[Almanach] naissance des éditions Qazaq … Anna Jouy

[Quatrième des sextuplés
nés il y a un an et trois jours
l’aube des éditions Qazaq
issues du rêve de Jan Doets -]

[La mystérieuse enfant … et la non moins mystérieuse « sculpture »]

Anna Jouy
« Pavane pour une infante défunte« 

Vendredi 19 Juin 2015

(L’almanach fait du sur-place encore pendant 3 jours)

ELLE AVANCE ET VIENT-letcr1-exp-

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le texte


Proposition de lecture  :


Autres publications de Anna Jouy aux éditions Qazaq

Je et autres intimités – Les dits de solitude

Strasbourg Verticale

Anna Jouy en ses « Mots sous l’aube« 


Il y a cette étrange sculpture dressée devant sa fenêtre comme une mesure de gros sel. Pourquoi cette blancheur lui fait–elle presque mal? La petite s’est relevée pour faire face à la vitre. Elle le fixe au–delà de sa propre image qu’elle doit photographier, reflet mélangé d’une enfant méconnaissable. Moment de contemplation, de secrète visite. Mais elle avance et vient coller son visage inquiet contre le verre. Elle scrute. Et quand elle l’aperçoit dans l’atelier, la regardant d’un sourire amusé, son rire est si sonore qu’il doit venir d’une autre dimension.

[Almanach] naissance des éditions Qazaq …Christine Zottele


[Troisième des sextuplés
nés il y a un an et deux jours
– le premier des éditions Qazaq
issues du rêve de Jan Doets -]

[Le quotidien du prof … écartelé.]

Christine Zottele
« Rentrez sans moi »
(extrait de « Weblog l–immolee–du–silence.fr/6–10 J – 10« )

Vendredi 19 Juin 2015

(L’almanach fait du sur-place encore pendant 4 jours)

MAINTENANT COLLEZ MOI SI VOUS-letcr1-exp

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Le texte


Proposition de lecture  :


Une publication de Christine Zottele aux éditions Qazaq

VOUS VIVEZ DANS QUEL MONDE ?

Son espace virtuel de mots et lumières : Est-ce en ciel ?


 – Qui parle ? demande–t–il avec un sourire sarcastique, Qui est ce on dont je ne sais le nom? 
– C’est la vie qui parle à travers ce on, Marvin, la vie. L’araignée est une créature utile, elle nous débarrasse des mouches et des insectes nuisibles. Vous ai–je lu le poème de Hugo ? Nooooooon, Marvin, arrête ! 
– Elle ne fera plus hurler ces pisseuses ! Je supportais plus de les entendre ! Maintenant, collez–moi si vous voulez ou reprenez votre cours, mais ne soyez pas du côté des plus faibles ! 
– Marvin, justement, si ! Hugo nous enseigne cela, à regarder les plus misérables des créatures, comme des êtres vivants à part entière, dignes de vivre dans de meilleures conditions… 
– Ah oui ? Alors il faut laisser les mouches à merde venir nous tourner autour et nous narguer sans leur faire le moindre mal, c’est ça ? Tu ne feras pas de mal à une mouche et tu tendras la joue gauche quand on te la mettra bien profond, c’est ça hein ? »

[Almanach] naissance des éditions Qazaq …Lan Lan Huê

[Seconde des sextuplés
nés il y a un an et un jour
le premier des éditions Qazaq
issues du rêve de Jan Doets
… ]

Lan Lan Huê
« Histoires Du Delta »
(extrait de « dans un pli de l’âme »)

Vendredi 19 Juin 2015

(L’almanach fait du sur-place pendant 6 jours)

UN CRAQUEMENT UNE FEUILLE DENTELÉE-letcr1-exp

                               

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Le texte


Proposition de lecture  :


Les autres publications de Lan Lan Huê aux éditions Qazaq
(nom d’auteur de Ly-Thanh-Huê)
l’Objeu (avec des photos de Bona Mangangu)
l’Antimonde
Transformation chimères (six nouvelles)

