Filatures en soi – 3- Dominique Hasselmann – 3- Les vignes du saigneur


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Ambiance polar pour ces 29 petits morceaux du quotidien, auxquels Dominique Hasselman applique de subtiles distorsions.

Livre électronique illustré de photographies de l’auteur (excepté une)
 

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


[le jeu de mot du titre laisse présager du pire …
ce n’est pas un présage … ]

IL TRAÎNA LE CORPS PAR - letcr1-exp

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Parcours de lecture

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Extrait du début jusqu’à …



Là, ça se verrait moins : ton sur ton, rouge sur rouge. Il traîna le corps par les pieds, les cheveux blonds balayaient le sol caillouteux mieux qu’un instrument domestique. Des feuilles mortes s’accrochaient au visage défait. 
Oh, elle ne pesait pas très lourd, elle se laissait faire, on aurait presque pu croire qu’elle y mettait du sien. Entre les ceps noueux (les ceps sont  toujours noueux), il se frayait un passage, il fallait aller assez loin pour perdre la route de vue.

 

CE SERAIT – BRIGITTE CELERIER – 6 (Ce serait … la Méditerranée)

Cinquième des
Ce serait - Brigitte Celerier - couverture« échappées brèves hors d’une quotidienneté qui grimace parfois »
que propose Brigitte Celerier dans son recueil de texte et photographies.
Un peu comme un contrepoint des « Ricordi » de Christophe Grossi.

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq  (de Jan Doets)  ici

  


[un peu de nostalgie …
du bleu qui déteint un peu sur l’âme  (?)]

JE SERAIS RESTÉE LÀ DANS LE BONHEUR - letcr1-exp

 

       

                         —                            

Extrait de « Ce serait »
de Brigitte Celerier

Ce serait … la Méditerranée.

Itinéraire de lecture

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JE SERAIS RESTÉE LÀ DANS LE BONHEUR - sr

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Proposition de lecture de « Ce serait la Méditerranée« 

 

Brigitte Celerier
chez elle,
sur « paumée« 


Merci de  signaler une erreur


Ce serait rester là les yeux dans les yeux qui s’ouvrent dans un petit cercle au milieu de la panse, ce serait leur sourire
Ce serait vouloir rêver que nous sommes face à face dans la fraîcheur de la mer, ce serait l’intelligence cachée derrière ce regard, ce serait mon sourire comme un cadeau de diplomate.
Ce serait la clarté de l’eau, son vert transparent sur le fond de sable, la douceur bleutée que prendraient les bras de l’animal.
Ce serait mon attirance et ma prudence instinctive.
Ce serait un peu plus loin les pierres brunes d’une jetée, et au dessus de tout le ciel bleu profond du mitan du jour.
Ce serait la plage, mon couffin, un livre, des tomates… mais je resterais là et si elle ne m’avait pas quittée, sans même un salut, je serais restée là, dans le bonheur d’être une petite partie de cette mer que n’aurais jamais voulu quitter.
 
La mer nôtre, qui recèle parmi ses îles celle où je suis née, la mer nôtre celle qui coulait dans les veines de mon père, qu’il a promenée, muette, sur toutes les mers, tous les océans.

VOUS VIVEZ DANS QUEL MONDE ? – CHRISTINE ZOTTELE – 4 – « Après Rimbaud tu peux mourir »

Christine Zotelle explore les zones d’ombre du monde réel; celui ou nous vivons,
bien loin de … « plus belle la vie « … des autres.


Dans quel monde vous vivez - couverture« À la question « Dans quel monde vous vivez ? » je fais différentes réponses, selon les jours, selon mon humeur, selon la météo… Différentes réponses tout aussi vraies les unes que les autres. Je crois qu’il en va ainsi pour chacun d’entre nous : nous vivons tour à tour dans plusieurs mondes. Plus ou moins vivants.

Pour ma part, le monde du collège (…) me fait vivre et me permet de rejoindre d’autres mondes.

Le monde noir, blanc et silence des pages imprimées, par exemple. Depuis longtemps, depuis l’enfance, mon refuge et mon voyage. Dans le monde de la fiction, nous vivons plus intensément, plus fort, plus libres et tout fait sens. Libre à nous d’en sortir à notre gré.

Le monde où je vis s’écrit aussi. (…).

