La rose – Charles L. Harness – 02


[Roman culte dans le domaine de la science fiction, la rose explore les rapprochements possibles entre l’art et la science, l’alliance de l’intuition et de la raison.
Tout au long de l’oeuvre l’auteur montre (?) que le savoir scientifique est souvent une réduction de ce que l’homme peut percevoir du réel par l’ensemble de ses sens utilisés en toute conscience.
On pourra voir ici ou là sur la toile des réactions assez virulentes contre l’oeuvre. Ces intervention confondent souvent l’auteur avec l’un des « héros » de l’histoire et tendent même à montrer comment la science et les positions ON/OFF qui l’accompagnent souvent, contaminent l’ensemble de nos attitudes et pensée.]


IL A UN TEL AMOUR POUR LE QUARTIER - letcr1-exp

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IL A UN TEL AMOUR POUR LE QUARTIER - letcr1

Extrait du roman de science fiction (mais pas que) La rose
de Charles L. Harness (son chef-d’oeuvre)

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Les sourcils broussailleux de l’homme eurent un imperceptible froncement témoignant de sa vigilance.
– Anna l’homme qui a lu votre partition désire vous rencontrer, il veut programmer le ballet dans le cadre du Festival des Roses… vous savez, la manifestation qui a lieu tous les ans Via Rosa.
– Moi, une inconnue, avoir un ballet en vedette au Festival ?
Elle ajouta avec une sécheresse incrédule : Et le Comité des Ballets et bien sûr totalement d’accord avec votre ami ?
– C’est lui le Comité.
– Comment m’avez-vous dit qu’il s’appelait ?
– Je ne le vous l’ai pas dit.
Elle lui jeta un regard soupçonneux.
– Moi aussi je peux entrer dans le jeu. S’il tient tellement à ma musique, pourquoi ne se dérange-t-il pas pour venir me voir ?
– Il n’y tient pas à ce point.
– Je vois. Un gros bonnet ?
– Pas exactement. Il se trouve simplement qu’il éprouve une indifférence fondamentale envers les choses qui l’intéressent fondamentalement.
De toute façon il a un complexe à l’égard de la Via Rosa : il a un tel amour pour le quartier qu’il a horreur de le quitter, ne fût-ce que pour une heure ou deux.

 

Tu amarres les vagues -Sabine Huynh (Mots) Louise Imagine (Images)

« Tu amarres les vagues est un livre qui se lit doucement.
Si seulement on accepte son invitation et si on y pense un moment, la douceur est une des choses les plus précieuses au monde.
Il y a une façon de parler de l’enfance, et du lien à son enfant qui est

Ce regard sur l’amour est en chacun de nous, dans l’enfant que nous avons été, dans

Sabine Huynh a inventé des mots pour répondre aux éclats colorés de bonheur des photos de Louise Imagine : il y a cette pure merveille d’écla-rire.  »

Extrait de la Préface de Isabelle Pariente-Butterlin


 


POUR DIRE POUR ÉCRIRE - letcr1-exp

Extrait du recueil [dédié à l’enfance]

« Tu amarres les vagues »
de Louise Imagine
(pour les photographies)
et
Sabine Huynh
(pour les poèmes)


Parcours de lecture
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POUR DIRE POUR ÉCRIRE - txt1

 


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Nous ne savons pas encore
qui tu seras
tu parles et chantes
une langue devenue tienne
et ta mère vient d’autres langues

une pour gémir et d’autres pour chanter

Et moi à qui personne n’a jamais murmuré de berceuse
qui n’en connais d’ailleurs pas
confusément je t’en fredonne dans la septième langue apprise
ta langue paternelle

Pour dire pour écrire
les lignes brisées
les bonheurs enchanteurs
nous ne savons pas encore
quelle langue tu chevaucheras

Éléments de philosophie – Alain – 2

[À quoi sert de convaincre…?]


EN RÉFUTANT ON PROUVE - letcr1-exp

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EN RÉFUTANT ON PROUVE - letcr1

Phrase extraite des  Éléments de philosophie
de Alain (Emile Chartier)

Parcours de lecture

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EN RÉFUTANT ON PROUVE - txt1


