LE COEUR CERF – JEAN GIONO -2

 

[Quand l’homme n’était qu’un coeur]

IL ETAIT BEAU AVEC SES ARTERES - letcr1-exp-

 

Parcours de lecture

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IL ETAIT BEAU AVEC SES ARTERES - s

 

En clair
IL ETAIT BEAU AVEC SES ARTERES - txt0

 


 

Il était beau avec ses artères et ses veines qui jaillissaient de lui comme les ramures jaillissent d’un cerf.

 

COLLINE – JEAN GIONO – 14

 

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(extraits des nouvelles, romans et pièces de théâtre
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[Qui penserait qu’il est ici question
d’un crapaud ?]

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - letc1-exp


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SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - letc1-sr

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - sr

 —-

En clair (sur babelio)

*

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - txt0r

Un extrait plus long

SES YEUX SONT PAREILS A DES GRAINS - txt1r

  (Janet est à l’agonie
autour de lui
pour conjurer le sort
des histoires étranges
naissent sur les lèvres.
Ici il est question d’un crapaud)

_____________________

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« Le crapaud qui a fait sa maison dans le saule est sorti.
« Il a des mains d’homme et des yeux d’homme.
« C’est un homme qui a été puni.
« Il a fait sa maison dans le saule avec des feuilles et de la boue.
« Son ventre est plein de chenilles et c’est un homme.
« Il mange des chenilles, mais c’est un homme, n’y a qu’à regarder ses mains.
« Il les passe sur son ventre, ses petites mains, pour se tâter : C’est bien moi, c’est bien moi, qu’il se demande dans sa jugeote, et il pleure, quand il est bien sûr que c’est lui.
« Je l’ai vu pleurer. Ses yeux sont pareils à des grains de maïs et, à mesure que ses larmes coulent, il fait de la musique avec sa bouche.
« Un jour, je me suis dit : “Janet, qui sait ce qu’il a fait comme ça, pour avoir été puni, et qu’on lui ait laissé seulement ses mains et ses yeux ?”
« C’est des choses que le saule m’aurait dites si j’avais su parler comme lui. J’ai essayé. Rien à faire. Il est sourd comme un pot.
« Nous deux, avec le crapaud, ça est bien allé jusqu’à la Saint-Michel ; il venait au bord des herbes pour me regarder.
« Je lui disais : “Oh collègue. Et alors, quoi de neuf ?” Quand j’arrosais, il me suivait.
« Une fois, c’était la nuit, je l’ai entendu venir ; il se traînait dans la boue et il faisait clou, clou, avec sa bouche pour faire venir les vers.
« Ils sont venus en dansant du ventre et du dos. N’y avait un gros comme un boudin blanc tout pomponné de poils ; un autre qui semblait un mal de doigt.
« Le crapaud a mis ses pattes sur mes pieds.
« Ses petites mains froides sur mes pieds, j’aime pas ça. Il en avait pris l’habitude, le gaillard. Chaque fois que j’arrivais, j’avais beau me méfier, y posait toujours sa petite patte froide sur mes pieds nus.
« À la fin, j’en ai eu assez. Je l’ai eu juste au sortir de sa maison.
« Il cloucloutait doucement. Il tenait un ver noir et il le mangeait. Il avait du sang sur les dents ; du sang plein sa bouche et ses yeux de maïs pleuraient.
« Je me dis : “Janet, c’est pas de la nourriture de chrétien, ça, tu feras bonne œuvre…”
« Et je l’ai partagé d’un coup de bêche.
« Il fouillait la terre avec ses mains ; il mordait la terre avec ses dents rouges de sang. Il est resté là avec sa bouche pleine de terre et des larmes dans ses yeux de maïs… »

COLLINE – JEAN GIONO – 15

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[D’un jour à l’autre en ces collines
le temps change
et la rumeur aussi.]

L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - letcr1-exp


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L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - letc1-sr

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - sr

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En clair

L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - txt0r

Un extrait plus long

L EAU ELLE MEME NE CHANTE PAS - txt1r

  (Janet est à l’agonie
autour de lui
pour conjurer le sort
des histoires étranges
naissent sur les lèvres.
Ici il est question d’un crapaud)

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Hier encore, le ciel était l’arène du bruit ; des chars, des cavales aux sabots de fer y passaient dans un grondement de galop et des hennissements de colère.
Aujourd’hui, le silence. Le vent a dépassé la borne et court de l’autre côté de la terre.
Pas d’oiseaux.
Silence.
L’eau, elle-même, ne chante pas ; en écoutant bien, on entend quand même son pas furtif : elle glisse doucement, du pré à la venelle sur la pointe de ses petits pieds blancs.