Bref, quelle était la question ? Dans quel monde vous vivez ? Je vis dans le vaste monde. Je vis dans un monde qui ne se pose pas de questions et ça me pose question. Je vis dans un monde de certitudes et je crois que ce n’est pas mon monde préféré. Je vis dans un monde noir, blanc – et cependant haut en couleurs – et silence.« 

Christine Zottele

disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici


[des instants uniques
où ce qui se dit
s’écoute.] 


CERTAINS APPELLENT ÇA LA  - letcr1-exp

(grille simple
à cliquer)

CERTAINS APPELLENT ÇA LA  - letcr1

Extrait du recueil de nouvelles
« Vous vivez dans quel monde ? » de Christine Zottele 

 « Après Rimbaud tu peux mourir »

 —

Itinéraire de lecture

CERTAINS APPELLENT ÇA LA  - sr

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 Extrait plus long

CERTAINS APPELLENT ÇA LA  - txt1r

Lecture qui inclut ce passage


N’hésitez pas à signaler une erreur 


Tu batailles avec ce passage.  Tu as perdu le rythme et la cohérence de ton récit en imaginant cette expérience de dédoublement au seuil de la mort. Tu ne connais pas l’état du garçon. Peut–être est–il mort à l’heure actuelle, certaines informations ont fuité en ce sens. Ce n’est pas ce que tu cherches. Tu ne vois plus la scène. Ce garçon est trop jeune, trop rom, trop loin de toi et de ton univers. Un pauvre gamin battu à mort par d’autres pauvres gamins. Un misérable tué par d’autres misérables. Hey ! Père Hugo, reviens terminer le travail! Comment lui faire dire je? Tu n’arrives pas à trouver la voix.
Comme avec tes élèves. La voix qui permettrait qu’ils t’entendent. Pourtant dans tes classes, tu en as des Darius, Kevin, Stella, Stephen qui font ce qu’ils peuvent, mais le français, monsieur, c’est pas notre truc, c’est trop dur. Toutes ces règles. Et dans le foot, il n’y en a pas des règles? Comment jouer ensemble si on n’a pas les mêmes règles? Comment vivre ensemble si on n’a pas les mots? Tu leur dis. Mais non, la plupart ont capitulé déjà en 5e. Avec la poésie, z’y va, oui parfois, un miracle survient. Tu vois les yeux de certains s’ouvrir comme des oreilles. Quelque chose les touche. Simplement parce que tu as trouvé la voix. La voix et le toucher. Certains appellent ça la grâce. Toi, tu dis le toucher, car tu ne crois pas que ça vienne du haut ou de l’extérieur. Ça vient de ton corps. Ton corps fait passer Rimbaud en eux. Par les soirs bleus d’été, j’irai par les sentiers… 
C’est ça que tu cherches maintenant dans l’écriture. Impuissant. Tu as mis trop d’écrans entre toi et ce pauvre gamin. Tu as suivi l’errance possible de D. dans le quartier des poètes sur Google street view.  Avant cela, tu as reconstitué son itinéraire de Roumanie en France. Sur ton bureau, éparpillés, une cinquantaine de pages de notes sur ce sujet, d’articles de journaux. Au moment d’écrire cette scène capitale, tu bloques. Tu t’obstines à penser avec ta tête au lieu de suivre ton corps. Ton corps, là, maintenant, il te dit de lever ton cul, de te bouger, d’aller marcher, et pas dans la nature, non… C’est quoi ton sujet? Tu cherches quoi? Qu’est–ce que tu veux faire passer à tes lecteurs? D’abord, ce fait divers, en quoi ça te concerne? Pourquoi celui–ci plutôt qu’un autre? Qu’est–ce qui te gêne, toi? Tu dis que c’est l’oubli que tu ne te résignes pas à accepter. On en a parlé pendant une semaine et puis plus rien. Une nouvelle information spectaculaire a déjà pris le relais. Pourquoi ne parles–tu pas des jeunes lycéennes nigérianes enlevées par la secte Boko Haram?  Le monde joue une tragédie shakespearienne mais sans le génie de Shakespeare: les coups de théâtre se succèdent sans jamais aboutir à un dénouement. Dans une pièce que tu as vue à Avignon ces derniers jours, l’un des comédiens disaient: il faut d’abord apprendre à dire je avant de dire je t’aime. Oui c’est ça, c’est exactement ça.

L’OBJEU – Ly-Thanh-Huê, textes, Bona Mangangu, photos – 2

[Sur ce monde,
l’empreinte de l’homme
en forme,  couleur etc.]


« Échapper au ronron de leur danse. Staccato fibrille dans leur coulure fluide.OBJEU - couverture
Ils étaient des objets au sein de la forêt qui ont devisé matière, féline fourrure, chrysalide lumière, naissance au monde et mots nouveaux.

