Poussière – Transmis par Pascal Sevère

Pascal (peintre quand il est en son atelier, jardinier lorsqu’il soigne son carré de terre) sait que je mets les mots en cage pour qu’ils respirent
il m’envoie donc de temps à autre des extraits de ses lectures.
Celle-ci, il me dit l’avoir lu dans  « la ferme africaine de Karen Blixen »
Je n’en trouve nulle trace sur la toile
(rassurant, tout n’est pas piqueté de 1 et de 0)

 

(N’hésitez pas, comme Pascal, à me transmettre une phrase qu’il vous plairait de voir découvrir non pas brûlée par le regard en un trait, mais en lecture lente où le sens apparaît peu à peu et donne le temps à chaque mot d’exploser comme une gerbe de feu d’artifice
dans l’esprit du lecteur)

 

(tout ici peut-être agrandi ou métamorphosé en cliquant dessus)

 

PEU IMPORTE QUE LE FEU DE LA MORT - letcr1

 

Pour les novices de la lecture sinueuse

PEU IMPORTE QUE LE FEU DE LA MORT - letc1-sr

 

Parcours de lecture

PEU IMPORTE QUE LE FEU DE LA MORT - sr

En clair

PEU IMPORTE QUE LE FEU DE LA MORT - txt0r

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« Table mise » – Pascale Sevère

table mise


Merci à qui sait qui a écrit ces mots … et m’en fait part.

L’HONORABLE MONSIEUR JACQUES – ANDRÉ DHÔTEL – 15

[Rester digne malgré tout.

mais ceux qui vous connaissent
ne sont pas dupes.]


 IL SAVAIT SE RAIDIR NE PAS - letc1-s


                      


(a cliquer)

 IL SAVAIT SE RAIDIR NE PAS - letcr1-exp

  —     

Extrait du roman « L’Honorable Monsieur Jacques »

de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

IL SAVAIT SE RAIDIR NE PAS - sr

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 Sur babelio
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En clair

IL SAVAIT SE RAIDIR NE PAS - txt0r

Un extrait plus long

IL SAVAIT SE RAIDIR NE PAS - txt1r


Merci de signaler une erreur 


Athanase était déjà à table. Jacques avait maintenant acquis une certaine maîtrise de l’ivresse. Il savait se raidir, ne pas risquer des phrases difficiles, calculer ses démarches de façon à les rendre décentes.
– Ca va? Demanda Athanase.
– Ca va, répondit Jacques.
Il se mit à manger de la salade. Rien d’autre.
– Tu ne manges pas, remarqua Athanase.
Bien qu’il fut à moitié aveugle et sourd, Athanase avait encore un don suffisant d’observation pour comprendre à quoi il fallait attribuer l’air faussement renfrogné et les gestes mécaniques de son neveu. Il conclut :
– Enfin tu dormiras bien cette nuit.


HUIT HISTOIRES DE FANTÔMES – La petite voix des morts – JEAN-BAPTISTE FERRERO – 5

Huit histoires de fantômes - la petite voix des morts - couverture« Le monde est une vaste chambre pleine de recoins, de cachettes et d’ombres où se dissimulent des ombres. La plupart
des gens ne s’en rendent pas compte, tout occupés qu’ils sont à se livrer à de graves et inutiles affaires de première importance. Ils s’agitent, caquètent, paradent et se pavanent, amoureux de leurs reflets dans les flaques d’eau et aveugles, sourds à tout ce qui n’est pas eux.
Moi, j’ai arrêté de jouer il y a longtemps.
Quand Elle est partie. »
(De la préface)

Une présentation chez les cosaques des frontières

L’oeuvre est disponible à l’achat  (2€49 au format epub ou pdf )
aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici


A propos des responsabilités d’un secrétaire général de mairie

« Là, dans sa commune sinistre, coincée entre la Seine, la voie TGV, la Nationale 6 et Orly, …

IL TENTAIT VAILLAMMENT - letc1-exp

        …à une population épuisée par des décennies de mistoufle.« 



     (plus d’indices sur le parcours
la liaison des mots est donnée
– à cliquer -)

IL TENTAIT VAILLAMMENT - letc1-sr

Extrait de « Huit histoires de fantômes – la petite voix des morts »
de Jean-Baptiste Ferrero

 « Le visage à la fenêtre »

Itinéraire de lecture

IL TENTAIT VAILLAMMENT - sr

  —

 En clair

IL TENTAIT VAILLAMMENT - txt1rr


Merci de signaler une erreur 


Là, dans sa commune sinistre, coincée entre la Seine, la voie TGV, la Nationale 6 et Orly, il tentait vaillamment de lutter contre le double fléau du chômage et de l’ennui et d’insuffler un peu d’énergie à une population épuisée par des décennies de mistoufle.

