expliquée à l’aide de termes généraux et abstraits.
A cette adéquation se reconnait la rationalité spécifique de nos démocraties. »

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Extrait de l’essai
« Défense et illustration de la novlangue française »
de Jaime Semprun

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Parcours de lecture
IL FAUT DES IDEES GENERALES QUI LEUR PERMET DE SE REPRESENTER COMMODEMENT LEUR CONDITION-s1

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En clair sur babelio

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IL FAUT DES IDEES GENERALES QUI LEUR PERMET DE SE REPRESENTER COMMODEMENT LEUR CONDITION-txt1

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L’extrait complet

IL FAUT DES IDEES GENERALES QUI LEUR PERMET DE SE REPRESENTER COMMODEMENT LEUR CONDITION-txt21

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En effet, à ceux qui vivent dans les sociétés modernes et qui, n’ayant plus le secours des anciennes croyances, se trouvent dans l’obligation de penser par eux-même sans en avoir pour autant le loisir ou la capacité, il faut des idées générales qui leur permettent de se représenter commodément leur condition et leur donnent la certitude d’en posséder quelque explication simple.
Comme de son côté cette condition est de plus en plus uniforme, elle se prête d’autant mieux à être décrite et expliquée à l’aide de termes généraux et abstraits.
A cette adéquation se reconnait la rationalité spécifique de toutes nos démocraties.

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 9 – (Lilu T.-P.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

 « C’est un cadeau qui n’a pas de prix, …                                       

UN CADEAU QUI PESE LOURD DONT J AI PEUR DE NE PAS ETRE DIGNE UN CADEAU QUI MODIFIE LES COULEURS DU MONDE-let

                            … un cadeau qui remet en question toutes les théories. »

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Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Lilu T.-P.

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Parcours de lecture

UN CADEAU QUI PESE LOURD DONT J AI PEUR DE NE PAS ETRE DIGNE UN CADEAU QUI MODIFIE LES COULEURS DU MONDE-s

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En clair l’extrait
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UN CADEAU QUI PESE LOURD DONT J AI PEUR DE NE PAS ETRE DIGNE UN CADEAU QUI MODIFIE LES COULEURS DU MONDE-txt

La phrase complète

UN CADEAU QUI PESE LOURD DONT J AI PEUR DE NE PAS ETRE DIGNE UN CADEAU QUI MODIFIE LES COULEURS DU MONDE-txt2


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Elle me décrit ses journées, ce qu’elle voit, ce qu’elle entend, j’écoute avec toutes mes oreilles, et j’en ai pas mal, j’ose à peine respirer. C’est un cadeau qu’elle me fait, j’en suis sûre, un cadeau à sa manière, avec cette moue qui ne la quitte pas, cet air de dégoût, et puis les mots durs qu’elle dit parfois, lâche-moi, fous-moi la paix ou encore qu’est-ce que tu crois ? (c’est une question sans en être une, qui revient souvent, comme si elle me disait : à quoi tu crois, en quoi tu crois, est-ce que tu crois en Dieu ?). C’est un cadeau qui n’a pas de prix, un cadeau qui pèse lourd dont j’ai peur de ne pas être digne, un cadeau qui modifie les couleurs du monde, un cadeau qui remet en question toutes les théories.

À REBOURS – JORIS-KARL HUYSMANS – 1 –

                          « La décadence de cette ancienne maison avait, sans nul doute, suivi régulièrement son cours ;…

L EFFEMINATION DES MALES ETAIT ALLEE EN S ACCENTUANT-let                                                                              … comme pour achever l’œuvre des âges, les des Esseintes marièrent, pendant deux siècles, leurs enfants entre eux, usant leur reste de vigueur dans les unions consanguines.»

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Extrait du roman « A rebours»
de Joris-Karl Huysmans

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parcours de lecture

L EFFEMINATION DES MALES ETAIT ALLEE EN S ACCENTUANT-s

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En clair (sur babelio)

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L EFFEMINATION DES MALES ETAIT ALLEE EN S ACCENTUANT-txt