J’ai écouté.

Me suis-je faite scribe de leurs mots ?

Aimerais. »

Ly-Thanh-Huê (extrait de la présentation)

Couverture Bona Mangangu

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 


[De jour
ils reconnaîtraient les couleurs
des « choses » de l’homme
mais la nuit …]

(laissez-vous ralentir les mots)

ILS CHASSENT MAIS C EST - letcr1-exp

  —
(Sans l’image
ILS CHASSENT MAIS C EST - letcr1

 à cliquer pour l’agrandir )

 « L’objeu »
de LY-THANH-HUÊ
(Lan Lan Huê)

Extrait de   « Et tu as espéré« 

Itinéraire de lecture

ILS CHASSENT MAIS C EST - sr

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ILS CHASSENT MAIS C EST - txt0r

 un extrait plus long

ILS CHASSENT MAIS C EST - txt1r

 

Proposition de lecture



Ce blé brindille joufflu de semailles. J’ai tourné mes pas. Ils espéraient le bleu. Et leurs flaques de lumière en leur indigo si doux. Et sur les branches mortes. Sur les feuilles cassantes. A la porte de la forêt. Sont venus les animaux. C’est le soir. Ils rôdent. Ils déambulent. Ils reniflent. Et se débrouillent. Broussaille résilience. Ils ont faim. Alors ils chassent. Mais c’est de nuit. Et dans leurs estomacs, s’entassent plastic, débris, fil de fer et puis miettes de verre. Leur panse est pleine.
Alors sont arrivés des animaux extraordinaires. Des mythes de ferraille. Sculptures ambulantes de chair et de métal. Qui lèvent les yeux au ciel. Mais où donc est le ciel ? Sans nuages ni plastic ni continent. C’est une Atlantide en pleine Atlantique. Qui tourbillonne. Ivre de poissons déboussolés. Elle a tournoyé dans le courant. Sa vie de déluge. Chaude, palpable, fluctuante. Elle dérive.
Ce n’est pas un rêve, non.
Un cauchemar sûrement.
Et il va t’engloutir.
Tout cru.

HOPPER, ou « La seconde échappée » – CHRISTINE JEANNEY -« Nighthawks »

Christine Jeanney publie, en version numérique, 21 textes centrés sur 21 tableaux de Hopper.
[La reproduction de ces toiles (non libres de droits) n’étant pas possible avant 2037,  des liens internes au fichier (epub ou pdf) pointent vers les sites/Musées où ces toiles sont exposées.]

Ici il est question de cette temporalité particulière aux oeuvres de Edward Hopper dont Christine Jeanney donne à percevoir l’épaisseur et la texture à travers ces 21 écrits.

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

Slow²Reading

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - letcr1-exp2

—-
(sans le tableau de Hopper
cliquer)

 

Extrait de
« Hopper ou « la seconde échappée »
de Christine Jeanney

« Nighthawks »

Parcours de lecture

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - sr

En clair

UN TEMPS FIGÉ SANS PORTE - txt0r

 

Proposition de lecture



* SlowReading : (lecture lente) lecture aux lèvres, qui ralentit une pensée toujours pressée et galopante
** Slow²Reading : (lecture très lente) lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

 

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Il faudrait être capable de remonter le fil jusqu’à se retrouver la première fois devant Nighthawks, revivre cette seconde, la première, on regarde Nighthawks et ça n’est jamais arrivé avant.
Un temps figé sans porte, sortir n’est pas envisageable, la rue déserte vue seulement à travers la vitre, aquarium. La solitude urbaine, les bouches sourdes, les monologues intérieurs, se taire, et même parler équivaut à se taire quand les naufragés ne partagent que la nuit.
Le voir, sans les bouchons et les encombrements, le brouhaha des boîtes de chocolats et des posters, les commentaires et les versions multiples de Nighthawks, celle ou R2-D2 gît devant la vitrine, celle des Simpson, de Super Mario ou Batman, celle reconstituée de legos entièrement et l’autre détournée, un M de McDonalds remplace le PHILLIES, la fin d’un épisode de Dead like me, les occasions constantes, retrouvailles perpétuelles avec ce bar nocturne.