Ce n’est pas qu’on puisse toujours laisser l’arène aux bavards, aux emportés, aux charlatans. Mais la discussion arrive tout juste à troubler cette magie des paroles par de sèches et précises questions, encore pleines de pièges pour les autres et pour soi-même. Sans compter que la fatigue termine tout par des semblants d’accord et une paix pleine de récriminations à part soi. On peut admirer ici la profonde sagesse catholique, qui n’a pas voulu que les graves problèmes fussent livrés à de telles improvisations. Mais les Sages de la Grèce, et Platon lui-même étaient encore à la recherche d’un art de persuader et d’un art de convaincre, et l’on peut voir dans les immortels Dialogues le contraste, peut-être cherché, après tout, entre les discussions mot à mot qui jettent l’esprit dans le désordre, et les belles invocations, utiles surtout à relire, et qui font de si puissants éclairs. Mais il faut être bien au-dessus du discours pour lire Platon. Toujours est-il que bien des hommes, et non des médiocres, espèrent encore beaucoup d’une discussion serrée, où l’on porte des coups comme ceux-ci : « de deux choses l’une », ou bien : « je vous mets ici en contradiction avec vous-même ». Nul n’en est plus au Bocardo et Baralipton de l’école ; mais que de vaines discussions dans la longue enfance de la sagesse, d’après cette idée séduisante que la contradictoire d’une fausse est nécessairement vraie, ce qui ferait qu’en réfutant on prouve ! Mais l’univers s’en moque.

Sa maladresse … son salut – aunryz

QUAND L ADULTE LUI IMPOSE DES APPRENTISSAGES TROP PRÉCOCES  - letcr2-exp


 

Mais parfois, aucune habileté n’est nécessaire
(c’est le cas de tout apprentissage codé)
alors, pour lui, aucun chemin de fuite n’est plus possible.

Ainsi, on peut apprendre à lire l’heure à un enfant
sur une montre à affichage digital
même s’il ne sait rien du temps.


 

montre à affichage digital

– Quelle heure est-il Pierrot ?
– 3 heures 05 maman
– et dans 55 minutes quelle heure sera-t-il ?
– Ben c’est facile , 3 h 60 !

 

DOUBLE EXPOSURE – Maryse HACHE – Tina KAZAKHISHVILI – 3

[Douceur de ce double regard
et de l’écho des paroles
qui parlent de l’enfant]

ceinture foulard dociles te - txt1-exp

Reflets du monde, lumineux portraits, titres botaniques et vers justifiés :
« Double Exposure »
de
Maryse Hache et Tina Kazakhishvili

« rosa blanda carpohispida« 

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Parcours de lecture

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L’extrait

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rosa blanda carpohispida
 
deux fois en une prairie
joues de cerises où sont
disparus jaune diaphanes
 
escargots main droite ou
main gauche petit vent à
devinette ne crains rien
 
ceinture foulard dociles
te sont conquête trésors
la vie t’aimera toujours

JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Nocturne – SERGE MARCEL ROCHE – 2

Les mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes :

(Précédés dans l’oeuvre d’une introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)

« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.

Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »

L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets)  ici


LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - letcr1-exp
       


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–  à cliquer – )

LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - letcr1

Extrait du recueil de poèmes

 « Journal de la brousse endormie »
de

Serge Marcel Roche

« Nocturne 2 »

Itinéraire de lecture

LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - s

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LE DORMEUR AMÈNE LA VOILE - txt1

 

Serge Marcel Roche en ses lieux virtuels : Chemin tournant



Nocturne 2
 
Des ailes bruissent au fond d’un seau, des formes surgissent de la terre, d’autres sont accroupies. La rumeur de leurs mains nappe la ville. Un dernier fruit tombe du ciel sur la tôle du poulailler et les coqs sont réveillés. Personne ne pense aux étoiles, il a fait trop chaud tout le jour. Le dormeur amène la voile, le songe s’engrave sur le lit, le poème s’est perdu. Il reste le bois fendu d’une nuit sans sommeil.

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT – LOUIS-FERDINAND CÉLINE – 9 –

[Quand, au détour, d’un …détour, Céline nous parle du voyage]

QUAND ON EST LANCÉ DE LA SORTE - letcr1-exp

 

 [De certains, il faut croire que
le médecin des pauvres* n’est pas revenu]

——

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QUAND ON EST LANCÉ DE LA SORTE - letcr1

                                                                

Extrait du roman « Voyage au bout de la nuit  »
de Louis-Ferdinand Céline

——

Parcours de lecture

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QUAND ON EST LANCÉ DE LA SORTE - txt1


 

 * François Duvalier, dit « Papa doc« , a lui aussi été médecin des pauvres.
Voyage dont il est difficile de revenir indemne.