Son espace virtuel de mots et lumières Rencontres improbables


Une vie intime à la terre, à l’humus. La terre ici, est rouge, friable, fertile. Depuis si longtemps. Elle colle, elle fait déraper comme le fait parfois la vie. Elle est devenue anecdote, matière, stupeur, parsemées dans la forêt. Un craquement. Une feuille dentelée s’est cassée, elle est tombée, asséchée. Là. Pour quelques millions d’années. Elle est devenue fossile dans son lit de terre rouge. Sceau de la nature dans le corps de la terre. C’est le bruit de la forêt. Il l’imagine dans ses bruits furtifs, immergé dans son ronronnement de moteur, modernité humaine, décalée, exilée au sein de la forêt.

[Almanach] naissance des éditions Qazaq …Brigitte Celerier

[Ce serait … les éditions Qazaq
un rêve de Jan Doets
devenu réalité avec … ]

Vendredi 19 Juin 2015
Brigitte Celerier
« Ce serait … »
(extrait de « Ce serait … Isaïe »

CAR IL DANSE ISAÏE-letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

Le texte


Proposition de lecture  :


Les lieux où
Brigitte Celerier choisit, évoque et lit, en voix, d’autres textes, d’autres auteurs : BRIGETOUN

Ses écrits, ses ciels, son Avignon et le monde qui habite autour :
PAUMÉE 


Ce serait … Isaïe
 
Ce serait un jour d’été, ou bien d’automne, ou je ne sais quand.
 
Ce serait dans l’abbatiale de Souillac, en tournant le dos à la nef qui file sous ses coupoles vers la grande conque du choeur, et s’arrêter avant de sortir, les yeux dégringolant le long de la grande pile grouillante de personnages et d’animaux que l’on nomme trumeau, comme si on l’avait tourné, rendu vertical pour épauler notre vision de la porte, nous retenir dans la contemplation de cette chute souple de motifs avant que nous retournions dans le monde.
 
Et il serait là, à côté, contre le mur du fond, à l’embrasure de la porte, tenant le rouleau de ses poèmes qui se déroule jusqu’au sol, et il nous regarderait la tête un peu penchée en arrière dans l’élan de sa danse.
 
Car il danse Isaïe, et dansent les cornes de sa barbe, et dansent les mèches de ses cheveux, et dansent les plis de son manteau qui s’ouvre en coquille ornée pour que joue le corps dans les plis souples que fait, suivant le ventre, le mouvement des hanches et de la jambe droite emportée par la danse, la tunique de lin souple, et danse la tunique qui se relève en ellipse sur la jambe arrière entortillée dans le fin vêtement de dessous, appui près à s’élancer pour que vienne le pas.
 
Car il danse Isaïe, comme une flamme, et il se déhanche, se ploie en arrière, il danse sur la force de ses paroles, de ses oracles, ses condamnations des peuples mauvais, et leur raz de marée, l’histoire à venir de Shebna, de Tyr, d’Edom, les imprécations contre les mauvais conseillers, et la louange, l’écoute, la confiance mise dans le salut, l’annonce.
Et sous le visage sage et doux, la beauté de sa danse ample et calme, même sans entendre sa voix prophétique, nous serait joie, liesse, sourire, force avant de nous laisser sortir dans la lumière du monde.

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Dans la chambre – SERGE MARCEL ROCHE –

[version au titre corrigé – Merci à Eric Schulthess
qui n’a visiblement pas une vie de lézard (sourire)²]


Journal de la brousse endormie - couverture

Serge Marcel Roche apprivoise nos esprits d’une phrase douce et puissante (à lire impérativement à haute voix) qui peu à peu nous fait pénétrer ce monde où il a choisi de vivre pour en partager les senteurs et les couleurs aussi vives que la flamme qu’on devine sans ses yeux.

