
idée
Première phrase du troisième chapitre – LOCAL HEROS – Vincent Benoit – piste 3 – Frères armés
[L’histoire d’un groupe qui a commencé au propre comme au figuré dans la Dèche, (origine de son nom) et plus particulièrement de son guitariste chanteur vedette Mark Knopfler,« L’homme tranquille du rock ’n’ roll » .
Pour la « piste 3 » tout est dans son titre. Deux frères et qui plus est à la guitare tous les deux, c’est un de trop parfois.]
Extrait de « Local Heros«
de Vincent Benoit
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Parcours de lecture
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L’extrait en clair

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Bernadette
https://www.youtube.com/watch?v=GvzcqKaj7wM
N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur – merci d’avance
Tu te paies ma tête. On te dit que les gens se forgent une idée de qui tu es à travers les paroles de tes chansons et soudain, d’un revers de la main, dans ce geste presque colérique, tu rétorques qu’ils se font des idées.
Éléments de philosophie – Alain – 1
[Certains y échappent parfois
on nomme cela
« comportement asocial »]
… connues d’avance. »
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(Sans image
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Phrase extraite des Éléments de philosophie
de Alain (Emile Chartier)
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Parcours de lecture
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En clair
Un extrait plus long
Chacun sait que dans les rencontres de loisir l’échange des idées, si l’on peut ainsi dire, se fait par des formules connues d’avance. L’esprit s’y joue tout au plus dans les mots, comme en des variations, sans autre plaisir que la surprise. je vois là un reste des anciennes cérémonies, où l’on avait assez de bonheur à confirmer les signes. Tels sont les vrais plaisirs de société. L’esprit en révolte n’y apporterait qu’une guerre stérile. La dispute vive surprend et rend stupide, par la nécessité de suivre l’adversaire sur son terrain. Mais aussi il faut être enfant pour croire que les victoires en discours établissent jamais quelque vérité. L’imagination est déjà assez puissante sur les formes mal définies ; et il existe même des sophismes de géométrie qui étonnent un moment. À bien plus forte raison, quand on argumente sans figures, et avec les mots seulement, il n’est rien d’absurde qu’on ne formule, rien de raisonnable qu’on ne puisse contester, car les mots n’ont point d’attaches selon le vrai, et, en revanche, ils ont, comme leur origine le fait assez comprendre, une puissance d’émouvoir qui va toujours au delà de leur sens, et qui fait preuve pour l’animal, sans qu’il sache seulement de quoi.
L’ECRITURE OU LA VIE – JORGE SEMPRUN – 1 [Slow²reading et Slowreading]
Slow²Reading

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Une lecture plus lente

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Extrait du recueil d’essais « L’Ecriture ou la vie »
de Jorge Semprun
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En clair (sur babelio)
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Un extrait plus long
Lecture en voix (SlowReading)
SlowReading : La voix ralentit la pensée et l’oblige à se poser sur le texte.
Slow²Reading : Le jeu ralentit² la pensée et lui donne le temps de s’échapper autour du mot avant de s’y poser.
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les TAGS
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Il doit avoir mon âge, quelques années de plus. Je pourrais sympathiser.
Il me regarde, effaré d’effroi.
Qu’y a-t-il dis-je irrité sans doute cassant. Le silence de la forêt vous étonne autant ?
Il tourne la tête vers les arbres alentour. Les autres aussi. Dressent l’oreille. Non, ce n’est pas le silence. Ils n’avaient rien remarqué, pas entendu le silence. C’est moi qui les épouvante, rien d’autre, visiblement.
Plus d’oiseaux, dis-je, poursuivant mon idée. La fumée du crématoire les a chassés, dit-on. Jamais d’oiseaux dans cette forêt…
Ils écoutent, appliqués, essayant de comprendre.
– L’odeur de chair brûlée, c’est ça !
Ils sursautent, se regardent entre eux. Dans un malaise quasiment palpable. Une sorte de hoquet, de haut-le-cœur.
[Dictionnaire subjectif ] plénitude – aunryz
En lecture moins lente
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Pour y voir un peu plus clair (parcours)
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La plénitude c’est le vide.
Lorsqu’on est parvenu à extirper de soi toute pensée, toute idée du vide.
LES CHAUSSURES ITALIENNES – HENNING MANKELL – 1
Lecture plus lente
Extrait du roman
« Les chaussures italiennes »
de Henning Mankell
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parcours de lecture
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En clair (sur babelio)
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Enfant, je passais mes étés à jouer ici même, sur l’île de mes grands-parents, sans la moindre idée de ce temps qui rétrécit sans cesse.
FRAGMENTS D’UN ENSEIGNEMENT INCONNU – P.D. OUSPENSKY – 02
Extrait de la nouvelle « Fragments d’un enseignement inconnu »
de P.D. Ouspensky
Parcours de lecture
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L’échec de l’industrialisation de l’enseignement est en rapport avec cette confusion. Un savoir qui n’est pas en connexion avec l’expérience physique et émotionnelle de la personne, n’est pas compréhension. Il est alors inutile, voir même toxique. En effet il suscite des « productions » purement intellectuelles (on pourra dire abstraites*) qui peuvent être tout à fait en désaccord avec la réalité. Dans cette catégorie on peut ranger toutes les décisions désastreuses qui ne sont que la mise en acte de savoir sans compréhension.
*L’abstrait est souvent le squelette du concret et non son esprit pour lequel on le fait souvent passer.
Il est alors le résultat de la vue d’un myope.
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Le savoir est une chose, la compréhension en est une autre. Mais les gens confondent souvent ces deux idées.
DRAMES – MYSTÈRES – LA PORTE DE L’INITIATION – RUDOLF STEINER – 2
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Extrait du recueil de conférence
« Drames-Mystères»
de Rudolf Steiner
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Parcours de lecture