Miettes … – aunryz

« Et toi … »

QUE FAIRE POUR QUE TU TE POSES - le-exp2
De temps à autre une proposition de lecture vraiment lente
pour satisfaire ceux qui en ont le goût (et un peu l’habitude)

Aujourd’hui particulièrement
(non pour le thème mais pour le niveau de lenteur)
pour Francis Palluau

 


Une question au passant qui passe
à l’occasion de la Saint Valentin ?
offririez-vous ceci en carte postale à l’aimée

(merci de réponde en commentaire)


 

Pour  Gilles Labruyère une version plus accessible
QUE FAIRE POUR QUE TU TE POSES - letcr1-exp2

Merci à Francis Palluau,  j’ai corrigé l’erreur signalée en commentaire.

 


 

Emprunt de l’image à Thierry Fardeau-brochard

 

CAMPEMENTS – ANDRÉ DHÔTEL – 24

Un livret dédié à l’oeuvre d’André Dhôtel
(28 extraits provenant de quatorze romans et nouvelles
à redécouvrir en mots liés)
Pour saluer Dhôtel- livret N°1- 12 aout 2015

(cliquer sur l’image pour lire le livret)


 QUELQUE RENCONTRE SURNATURELLE - letcr1-s

(à cliquer)
QUELQUE RENCONTRE SURNATURELLE - letcr1-exp

L’image de fond est empruntée à
« Pavane pour une infante défunte« 
de Anna Jouy
(publié aux édition Qazaq)


Extrait du roman « Campement »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

QUELQUE RENCONTRE SURNATURELLE - sr

En clair


(à cliquer pour retourner)

QUELQUE RENCONTRE SURNATURELLE - txt0r

Un extrait plus long

QUELQUE RENCONTRE SURNATURELLE - txt1r


Merci de  signaler une erreur  


Les aigremoines qui se dressent sur ces paysages sans haies sont pour le passant consolantes comme les arbres dans les régions plus fertiles, et les regards s’y arrêtent.
Là on pourrait faire quelque rencontre surnaturelle d’un enfant égaré sur la terre, pour avoir en errant, dépassé les limites de la mort. boire dans l’ornière, après la pluie, et dont un rayon de soleil oblique éclairait les yeux.

LE PEDAGOGUE N’AIME PAS LES ENFANTS – HENRI ROORDA – 07

A propos d’une représentation du bonheur
qui l’exclut de la vie quotidienne.

 « Ils sont nombreux, ces naïfs …« 

QUI VIVENT DANS L ATTENTE - letcr1-exp

Extrait de l’oeuvre  « Le Pédagogue n’aime pas les enfants »

de Henri Roorda

Parcours de lecture

QUI VIVENT DANS L ATTENTE - sr

En clair

QUI VIVENT DANS L ATTENTE - txt0r


Un extrait plus long

 QUI VIVENT DANS L ATTENTE - txt1r

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les TAGS
donnent certains mots de la grille.

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Pour agrandir une image, la cliquer


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance


Il y a des gens qui se font du bonheur une conception mélodramatique, catastrophique. Pour eux, être heureux, c’est, par exemple, gagner le gros lot ; ou bien, c’est devenir, dans un match inoubliable, le champion mondial de la boxe ; ou, encore, c’est porter une toilette infiniment élégante qui laisse derrière elle, dans la foule, un sillage d’admiration et de stupeur. Et ils sont nombreux, ces naïfs qui vivent dans l’attente d’un événement exceptionnel après lequel commencera pour eux une extase interminable.

