« La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir. »
Tout comme la biodiversité des plantes, des animaux, et notamment de l’homme, disparaît peu à peu, la diversité des choix de l’humain se réduit, Lire la suite →
Le transhumanisme a le projet de modifier en l’améliorant, l’homme. Et ce avec le concours de la science et de la précision croissante avec laquelle elle nomme les mesures du réel et parvient en reproduire le signal correspondant. Lire la suite →
Ce matin, sur France Culture dans son émission « Répliques » Alain Finkielkraut accueillait deux hommes très différents, en apparence tout du moins,
François-Xavier Bellamy qui invite dans son dernier livre à « Demeurer »
et
Sylvain Tesson l’éternel vagabond.
Au fil de l’émission, il apparaît au contraire que ces deux propositions de vie se rejoignent dans leur dénonciation du mouvement pour le mouvement.
Le vagabondage de Sylvain Tesson semble en effet être plus une invitation à la rencontre du réel dans une succession d’immobilité (?) qu’un appel au « bougement » perpétuel.
Le rapport avec ce qui s’écrit plus bas ?
…
Elle s’inscrit dans le projet des trois personnes nommées.
Le monde connaîtra le meilleur et le pire lorsque
…
Le monde connaîtra le meilleur et le pire lorsque tous ces êtres pressés de partir et d’arriver s’apercevront que la beauté a de profondes affinités avec l’immobilité.
Au-delà de la seule conversion de tout bien matériel (et au-delà) en monnaie, l’auteur semble avoir eu la prémonition de la numérisation du réel !?
Nos vies sont régies de plus en plus par des suites de calculs qui s’enchaînent (algorithmes) selon des lois régies par les probabilités (où règnent les nombres et leur classement)
Aimer La pierre abandonnée sur le chemin Depuis la nuit des temps Le coquelicot fragile Loin des bottes des conquérants Le bouleau qui attend le printemps
Par delà les vallées et les collines Où ton cœur bat Sans raison
…
Poème de Tahar Bekri extrait du recueil « Au souvenir de Yunus Emre », grand poète soufi (turc) du XIIIème siècle.
France Culture a proposé, le 11 novembre 2018, dans le cadre de l’émission « Création on air » :
« Traverser les forêts »
Un essai radiophonique de Judith Bordas (« dramaturge et plasticienne qui travaille également en partenariat avec France Culture et la RTBF pour la réalisation de documentaires et essais de création sonore.« ) dans une Réalisation de Annabelle Brouard.
[présentation de l’émission]
TRAVERSER LES FORETS est un essai radiophonique qui a pour point de départ les lieux où une femme ne peut se rendre seule. Les lieux par nature interdits.
Pendant deux ans Judith Bordas a interrogé plusieurs femmes sur la manière dont leur corps existait dans l’espace public, dans l’espace en général, sur la relation qu’elles entretenaient avec la peur et les stratégies et les mécanismes qu’elles mettaient en place pour continuer à aller justement là où elles avaient envie d’aller.
L’homme et la femme ne traversent pas les forêts avec la même facilité, le petit chaperon rouge en sait quelque chose.
[Extrait ]
« …
… : il consiste au jeu en pointillés d’une marche alternée rapide et lente la nuit : une sorte de long message codé lancé dans le vide, au dessus des immeubles : j’ai appris notamment à tenir des conversations avec un téléphone éteint, à lever le nez au ciel pour donner l’illusion de chercher le numéro d’une rue, à boiter. À parler une autre langue. Plus absurde encore : j’ai appris à ralentir quand le danger triture mon dos afin de feindre de ne pas avoir peur. Depuis l’enfance les zones où je suis invisible, où l’on ne peut me voir, me sont interdites, les zones non éclairées, les petits lacs noirs et les diverses ombres portées des immeubles me sont déconseillés, les espaces où l’on ne pourra me venir en aide sont bannis de ma trajectoire : de ma vie je ne traverserai peut-être jamais une forêt toute seule ».
[L’occasion pour un homme de comprendre en quoi la domination masculine stérilise tout une partie du potentiel créatif de la femme … contrainte chaque fois qu’elle traverse un territoire incertain (et parfois même sa propre demeure peut le devenir) à mobiliser la plus grande partie de son être pour parler cette langue absurde évoquée plus haut.]
demain je nettoie le ciel j’ai vu qu’il y restait des traces de pas le chemin oublié d’un pèlerin de poussière j’ai dans l’idée que le dernier invité de la mort avait les pieds mouillés et une semelle de terre mais pour affiner l’au-delà j’ai besoin d’un escabeau à la cueillette des blanches éponges
*Juge de Palerme qui a combattu la mafia et a été assassiné par cette organisation.
Il a en Italie le statu d’un héro national pour le procès qu’il est parvenu à orgnaniser dans le cadre de la lutte antimafia.
« Gli uomini passano, le idee restano.
…
Giovanni Falcone est parvenu à gommer quelques cases noires dans la Sicile corrompue par la Mafia
…
Il en reste encore bien trop sous des noms variés
parfois même un de ceux qui sont censés la combattre.
…
Ce sont ces derniers qui ont empêché le Juge propre d’aller au bout de sa tâche
par
des moyens légaux … d’autorité
et d’autres.