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Chant à faire et à défaire – SERGE MARCEL ROCHE – 3

Les mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes :

(Précédés dans l’oeuvre d’une introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - letcr1-exp
       


(Sans l’image
–  à cliquer – )

LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - letcr1

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Chant à faire et à défaire »

Itinéraire de lecture

LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - sr

En clair

LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - txt0r

 Un extrait plus long
LA BLANCHE TRISTESSE DU JOUR  - txt1r

 

Proposition de lecture de ce passage

 

 

Serge Marcel Roche en ses lieux virtuels : Chemin tournant



Nous descendions – le sable était de mer – vers les boutiques de la ville, or cet homme-là n’aime pas la mer, mais les regards étaient d’étoiles et les corps de cendre chaude. Au retour les lampes à terre noyaient le jour dans leur lumière, la chambre sans fenêtre sentait le linge humide, le savon, et pour tromper l’angoisse il n’y avait qu’un vieux journal populaire.  
 
Il n’y a que le sable gris du ciel pour servir de carte sur la table du présent où la solitude a mis le couvert. La blanche tristesse du jour désoriente l’horizon, la pensée s’accoude au silence, le cœur saisit le couteau du rêve entre les plis de la saison. Vient le crépuscule du soir qui ramasse les miettes de l’attente, parce que l’on n’a rien d’autre à manger.  
 
Sur la route passe une auto, c’est le même jour qu’hier, le même rouleau de poussière et dans les yeux à peine ouverts des cases la même fatigue qui se lit. Il n’y a guère que le bain dans l’eau vierge de la rivière qui change quelque chose au refrain. 
 
Dans la nuit il n’y a que la brume et la poussière et le pilon sourd du temps, le son du bois fendu par une femme tard rentrée, une lampe, des mains tendues, la rumeur de la ville coulant vers la frontière, vers un ailleurs ignoré des ombres qui glissent. 
 
Sur le tranchant du sommeil, devant la case au bord du jour, à la lisière des yeux noirs de la forêt, à la frontière d’un ailleurs sans nom, il n’y a que la cicatrice de la piste dans le regard, le long des reins la cendre tiède, la poussière, la racine amère du matin, le froid laissé par les étoiles, le soleil incertain, la salive jetée en terre, les reliefs du rêve, les franges de la brume, et l’eau de la rivière en bas qui nous attend.

HUIT HISTOIRES DE FANTÔMES – La fiancée disparue – JEAN-BAPTISTE FERRERO – 7

« Le monde est une vaste chambre pleine de recoins, de cachettes et d’ombres où se dissimulent des ombres. La plupart
des gens ne s’en rendent pas compte, tout occupés qu’ils sont à se livrer à de graves et inutiles affaires de première importance. Ils s’agitent, caquètent, paradent et se pavanent, amoureux de leurs reflets dans les flaques d’eau et aveugles, sourds à tout ce qui n’est pas eux.
Moi, j’ai arrêté de jouer il y a longtemps.
Quand Elle est partie. »
(De la préface)

Une présentation chez les cosaques des frontières

L’oeuvre est disponible au prix d’un café au bord de mer* au format epub ou pdf
aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

*Dixit Christophe Sanchez, et il s’y connait en bord de mer … et en café.


[Une enquête qu’il était sur le point de refuser … parce qu’il n’est pas un charognard.] J AI LE COEUR BIEN ACCROCHÉ - letcr1-exp

        …et la bêtise ordinaire des organisations publiques et privées suffit à satisfaire mon appétit d’anecdotes déprimantes.

 

Extrait de « Huit histoires de fantômes – la petite voix des morts »
de Jean-Baptiste Ferrero

 « La fiancée disparue »

Itinéraire de lecture

J AI LE COEUR BIEN ACCROCHÉ - sr

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  —

 En clair le passage complet


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 —

Un extrait plus long

J AI LE COEUR BIEN ACCROCHÉ - txt1r
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Lecture des premières pages de la nouvelle


Merci de signaler une erreur 


Ça fait belle lurette que le métier d’enquêteur privé ne se résume plus à la filature des époux volages et de toute façon, j’ai presque toujours refusé les affaires privées pour me concentrer sur le monde des entreprises. Ma vie est bien assez sordide et déprimante sans que je me coltine les pathétiques problèmes familiaux de mes contemporains.  Celui qui, tel le Diable boiteux de Lesage, pourrait soulever le toit des maisons pour scruter la vie intime de ses voisins y découvrirait pour l’essentiel un cloaque de bassesse et de médiocrité, le genre de bouillon de culture qu’un microscope pourrait révéler dans une plaie gangrenée. J’ai le cœur bien accroché mais mon goût pour la charogne s’arrête au fameux poème de Baudelaire et la bêtise ordinaire des organisations publiques et privées suffit à satisfaire mon appétit d’anecdotes déprimantes.

