LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 16

[La grâce naturelle
d’une enfant.]


     LORSQU ELLE MONTA SUR LA PLANCHE - letcr1-exp

 —
Si tu est novice,
plus facile avec les liens entre les mots
– à cliquer –

LORSQU ELLE MONTA SUR LA PLANCHE - letcr1-sr

Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

LORSQU ELLE MONTA SUR LA PLANCHE - sr

En clair

LORSQU ELLE MONTA SUR LA PLANCHE - txt0r

 Un extrait plus long

LORSQU ELLE MONTA SUR LA PLANCHE - txt1r


 Merci de  signaler une erreur 


Elle avait acheté un maillot noir chez une mercière de Vouziers, et tous la regardèrent avec attention lorsqu’elle monta sur la planche. Elle prit son élan comme une gamine qui ne songe nullement à étudier son allure.  Mais son corps toucha la surface avec une précision si rigoureuse que l’eau rejaillit à peine. Elle partit seule à la nage le long des buissons de la rive opposée et ne revint qu’une demi-heure plus tard. Quand elle sortit de l’eau, les garçons la regardèrent marcher sur le gravier jusqu’à l’abri du bois.

LES JEÛNEURS – CLOTILDE ESCALLE – 3

[une partie de l’héritage]

J AI EGALEMENT HERITE DE SA - letcr1-exp1


(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
–  à cliquer – )

J AI EGALEMENT HERITE DE SA - letcr-sr

Extrait de
« Les jeûneurs »

de Clotilde Escalle

aux éditions publie.net

Parcours de lecture

J AI EGALEMENT HERITE DE SA - ssr

L’extrait
J AI EGALEMENT HERITE DE SA - txt0r

Extrait plus long

J AI EGALEMENT HERITE DE SA - txt1r


Merci de signaler une  erreur


J’ai hérité du dentier et de tout le reste dont on voulait se débarrasser. N’étais-je pas le digne représentant de mon père ? Képi militaire, spéculums et bistouris, des photos de lui jeune, comme je ne l’avais jamais connu. J’ai également hérité de sa dernière volonté, il me l’a chuchotée avant le « je t’aime » d’usage. Pour solde de tout compte, pour m’amadouer aussi, évidemment. Il désirait que je retourne sur les lieux fastueux du passé, et que je retrouve, outre la trace d’un amour secret, celle d’un meurtre. Dans sa confusion, il ne savait plus ce qu’il avait fait du cadavre, il voulait laisser la place nette. C’est ce qu’il disait, du fond de sa couche, en sueur, la peau collée aux os, crachant tant et plus, cherchant à m’attendrir derrière mon masque blanc de son galimatias de comateux.

LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 15


[A l’intérieur de l’autocar
nouvellement réparé.]


 

     MALGRE LA FATIGUE D UNE JOURNEE - letcr1-exp

 —
Si tu est novice,
plus facile avec les liens entre les mots
– à cliquer –

MALGRE LA FATIGUE D UNE JOURNEE - letcr1-sr

Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

MALGRE LA FATIGUE D UNE JOURNEE - sr

En clair

MALGRE LA FATIGUE D UNE JOURNEE - txt0r

 Un extrait plus long

MALGRE LA FATIGUE D UNE JOURNEE - txt1r


 Merci de  signaler une erreur 


Malgré la fatigue d’une journée de moisson, pareille à toutes les autres, chacun paraissait bien éveillé et radieux. Du moins tous les habitants le crurent et c’était absolument faux : l’élan de certaines joies – l’oubliera-t-on à jamais ? – est limité le plus souvent par une sorte d’horizon à la fois sombre et net : azur à contre-jour tranché comme une fin inéluctable, et mêlé de mort et de clarté.

LE MIROIR DE CASSANDRE – BERNARD WERBER – 1 –

CES ETRANGES CLOCHARDS VONT - letcr1-exp

… Et puis… ce n’est jamais facile d’aimer quelqu’un d’aussi bizarre que moi. Je me mets à leur place. »

 

Extrait de «Le miroir de Cassandre»

de Bernard Werber

(Plus facile
avec les liens entre les mots
– à cliquer – )

CES ETRANGES CLOCHARDS VONT - letcr1-sr

En clair (à cliquer)

