VENDREDI OU LA VIE SAUVAGE – MICHEL TOURNIER – 1

[Hier était son dernier crépuscule
Je souhaite retenir de lui, l’apparition de l’aube et la joie]

DANS QUELQUES MINUTES DANS - letcr1-exp2

 

(Novice, pour toi, une version plus simple
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DANS QUELQUES MINUTES DANS - letc1-sr

Extrait de
Vendredi ou La Vie sauvage
de
Michel Tournier

Parcours de lecture
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DANS QUELQUES MINUTES DANS - txt1r


Il fit quelques pas sur la plage. Comme il s’y attendait, le Whitebird avait disparu. L’eau était grise et le ciel décoloré. Une rosée abondante alourdissait les plantes. Les oiseaux observaient un silence de mort. Robinson sentit une grande tristesse l’envahir. Dans quelques minutes, dans une heure au plus, le soleil se lèverait et rendrait la vie et la joie à toute l’île. En attendant, Robinson décida d’aller regarder Vendredi dormir dans son hamac. Il ne le réveillerait pas, mais sa présence le réconforterait.
Le hamac était vide. Ce qui était plus surprenant, c’était la disparition des menus objets dont Vendredi agrémentait ses siestes, miroirs, flageolets, sarbacanes, fléchettes, plumes, balles, etc. La chevrette Anda avait disparu, elle aussi. Une peur panique envahit brusquement Robinson. Et si Vendredi était parti avec le Whitebird ? Il courut vers la plage : la yole et la vieille pirogue étaient là, tirées sur le sable sec. Si Vendredi avait voulu rejoindre la goélette anglaise, il aurait emprunté l’une de ces deux embarcations et il l’aurait abandonnée en mer ou hissée à bord. Pourquoi aurait-il fait cette traversée nocturne à la nage ?

SOMBRE DUCASSE – LUCIEN SUEL – 2

Lucien Suel considère Sombre ducasse comme son texte quasi-fondateur
Les éditions QazaQ le publient à nouveau en ces jours, augmentée d’une préface et d’une biographie et bibliographie détaillées et inédites.

LE CONFERENCIER DEVIDE SON DISCOURS - letcr1- s
( les points verts indiquent le passage d’un mot à l’autre)


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LE CONFERENCIER DEVIDE SON DISCOURS - letcr1- exp



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Extrait de  « Sombre ducasse »
Poèmes de Lucien Suel 


Parcours de lecture

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Lucien Suel en son SILO

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C’est ainsi qu’on passe dans l’histoire.
Toute la salle commence à murmurer.
Le conférencier dévide son discours dans une odeur de sueur de pieds et de cigarette blonde.

L’art de tatouer – Valérie Rolle – 2

[Il y a tatoueur et tatoueur]

L ECORCHEUR ACHETE DU MAUVAIS - letcr1-exp

(Pour les novices
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L ECORCHEUR ACHETE DU MAUVAIS - letc1-sr

Extrait de « L’art de tatouer »
de Valérie Rolle

Parcours de lecture

L ECORCHEUR ACHETE DU MAUVAIS - sr

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Un extrait plus long
(ce n’est pas nécessairement le lieu d’exercice
qui caractérise un « bon tatoueur« )

L ECORCHEUR ACHETE DU MAUVAIS - txt1r


Mais le tatoueur en appartement, s’il respecte ces règles informelles et communes d’équipement, mérite son titre de tatoueur et peut revendiquer sa propre professionnalisé, voire même un statut d’exception s’il est retourné à une pratique en appartement grâce à son succès commercial.
Dans le cas contraire, il se voit affublé de la qualification peu gratifiante d’« amateur » ou pire d’« écorcheur ».

L’écorcheur achète du mauvais matériel et ne sait pas l’utiliser.
Par conséquent, il abîme la peau de son client et produit un résultat de piètre qualité. Cette figure est récurrente dans le discours des tatoueurs. Elle y fonctionne comme un faire-valoir. Le professionnalisme des tatoueurs peut néanmoins prendre des tonalités différentes, qui sont lisibles dans l’aménagement matériel du studio.