Un extrait plus complet

L EFFEMINATION DES MALES ETAIT ALLEE EN S ACCENTUANT-txt2

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À en juger par les quelques portraits conservés au château de Lourps, la famille des Floressas des Esseintes avait été, au temps jadis, composée d’athlétiques soudards, de rébarbatifs reîtres. Serrés, à l’étroit dans leurs vieux cadres qu’ils barraient de leurs fortes épaules, ils alarmaient avec leurs yeux fixes, leurs moustaches en yatagans, leur poitrine dont l’arc bombé remplissait l’énorme coquille des cuirasses.
Ceux-là étaient les ancêtres ; les portraits de leurs descendants manquaient ; un trou existait dans la filière des visages de cette race ; une seule toile servait d’intermédiaire, mettait un point de suture entre le passé et le présent, une tête mystérieuse et rusée, aux traits morts et tirés, aux pommettes ponctuées d’une virgule de fard, aux cheveux gommés et enroulés de perles, au col tendu et peint, sortant des cannelures d’une rigide fraise.
Déjà, dans cette image de l’un des plus intimes familiers du duc d’Épernon et du marquis d’Ô, les vices d’un tempérament appauvri, la prédominance de la lymphe dans le sang, apparaissaient.
La décadence de cette ancienne maison avait, sans nul doute, suivi régulièrement son cours ; l’effémination des mâles était allée en s’accentuant ; comme pour achever l’œuvre des âges, les des Esseintes marièrent, pendant deux siècles, leurs enfants entre eux, usant leur reste de vigueur dans les unions consanguines.
De cette famille naguère si nombreuse qu’elle occupait presque tous les territoires de l’Île-de-France et de la Brie, un seul rejeton vivait, le duc Jean, un grêle jeune homme de trente ans, anémique et nerveux, aux joues caves, aux yeux d’un bleu froid d’acier, au nez éventé et pourtant droit, aux mains sèches et fluettes.
Par un singulier phénomène d’atavisme, le dernier descendant ressemblait à l’antique aïeul, au mignon, dont il avait la barbe en pointe d’un blond extraordinairement pâle et l’expression ambiguë, tout à la fois lasse et habile.
Son enfance avait été funèbre. Menacée de scrofules, accablée par d’opiniâtres fièvres, elle parvint cependant, à l’aide de grand air et de soins, à franchir les brisants de la nubilité, et alors les nerfs prirent le dessus, matèrent les langueurs et les abandons de la chlorose, menèrent jusqu’à leur entier développement les progressions de la croissances.

NOS GUERRES INDIENNES – BENOIT JEANTET – 02

« Quelques chiens courent sur la prairie. Ils courent pour se donner un peu d’exercice. Sautent par-dessus une succession d’enclos vides. Ne pas trop s’appesantir sur l’anéantissement prochain de la race. Le train se met à rouler à très grande vitesse…

QUELQUES ETANGS MENACENT ENCORE DE LEURS YEUX NOIRS DES PUITS OU SE LAISSER COULER D EPUISEMENT-let2

                                  … Mais la distance s’est creusée. Tout pourtant portait à croire que. Mais c’est passé. Comme tout passe. Voilà. » 

Extrait de

« Nos guerres indiennes »

de Benoit Jeantet

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Parcours de lecture

QUELQUES ETANGS MENACENT ENCORE DE LEURS YEUX NOIRS DES PUITS OU SE LAISSER COULER D EPUISEMENT-s

En clair

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QUELQUES ETANGS MENACENT ENCORE DE LEURS YEUX NOIRS DES PUITS OU SE LAISSER COULER D EPUISEMENT-txt

Un extrait plus long contenant cette citation

QUELQUES ETANGS MENACENT ENCORE DE LEURS YEUX NOIRS DES PUITS OU SE LAISSER COULER D EPUISEMENT-txt2

Benoit Jeantet sur Publie.net (présentation de « Nos Guerres indiennes »)

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Quelques chiens courent sur la prairie. Ils courent pour se donner un peu d’exercice. Sautent par-dessus une succession d’enclos vides. Ne pas trop s’appesantir sur l’anéantissement prochain de la race. Le train se met à rouler à très grande vitesse. Quelques étangs menacent encore de leurs yeux noirs. Des puits où se laisser couler d’épuisement. Mais la distance s’est creusée. Tout pourtant portait à croire que. Mais c’est passé. Comme tout passe. Voilà. Deux amies entre elles. Baskets fatiguées à l’identique. Conversent en versant des larmes de rire sur leurs vies compressées par le stress. Le train abandonne la province à sa petite apocalypse personnelle. Paris s’annonce. Le train. Toujours cette fuite éperdue qui vous ramène à vous-même…

NO ET MOI – DELPHINE DE VIGAN – (Citations choisies par des élèves ) – 8 – (Lyna L.) (Laureen P.)

   Lettres au collège de Buis les Baronnies

 « Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang…                                       

MAINTENANT JE SAIS QUE LA VIOLENCE EST AUSSI DANS LE SILENCE QU ELLE EST PARFOIS INVISIBLE A L OEIL NU-let

… La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l’enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière… »

Extrait du roman « No et moi« 

de Delphine de Vigan

collecté et proposée par Lyna L.
Et Laureen P.

