L’UNIQUE ET SA PROPRIÉTÉ – MAX STIRNER – 1

[L’écriture de ce livre a ruiné sa vie sur tous les plans
en lire un extrait ne lui restitue rien de matériel
mais redonne à Max Stirner ce qu’il n’a pas eu de son vivant
un peu de reconnaissance]




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                         —                            

Extrait de « L’unique et sa propriété »
de Max Stirner

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(certains ont souhaité un peu plus de difficulté)

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Itinéraire de lecture

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Un extrait plus long autour de celui donné

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Ô toi qui as tant souffert, ô mon peuple allemand, quelle a été ta souffrance ? C’était le tourment d’une pensée qui ne peut se créer un corps, le tourment d’un Esprit errant qui s’évanouit lorsque le coq chante et qui aspire cependant à sa délivrance et à sa réalisation.
En moi aussi, tu as longtemps vécu, chère — pensée, cher — fantôme ! Déjà je croyais avoir trouvé la parole magique qui doit te délivrer, déjà je croyais avoir découvert une chair et des membres pour vêtir l’Esprit errant, — et voilà que j’entends le glas des cloches qui te conduisent au repos éternel ; voilà que la dernière espérance s’envole, que le dernier amour s’éteint.
Je dis adieu à la maison déserte des morts et je retourne parmi les vivants.

CE SERAIT – BRIGITTE CELERIER – 1 (Ce serait … regarder le volcan)

Ce serait - Brigitte Celerier - couverture

Première des
« échappées brèves hors d’une quotidienneté qui grimace parfois »
que propose Brigitte Celerier dans son recueil de texte et photographies.
Un peu comme un contrepoint des « Ricordi » de Christophe Grossi.

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq  (de Jan Doets)  ici

  
CES HOTELS-letg2

        

                         —                            

Extrait de « Ce serait »
de Brigitte Celerier

Ce serait … regarder le volcan

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Lecture plus pressée

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Itinéraire de lecture

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Ce serait savourer la beauté presque intacte de l’île, l’absence, du moins dans ce que nous aurions vu jusqu’alors, de ces hôtels de plage rutilants qui me donnent si grande envie de fuir.

BONNE NUIT BARBARA – ANDRÉ DHOTEL – 1

(Extrait du début du roman.
Le personnage principal vient de trouver porte de bois.

Le dancing où il comptait faire la rencontre de son coeur … dans le cœur d’une autre, est définitivement fermé. Il déambule de-ci de-là l’esprit disponible du fait de cette déception qui l’a momentanément vidé.)  

IL EPROUVAIT BEAUCOUP - letc1

(plus difficile)

        

                         —                            

Extrait du roman « Bonne nuit Barbara »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

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Arnaud s’intéressa à la profondeur des excavations, aux ingénieuses barricades, aux lanternes clignotantes, surtout aux piles de pavés.
Il éprouvait beaucoup d’estime pour ces pavés détournés de leur usage afin de former des pyramides à l’abandon.
En haut d’un de ces tas, il y avait un chat.

Injustice faite au myope – aunryz

        LA SEGREGATION - letc12

Pour y voir un peu plus clair (parcours)

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Pour Christophe (sourire)² et tous ceux qui ne déplient pas les images (et ils ont bien raison)LA SEGREGATION - txt2
à cliquer pour lire à l’occidental


La ségrégation dont sont victimes les myopes se voit à l’œil nu excepté pour eux-même, ce qui l’aggrave encore.

CAMPEMENTS – ANDRÉ DHOTEL – 15

  DANS LA CHAMBRE HAUTE ELLE - letc1
 

        

                         —                            

Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

DANS LA CHAMBRE HAUTE ELLE - s

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[et le lecteur a un espace infini
que les mots d’André Dhôtel ont créé
où il peut imaginer les gestes et les pensées
de « ces deux là » ]


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Dans la chambre haute elle se déchaussa, elle dénoua ses cheveux et elle se dévêtit.