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Pour ma part, je n’avais plus à me plaindre. J’étais même en train de m’affranchir par la médaille militaire que j’avais gagnée, la blessure et tout. En convalescence, on me l’avait apportée la médaille, à l’hôpital même. Et le même jour, je m’en fus au théâtre, la montrer aux civils pendant les entractes. Grand effet. C’était les premières médailles qu’on voyait dans Paris. Une affaire !
C’est même à cette occasion, qu’au foyer de l’Opéra-Comique, j’ai rencontré la petite Lola d’Amérique et c’est à cause d’elle que je me suis tout à fait dessalé.
Il existe comme ça certaines dates qui comptent parmi tant de mois où on aurait très bien pu se passer de vivre.
Ce jour de la médaille à l’Opéra-Comique fut dans la mienne, décisif.
À cause d’elle, de Lola, je suis devenu tout curieux des États-Unis, à cause des questions que je lui posais tout de suite et auxquelles elle ne répondait qu’à peine. Quand on est lancé de la sorte dans les voyages, on revient quand on peut et comme on peut…
Au moment dont je parle, tout le monde à Paris voulait posséder son petit uniforme. Il n’y avait guère que les neutres et les espions qui n’en avaient pas, et ceux-là c’était presque les mêmes. Lola avait le sien d’uniforme officiel et un vrai bien mignon, rehaussé de petites croix rouges partout, sur les manches, sur son menu bonnet de police, coquinement posé de travers toujours sur ses cheveux ondulés. Elle était venue nous aider à sauver la France, confiait-elle au Directeur de l’hôtel, dans la mesure de ses faibles forces, mais avec tout son cœur ! Nous nous comprîmes tout de suite, mais pas complètement toutefois, parce que les élans du cœur m’étaient devenus tout à fait désagréables. Je préférais ceux du corps, tout simplement. Il faut s’en méfier énormément du cœur, on me l’avait appris et comment ! à la guerre. Et je n’étais pas près de l’oublier.

Toi, tu ne vieillis plus, tu regardes la montagne – Hélène Sanguinetti – 02

LES DIEUX CHANTENT ET BOIVENT - letcr1- exp

Extrait du livre de poésie
« Toi, tu ne vieillis plus, tu regardes la montagne« 

de Hélène Sanguinetti
édité par publie.net

LES DIEUX CHANTENT ET BOIVENT - letcr1

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Le texte lu par l’auteure


Passe un Romulus son bœuf qui transpire qui trace en cercle l’herbe brûlante de la plaine rebondit de criquets, de mouches, il questionne son frère, durement le questionne, et l’autre veut être heureux, plume ou pierre être heureux, lui dit-il et lui dit : qui peut plus ? Les dieux chantent et boivent à leur table en haut se penchent pour mieux voir

Onze heures et demie, rase très rase pelouse, un caillou, on l’y jette, il ne deviendra pas cheval, ni eau de puits tirée à la bouche, quatre guêpes se poursuivent sur le rideau, se prennent, collent, vont mourir, et deux on les frappe d’un chiffon lancé en boule contre la vitre elle a tremblé, l’une disparue, l’autre écrasée encore vivante, par terre. C’est une pelouse perdue du soir, sèche, nue, qui a dansé ici ? J’OUVRE LES TIROIRS JE COMPTE LES MORTS
Rien d’autre (à part lui San Pedrone au-dessus, au milieu, au bout)

Tu amarres les vagues -Sabine Huynh (Mots) Louise Imagine (Images)

« Tu amarres les vagues est un livre qui se lit doucement.
Si seulement on accepte son invitation et si on y pense un moment, la douceur est une des choses les plus précieuses au monde.
Il y a une façon de parler de l’enfance, et du lien à son enfant qui est

Ce regard sur l’amour est en chacun de nous , dans l’enfant que nous avons été, dans
… »

Extrait de la Préface de Isabelle Pariente-Butterlin


COMME UN CAILLOU ROND ET LISSE - letcr1-exp2

 (Très belle) phrase qui clôt la préface de Isabelle Pariente-Butterlin

« Tu amarres les vagues»
de Louise Imagine
(pour les photographies)
et
Sabine Huynh
(pour les poèmes)


Parcours de lecture
COMME UN CAILLOU ROND ET LISSE - ss1

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COMME UN CAILLOU ROND ET LISSE - txt0

Lecture de la préface


On peut aussi lire quelques mots de Louise Imagine elle-même, à propos de l’enfance
chez Isabelle Pariente-Butterlin   ici

Ainsi que les pages qu’Isabelle Pariente-Butterlin a consacré sur son site (au bord des mondes) à
« CE QU’ON DOIT A L’ENFANT QU’ON A ÉTÉ » 


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Tu amarres les vagues est un livre qui se lit doucement.
Si seulement on accepte son invitation et si on y pense un moment, la douceur est une des choses les plus précieuses au monde.
Il y a une façon de parler de l’enfance, et du lien à son enfant qui est

Ce regard sur l’amour est en chacun de nous , dans l’enfant que nous avons été, dans


Nous tenons au creux de nos mains, comme un caillou rond et lisse qu’on saisit du regard et de la main dans l’eau transparente, un livre qui rend heureux.

PAYS NATAL – ANDRÉ DHÔTEL – 2

[Enfance tranquille
d’un orphelin…]


     CE FUT LÀ QU IL FIT SES PREMIERS - letc1-exp

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CE FUT LÀ QU IL FIT SES PREMIERS - letc1

Extrait du roman « Pays natal »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

CE FUT LÀ QU IL FIT SES PREMIERS - s

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Ce fut là qu’il fit ses premiers devoirs et qu’il commença d’apprendre à lancer avec précision des boulettes de papier.