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Son commentaire :

MAINTENANT JE SAIS QUE LA VIOLENCE EST AUSSI DANS LE SILENCE QU ELLE EST PARFOIS INVISIBLE A L OEIL NU-com

MAINTENANT JE SAIS QUE LA VIOLENCE EST AUSSI DANS LE SILENCE QU ELLE EST PARFOIS INVISIBLE A L OEIL NU-com12

Parcours de lecture

MAINTENANT JE SAIS QUE LA VIOLENCE EST AUSSI DANS LE SILENCE QU ELLE EST PARFOIS INVISIBLE A L OEIL NU-s

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En clair
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MAINTENANT JE SAIS QUE LA VIOLENCE EST AUSSI DANS LE SILENCE QU ELLE EST PARFOIS INVISIBLE A L OEIL NU-txt


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Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang.
Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu’elle est parfois invisible à l’œil nu.
La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l’enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière.
La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence est ce qui ne trouve pas d’explication, ce qui à jamais restera opaque.

COLLINE – JEAN GIONO – 08

                          « J’ai crié : Janet. Oh Janet. Rien. Il ne répondait pas. Sur le coup je ne me suis guère inquiété …

JE LE CONNAIS IL SE COUCHE DANS L HERBE ET TANT QUE L EAU NE LUI CHATOUILLE PAS LA TETE IL NE SE REVEILLE PAS-let

                                                                              … C’est sa manière à lui. Je lui ai dit cent fois : Un beau jour vous vous noierez. Ça lui fait autant. »

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Extrait du roman « Colline»
de Jean Giono

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parcours de lecture

JE LE CONNAIS IL SE COUCHE DANS L HERBE ET TANT QUE L EAU NE LUI CHATOUILLE PAS LA TETE IL NE SE REVEILLE PAS-s

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En clair (sur babelio)

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JE LE CONNAIS IL SE COUCHE DANS L HERBE ET TANT QUE L EAU NE LUI CHATOUILLE PAS LA TETE IL NE SE REVEILLE PAS-txt

Un extrait plus complet

JE LE CONNAIS IL SE COUCHE DANS L HERBE ET TANT QUE L EAU NE LUI CHATOUILLE PAS LA TETE IL NE SE REVEILLE PAS-txt2

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— Alors, qu’est-ce qu’il y a qui ne va pas ?
Gondran pousse son verre et tousse. Un temps. Il tousse encore. Il tire son verre, s’accoude et, enfin :
« C’est le beau-père. Ça lui a pris l’autre nuit en arrosant le pré. Je l’avais mis au bout pour m’avertir quand l’eau arriverait ; moi, je surveillais la martelière. Je sais qu’il est venu deux ou trois fois à la maison pour boire, je l’ai vu passer sous la lune, puis, d’un long moment il n’a plus bougé.
« J’ai crié : Janet. Oh Janet. Rien. Il ne répondait pas. Sur le coup je ne me suis guère inquiété ; je le connais : il se couche dans l’herbe et tant que l’eau ne lui chatouille pas la tête il ne se réveille pas. C’est sa manière à lui. Je lui ai dit cent fois : Un beau jour vous vous noierez. Ça lui fait autant…
« Donc, il ne répond pas. Je me pensais : “Quand même : c’est étonnant que l’eau ne soit pas encore là-bas.” Seulement avec ces putains de trous de taupes, on ne sait jamais. Et je débouche le gros canal à coups de bêche.
« L’eau coulait à plein. L’herbe chantait, comme du vent. Au bout d’un moment, je crie encore. Rien. Ça, c’était plutôt drôlet. Je descends en faisant le tour. Je n’avais pas de fanal. À vous dire vrai, j’avais peur : Ça, si tu le trouvais mort. À son âge.
« Il était tout de son long étendu et raide. L’eau arrivait à un doigt de sa bouche. Pour le sortir de là, ça n’est pas allé tout seul. Je me suis enfoncé dans la terre mouillée jusqu’aux genoux.
« Nous l’avons couché. Depuis, il mange, il boit, il chique, il parle, il remue les doigts et la moitié des bras ; le reste, c’est de la souche morte.
« Allez un peu le voir.
— Je suis venu pour ça. »
Il déguste son verre à petits coups, lisse la corne de son sourcil, puis il entre dans la cuisine où s’affaire, aussitôt, la voix blanche de Marguerite.