Suite mexicaine – Bona Mangangu texte , Claude-Henri Bartoli gravures.

Couv-QazaQ-Suite-Mexicaine-225x300Cette récente publication des éditions Qazaq est une fiction poétique évoquant une rencontre nocturne décisive pour celui qui sera un temps maître d’un continent.

« Un dialogue s’instaure entre l’Amérindienne et le Conquistador. Jusqu’au fond de la nuit.
     Le reste est une affaire de rage, de sang et de désir.« 

 

Le texte est de Bona Mangangu
Avec 6 gravures de Claude-Henri Bartoli

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 


 

[Une question souvent posée lorsque vient la nuit.]

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - letcr1-exp

  —
(ou, à cliquer)

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - letcr1

 extrait de « Suite mexicaine »
texte original
de Bona Mangangu
traduit en anglais, en espagnol
et en chinois.

Gravures de Claude-Henri Bartoli

Itinéraire de lecture

A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - S

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A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - txt0

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A QUOI FAUDRA T IL RENONCER - txt1



D’abord les corps. Ensuite le souffle.
 
Je veille ma barbarie au sommeil du désir.
A fleur d’attente.
Un peu à l’écart, un corps d’ivresse.
 
Mes mains, telles des branches
Aux commandes du vent, tremblent.
Le souffle est court. A quoi faudra-t-il renoncer ?
Au sommeil ou au désir ?
 
Un arbre pousse à l’endroit du corps
Où la greffe de la chair souligne ses ourlets.
Pas de sang. Aucune douleur écarlate. Pas de cri.
Juste les griffes du regard pour abréger ou prolonger l’attente.
 
 
Battements irréguliers.
Aucun souffle n’est innocent.
 
Nous nous perdons dans le temps.
L’autre nom à l’acmé du désir, le supplice.
Je l’ignorais jusqu’à ce matin

Cartes postales de la Chine ancienne – l’Apatride (via Anh Mat) – 4

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A la racine de ce recueil de poésies de la Chine ancienne
se trouve la biographie
ou comme il préfère la désigner
« Les poussières de vie » du traducteur, puis celles des 8 poètes qu’il a choisi.

L’extrait donné ici provient d’un des textes de Li Po 
dont il rapporte que
« Proches et amis le surnommaient T’ai Po tellement sa calligraphie légère des poèmes semblait être tracée par une étoile. »

Une présentation chez l’éditeur (Jan Doets) 

Le recueil est disponible (éditions qazaq)
aux formats liseuse et pdf
en téléchargement ici
au prix d’un « café au bord de mer » (Christophe Sanchez)


AVEC LE VENT CLAIR DES CHANTS PLEINS - letcr1-exp

Extrait du poème de
Li Po 
« Avec le vent clair »
du recueil
« Cartes postales de la Chine ancienne »
redonnées en français par L’apatride
(transmis par Anh Mat)

On Peut se procurer ce recueil
aux éditions Qazaq
—–

Parcours de lecture

AVEC LE VENT CLAIR DES CHANTS PLEINS - s

Le poème en son entier
AVEC LE VENT CLAIR DES CHANTS PLEINS - txt1


Proposition de lecture du poème


Avec le vent clair

Avec le vent clair
des chants pleins le ciel
s’enroulent autour des nuages
et s’envolent

Cours ton calibre – Nolwenn Euzen – 1


Publié en numérique aux

éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
Cours ton calibre – Nolwenn Euzen

L’oeuvre est disponible
chez les éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici

 

 

SI ON SE PARLE AVEC - letcr1-exp

 

Extrait du recueil
« Cours ton calibre »
de Nolwenn Euzen

parcours de lecture

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SI ON SE PARLE AVEC - s

 —

En clair

 Le poème

SI ON SE PARLE AVEC - txt1


 

Nolwenn Euzen est aussi chez elle sur :  http://grandemenuiserie.fr

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Proposition de lecture


si on se parle avec la même contrainte qu’à faire pousser le sol peu fertile si le plus viable de la condition n’est pas sa génétique si le plus viable de la germe n’est pas dans son exposition si le plus viable de la gêne n’est pas dans sa fréquentation si on gueule JE VEUX ETRE VIABLE DANS MA FECONDATION! si on ne se débat plus qu’au plus corné de notre voix si on ne se répercute l’environnement qu’aux plis de ses catastrophes si on ne s’entend plus que sur un son maître au carré