MARYSE HACHE – BALEINE PAYSAGE (8) – 04 –

« la rivière aux truites près de st florent le vieil à l’aurore des bottes en caoutchouc pour entrer et rester dans le courant de l’eau / …  

LE VENTRE D UNE BALEINE-letg1

(Plus facile ici)

                                                                         

Extrait du recueil « Baleine Paysage »
de Maryse Hache

(Baleine paysage 2)

parcours de lecture
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Extrait plus long
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Maryse Hache sur Publie.net


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l’avancée des travaux — grilles rouillées bétonneuse grues jaunes — à l’entrée de passage chemin de fer à côté du restaurant japonais à côté de la pharmacie au rondibet du radada à fleurs municipales changées fond et comble tous les trois mois merci aux contribuables / l’avancée des travaux rue du lycée grue potain martèlement enfonçures dans macadam de rue dans terre de jardin de l’ancien demouchy ci-autrefois horticulteur quelques vieilles racines encore s’en souviennent / monsieur auriez-vous l’amabilité de me dire si le ph de cet échantillon de terre de mon jardin peut convenir pour planter plusieurs variétés de tulipes si ce n’est pas le cas dites-moi je vous prie avec quels ajouts je peux l’amender veuillez aussi me donner un rendez-vous pour venir choisir les bulbes veuillez recevoir monsieur l’expression de mes salutations distinguées / la charcuterie a changé de propriétaire dit la pancarte à côté de boudin aux pommes et filet de sandre / la rivière aux truites près de st florent le vieil à l’aurore des bottes en caoutchouc pour entrer et rester dans le courant de l’eau / le ventre d’une baleine échouée brille sur la berge d’un souvenir /

L’AFFAIRE CHARLES DEXTER WARD – HOWARD PHILIPPS LOVECRAFT – 1 –

« Les médecins s’avouent complètement déconcertés par son cas, car il présentait des bizarreries physiques autant que psychologiques.
En premier lieu, le malade paraissait beaucoup plus vieux qu’il ne l’était. À vrai dire, les troubles mentaux vieillissent très vite ceux qui en sont victimes, mais …

LE VISAGE DE CE JEUNE HOMME DE VINGT SIX ANS AVAIT PRIS UNE EXPRESSION SUBTILE QUE SEULS POSSEDENT LES GENS TRES AGES-let                                                               …  En second lieu, ses fonctions organiques montraient
un curieux désordre.
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Extrait du roman « L’affaire Charles Dexter Ward »
de Howard Phillips Lovecraft

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Un personnage fort étrange, nommé Charles Dexter Ward, a disparu récemment d’une maison de santé, près de Providence, Rhode Island. Il avait été interné à contrecœur par un père accablé de chagrin, qui avait vu son aberration passer de la simple excentricité à une noire folie présentant à la fois la possibilité de tendances meurtrières et une curieuse modification du contenu de son esprit. Les médecins s’avouent complètement déconcertés par son cas, car il présentait des bizarreries physiques autant que psychologiques.
En premier lieu, le malade paraissait beaucoup plus vieux qu’il ne l’était. À vrai dire, les troubles mentaux vieillissent très vite ceux qui en sont victimes, mais le visage de ce jeune homme de vingt-six ans avait pris une expression subtile que seuls possèdent les gens très âgés. En second lieu, ses fonctions organiques montraient un curieux désordre. Il n’y avait aucune symétrie entre sa respiration et les battements de son cœur ; sa voix était devenue un murmure à peine perceptible ; il lui fallait un temps incroyablement long pour digérer ; ses réactions nervales aux stimulants habituels n’avaient aucun rapport avec toutes celles, pathologiques ou normales, que la médecine pouvait connaître. La peau était sèche et froide ; sa structure cellulaire semblait exagérément grossière et lâche. Une grosse tache de naissance, en forme d’olive, avait disparu de sa hanche gauche, tandis qu’apparaissait sur sa poitrine un signe noir très étrange qui n’existait pas auparavant. Tous les médecins s’accordent à dire que le métabolisme du sujet avait été retardé d’une façon extraordinaire.
Sur le plan psychologique également, Charles Ward était unique. Sa folie n’avait rien de commun avec aucune espèce de démence consignée dans les traités les plus récents et les plus complets ; elle semblait être une force mentale qui aurait fait de lui un génie ou un chef si elle n’eût été bizarrement déformée. Le Dr Willett, médecin de la famille Ward, affirme que les facultés mentales du malade, si on les mesurait par ses réactions à tous les sujets autres que celui de sa démence, s’étaient bel et bien accrues depuis le début de sa maladie. Le jeune Ward avait toujours été un savant et un archéologue ; mais même ses travaux les plus brillants ne révélaient pas la prodigieuse intelligence qu’il manifesta au cours de son examen par les aliénistes. En fait, son esprit semblait si lucide et si puissant qu’on eut beaucoup de peine à obtenir l’autorisation légale de l’interner ; il fallut, pour emporter la décision, les témoignages de plusieurs personnes et la constatation de lacunes anormales dans les connaissances du patient, en dehors de son intelligence proprement dite. Jusqu’au moment de sa disparition, il se montra lecteur omnivore et aussi brillant causeur que le lui permettait sa faible voix. Des observateurs expérimentés, ne pouvant prévoir sa fuite, prédirent qu’il ne manquerait pas d’être bientôt rendu à la liberté.

