L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – Liberté sans espoir 7

[La terrible exigence de la véritable liberté …
Les exigences de l’être libre.]

L HOMME OU LA SOCIÉTÉ DOIT - letcr1-exp

(Le rapprochement des deux mots
les éclaire mutuellement
ici
on meurt à petit feu
mais comme le sphinx …)


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans « Liberté sans espoir »

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C’est pourquoi il est dangereux de prêcher l’humilité aux âmes faibles; c’est les éloigner encore plus d’elles-mêmes. L’individu, figé et replié sur lui-même, ne peut prendre conscience de sa destinée que dans la révolte. Il en est de même pour une société. Comme l’individu s’enferme pour dormir lâchement derrière des remparts d’espoirs et de serments, ainsi la société se limite dans les murs des institutions; l’individualiste cherche la paix en s’enfermant dans des bornes nettes et solides; de même l’état nationaliste. L’un comme l’autre ne pourra trouver sa voie véritable, celle où il peut avancer libre, que dans la révolte qui rompt les limites. L’homme ou la société doit être à tout moment sur le point d’éclater, à tout moment y renoncer, et refuser toujours de s’arrêter à une forme définie. La liberté est de se donner à la nécessité de la nature, et la véritable volonté n’est que d’une action qui s’accomplit. Cette résignation est, au contraire de l’abjection, la puissance même, car le corps replacé parmi le monde participe alors de la nature entière. Le Nitchevo des Russes fait comprendre le succès du marxisme en Russie. « Ce n’est rien », c’est-à-dire rien de tout cela qui me pousse à agir n’est moi. Et l’effort de volonté n’est pas de vouloir accomplir une action, mais de la laisser se faire dans un continuel détachement. Accepter le matérialisme historique était pour les révolutionnaires russes trouver la liberté.

OBLIQUE – CHRISTINE JEANNEY -3-

[La musique comme espace de vie]

LE DOS BOSSU FACE AU PIANO - letcr1-exp

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Extrait de Oblique

de Christine Jeanney

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Entretien Christine Jeanney et Guillaume Vissac

« C’est moi augmentée » – Oblique – 1-

« Faire face à l’impossibilité » – Oblique -2-

Annonces vidéo

 

Les deux autres annonces (2) (3)

Christine Jeanney
aux éditions publie.net
aux éditions qazaq

son espace d’écriture sur la toile : Tentatives


Le dos bossu face au piano, son visage à
hauteur du clavier, ses yeux guettent
les sons, le sourire lorsqu’il dit ce qu’il
sent dans cette phrase de Mozart, ce
geste, ce souffle, ces
mesures, diminuendo, les traits serrés
et les yeux implorants, l’apparence du
profond désespoir dans la
concentration ultime, ce qui bouge
dans la lumière, l’écran est noir puis
fulgurant de ces sourires, l’orage, la
nuit.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – Liberté sans espoir 6

[Une autre définition paradoxale de la tête pensante du Grand Jeu]

LA CONSCIENCE C EST LE SUICIDE - letcr1-exp

(Le rapprochement des deux mots
les éclaire mutuellement
ici
on meurt à petit feu
mais comme le sphinx …)


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

dans « Liberté sans espoir »

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L’essence du renoncement est d’accepter tout en niant tout. Rien de ce qui a forme n’est moi ; mais les déterminations de mon individu sont rejetées au monde. Après la révolte qui cherche la liberté dans le choix possible entre plusieurs actions, l’homme doit renoncer à vouloir réaliser quelque chose au monde.
La liberté n’est pas libre arbitre, mais libération; elle est la négation de l’autonomie individuelle. L’âme refuse de se modeler à l’image du corps, des désirs, des raisonnements; les actions deviennent des phénomènes naturels, et l’homme agit comme la foudre tombe. Dans quelque forme que je me saisisse, je dois dire je ne suis pas cela. Par cette abnégation, je rejette toute forme à la nature créée, et la fais apparaître objet. Tout ce qui tend à me limiter, corps, tempérament, désirs, croyances, souvenirs, je veux le laisser au monde étendu, et en même temps au passé, car cet acte de négation est créateur de la conscience et du présent, acte unique et éternel de l’instant. La conscience, c’est le suicide perpétuel. Si elle se connaît dans la durée, pourtant elle n’est qu’actuelle, c’est-à-dire acte simple, immédiat, hors de la durée.

contre-voies – Alain Nouvel (1)

Conte/récit poétique et musical qui côtoie dieux, anges plus ou moins déchus et des personnages de l’antiquité qui retrouvent une nouvelle jeunesse sous la plume d’Alain Nouvel.

MUSIQUE ATROCE INCURVÉE - letcr1-exp

 

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Ce texte a donné naissance à un spectacle
« Contre-Voie ou les aventures nébuleuses d’un organiste perdu dans les bonasses »


 

Les saxos se sont mis à beugler un vieux standard des années trente, mais de façon si ampoulée qu’on basculait déjà dans un autre temps.
C’était une plainte animale, un grand rut rauque et mon piano accompagnait la raucité des dissonances à contretemps : harmonies creuses, et grimaçant comme des gueules grandes ouvertes.
Musique atroce, incurvée de silence et qui n’empêchait pas les voyageurs de chuchoter. Nous allions à la vitesse du temps : le jour ne semblait pas s’être avancé.

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE – ANNA JOUY

La poésie se dépose parfois
se repose souvent
– en attendant que des lèvres lui prêtent souffle
à nouveau –
entre les pages d’un recueil.

Ainsi est paru le livre d’où provient cet extrait

J’espère qu’il donnera l’envie à certain(e)s de prolonger cet envol temporaire
en se procurant le poème et les autres textes de ce recueil.