LANCEUR DE GRAINE (Théâtre) – JEAN GIONO – 2

Slow²Reading
EH BIEN REGARDEZ MOI - letc1


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EH BIEN REGARDEZ MOI - le1

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Extrait du  « Theatre de jean giono. le bout de la route suivi de lanceurs de graines suivi de la femme du boulanger. »
de Jean Giono

La femme du boulanger Acte I – Scène VII

parcours de lecture

EH BIEN REGARDEZ MOI - s

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En clair

EH BIEN REGARDEZ MOI - txt0

En réaction à la pièce de Pagnol
l’homme du bord de mer
(et pas n’importe laquelle : la méditerranée)
qui s’appuie sur une partie d’une de ses oeuvres (Jean le Bleu)
Giono a écrit sa propre version de « La femme du boulanger »
celle de l’homme des montagnes
plus âpre, moins … marseillaise.

Acte I, Scène VII
la page de l’extrait

la femme du boulanger ACTE I SCENE VII

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Eh ! Bien,regardez-moi.
Vous croyez que c’est votre eau chaude qui va me faire repartir le sang ?

LANCEUR DE GRAINE (Théâtre) – JEAN GIONO – 1

 

Slow²Reading

TA BOUCHE FAIT - letc1


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TA BOUCHE FAIT - le1

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Extrait du  « Theatre de jean giono. le bout de la route suivi de lanceurs de graines suivi de la femme du boulanger. »
de Jean Giono

Lanceur de graines Acte III – Scène XII

parcours de lecture

TA BOUCHE FAIT - s

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TA BOUCHE FAIT - txt0

La page entière
est un délice,
naïve pour certains,
dans la chair vive de l’Amour
pour d’autres
dont je suis.

Acte III Scène XII

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Tu es


Ta bouche fait le bruit d’une terre bien arrosée. Quand je suis loin de toi, j’ai ce bruit-là dans les oreilles.

LE BOUT DE LA ROUTE (Théâtre) – JEAN GIONO – 01



TU ES MON PETIT - letc1

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TU ES MON PETIT - let1

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Extrait du  « Theatre de jean giono. le bout de la route suivi de lanceurs de graines suivi de la femme du boulanger. »
de Jean Giono

parcours de lecture

TU ES MON PETIT - s

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TU ES MON PETIT - txt0

le bout de la route page 98

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Tu es mon petit. Depuis que je t’ai dit que je t’aime, là, bien en face en regardant ta bouche et tes yeux.

COLLINE – JEAN GIONO – 13

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LE CRAPAUD QUI A FAIT - letc1



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LE CRAPAUD QUI A FAIT - let1

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

parcours de lecture

LE CRAPAUD QUI A FAIT - s

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LE CRAPAUD QUI A FAIT - txt1

  (Janet est à l’agonie
autour de lui
pour conjurer le sort
des histoires étranges
naissent sur les lèvres)