À propos de ses poèmes* il dit :

(*Précédés dans l’oeuvre d’une introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


LE DÉCOR EST UNE MOUSTIQUAIRE - letcr1-exp
       

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« La chambre »

Itinéraire de lecture

LE DÉCOR EST UNE MOUSTIQUAIRE - sr

En clair

LE DÉCOR EST UNE MOUSTIQUAIRE - txt0r

 Un extrait plus long
LE DÉCOR EST UNE MOUSTIQUAIRE - txt1r

Proposition de lecture de ce passage

Serge Marcel Roche en ses lieux virtuels : Chemin tournant



Dans la chambre, le décor est une moustiquaire. Lui, rêve de murs blancs, d’une case au bord de la rivière, d’une pile de livres à terre pour franchir le jour, passer d’une rive à l’autre dans l’esprit, revenir à la nuit, dormir à la frontière. Il cherche la forme de sa vie, pour n’avoir pas sans cesse à fuir l’inconcevable présent, l’impossible destin, le parti pris du monde qui lui fut imposé. La mise en terre de toute naissance.

D’ici et d’ailleurs- « CREDO » – Marie-Christine Grimard –[Première phrase du troisième chapitre]

Couverture - d'ici et d'ailleurs

Marie-Christine Grimard
déjà présente dans le refuge de JAN DOETS (les cosaques des frontières) a rejoint  les plumes publiées aux éditions Qazaq avec un recueil de nouvelles, histoires courtes (hormis la première).

Récit d’errance avant un moment d’ancrage : « Credo »

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq  (de Jan Doets)  ici


[Depuis son Espagne natale…]

PABLO NE SAVAIT PAS COMMENT - letcr1-exp


(sans image
à cliquer pour agrandir)

PABLO NE SAVAIT PAS COMMENT - letcr1-

Extrait du recueil de nouvelles
D’ici et d’ailleurs de Marie-Christine Grimard

« Credo »

Parcours de lecture

PABLO NE SAVAIT PAS COMMENT - sr

En clair

PABLO NE SAVAIT PAS COMMENT - txt0r

Proposition de lecture des premières pages de la nouvelle


Pablo ne savait pas comment il avait fini par atterrir dans ce coin perdu. 
Il avait quitté son Espagne, et sa famille, parce qu’il n’y avait plus moyen de continuer comme ça. Il avait fait tous les métiers, ramassé des oranges, construit des immeubles dans des coins désertiques pour touristes étrangers en mal d’exotisme pas cher, lavé des voitures quand les gens avaient encore les moyens d’en avoir une, vendu des journaux aux terrasses des cafés.
Un matin, où le petit jour le trouva prostré sur le banc qui lui servait de lit, il regarda les hommes désabusés qui faisaient la queue sur les quais, en attendant qu’on les embauche pour la journée.
Ce fut le déclic. Il fallait qu’il tente sa chance ailleurs.
Ce matin-là, serait le dernier qu’il passerait dans son pays. C’était le matin de trop.
Il grimpa dans le camion de Pedro, son ami d’enfance, qui faisait la route vers le Nord, quatre fois dans le mois. Deux jours plus tard, son ami le laissa dans ce village du midi de la France, cher aux touristes, en lui disant qu’il y avait du travail pour les saisonniers, et qu’il n’aurait qu’à lui faire signe, quand il voudrait repartir au pays.


Sur la table – Murièle Modely – 1

Avec ce recueil, Murièle Modely, a rejoint le groupe des poètes et poétesses de Qazaq.
Écriture qui se construit en construisant le monde et le pose ici tout entier « sur la table »
ou tout du moins ce qui mérite d’y être posé
quant au reste « on se contrefout »

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets)  ici

 L’illustration de la couverture ainsi que
celles du recueil lui-même sont de Maxime Dujardin


[Pour ce qui est de la découverte du monde
et de tout ce qu’il dissimule à ceux
qui en parcourent les courbes en nouveau voyageurs,
ici est adressé un demi-reproche à … ]

« Personne…

   NE M AVAIT PRÉVENU QUE - letcr1-exp

 

 « Sur la table»
de Murièle Modely

Itinéraire de lecture

NE M AVAIT PRÉVENU QUE - sr
(à cliquer pour le retourner)

