UN HYMNE À LA PAIX (16 FOIS) – LAURENT GRISEL – 2

( …Enfin parce qu’ainsi, au centre des seize hymnes, comme leur axe, on sait que sans Voix de Femme il n’y a pas de paix. *)


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QUE POUVONS NOUS FAIRE - letc1-exp

(si tu es novice, une lecture plus facile pour commencer
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QUE POUVONS NOUS FAIRE - letc1-sr

 

Extrait du recueil
« Un hymne à la paix (16 fois) »

de Laurent Grisel

Parcours de lecture

QUE POUVONS NOUS FAIRE - sr

L’extrait

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 Un extrait un peu plus grand

 QUE POUVONS NOUS FAIRE - txt1r

Un entretien avec l’auteur à propos de ce livre
Son site  imagine36tigres

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Que pouvons-nous faire pour les morts
sinon penser, se rassembler, crier : Plus jamais ça ?
Comment faire
avec les vivants
nous qui ne savons quoi leur dire –
nous qui ne savons nous y prendre
sinon faire tout comme eux ?

La défaite – Pierre Minet

[Livre terrible qui fait le bilan des rendez-vous manqués
dans la vie chaotique d’un poète qui fut le Rimbaud du Grand Jeu.

Ici l’incompréhension père / fils]

TES RICANEMENTS TOUTE CETTE FARIBOLE - letcr1-exp

 

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TES RICANEMENTS TOUTE CETTE FARIBOLE - letc1-sr

Extrait de « La Défaite »
de Pierre Minet

 

Parcours de lecture

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Une citation plus complète

TES RICANEMENTS TOUTE CETTE FARIBOLE - txt1r


Mon garçon me dit un jour mon père, j’en ai par-dessus la tête de toi ! Tu ne fiches rien ! Pas plus chez moi qu’à l’école ! Tes petites idées, tes ricanements, toute cette faribole d’insanités que tu voudrais nous faire prendre pour du génie, j’en ai assez ! Tout cela dissimule une immense paresse.
Il faudra bien que tu t’y mettes ! Tu plieras, tu plieras !
Ca t’horripile la culture la culture hein ? C’est indigne de toi ? Regarde-moi ! Est-ce que j’ai honte moi ?
Mais, petit malheureux, sais-tu où t’entraîneraient tes rêves de grandeur, ton insoumission ? Au ruisseau !
D’ailleurs, suffit ! Tu es mon fils et tu m’obéiras jusqu’à ta majorité.
J’ai décidé de te placer. Que tu le veuilles ou non, tu apprendras un métier ; pas quelque chose de fumeux comme le théâtre mais un vrai métier, un métier honnête qui fera de toi un homme !
Ne souris pas comme cela ou je te gifle.

CLIMATS- LAURENT GRISEL – 4

« le monde est sans intention
le monde est sensible  »
Laurent Grisel


Slow²Reading

[De la dépossession (ici encore) des lieux qui semble aller de soi
– puisqu’elle est au service de « l’environnement » –
de tous ceux
dont c’est depuis toujours l’environnement.]
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IL FAUT CONSERVER LE REVE - letc1-exp

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IL FAUT CONSERVER LE REVE - letc1-sr

Extrait du poème
« Climat »

de Laurent Grisel

Editions publie.net
dans la collection L’Inadvertance, poésie

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Parcours de lecture

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Une lecture de Climat (version courte) par l’auteur
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par malheur quelques-uns de leurs chefs ont signé un contrat éblouissant avec
Celestial
Green
Ventures
 
sur 2 millions d’hectares
aucun droit de planter ni brûler ni exploiter selon les traditions
car
pour les marchés de compensation carbone, de droits à polluer
violemment il faut conserver
le rêve d’une forêt vierge
qui ne l’est pas —
prudes, puritains armés d’avocats et de fusils —
 
et ce rêve sera conservé sur pied
pendant 30 ans
120 millions de dollars, versés aux Indiens
en 30 fois
de 2012 à 2041
une misère
au regard d’un commerce de droits à polluer
colossal

Cartes postales de la Chine ancienne – l’Apatride (via Anh Mat)

 

 

Couvert-CartesPostales-QazaQ-225x300

 

 

A la racine de ce recueil de poésies de la Chine ancienne
se trouve la biographie
ou comme il préfère la désigner
« Les poussières de vie » du traducteur.

Cet extrait provient de cette première partie.

(Suit la biographie des 8 auteurs choisis, puis les 143 poèmes de ses auteurs)

Une présentation chez l’éditeur 

——————[extrait]—————-

Sur chacune des branches de l’arbre sont posées, bien arrimées ainsi au réel, les cartes postales qu’évoque le titre.

« Tes yeux de lecture se mélangent à leurs doigts de pinceau »
Il s’agit bien d’images autant que de texte, morceaux de réel peint qui, comme dans les natures mortes des grands maitres, parlent de ce qui est tu, évoquent les profondeurs de ce qui s’agite dans le cœur et l’âme de ceux qui ont tenu le pinceau. Ainsi en est-il aussi du pinceau du calligraphe.

