[Almanach] Régis Debray …

[Un texte qui est d’une actualité brûlante]*

Jeudi 6 Juin 2013 Gallimard rééditait
Éloge des frontières de Régis Debray (publié en 2010)

POUR CONTRER LE NÉANT-letcr1-exp

                               

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L’extrait complet


*Les frontières (toutes les frontières) sont abstractions, leur contour est donné ou assisté, par les mots.
Mais le mot n’a lui même aucune réalité, il sert tout juste, dans sa version utilitaire à éviter les chocs et à contrôler à distance le réel et ceux qui l’habitent.
Le poète, rechargeur de mot (ou éventreur) réinjecte du sens (en toutes ses couleurs, à commencer par celles que lui donnent les peaux) dans le mot … ce qui le fait souvent sortir de ses gongs.
Le résultat étant, qu’une nouvelle porte est ouverte
(il reste à ce que quelqu’un s’en aperçoive et de surcroît
ait l’envie … de sortir prendre l’air.)


Une idée bête enchante l’Occident : l’humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières. D’ailleurs, ajoute notre Dictionnaire des idées reçues (dernière édition), la démocratie y mène tout droit, à ce monde sans dehors ni dedans. Pas de souci. Voyez Berlin. Il y avait un mur. Il n’y en a plus. Preuve que la Toile, les paradis fiscaux, les cyberattaques, les nuages volcaniques et l’effet de serre sont en voie d’expédier nos vieillottes barrières rouge et blanc à l’écomusée, avec la charrue à mancheron de bois, la bourrée auvergnate et le coucou suisse. Aussi tout ce qui a pignon sur rue dans notre petit cap de l’Asie — reporters, médecins, footballeurs, banquiers, clowns, coaches, avocats d’affaires et vétérinaires — arbore-t-il l’étiquette « sans frontières ». L’on ne donne pas cher des professions et associations qui oublieraient sur leur carte de visite ce « Sésame, ouvre-toi » des sympathies et des subventions. « Douaniers sans frontières », c’est pour demain.
Si le mirage était vivifiant, propre à nous fouetter le sang, à nous jeter sur les routes, de tôt matin, le jarret frémissant, il faudrait y consentir d’un cœur léger. Entre une ineptie qui aère et une vérité qui étiole, il n’y a pas à balancer. Depuis cent mille ans que nous enfouissons nos morts chéris dans l’idée qu’ils pourront se retrouver bientôt au paradis, la preuve est faite qu’un trompe-l’œil encourageant ne se refuse pas. Pour contrer le néant, l’espèce a toujours pris le bon parti, celui de l’illusion. Si l’on doit s’élever contre celle-ci, c’est que, sous ses allures mi-scoutes, mi-luronnes, mi-évangéliques, mi-libertaires, elle annonce un bol d’air et garantit un trou à rat.

[Almanach] Julien Boutonnier …

[Long cri/poème où se dit, se lit, se déplie, la perte de la mère et ce qu’elle arrache à l’être qu’elle quitte.]

Jeudi 15 mai 2014, les éditions Publie.net donnent
de Julien Boutonnier
« Ma mère est lamentable »
en version numérique
depuis peu, une version papier est également disponible
(qui permet également d’accéder au fichier sous les différents formats)

(extrait)

MON ENFANT MOURRAS -letcr1-exp

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Le poème en son entier 


Petite note : La citation par l’auteur d’un tweet de Anh Mat, en fin de l’oeuvre ne doit rien au hasard

MON ENFANT MOURRAS - tweet anh mat

à l’heure où il écrivait « ici reposent les racines de son nom »


Mon enfant, mourras-tu bientôt que je vaque à mon néant ?

Rêve a dit ma mère
était lamentable
taire !
mère !
quoi taire !
quoi ma terre mère : mon cri oui !
ronger l’os !
to be crâne !
quoi mon cri quoi !
merde !
crâne !
six pieds sous mère !
morte !
to be morte !
crâne !
taire or not mon cri
et chialer oui chialer !
or not chialer !
gueulanter !
viscérer !
splanchniquer !

LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 10

En téléchargement un livret de jeu gratuit des citations d’auteurs de l’écurie « Qazaq« .
(pour ordinateur .pdf  ou .epub pour liseuse)
Un livre ancien, offert par Jan Doets, et une lithonumérique numérotée, don de Anna Jouy, à gagner pour Noël.


      LE PAYSAGE AVAIT CETTE PATIENCE - letcr1-exp1


Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel

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Parcours de lecture

LE PAYSAGE AVAIT CETTE PATIENCE - sr

En clair

LE PAYSAGE AVAIT CETTE PATIENCE - txt0r

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L’extrait complet

 LE PAYSAGE AVAIT CETTE PATIENCE - txt1r


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Le paysage avait cette patience qu’on attribue au néant mais des bruits imperceptibles l’animaient, comme lorsqu’on plonge la tête dans l’herbe d’un pré.

néant – aunryz

Il existe mille et une définitions du néant preuve s’il en était besoin que le néant est rien moins que plein donnons donc dans la nuance et trifouillons un peu cette plaisanterie que l’on nomme UNI VERS

LE NEANT N EST JAMAIS QU UNE ILLUSION TOUT DANS CE MONDE TE CONDUIT A TON POINT DE DEPART CAR L UNIVERS EST SON PROPRE ENVERS-let21 Extrait de « L’UNI VERS » – quand l’Autre nous joue UN TOUR » – Lélio Lacaille

Pour y voir un peu plus clair

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Pour Christophe (sourire)² et tous ceux qui ne déplient pas les images (et ils ont bien raison) LE NEANT N EST JAMAIS QU UNE ILLUSION TOUT DANS CE MONDE TE CONDUIT A TON POINT DE DEPART CAR L UNIVERS EST SON PROPRE ENVERS-txt2

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