 En clair

NE M AVAIT PRÉVENU QUE - txt0r

Proposition de lecture :


Murièle Modely en ses contrés virtuelles de « L’Oeil bande« 



HOPPER, ou « La seconde échappée » – CHRISTINE JEANNEY -« August In The City »

Christine Jeanney publie, en version numérique, 21 textes centrés sur 21 tableaux de Hopper.
[La reproduction de ces toiles (non libres de droits) n’étant pas possible avant 2037,  des liens internes au fichier (epub ou pdf) pointent vers les sites/Musées où ces toiles sont exposées.]

Ici il est question de cette temporalité particulière aux oeuvres de Edward Hopper dont Christine Jeanney donne à percevoir l’épaisseur et la texture à travers ces 21 écrits.

L’oeuvre est disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici

 

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - letcr1-exp2

—-
(sans le tableau de Hopper
cliquer)

Extrait de
« Hopper ou « la seconde échappée »
de Christine Jeanney

« August In The City »

Parcours de lecture

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - sr

En clair

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - txt0r

Un extrait plus long

IL EST DÉJÀ VENU LE SOIR - txt1r


Christine Jeanney  aux édition  Qazaq
chez publie.net

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


La rue et son virage mène à la porte, sculptée comme une entrée d’église. La nature, la vitre, la foi, l’humain, la peur et la sérénité. Tout y serait.
Tout, son contraire, nature sombre et impénétrable en bord de la nature construite, transparence de la vitre qui ne donne rien à voir puisque personne n’y est alors qu’il y a quelqu’un. Route droite, et ce virage, déclin et pente, qu’on pourrait prendre comme on prend chaque jour des décisions (et ne pas en prendre en est une), choix d’entrer ou de rester à l’extérieur, tout et l’inverse. La seule chose qui manquerait à ce jeu qui montre le pendant de ce qui est montré, le tissu le revers collés l’un à côté de l’autre, ce serait la nuit ?
Et encore, l’attente de la nuit y est. Août ne dure jamais, le soir viendra. Il est déjà venu, le soir sur tout, le soir métaphorique, la statue en est convaincue qui s’arrache les cheveux à l’avance.
Si je cherchais un tout (chose humainement possible), je choisirais comme seule image à emporter sur île déserte, August in the City. C’est déjà fait peut-être.

VOUS VIVEZ DANS QUEL MONDE ? – CHRISTINE ZOTTELE -5 – « Après Rimbaud tu peux mourir »

Christine Zotelle explore les zones d’ombre du monde réel; celui ou nous vivons,
bien loin de … « plus belle la vie « … des autres.


Dans quel monde vous vivez - couverture« À la question « Dans quel monde vous vivez ? » je fais différentes réponses, selon les jours, selon mon humeur, selon la météo… Différentes réponses tout aussi vraies les unes que les autres. Je crois qu’il en va ainsi pour chacun d’entre nous : nous vivons tour à tour dans plusieurs mondes. Plus ou moins vivants.

Pour ma part, le monde du collège (…) me fait vivre et me permet de rejoindre d’autres mondes.

Le monde noir, blanc et silence des pages imprimées, par exemple. Depuis longtemps, depuis l’enfance, mon refuge et mon voyage. Dans le monde de la fiction, nous vivons plus intensément, plus fort, plus libres et tout fait sens. Libre à nous d’en sortir à notre gré.

Le monde où je vis s’écrit aussi. (…).

Bref, quelle était la question ? Dans quel monde vous vivez ? Je vis dans le vaste monde. Je vis dans un monde qui ne se pose pas de questions et ça me pose question. Je vis dans un monde de certitudes et je crois que ce n’est pas mon monde préféré. Je vis dans un monde noir, blanc – et cependant haut en couleurs – et silence.« 

Christine Zottele

disponible aux éditions QazaQ (de Jan Doets)  ici


[échapper aux soins
pour retrouver
la liberté.] 