L’HONORABLE MONSIEUR JACQUES – ANDRÉ DHÔTEL – 17

[Insouciance de la belle]


 ELLE FICHAIT LE CAMP SANS MANIERES - letc1-exp


                      


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ELLE FICHAIT LE CAMP SANS MANIERES - letc1-sr

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Extrait du roman « L’Honorable Monsieur Jacques »

de André Dhotel

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Parcours de lecture

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Elle s’en allait comme si elle ignorait Jacques parfaitement, peu soucieuse de prendre une allure gracieuse ou non.
Elle fichait le camp sans manières, mais la beauté de son corps se livrait au travers des mouvements de sa robe d’été.
Jacques resta un long moment immobile. Il fut surpris par une voix dans son dos 

 


CANTIQUE DE LA PARANOÏA – DANIEL BOURRION – 4

[Daniel Bourrion nous dresse une liste quasi exhaustive
de tout ce qui, dans ce monde si hostile et dangereux,
menace notre sécurité

Ici il nous enseigne la méfiance.]

Slow²Reading

N AVIEZ VOUS PAS DEJA VU - letc1-exp

Extrait du livre de « recommandations »
« Cantique de la paranoïa »

de Daniel Bourrion

(CA2)

Une lecture (à cliquer) guidée
le lien entre les mots est donné

N AVIEZ VOUS PAS DEJA VU - letc1- sr

Parcours de lecture

N AVIEZ VOUS PAS DEJA VU - letc1-sr

L’extrait

N AVIEZ VOUS PAS DEJA VU - letc1- txt0r

Daniel Bourrion chez Publie.net

En librairie de Publie.net

Le lire en ligne sur face-ecran

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soyez inodores pour semer les chiens ne répondez pas à ceux qui vous parlent de vous marchez les yeux baissés (n’aviez-vous pas déjà vu cette automobile auparavant ?) gardez toujours une lame de rasoir dans la doublure de votre manche ne montez pas à l’arrière des taxis évitez les stades leurs foules incontrôlables n’oubliez aucun visage

 

EN TAXI DANS JÉRUSALEM – SABINE HUYNH – ANNE COLLONGUES – 6

[Le chauffeur se confie à sa cliente …]

« Voilà, j’étais dans cet état-là moi, moriré. Et …

QUAND J ETEIGNAIS LA TELE - letcr1-exp



(Plus facile, avec les liens d’un mot à l’autre
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QUAND J ETEIGNAIS LA TELE - letc1-sr

Extrait de « En taxi dans Jérusalem »

de Sabine Huynh

(« Telenovela »)

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parcours de lecture

QUAND J ETEIGNAIS LA TELE - sr

L’extrait

QUAND J ETEIGNAIS LA TELE - txt0r

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Un extrait plus long

QUAND J ETEIGNAIS LA TELE - txt1r



Ce dont il est question ici
les télénovelas argentins

https://www.youtube.com/watch?v=Wzb4S62qXY8

Une présentation du livre de Sabine Huynh & Anne Collongues sur publie.net

Un entretien avec Sabine Huynh sur Radio Kol Israel
L’auteure y évoque la réactivité de l’édition numérique en général et de Publie.net en particulier. Elle y donne également des touches de couleur d’ « en taxi dans Jérusalem » … toutes les surprises, plus ou moins agréables, qu’une femme peut avoir en empruntant ce mode de transport dans la cité Israélienne.

Presque dire : son site

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Anne & cdote : le livre est vendu en version papier sur ebay au double du prix de vente actuel chez l’éditeur.

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Vous connaissez les télénovelas ? Vous savez, ces feuilletons argentins à la télévision ?
— Oui, bien sûr.
— Eh bien avant, j’en regardais tout le temps ! J’étais complètement accro ! Le vendredi, je regardais ça pendant au moins trois heures ! Je rentrais du boulot, ma femme m’apportait à manger, et je passais des heures scotché au téléviseur. Et je poussais des cris : “Ah mais non, ne dis pas ça ! Arrête ! Non ! Ne la regarde pas, tu vas te faire avoir !” Ça me rendait fou. Et lorsque l’épisode se terminait, je criais : “Pourquoi ça se termine juste maintenant ? ! Ça ne peut pas se terminer maintenant ! Pourquoi vous me faites ça ? Vous voulez me tuer ou quoi ?” Comment vous dites, déjà ? Moriré ?
— Oui !
— Voilà, j’étais dans cet état-là moi, moriré. Et quand j’éteignais la télé, j’étais complètement déprimé. Personne ne pouvait m’adresser la parole.
— Vraiment ?
— Je vous assure ! Je ne vivais plus que pour le prochain épisode. Alors j’ai décidé d’arrêter. Vous savez, les télénovelas, c’est pire que la cigarette !
— Et vous avez arrêté du jour au lendemain ?
— Oui ! Mais mes filles, elles continuent à les regarder. C’est pas pareil, elles sont jeunes.