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« Le crapaud qui a fait sa maison dans le saule est sorti.
« Il a des mains d’homme et des yeux d’homme.
« C’est un homme qui a été puni.
« Il a fait sa maison dans le saule avec des feuilles et de la boue.
« Son ventre est plein de chenilles et c’est un homme.
« Il mange des chenilles, mais c’est un homme, n’y a qu’à regarder ses mains.
« Il les passe sur son ventre, ses petites mains, pour se tâter : C’est bien moi, c’est bien moi, qu’il se demande dans sa jugeote, et il pleure, quand il est bien sûr que c’est lui.
« Je l’ai vu pleurer. Ses yeux sont pareils à des grains de maïs et, à mesure que ses larmes coulent, il fait de la musique avec sa bouche.
« Un jour, je me suis dit : “Janet, qui sait ce qu’il a fait comme ça, pour avoir été puni, et qu’on lui ait laissé seulement ses mains et ses yeux ?”
« C’est des choses que le saule m’aurait dites si j’avais su parler comme lui. J’ai essayé. Rien à faire. Il est sourd comme un pot.
« Nous deux, avec le crapaud, ça est bien allé jusqu’à la Saint-Michel ; il venait au bord des herbes pour me regarder.
« Je lui disais : “Oh collègue. Et alors, quoi de neuf ?” Quand j’arrosais, il me suivait.
« Une fois, c’était la nuit, je l’ai entendu venir ; il se traînait dans la boue et il faisait clou, clou, avec sa bouche pour faire venir les vers.
« Ils sont venus en dansant du ventre et du dos. N’y avait un gros comme un boudin blanc tout pomponné de poils ; un autre qui semblait un mal de doigt.
« Le crapaud a mis ses pattes sur mes pieds.
« Ses petites mains froides sur mes pieds, j’aime pas ça. Il en avait pris l’habitude, le gaillard. Chaque fois que j’arrivais, j’avais beau me méfier, y posait toujours sa petite patte froide sur mes pieds nus.
« À la fin, j’en ai eu assez. Je l’ai eu juste au sortir de sa maison.
« Il cloucloutait doucement. Il tenait un ver noir et il le mangeait. Il avait du sang sur les dents ; du sang plein sa bouche et ses yeux de maïs pleuraient.
« Je me dis : “Janet, c’est pas de la nourriture de chrétien, ça, tu feras bonne œuvre…”
« Et je l’ai partagé d’un coup de bêche.
« Il fouillait la terre avec ses mains ; il mordait la terre avec ses dents rouges de sang. Il est resté là avec sa bouche pleine de terre et des larmes dans ses yeux de maïs… »

COLLINE – JEAN GIONO – 12

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LE CIEL EST COMME - letc1

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

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LE CIEL EST COMME - s

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LE CIEL EST COMME - txt0

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LE CIEL EST COMME - txt1

  (Janet est à l’agonie
mais jamais il n’aura été
aussi présent
sur SA colline)

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Deux jours et deux nuits le vent a soufflé. Il était chargé de nuages ; maintenant il pleut. L’orage qui bouchait les défilés du fleuve s’est levé. Comme un taureau fouetté d’herbes, il s’est arraché à la boue des plaines ; son dos musculeux s’est gonflé ; puis il a sauté les collines, et il s’est mis en marche dans le ciel.
Il pleut. Une petite pluie rageuse, irritée puis apaisée sans motif, lardée des flèches du soleil, battue par la rude main du vent, mais têtue. Et ses pieds chauds ont écrasé l’avoine. Le peuple des hirondelles et des merles bruit dans les arbres.
Le ciel est comme un marais où l’eau claire luit par places entre les flaques de vase.

L’HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES – JEAN GIONO – 1

Un livret de jeu
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JE ME TROUVAIS - letc1


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Extrait du roman « L’homme qui plantait des arbres»
de Jean Giono

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JE ME TROUVAIS - s

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JE ME TROUVAIS - txt1

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Je traversais ce pays dans sa plus grande largeur et, après trois jours de marche, je me trouvais dans une désolation sans exemple. Je campais à côté d’un squelette de village abandonné. Je n’avais plus d’eau depuis la veille et il me fallait en trouver. Ces maisons agglomérées, quoique en ruine, comme un vieux nid de guêpes, me firent penser qu’il avait dû y avoir là, dans le temps, une fontaine ou un puits. Il y avait bien une fontaine, mais sèche. Les cinq à six maisons, sans toiture, rongées de vent et de pluie, la petite chapelle au clocher écroulé, étaient rangées comme le sont les maisons et les chapelles dans les villages vivants, mais toute vie avait disparu.

COLLINE – JEAN GIONO – 11

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JANET EST ETENDU -letc1
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JANET EST ETENDU -letc0

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Extrait du roman « Colline »
de Jean Giono

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JANET EST ETENDU -s

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JANET EST ETENDU -txt1

Un extrait plus long

JANET EST ETENDU -txt2

 (Janet est à l’agonie
mais il n’aura jamais été
aussi présent
sur SA colline)

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Janet est étendu sous ses draps, raide et droit. Son corps étroit bossue la couverture grise comme une levée de sillon. Vers la poitrine son halètement d’oiseau palpite. On dirait une graine qui veut percer et plonger ses feuilles dans le soleil. C’est l’image que Gondran imagine en mangeant son oignon.