CES ETRANGES CLOCHARDS VONT - txt1r


— Je sens qu’on fait une grosse connerie, murmure Esméralda pour elle-même. Ça, je suis sûre de ne pas me tromper ; garder une gamine mineure avec nous, c’est une grosse, une très grosse connerie.
— Hé, pitchounette, tu ne nous as toujours pas dit comment tu t’appelles ? signale le Viking.
La jeune fille aux grands yeux gris clair les fixe un par un, puis articule lentement :
— … Cassandre.
Kim glousse à nouveau :
— Ça, c’est bien un prénom de bourge à la con.
— T’as faim ? demande Orlando.
Elle refuse d’un signe de tête.
De lourds nuages ont gommé la lune. De grosses gouttes s’étalent sur le sol et claquent dans les flammes. Une nouvelle averse se prépare. Orlando et Fetnat trouvent des vêtements secs pour leur invitée. Ils lui aménagent une chambre de fortune dans la remise aux conserves. Elle s’installe tant bien que mal sur un lit de journaux tassés, posé sur des boîtes de conserves et recouvert d’un drap sale. Elle pose sa tête sur un sac à pommes de terre bourré de chiffons. Autour d’elle, en guise de décor, encore des boîtes de conserves empilées. Certaines sont gonflées, d’autres mouchetées de rouille. La plupart des étiquettes ont disparu.
Cassandre s’étend, épuisée par les émotions de cette étrange journée, et s’enfonce sous la couverture qui sent la poussière. Un moustique qui a échappé à la pluie tournoie bruyamment sous le plafond en bâche plastique.
Ces étranges clochards vont apprendre à m’aimer. Je crois qu’ils m’aiment déjà un peu. Ils sont juste un peu bourrus. Et puis… ce n’est jamais facile d’aimer quelqu’un d’aussi bizarre que moi. Je me mets à leur place.

UN HIVER DE CANICULE -OLIVIER LAUCOURNET

[Une peur qui ne date pas d’aujourd’hui
mais qui a tendance à s’amplifier
avec le « supplément » de confort ]

MAIS POURQUOI LES CLOCHARDS  - letc1-exp

 

Extrait de «Un hiver de canicule»

de Olivier Laucournet

(Plus facile
avec les liens entre les mots
– à cliquer – )

MAIS POURQUOI LES CLOCHARDS  - letc1-sr

En clair (à cliquer)

MAIS POURQUOI LES CLOCHARDS  - txt0r


Pourquoi, mais pourquoi les clochards font-ils aussi peur aux gens ? Oui, les clochards. Arrêtons avec ses trois horribles lettres qui ne semblent avoir été inventées que pour se cacher encore plus derrière je ne sais quel « alibi ». D’ailleurs, ce soir, je vous propose d’éradiquer SDF de la langue française. Des clochards, voilà ce que nous sommes, des clochards, voici comment on ne doit pas avoir peur de nous appeler. Mais le clochard fait peur. 

LIMONOV – EMMANUEL CARRÈRE – 1

OUI IL A ETE CLOCHARD PUIS - letc1-exp

Extrait de « Limonov »

de Emmanuel Carrère

(Plus facile
avec les liens entre les mots
– à cliquer – )

OUI IL A ETE CLOCHARD PUIS - letc1-rs

En clair (à cliquer)

OUI IL A ETE CLOCHARD PUIS - txt0rr


Quand vient son tour de répondre aux questions du public, il fait ce qu’il peut pour être à la hauteur de ce portrait. Oui, il a été clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire américain. Non, son ex-femme n’a pas fait le trottoir à New York, d’ailleurs elle est maintenant mariée avec un comte italien – c’est tout ce qu’il y a de plus vrai et, voyant que le comte italien plaît beaucoup, il se promet de le mentionner chaque fois qu’il en aura l’occasion. Pas de question sur l’homosexualité ni sur les nègres, l’auteur de l’article a fait l’impasse sur le sujet. Il songe à l’aborder lui-même, histoire de jeter un froid, mais juge plus prudent de s’en tenir à cette version de son personnage : un petit prolo qui a su tracer sa route jusqu’au sommet de la jet-set sans se laisser impressionner par les mannequins, les comtesses, la dépravation occidentale ; un mec qui a des couilles et à qui il ne faut pas en conter.

UN HYMNE À LA PAIX (16 FOIS) – LAURENT GRISEL – 3

( …Enfin parce qu’ainsi, au centre des seize hymnes, comme leur axe, on sait que sans Voix de Femme il n’y a pas de paix. *)


Slow²Reading

[la guerre tue … rend autre, mutile aussi …
que faire avec ceux qui reviennent ainsi ?]