PAVANE POUR UNE INFANTE DÉFUNTE – ANNA JOUY – 1

Pavane pour une infante défunte - Anna Jouy - couverture

Publié en numérique aux toutes nouvelles
éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
Pavane pour une infante défunte – de Anna Jouy

L’oeuvre est disponible gratuitement actuellement
chez les éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

DE SIMPLES FEUILLES - letc1


Extrait du roman
« Pavane pour une infante défunte»
de Anna Jouy

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Un carnet. De simples feuilles balayées par un joueur venant sans cesse en brasser le désordre, là, sur sa table installée près du toit et l’obligeant à monter courbé vers le ciel. Répertoire bleu de projets, de désirs d’artiste et consulté le matin comme un bréviaire. Avant, pendant.

LE GARDE-BARRIÈRE – ANDREA CAMILLIERI – 1

(un extrait qui sonne comme un proverbe) 

ON NE PRETE-letc1Extrait du roman
« Le garde-barrière »
de Andrea Camilleri

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Comme il était arrivé un peu en avance à son rendez-vous avec Totò devant le café Castiglione, Nino décida de faire un saut sur la place derrière la mairie, vérifier les numéros sortis au tirage de Palerme. Il était convaincu d’avoir écampillé ses trois lires de mise, la chance n’était pas de son côté, il le savait. Les pécuniaux, c’est comme le tonnerre, ça ne tombe jamais sur ceux qui les méritent. Qui avait gagné des ternes ou des quaternes, si ce n’était Mme Burruano, patronne de deux magasins de tissu, ou don Japichino, propriétaire de cinq maisons ? Tant il est vrai qu’on ne prête du pain qu’à celui qui a de la farine !

LE GRAND MEAULNES – ALAIN FOURNIER – 23


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Extrait du roman « Le grand Meaulnes » de Alain Fournier

Parcours de lecture

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La course avait fini trop tôt. Il était quatre heures et demie et il faisait jour encore, lorsque Meaulnes se retrouva dans sa chambre, la tête pleine des événements de son extraordinaire journée. Il s’assit devant la table, désœuvré, attendant le dîner et la fête qui devait suivre.
De nouveau soufflait le grand vent du premier soir.
On l’entendait gronder comme un torrent ou passer avec le sifflement appuyé d’une chute d’eau. Le tablier de la cheminée battait de temps à autre.
Pour la première fois, Meaulnes sentit en lui cette légère angoisse qui vous saisit à la fin des trop belles journées. Un instant il pensa à allumer du feu ; mais il essaya vainement de lever le tablier rouillé de la cheminée. Alors il se prit à ranger dans la chambre ; il accrocha ses beaux habits aux portemanteaux, disposa le long du mur les chaises bouleversées, comme s’il eût tout voulu préparer là pour un long séjour.