[Almanach] naissance des éditions Qazaq – … Zakane

[Nouveau recueil de poésie
aux éditions Qazaq]

Zakane
donne
« L’heure heureuse« 

Samedi 18 Juillet 2015

[L’oeil peut tout.]
J AI BESOIN DE VOS CHAIRS-letcr1-exp

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le texte


La présentation du recueil par Jan Doets sur le site « des cosaques des frontières »
L’heure heureuse : l’auteur Zakane a rejoint Éditions QazaQ – et des autres bonnes nouvelles


Les mots de Zakane


Proposition de lecture


je fume
mon café fume
et je vous regarde

il y a de la beauté en vous
sous la couche des peurs

je connais vos désirs
je suis passé
moi aussi
par cette transe
cette envie folle
de vous voir nu(e)s

vous voir
même sous votre peau
voir vos ruisseaux et vos torrents
votre fleuve de sang

j’ai décelé parfois
l’émoi et le sourire
le partage fugace
de cet écrin ouvert

l’espace d’un coup d’ailes

mais votre ombre
toujours

ce fantôme
qui porte un nom
un avatar
et qui jette des mots
des orthographes qui semblent réunir
mais qui n’y parviennent pas

ce fantôme
qui colle des photos
des images troublantes
oubliées
aussitôt qu’elles sont vues

j’ai connu cette vitesse lente
attente fébrile
de l’acquiescement

le compte n’y est pas
j’ai besoin de vos chairs
j’ai besoin
dans ma main
de soupeser la terre
détresser les cheveux
et puis manger les fleurs

je retourne au soleil
au silence du vent
et aux chants des oiseaux

HOPPER, ou « La seconde échappée » – CHRISTINE JEANNEY -« August In The City »

Christine Jeanney publie, en version numérique, 21 textes centrés sur 21 tableaux de Hopper.
[La reproduction de ces toiles (non libres de droits) n’étant pas possible avant 2037,  des liens internes au fichier (epub ou pdf) pointent vers les sites/Musées où ces toiles sont exposées.]

Ici il est question de cette temporalité particulière aux oeuvres de Edward Hopper dont Christine Jeanney donne à percevoir l’épaisseur et la texture à travers ces 21 écrits.

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - letcr1-exp2

—-
(sans le tableau de Hopper
cliquer)

Extrait de
« Hopper ou « la seconde échappée »
de Christine Jeanney

« August In The City »

Parcours de lecture

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - sr

En clair

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - txt0r

Un extrait plus long

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - txt1r


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


La rue et son virage mène à la porte, sculptée comme une entrée d’église. La nature, la vitre, la foi, l’humain, la peur et la sérénité. Tout y serait.
Tout, son contraire, nature sombre et impénétrable en bord de la nature construite, transparence de la vitre qui ne donne rien à voir puisque personne n’y est alors qu’il y a quelqu’un. Route droite, et ce virage, déclin et pente, qu’on pourrait prendre comme on prend chaque jour des décisions (et ne pas en prendre en est une), choix d’entrer ou de rester à l’extérieur, tout et l’inverse. La seule chose qui manquerait à ce jeu qui montre le pendant de ce qui est montré, le tissu le revers collés l’un à côté de l’autre, ce serait la nuit ?
Et encore, l’attente de la nuit y est. Août ne dure jamais, le soir viendra. Il est déjà venu, le soir sur tout, le soir métaphorique, la statue en est convaincue qui s’arrache les cheveux à l’avance.
Si je cherchais un tout (chose humainement possible), je choisirais comme seule image à emporter sur île déserte, August in the City. C’est déjà fait peut-être.

Filatures en soi – 3- Dominique Hasselmann – 3- Les vignes du saigneur


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Ambiance polar pour ces 29 petits morceaux du quotidien, auxquels Dominique Hasselman applique de subtiles distorsions.

Livre électronique illustré de photographies de l’auteur (excepté une)
 

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


[le jeu de mot du titre laisse présager du pire …
ce n’est pas un présage … ]

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - letcr1-exp

(Grille sans image
à cliquer)

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - letcr1

Parcours de lecture

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - sr

(cliquer pour retourner)

En clair

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - txt0r

Un extrait plus long

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - txt1r

Extrait du début jusqu’à …



Là, ça se verrait moins : ton sur ton, rouge sur rouge. Il traîna le corps par les pieds, les cheveux blonds balayaient le sol caillouteux mieux qu’un instrument domestique. Des feuilles mortes s’accrochaient au visage défait. 
Oh, elle ne pesait pas très lourd, elle se laissait faire, on aurait presque pu croire qu’elle y mettait du sien. Entre les ceps noueux (les ceps sont  toujours noueux), il se frayait un passage, il fallait aller assez loin pour perdre la route de vue.

 

CAMPEMENTS – ANDRÉ DHOTEL – 15

  DANS LA CHAMBRE HAUTE ELLE - letc1
 

        

                         —                            

Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

DANS LA CHAMBRE HAUTE ELLE - s

En clair  sur babelio

*

DANS LA CHAMBRE HAUTE ELLE - txt


[et le lecteur a un espace infini
que les mots d’André Dhôtel ont créé
où il peut imaginer les gestes et les pensées
de « ces deux là » ]


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Dans la chambre haute elle se déchaussa, elle dénoua ses cheveux et elle se dévêtit.

CAMPEMENT – ANDRÉ DHOTEL – 13

  UN JOUR IL LUI APPORTA DES LIVRES ELLE SE MIT POUR LES LIRE TOUT PRES DE SON EPAULE OU SES CHEVEUX TOMBERENT-letc
         

                         —                            

Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

UN JOUR IL LUI APPORTA DES LIVRES ELLE SE MIT POUR LES LIRE TOUT PRES DE SON EPAULE OU SES CHEVEUX TOMBERENT-s

En clair  sur babelio

*

UN JOUR IL LUI APPORTA DES LIVRES ELLE SE MIT POUR LES LIRE TOUT PRES DE SON EPAULE OU SES CHEVEUX TOMBERENT-txt


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Un jour il lui apporta des livres. Elle se mit pour les lire tout près de son épaule où ses cheveux tombèrent.

genèse en vrac – Anna Jouy

 En ses terres virtuelles des mots sous l’aube, Anna Jouy
pose sur racines, tronc et feuilles de la journée

(aube matin  midi  après-midi  soirée  et  nuit)
ses paroles vives

 « dans le poing
la guerre entière …
DANS SES CHEVEUX IL NICHA LA TEMPETE DANS LE REGARD IL DEPOSA LE VISAGE-c  

  …secoue maintenant le sac de tes mots. laisse-moi brûler« 

Extrait de  « matin »

  » genèse en vrac «

de

Anna Jouy

parcours de lecture

*

Texte en clair

DANS SES CHEVEUX IL NICHA LA TEMPETE DANS LE REGARD IL DEPOSA LE VISAGE-txt

 —

Lecture


la guerre entière
dans ses cheveux
il nicha la tempête
dans le regard
il déposa le visage
secoue maintenant le sac de tes mots. laisse moi brûler.