En clair (sur babélio)
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Texte original
Pas plus que la graine n’enseigne à la plante comment elle doit pousser, nos idées n’enseignent.
DÉFENSE ET ILLUSTRATION DE LA NOVLANGUE FRANÇAISE – JAIME SEMPRUN – 02
« En effet, à ceux qui vivent dans les sociétés modernes et qui, n’ayant plus le secours des anciennes croyances, se trouvent dans l’obligation de penser par eux-même sans en avoir pour autant le loisir ou la capacité,…
…et leur donnent la certitude d’en posséder quelque explication simple.
Comme de son côté cette condition est de plus en plus uniforme, elle se prête d’autant mieux à être décrite et expliquée à l’aide de termes généraux et abstraits.
A cette adéquation se reconnait la rationalité spécifique de nos démocraties. »
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Extrait de l’essai
« Défense et illustration de la novlangue française »
de Jaime Semprun
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Parcours de lecture

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L’extrait complet
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En effet, à ceux qui vivent dans les sociétés modernes et qui, n’ayant plus le secours des anciennes croyances, se trouvent dans l’obligation de penser par eux-même sans en avoir pour autant le loisir ou la capacité, il faut des idées générales qui leur permettent de se représenter commodément leur condition et leur donnent la certitude d’en posséder quelque explication simple.
Comme de son côté cette condition est de plus en plus uniforme, elle se prête d’autant mieux à être décrite et expliquée à l’aide de termes généraux et abstraits.
A cette adéquation se reconnait la rationalité spécifique de toutes nos démocraties.
FAËRIE – J.R.R. TOLKIEN – 04
À voir la rapidité avec laquelle La bise fraise semble dévorer les grilles, je pourrais en déduire (?) qu’il me faut en glisser de temps à autre une un peu plus difficile à déchiffrer.
C’est ce que je fais ici en enlevant le repérage des mots.
Mais je laisse tout de même la possibilité d’avoir accès à la grille plus facile.
» Gilles les attendait.
Il n’avait plus d’excuse à avancer ; il mit donc le pourpoint et la culotte de mailles.
Le meunier riait sous cape.
Puis Gilles enfila ses bottes à genouillères et y fixa une vieille paire d’éperons ; il coiffa aussi le casque recouvert de cuir.
Mais au dernier moment, il enfonça par-dessus un vieux chapeau de feutre et, par-dessus la cotte de mailles, il jeta sa grande cape grise.
— Pourquoi cela, Maître ? demandèrent-ils.
— Eh bien, répondit Gilles,…
… Il ne me paraît pas très raisonnable de faire savoir trop tôt à un dragon qu’on arrive le long de la route. Et un casque est un casque, donc un défi au combat. Que le dragon ne voie que mon vieux chapeau au-dessus de la haie et peut-être pourrai-je arriver un peu plus près avant que les difficultés ne commencent.
(grille plus facile – cliquer dessus pour l’ouvrir)
Extrait du recueil de contes « Faërie »
de J.R.R. Tolkien
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Gilles les attendait. Il n’avait plus d’excuse à avancer ; il mit donc le pourpoint et la culotte de mailles. Le meunier riait sous cape. Puis Gilles enfila ses bottes à genouillères et y fixa une vieille paire d’éperons ; il coiffa aussi le casque recouvert de cuir. Mais au dernier moment, il enfonça par-dessus un vieux chapeau de feutre et, par-dessus la cotte de mailles, il jeta sa grande cape grise.
— Pourquoi cela, Maître ? demandèrent-ils.
— Eh bien, répondit Gilles, si votre idée de la chasse au dragon est d’y aller en tintinnabulant comme le carillon de Cantorbéry, ce n’est pas la mienne. Il ne me paraît pas très raisonnable de faire savoir trop tôt à un dragon qu’on arrive le long de la route. Et un casque est un casque, donc un défi au combat. Que le dragon ne voie que mon vieux chapeau au-dessus de la haie et peut-être pourrai-je arriver un peu plus près avant que les difficultés ne commencent.



