« Et …

CES GARS QUE LA GUERRE NOUS A RENDUS - letcr1-exp

(si tu es novice, une lecture plus facile pour commencer
avec les liens d’un mot à l’autre
– à cliquer -)

CES GARS QUE LA GUERRE NOUS A RENDUS - letc1-sr

Extrait du recueil
« Un hymne à la paix (16 fois) »

de Laurent Grisel

Parcours de lecture

CES GARS QUE LA GUERRE NOUS A RENDUS - sr

L’extrait

CES GARS QUE LA GUERRE NOUS A RENDUS - letc1-txt0r

Un entretien avec l’auteur à propos de ce livre
Son site  imagine36tigres

____________________________

les TAGS
donnent des mots de la grille.

___________________________________

Pour agrandir une image, cliquer dessus


Merci de signaler une  erreur


On accueille la paix, on lui ouvre les bras –
allègres : quitter les usines d’armes,
plus de caisses d’obus ; sortir en plein jour,
le ciel est sans avions.
 
Et ces gars que la guerre nous a
rendus, étrangers, mutilés tous,
on les prend dans nos bras.
On fait vie avec. On refait vie avec.
 
Aller librement dans les ruines,
chercher librement de quoi nourrir,
habiller, bercer – se blottir, se reposer –
ouvrir grand les bras, embrasser,
recevoir les baisers, aimer,
serrer fort.

PIQUETURES – CHRISTINE JEANNEY – 2

Christine Jeanney publie, en version numérique : PIQUETURES.
« Assemblage en forme de coq à l’âne, qui passe du très proche au très lointain dans ses thèmes, et du paragraphe au fragment en vers libres dans sa forme.« 

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

Slow²Reading

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - letc1-exp

—-
(pour les novices
à cliquer
les liens entre les mots sont donnés)

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - letc1-sr

—-

Extrait de
« PIQUETURES »
de Christine Jeanney

Parcours de lecture

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - sr

En clair

LA VERTICALE DECIDE DE TOUT - txt0r



* SlowReading : (lecture lente) lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : (lecture très lente) lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


la verticale décide de tout, c’est tyrannique – descendre debout l’escalier, s’incliner, lancer les bras bravement vers l’avant, prendre et tordre, assembler, debout, se déplacer en gardant le dos droit, s’asseoir genoux pliés, lignes des tibias rigide et prêt à repartir tendu, segmenté, traverser l’air en l’ignorant, conserver le tranchant, bien droite ou décidée à le rester, bien droite ou en attente de le redevenir, jusqu’au soir, (est-ce que la lumière est la cause ?) jusqu’au soir où les droites vont mourir doucement – c’est une séparation constante et difficile – les courbes, les arrondis ne viennent que la nuit

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Vitrail – SERGE MARCEL ROCHE – 3



Journal de la brousse endormie - couvertureLes mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes

(Précédés dans l’oeuvre par une magnifique* introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

* au sens plein du terme


DES MOTS QUI SE REFUSENT - letcr1-exp    


(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
–  à cliquer – )

DES MOTS QUI SE REFUSENT - letcr1-sr

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Vitrail »

Itinéraire de lecture

DES MOTS QUI SE REFUSENT - sr

En clair
(chez babelio, ceux qui ont apprécié …)

DES MOTS QUI SE REFUSENT - txt0r

 Le poème

DES MOTS QUI SE REFUSENT - txt1r



Une case vide
Une langue échouée
Des mots qui se refusent
Trop de cris
Dans le silence étroit
La tristesse qui dort
Sous les branches
Avec la joie
Des pieds nus sur l’écorce
Une pluie de bois mort
Le présent la durée la douleur
L’implacable attente du sens
La face grise du cœur
Des torses qui fusent au loin
L’odeur des mangues à terre

LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 14


[La nuit reprend ses droits]

     LES ETOILES AVAIENT DANS LE CIEL - letcr1-exp

 —
Si tu est novice,
plus facile avec les liens entre les mots
– à cliquer –

LES ETOILES AVAIENT DANS LE CIEL - letc1-sr

Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel

 —

Parcours de lecture

LES ETOILES AVAIENT DANS LE CIEL - sr

En clair

LES ETOILES AVAIENT DANS LE CIEL - txt0r

 Un extrait plus long

LES ETOILES AVAIENT DANS LE CIEL - txt1r


 Merci de  signaler une erreur 


Les étoiles avaient dans le ciel un éclat aigu, tandis que les voix se perdaient au fond des ruelles.
Reine revint chez elle sans avoir surpris une parole qui la renseignât d’une façon précise. Comme une lumière brillait encore chez Mathilde elle frappa au carreau et lui confia à tout hasard qu’un événement extraordinaire s’était passé chez Tanier.