L’HONORABLE MONSIEUR JACQUES – ANDRÉ DHÔTEL – 16

[Au-delà de la raison
quelques lueurs]


 S IL NE RAISONNAIT PLUS - letcr1-exp


                      


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S IL NE RAISONNAIT PLUS - letcr1-sr

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Extrait du roman « L’Honorable Monsieur Jacques »

de André Dhotel

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Il parcourait la campagne tout à fait au hasard.

Pour les gens il recherchait des plantes afin de les étudier. Cela lui permettait d’aller n’importe où, jusque derrière les jardin du Vivier ou de Mauterre.

Il lui arriva de suivre le ruisseau dans les bas-fonds plus frais où l’on cantonnait les vaches pendant la saison chaude. Mais il ne se plaisait pas sur ces rives peuplées de beaux arbres, et de petits bois charmants.

Il recherchait certains espaces, non pas à proprement parler des dégagements, plutôt certains lieux d’où il avait des perspectives divergentes. S’il ne raisonnait plus il croyait parfois saisir des bribes de vérités.

Il éprouvait de l’horreur à la seule idée de reprendre son travail à l’Université.

Qu’est-ce qu’il avait dans la peau ? Et aussitôt il savait : « Simplement je ne veux plus savoir où je suis. »

Autre question : « Une femme vaut-elle la peine de se mettre dans ces états ? » : Et puis la réponse qui lui semblait apporter une vive lueur :  » Il ne s’agit pas de Viviane mais de savoir gâcher sa vie plutôt que de la ménager selon une méthode ordinaire, en poursuivant ses travaux, par exemple. »

 

 


L’art de tatouer – Valérie Rolle

Travailler en « appartement » ou en shop ?

TATOUER DANS UN LOCAL RETIRE - letcr1-exp

 

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TATOUER DANS UN LOCAL RETIRE - letc1-sr

Extrait de « L’art de tatouer »
de Valérie Rolle

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Deux studios faisant partie de ma population d’enquête ont effectué cette conversion après notre entretien. Tous les tatoueurs ne peuvent cependant pas se le permettre, car pour réussir et pérenniser une telle entreprise, il faut avoir une réputation affirmée : « souvent c’est des gros tatoueurs qui se cachent dans des appart’ pour éviter d’avoir trente-six mille visites  Le retour en appartement s’apparente à un moyen de réguler une situation de surabondance. Le tatoueur s’expose moins à des demandes extrêmement variées, souvent difficiles à refuser dans un studio exposé au tout-venant : « Tu fais tout, tu fais une personne qui rentre pour un signe chinois, une rose, celui qui le fait sur un coup de tête ou comme ça » Tatouer dans un local retiré permet de trier ses clients et de se diriger vers les projets les plus « intéressants », c’est-à-dire dont la complexité nécessite un niveau de compétences lentement acquis grâce à un cumul d’expériences. Assez rare, cette opportunité représente un idéal à atteindre, lequel se trouve opposé à la figure repoussoir de l’amateur, soit, celui qui ne possède pas les compétences du professionnel.

Caravaggio, le dernier jour – Bona Mangangu – 1

[ Bona Mangangu commence son récit par …
la fin de Caravage]

SUR UNE PLAGE DESERTE DE LA COTE - letcr1-exp

                                                     … ses emportements »

Extrait de « Caravaggio, le dernier jour » de Bona Mangangu
publié aux éditions publie.net

« Avant-dire »


Une lecture aidée
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SUR UNE PLAGE DESERTE DE LA COTE - txt0r

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SUR UNE PLAGE DESERTE DE LA COTE - txt1r


Porto Ercole, le 18 juillet 1610. Deux forteresses construites par les Espagnols au XVe siècle sur le Monte Argentario se font face, dominées par la mer : Fort Filippo II et la Rocca. La vieille ville à flanc de colline exhibe ses ocres, ses anciennes bâtisses, ses ruelles fleuries. Sur une plage déserte de la côte toscane, Caravaggio parle, seul, au seuil de la mort. Oublions sa langue pâteuse, ses emportements. Le vin qui coule de ses mots a suri. Mélange de sang et de sueur. C’est un tremblement de chemins inachevés que les replis de la mémoire dévoilent.