« le toujours gai Chieh Yu déjà ivre … vocalise à tue-tête à mes saules pleureurs. »
L’ivresse, omniprésente, au propre comme au figuré, détourne de cette recherche pour  « en oubliant presque les mots » évoquer ce qui dépasse le sens, ce qui se trouve « au-delà des tombeaux fréquentables ».]

————————————

Il fut décidé alors que tu porterais - letc1-exp

(Si tu es perdu dans cette lecture
tente celle-ci
pour laquelle les liens entre les mots sont donnés
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Il fut décidé alors que tu porterais -letc1-sr

Extrait de la première partie
du recueil de 135 poèmes
de Li Po , Lu Yu, Po Chu Yi, Su Tung Po
Tao Yuan Ming, Tu Fu, Wang Wei et Yang Wan Li
« Cartes postales de la Chine ancienne »
Poèmes traduits par L’apatride
(transmis par Anh Mat)

On Peut se procurer ce recueil
aux éditions Qazaq
—–

Parcours de lecture
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Il fut décidé alors que tu porterais - sr

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La rude traversée finit par emporter nombreux de tes compagnons d’infortune: pour un problème de contagion d’hygiène, les morts furent jetés en mer avec leurs papiers d’identité avec juste un parfum d’encens comme simple rituel vers dieux et démons. Mais lors d’une de ces cérémonies funèbres, tes papiers avec un cadavre en linceul furent jetés par erreur dans les flots. Il fut décidé alors que « tu » porterais les papiers d’identité du mort et que désormais à cet instant-là si tu débarquais en terre promise, tu aurais un nouveau nom: celui d’un défunt parti avec ton nom confié aux vagues et marées.

LA MACHINE UNIVERS – PIERRE LÉVY – 03

Pierre Lévy pressentait il y a plus de 30 ans ce qui allait se jouer dans le domaine de la création, et notamment celui de la création artistique.

 

 

FACE AU GRAND TABLEAU - letcr1-exp…afin d’y laisser sa marque »

FACE AU GRAND TABLEAU - letc1-sr
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—-

Extrait de l’essai  » La machine univers. Création et culture informatique  »
de Pierre Lévy


 

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Un extrait plus complet

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Pierre Levy en son Blog

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La Cinquième symphonie de Beethoven n’est quasiment pas la même œuvre en 1810, quand l’auditeur moyen n’avait de chance de l’entendre qu’une fois dans sa vie au prix d’un long et coûteux voyage qu’en 1987, quand quelques geste permettent à tout un chacun de la réécouter à volonté.
Ici encore, la saturation sonore de l’environnement contemporain pousse le compositeur à remettre en question les langages musicaux traditionnels.
Les techniques de diffusion massive de l’image et du son contraignent l’artiste du XXe siècle à une rupture indéfiniment répétée de quelque tradition que ce soit s’il veut continuer à faire évènement.
Le flot médiatique déferlant et l’accès immédiat à la diversité des productions culturelles de l’humanité concourrent au même effet : l’oeuvre doit prendre en charge la création ex nihilo d’un style et d’une tradition que l’artiste incarne à lui seul.
Face au grand tableau des formes possibles, la tâche nouvelle du créateur est d’y découvrir une case vide afin d’y laisser sa marque.
Pour employer une métaphore, nous dirons qu’avant l’assomption de la machine universelle l’artiste devait écrire un nouveau texte, tandis qu’après son avènement, le voilà contraint d’inventer une nouvelle langue.

Caravaggio, le dernier jour – Bona Mangangu – 2

 

[ Ce que la peinture du Caravage sait de nous …]

EN VERITE CE SONT NOS OMBRES - letcr1-exp

                                                     … dirions-nous aujourd’hui »

Extrait de « Caravaggio, le dernier jour » de Bona Mangangu
publié aux éditions publie.net

« Avant-dire »


Une lecture aidée
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EN VERITE CE SONT NOS OMBRES - txt1r

 


 

Notre regard sur son tempérament porté à la cruauté, à la colère s’atténue en face de cette œuvre protéiforme. Ses contrastes d’ombres et de lumière, jetés à la face des hommes, bouleversent dans leur vérité immédiate, sans tricherie, nue. En vérité, ce sont nos ombres, ce sont les reflets de nos vies, exposés à la lumière d’un esprit tourmenté, un rebelle, dirions-nous aujourd’hui, qui aspirait à une sorte d’élévation. Somme toute son génie est dans son œuvre, non dans ses turpitudes.