JE MARCHE JE SENS L ODEUR - letcr1-exp

(grille simple
à cliquer)
JE MARCHE JE SENS L ODEUR - letcr1

Extrait du recueil de nouvelles
« Vous vivez dans quel monde ? » de Christine Zottele 

 « Après Rimbaud tu peux mourir »

 —

Itinéraire de lecture

JE MARCHE JE SENS L ODEUR - sr

En clair

JE MARCHE JE SENS L ODEUR - txt0r

 Extrait plus long

JE MARCHE JE SENS L ODEUR - txt1r


N’hésitez pas à signaler une erreur 


Sortir des murs. Quelle joie! Pourquoi ne l’ai–je pas fait plus tôt? Il suffit de pousser la porte, de franchir le seuil, de prendre un air détaché. Je suis détaché. Sans lien, libre et en marche. Bon, d’accord, j’ai eu de la chance. Si l’infirmier n’avait pas été distrait par je ne sais quoi, s’il n’avait pas oublié de donner quelques tours de clés aux portes qui m’enfermaient, jamais je n’aurais pu m’enfuir de cette prison–hôpital. J’ai saisi ma chance et j’ai commencé à marcher dans la campagne. Dire la joie en moi, je ne saurai. Dire cette odeur de menthe foulée à mes pieds, je ne saurai. Dire mon corps, retrouver le plaisir de bouger, je ne saurai. Je ne sais que commencer à vivre. Alors je marche et je vis. Je cours, je vole même. Il faut mettre le plus de distance possible entre ces murs et moi. Fini le cauchemar. Je ne suis pas bien malin, je le sais, mais vivant parmi les vivants, j’ai le droit de vivre. Je me fixe un but: aller en France, retrouver ma famille adoptive. Ce sont eux qui m’ont placé ici mais ils croyaient bien faire. Ils ne savaient pas qu’on nous traitait comme des chiens. Qu’on se livrait à des expériences sur nous. Une infirmière a expliqué un jour à un journaliste que c’étaient des psychotropes qu’on nous administrait. Je marche. Je sens l’odeur de l’herbe coupée. J’ai un peu faim. Un grand sourire dans mon ventre vide.

MARTINE CROS – Autoportrait à l’aimée – 3

Publié en numérique
aux éditions Qazaq 
(Isba des cosaques des frontières)
dans ce qui est à présent une « collection » poésie
« Autoportrait à l’aimée de Martine Cros »

L’oeuvre est disponible aux éditions Qazaq (Jan Doets)  ici


Un extrait de ce qu’en dit Sabine Huynh en ses pages

« Ce premier recueil de Martine Cros est tout à fait précieux, voire sublime. En trois actes d’un opéra passionnel et métaphysique, il offre, dans une écriture douce et fluide ponctuée de frissons et de convulsions, l’autoportrait qu’une femme abandonnée offre à son aimée. »
(voir ici l’article complet)

III - PLIE MOI DANS TON VENTRE - letcr1-exp

Extrait du recueil de poésie
« Autoportrait de l’aimée»
de Martine Cros

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parcours de lecture
(à retourner en cliquant)

III - PLIE MOI DANS TON VENTRE - sr

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(à cliquer)

III - PLIE MOI DANS TON VENTRE - txt0r

 Le poème en son entier

 III - PLIE MOI DANS TON VENTRE - txt1r

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les TAGS
donnent certains mots de la grille.

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Plie moi dans ton ventre creux
Si friand de brebis égarées
Régale toi de mes semelles de femme
Je m’offre à toi comme une fin de vie
Je m’offre ouverte où le chemin t’étrangle 
Suspends ton vol arrime tes regrets
Une dernière femme par derrière la haie
A basculer les mots et les sons et la mort
Pourfends-moi de tes lèvres qui viennent sècher
Aux jugements derniers
Je veux ton ventre sur l’autel    
Trêve !
Ta nef où brûlent les chandeliers
Fous de brûler pour rien ou
Rien que pour moi qui
Suis le rien        Je veux