L’HONORABLE MONSIEUR JACQUES – ANDRÉ DHÔTEL – 14

[Dans la vie réelle la lumière prend des chemins tortueux.
À partir de sa source,
elle se perd parfois dans le brouillard,
rebondit ici ou là.
Il arrive même qu’elle surgisse
de lieux que l’on qualifie d’obscurs.]


 

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - letc1-s                      

 


 

(a cliquer)

 PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - letcr1-exp

  —     

Extrait du roman « L’Honorable Monsieur Jacques »

de André Dhotel

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Parcours de lecture

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - sr

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 Sur babelio
*

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PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - txt0r

Un extrait plus long

PEUT ETRE LA VERITE NE DEVAIT - txt1r


Merci de signaler une erreur 


Jacques songea que les paroles d’Augustin lui apprenaient tout au moins qu’il n’y avait rien de nouveau, il n’osa parler de la rencontre avec Viviane, cette nuit même.
Oui, cette nuit même, et il en était encore bouleversé.
Il fallait se taire, comme chacun se taisait dans la Saumaie, ou plutôt dire n’importe quoi pour dissimuler.
Peut-être la vérité ne devait éclater qu’à force d’être étouffée par les mensonges. Drôle de pays.
Ils marchèrent en silence.


LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE – HENRI DAVID THOREAU – 03

Une phrase forte
et dure
pour décrire l’état
lorsqu’il n’assume pas sa mission.

(sentine est synonyme ici de cloaque)


Extrait de l’essai
«La désobéissance civile»
de
Henry David Thoreau

 

En anglais

A DRAB OF STAT A CLOTH O - letr1-s

(cliquer pour le parcours de lecture)

En français

A DRAB - DANS SES BROCARDS - letcr1-s

(cliquer pour le parcours de lecture)

En clair

anglais
A DRAB OF STAT A CLOTH O - txt0r

français

(Traduction de Yves Denis)

A DRAB - DANS SES BROCARDS - txt0r


merci de signaler une éventuelle erreur 


A drab of stat, a cloth-o’-silver slut, To have her train borne up, and her soul trail in the dirt.

Dans ses brocards de pute, un État qui tapine. La traîne portée haut, et l’âme à la sentine

RENTREZ SANS MOI – CHRISTINE ZOTTELE – 8

Rentrez sans moi - couverture« À la mémoire de Lise Bonnafous* et de Nathalie Filippi* et à tou(te)s les immolé(e)s du silence… » Christine Zottele
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

(* Liens ajoutés ici)

[Elle a réagi au mot « grandir »

Un peu triste si ce n’est que cela !]

C EST QUOI GRANDIR PRENDRE CONSCIENCE -letcr1-exp2

[Heureusement,
plus loin,
celle qui dit cela
se ravise,
nuance

malgré tout ce qui dans cette phrase
scelle son existence.]

                          

Extrait de « Rentrez sans moi » de Christine Zottele 

Brouillons et notes éparses
5 – Personnes et personnages

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Itinéraire de lecture

C EST QUOI GRANDIR PRENDRE CONSCIENCE -sr

En clair

C EST QUOI GRANDIR PRENDRE CONSCIENCE - txt0r

 Un extrait plus long
C EST QUOI GRANDIR PRENDRE CONSCIENCE - txt1r


N’hésitez pas à signaler une erreur 



Nous lui avons tous dit qu’elle nous avait fait grandir. Elle a souri tristement – j’ai eu le sentiment que ce n’est pas ce qu’elle voulait entendre – et elle a demandé : Grandir ? C’est quoi grandir ? Prendre conscience qu’on ne réalisera pas forcément ses rêves d’enfant ? Et puis comme on se taisait, elle s’est reprise : Pardon, je dis n’importe quoi ! Bien sûr qu’on peut réaliser ses rêves. Tenez, je viens de retrouver un ancien élève. Il s’élève dans le ciel sur une échelle de tissu, comme dans le conte du haricot magique… il joue avec la pesanteur et l’apesanteur. Il tombe dans les bras du tissu, se livre à une fougueuse étreinte, s’enroule dans les draps, s’échappe, tombe quelques mètres plus bas, le tissu le rattrape sans cesse. C’était un élève dyslexique mais dans les airs il écrit un texte sans erreur.