 

ET AU COLLET LE LASSO DE LA BISE QUI SERRE SON ÉCHARPE SUR MA VOIX- letcr1-exp

DE L’ACIDE CITRONNIER DE LA LUNE

de

Anna Jouy

 

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Le poème
en
son entier
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Anna Jouy en ses mots sous l’aube


 

Je tousse les miettes du froid
Les poissons du ciel perdent leurs lisses écailles
Bleues des cruire de cannes à neige.
Ce sont pourtant des jours sans arêtes
Mais j’ai la gorge mouillée au bar des étincelles.
Et au collet le lasso de la bise
Qui serre son écharpe sur ma voix

 

MARYSE HACHE – BALEINE PAYSAGE – 14

[Les objets ont-ils une âme ?]

UN VASE COMMUNIQUE  - letcr12

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Extrait du recueil « Baleine Paysage »
de Maryse Hache

(Baleine paysage 14)

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Maryse Hache sur Publie.net


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Un vase communique en silence infra-mince sur un meuble en odeur de cire.

Carnets du Népal – Mahigan Lepage

[la paresse … le corps
la fatigue … l’écriture.]

LA PARESSE C EST DE RENONCER À GRAVIR - letcr1-exp


(Si tu es novice
ici les liens entre les mots sont donnés
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LA PARESSE C EST DE RENONCER À GRAVIR - letcr1-sr

Extrait de
« Carnets du Népal »

de Mahigan Lepage

aux éditions publie.net

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LA PARESSE C EST DE RENONCER À GRAVIR - sr

L’extrait
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Hier, journée sans écriture au carnet. Cause : paresse.
La paresse est la face négative de la fatigue. L’une et l’autre concernent l’écriture au plus près. Quand j’écris, ou quand je vais écrire, la paresse est toujours là qui me guette, tapie dans un coin. La paresse, c’est de renoncer à gravir la montagne parce qu’elle nous effraie. On reste là, à son pied, pétrifié comme la roche. La fatigue, c’est l’état même d’écriture, c’est de se trouver dans l’écriture, encore et déjà. C’est de monter la montagne insurmontable sans penser, le corps en avant.
C’est ce que j’écrivais dans ma tête aujourd’hui en marchant, les pieds lourds de fatigue, en suivant les sentiers qui ceignent le massif de l’Annapurna.
J’ai bien failli ne pas noter ces phrases ce soir, et les perdre à jamais. Non pas cette fois pour cause de paresse, mais pour cause d’angoisse. L’angoisse aussi intéresse l’écriture, mais autrement que la fatigue ou la paresse : comme sa résorption dans le corps, dans les nerfs.

LA NEF DES FOUS – SÉBASTIEN BRANT – 03

[Sébastien Brant a du connaître les mêmes publicistes
(hommes politiques) que nous ]


 

« Qui s’appuie sur la force quand il est au pouvoir et …

QUI TOURNE SA VESTE SELON LE - LETCR1-EXP

 

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QUI TOURNE SA VESTE SELON LE - S

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Qui s’appuie sur la force
quand il est au pouvoir
et qui tourne sa veste
selon le vent qui souffle
va pousser le cochon
tout droit dans le chaudron

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – Liberté sans espoir 5

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[Définition paradoxale du renoncement]

L ACTE DE RENONCEMENT - letcr1-exp

(Une conception de la révolte qui nous donne
à réexaminer le sens de la carte du mat)


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

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Mais parler de résignation n’est pas un sortilège qui fait trouver tout à coup la paix et le bonheur; bien souvent, ce ne sont pas des résignés, mais des faibles, ceux qui croient avoir conquis le calme intérieur. Ils répètent comme des charmes abrutissants les quelques règles de conduite qu’on leur a apprises, et vivent ainsi dans une abjecte tranquillité. Ils acceptent tout, mais ne nient rien, et par ce consentement ne veulent vivre que cette vie, ornée d’espoirs insaisissables qui amusent leur lâcheté. La résignation ne peut être que l’abandon volontaire d’une révolte possible. Le résigné doit à chaque instant être prêt à se révolter; sinon la paix s’établirait dans sa vie, et il dormirait en recommençant à consentir à tout. L’acte de renoncement n’est pas accompli une fois pour toutes, mais il est un sacrifice perpétuel de la révolte.

L’ÉVIDENCE ABSURDE – RENÉ DAUMAL – Liberté sans espoir 4

[Délivrance ? ]

LA SEULE DÉLIVRANCE EST - letcr1-exp

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LA SEULE DÉLIVRANCE EST - letcr1-s


Extrait du recueil d’essais
« L’Evidence absurde 1926-1934 – Essais et notes 1 »
de René Daumal

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Au fond de ce mépris hautain du monde, il y avait un immense orgueil. L’homme veut affirmer son être en dehors de toute humanité, et il s’enchaîne ainsi, non seulement par l’orgueil qui fige son esprit dans l’unique affirmation de soi, mais aussi par la puissance du monde qu’il a voulu mépriser. La seule délivrance est de se donner soi-même tout entier dans chaque action, au lieu de faire semblant de consentir à être homme. Que le corps glisse parmi les corps selon le chemin qui lui est tracé, que l’homme coule parmi les hommes suivant les lois de sa nature. Il faut donner le corps à la nature, les passions et les désirs à l’animal, les pensées et les sentiments à l’homme. Par ce don, tout ce qui fait la forme de l’individu est rendu à l’unité de l’existence; et l’âme, qui sans cesse dépasse toute forme et n’est âme qu’à ce prix, est rendue à l’unité de l’essence divine, par le même acte simple d’abnégation. Cette unité retrouvée sous deux aspects et dans un seul acte qui les rassemble, je l’appelle Dieu, Dieu en trois personnes.