[Almanach] Jules Michelet …

[Ce n’est pas tout à fait celle de Charles Trenet.]

Jeudi 7 Juin 2012
Les éditions publie.net donnaient
« La mer » de Jules Michelet

DANS TOUTES LES ANCIENNES-letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

L’extrait complet


Proposition de lecture :


UN BRAVE MARIN HOLLANDAIS, ferme et froid observateur, qui passe sa vie sur la mer, dit franchement que la première impression qu’on en reçoit, c’est la crainte. L’eau, pour tout être terrestre, est l’élément non respirable, l’élément de l’asphyxie. Barrière fatale, éternelle, qui sépare irrémédiablement les deux mondes. Ne nous étonnons pas si l’énorme masse d’eau qu’on appelle la mer, inconnue et ténébreuse dans sa profonde épaisseur, apparut toujours redoutable à l’imagination humaine.
Les Orientaux n’y voient que le gouffre amer, la nuit de l’abîme. Dans toutes les anciennes langues, de l’Inde à l’Irlande, le nom de la mer a pour synonyme ou analogue le désert et la nuit.
Grande tristesse de voir tous les soirs le soleil, cette joie du monde et ce père de toute vie, sombrer, s’abîmer dans les flots. C’est le deuil quotidien du monde, et spécialement de l’Ouest. Nous avons beau voir chaque jour ce spectacle, il a sur nous la même puissance, même effet de mélancolie.

[Almanach] Olivier Toussaint & Daniel Bourrion …

[Le regard de l’un, qui saisit la puissance des traces
les mots de l’autre qui fait resurgir leur parfum. ]

Samedi 22 mai 2010,
Avec les photographies de Olivier Toussaint  et les textes de  Daniel Bourrion , les éditions Publie.net
donnent « Chemins« 

(Parfois le pas est écrasé
et aveugle)

TRAVERSER À TÂTONS CE MONDE-letcr1-exp

                                                                       

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le passage en son entier 


Traverser à tâtons
ce monde à dos d’écailles,
presque un désert pour nous et pas un bout de ciel.

l’eau – Valérie Bilodeau – revue la piscine N°O –

 

la revue la piscineL’eau est le thème de ce premier numéro de ce navire lancé depuis le Sud de la France par un groupe d’aventurier n’ayant pas les yeux mouillés.

L HIVER UN DÉSERT BLANC - letcr1-exp

« de l’eau » est aussi le titre du poème de Valérie Bilodeau
– quatre saison et l’eau du lac omniprésente –
où a été péché cet extrait.

Parcours de lecture

L HIVER UN DÉSERT BLANC - s

En clair

L HIVER UN DÉSERT BLANC - txt00

Un extrait plus long du poème

L HIVER UN DÉSERT BLANC - txt11


De l’eau

L’été
Le gros soleil
Les baignades cinq fois par jour
Le lac n’est pas transparent
Bleu ou brun

Je mets le maque de plongée de mon frêre
Et je cherche des trésors

J’ai trouvé de la glaise et 2 piles AA

L’automne
La maison est toute petite
sous la noiceur qui n’en finit plus
Faibles lumières au loin
OK. On n’est pas au bout du monde
Vu les aurores boréales
Deux ou trois fois seulement
Fantômes verts
Qui se meuvent et qui meurent

L’hiver
Un désert blanc
Derrière la maison
Rien pour arrêter le vent
Qui crache son dernier souffle
A notre porte

Un seul mot pour décrire
Ce mélange cruel de bleu et de blanc
frette

Un frette parfois poignant
Parfois étouffant de solitude
En février on ne sait plus 
Si l’été a vraiment existé

On a les lèvres sèches
Le coeur fatigué par l’effort
Qu’on croit déployer
Pour mettre le nez dehors

Même à 7 ans

Le printemps
En shorts et sandales
Sur les berges gelées
Un printemps impromptu
La surprise dans le corps

Sur la phot, mon père me prend l’épaule
Sensation oubliée
On ne se touche plus maintenant
Un mur tangible

L’enfance sur le bord du lac
Dont on ne voit pas l’autre rive
Une histoire silencieuse
Mais puissante sous les six pieds de glace

 

A L’ABSENTE CE DIT – FRANCIS ROYO

 En son monde d’Analogos

Francis Royo

donne
ce DIT en marge

CERTAINS SOIRS - letcr1

Lire sur  Analogos

à l’absente ce dit


certains soirs
mon désert est prière

qui boit mon eau
qui peut sauver ma soif
intruse

non pas l’amour
mais nos corps clandestins
à renaître
à inventer sans fin

l’urgence de nos peaux
jusqu’au pardon

UN FOU ORDINAIRE – Edward Abbey – 1



PERSONNE A MA CONNAISSANCE - letc1                                                             

—-

dans le roman  » Un fou ordinaire « 

de Edward Abbey

Parcours de lecture

PERSONNE A MA CONNAISSANCE - s

En clair (sur Babelio)

*

 —

PERSONNE A MA CONNAISSANCE - txt

PERSONNE A MA CONNAISSANCE - txt2

l’extrait … et ce qu’il y a autour


N’hésitez pas à signaler une éventuelle erreur 


Personne, à ma connaissance, n’a encore tenté de faire entrer le désert américain dans la fiction, c’est-à-dire de placer le désert lui-même – paysage, lumière, air, habitants primordiaux – dans le rôle de personnage principal d’un roman. C’est probablement impossible . Pour ce qui me concerne, entraîné comme je le fus il y a seize ans dans mes errances désertiques, je n’ai plus l’intention d’écrire quoi que ce soit d’autre sur un sujet aussi stérile et désolé. Cet ouvrage sera mon dernier livre “écrit sur le sable”. Plus jamais je ne vandaliserai la pente vierge d’une dune avec mon inopportune signature. Je n’ai rien de nouveau à dire sur les vautours, le roc, les scorpions, les insectes, les alcalins, le silence, la mort ou la sphinxienne roche Medusa qui attend les imprudents au bout, au fond, au bout du fond de l’ultime cul-de-sac de Skeleton Gulch. Je passe le flambeau à d’autres voix, plus jeunes et plus optimistes.

BLANCS – LOUISE IMAGINE ET JEAN-YVES FICK – 3