 

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – JEAN D’ORMESSON

[Jean D’Ormesson revient sur l’histoire de sa famille et ses titres]

« Au siècle suivant …

LES D ORMESSON N EN OBTIENNENT - letc1r

 

(à cliquer pour les débutants
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LES D ORMESSON N EN OBTIENNENT - letc1-sr

Extrait de
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
de
Jean d’ Ormesson

 

Parcours de lecture

LES D ORMESSON N EN OBTIENNENT - sr

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LES D ORMESSON N EN OBTIENNENT - txt0r


Désavoué, ruiné, déchu de toutes ses fonctions par un Louis XIV rancunier, Olivier d’Ormesson est mis au ban de la société.
Au siècle suivant les Ormesson n’en obtiennent pas moins du roi, pris peut-être d’un remords rétrospectif, un titre héréditaire.
: l’aîné de la famille est marquis.
Plus tard, la République ne reconnaît, du bout des lèvres, que les titres de prince et de duc.
Les cadets, dont je suis, n’ont d’ailleurs droit qu’à des titres de courtoisie, c’est-à-dire à rien du tout. Chateaubriand a réglé l’affaire une fois pour toutes en distinguant dans l’histoire de ceux qui se disent ou qu’on appelle les aristocrates trois étapes successives : l’âge des services, l’âge des privilèges et l’âge des vanités.

CLIMATS- LAURENT GRISEL – 3

« le monde est sans intention
le monde est sensible  »
Laurent Grisel


Slow²Reading

[De la dépossession des lieux qui semble aller de soi
– puisqu’elle est au service du « progrès » –
de tous ceux qui sont non pas les propriétaires
mais la vie de ces lieux]

 

« barrage …

SUR LA CASCADE DES SEPT CHUTES - letc1-exp

…la seule, l’unique, la généreuse« 

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SUR LA CASCADE DES SEPT CHUTES - letc1-sr

Extrait du poème
« Climat »

de Laurent Grisel

Editions publie.net
dans la collection L’Inadvertance, poésie

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Une lecture de Climat (version courte) par l’auteur
Son site  imagine36tigres

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l’électricité des barrages, qu’on dira verte, propre
ira aux fonderies d’aluminium :
l’aluminium, matière légère et cassante, conductrice d’électricité
pour les fusées, pour les avions
pour les éternelles fenêtres des petites maisons
 
barrage sur la cascade des Sept Chutes
lieu sacré des Mundurukus, des Kayabis, des Apiakás —
là que vit la mère de tous les poissons, la seule, l’unique, la généreuse —
 
tous les poissons
des plus petits aux plus grands
le pacu, le pirarara, la matrinchã, le pintado et même le piraíba, long de deux mètres
y viennent tous les ans
visiter leur mère
et s’y reproduire

VENDREDI OU LA VIE SAUVAGE – MICHEL TOURNIER – 2

[La tristesse de perdre un ami
le désir de se lover dans un nid
loin de tout ce qui vit


Robinson a perdu Vendredi
Nous avons perdu celui qui lui avait redonné vie]

IL OUBLIERAIT TOUT IL S ENDORMIRAIT - lect1-exp1

(Novice, pour toi, une version plus simple
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IL OUBLIERAIT TOUT IL S ENDORMIRAIT - letc1-sr

Extrait de
Vendredi ou La Vie sauvage
de
Michel Tournier

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Robinson était accablé de douleur. Il continuait ses recherches, mais il ne trouvait que des souvenirs qui achevaient de lui crever le cœur, la harpe éolienne et le cerf-volant, brisés par les hommes de la goélette, et tout à coup il sentit quelque chose de dur sous ses pieds. C’était le collier de Tenn, rongé par les moisissures. Alors Robinson appuya son front contre le tronc d’un eucalyptus, et il pleura toutes les larmes de son corps.
Quand il releva la tête, il vit à quelques mètres de lui une demi-douzaine de vautours qui l’observaient de leurs petits yeux rouges et cruels. Robinson voulait mourir, les vautours l’avaient deviné, mais justement, il ne voulait pas que son corps fût déchiqueté par les charognards. Il se souvint du fond de la grotte où il avait passé de si bonnes heures. Sans doute l’explosion avait bouché l’entrée de la grande caverne, mais il se sentait si diminué, si faible et rapetissé qu’il était bien sûr de trouver un passage, une fente entre deux blocs. Alors il descendrait tout au fond du trou qui était doux et tiède, il s’accroupirait, la tête sur les genoux, les pieds croisés, et il oublierait tout, il s’endormirait pour toujours à l’abri des vautours et des autres animaux.

L’INSURRECTION QUI VIENT – COMITÉ INVISIBLE

Une sorte d’explication partielle
d’un vote extrémiste qui ne cesse de monter en France

CEUX QUI VOTENT ENCORE - letc1-exp

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La sphère de la représentation politique se clôt.
De gauche à droite, c’est le même néant qui prend des poses de cador ou des airs de vierge, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d’après les dernières trouvailles du service communication. Ceux qui votent encore donnent l’impression de n’avoir plus d’autre intention que de faire sauter les urnes à force de voter en pure protestation.
On commence à deviner que c’est en fait contre le vote lui-même que l’on continue de voter.