Et si la haut … c’était en bas … ?

Et réciproquement.


Il est à peu près acquis
que c’est en devenant plus fragile (perte des poils qui protégeaient sa peau) que l’homme a acquis une sensibilité et les habiletés qu’on lui connait
que c’est en adoptant la station debout, perdant ainsi de la performance à la course, se trouvant moins caché, plus vulnérables, qu’il a mieux maîtrisé visuellement son environnement.

Bien plus en amont, la rétine est une partie de la peau qui s’est fragilisées davantage pour mieux déchiffrer la (la cicatrice de la) blessure que lui fait la lumière

Aussi on peut s’interroger sur la phase actuelle de son … évolution.

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S’il est vrai que l’humain a évolué parce qu’il était moins adapté au réel son accession au confort est alors une régression

Le robot, la bête et l’homme

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*
Le titre de cette page fut le thème des Rencontres Internationales de Genève de 1965.

(Le texte est disponible ici)

Encore fascinés par les progrès de la machine dans sa capacité à simuler l’humain, nombreux étaient alors ceux qui voyaient là les prémices d’une « intelligence » ou même dans l’automatisation de procédés utilisés en poésie par certains, une oeuvre « plus poétique » que celle d’Eluard, dans une séance de dégustation en aveugle

(p 238, lire les deux textes avant la présentation qui en est faire, celle-ci annonce lequel est le vrai – coquille dans la prise de note ? ).

Que reste-t-il à l’homme 50 ans, plus tard, alors qu’on pense à l’augmenter (corps et pensée) grâce aux performances de la machine ?


La fragilité, l’hésitation, le déséquilibre ?

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Je trébuche, donc je suis !

Assis face à la montagne Chin ting – [Cartes Postales de la Chine ancienne]

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*

*

*

[quand le Je s’émiette]

*

*

*


Un des poèmes de
« Cartes Postales de la Chine ancienne »
Traductions de l’Apatride
(auquel Anh Mat a prêté sa voix)
publié aux éditions Qazaq

Disponible au format numérique pour le prix d’un café en bord de mer

« Les oiseaux s’envolent haut  …

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Anh Mat a également publié
aux éditions Publie.net

« Monsieur M« 


assis face à la montagne Chin ting

les oiseaux s’envolent haut et disparaissent
le nuage solitaire oisif doucement s’éloigne
assis seul et sans lassitude
face à la montagne Chin ting

Deux trous noirs … suffisent

c-est-la-rencontre-en-un-let*

*

[La création du monde
n’est pas ce que l’on
croit.]

*

*


c-est-la-rencontre-en-un-letx

         (à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)


 C’est la rencontre, en un effleurement timide, de deux néants qui créa l’infini.

Daniel Bourrion – Légende – (19 francs)

il-n-y-a-aucune-trace-let*

*

[chez l’indien à moustache]

*

*


Légendes
de Daniel Bourrion
aux éditions Publie.net

« 19 francs* »
[et un croissant]

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         (à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

 


Lecture d’un autre texte de « légendes »


Le livre que Daniel Bourrion a acheté ce jour là chez « Géronimo » était
« L’occupation des sols » de Jean Echenoz

Une présentation, chez Pierre Ménard (site Liminaire)


Géronimo, j’y suis entré la première fois quand ils étaient encore petite librairie à côté de l’université. La boutique faisait le coin, on voyait des bouquins posés partout et même, des qu’on savait déjà qu’on les lirait jamais parce que ça parlait de trucs tellement bizarres qu’on se sentait intimidé – tu parles, fils de routier, tu rentrais pas dans une librairie comme ça, c’était toute une histoire, déjà celle de la ville où était le lycée technique d’avant la fac, qui n’avait de librairie que l’enseigne, il avait fallu attendre d’être en première ou en terminale pour oser y traîner alors celle-là, celle de l’Indien (je l’ai longtemps appelée comme ça, cette maison, Géronimo, je me disais, tu vas pas faire sérieux si tu dis que tu achètes tes bouquins chez un qui s’appelle comme ça, alors je disais rien et moi, dans ma tête, je pensais à l’Indien), c’était pas rien, d’y aller, ça marquait l’entrée dans le monde de l’université, tu vois, dans le monde des gens qui pensent (assez vite, remarque, j’ai compris qu’il y avait aussi dans ce monde beaucoup de frime, de bêcheurs, autant qu’ailleurs sinon plus – l’humain, ça te déçoit quand même souvent, à y bien réfléchir).
Ce jour-là j’avais genre vingt francs en poche (oui, c’était en 1988, c’était encore des francs et là, je sais – miracle de la mémoire qu’on peut lire dans les livres – que c’était deux pièces de dix, tu sais, ces petites rondes et jaunes avec ce graphisme qu’on ne pouvait pas s’empêcher de penser à l’URSS – faudrait pas dire ça, il y aura bien quelque part quelqu’un qui va sursauter et me faire la leçon genre mais non, ça n’a rien à voir, patati patata), j’ai juste dit ça au libraire (c’était pas le moustachu dont le nom m’échappe, mais son collègue qui est allé ensuite ouvrir l’Autre Rive à N* – l’Autre Rive où j’ai découvert bien des années plus tard Régis Jauffret en lecture, jamais lu, j’étais là je sais plus comment… Ah si, je me souviens, c’est Olivier B. qui m’y avait amené mais va savoir pourquoi je ne sais plus vraiment).
Donc j’ai juste dit au libraire pas moustachu mais avec des lunettes rondes et une tellement bonne bouille : « J’ai vingt francs, vous avez un livre pour moi ? »
Il a souri, a farfouillé dans ses rayons, m’a sorti un livre à la couverture blanche, l’a feuilleté rapidement, et puis m’a dit « Celui-là est super, et il est à 19 francs ».
Je l’ai acheté de suite, le livre. J’étais content, j’avais un livre et un franc – sorte de multiplication des pains, sorte de petit miracle. À l’époque, je croyais encore aux miracles, autant en profiter, ça ne durerait pas.
Le livre, c’était L’occupation des sols de Jean Échenoz – je ne connaissais pas ce Jean. Le livre ne faisait que quelques pages, je l’ai lu dans le bus en rentrant chez moi (mon appartement d’alors était à W*). J’ai jamais relu ce bouquin depuis cette période mais je l’ai jamais oublié. Jamais.
Pourquoi je raconte ça ? Peut-être parce qu’il n’y a aucune trace de cette anecdote dans aucun disque dur, à part dans le disque mou que j’ai dans ma tête. Alors…


Là où la vie patiente – Anna Jouy – [éditions Qazaq]

*

*UNE CHUTE QUI GLOUSSE-let

*
[Ivresse de la chute
par degrés
niés]

*

*


« Là où la vie patiente »
ouvre une nouvelle collection
aux éditions Qazaq
(dont on devine (?) la déclinaison graphique
présente et future sur la couverture)
la collection « Ardoise »


Extrait de « Les escaliers »

UNE CHUTE QUI GLOUSSE-letx1

(à cliquer pour le parcours de lecture)

Proposition de lecture du texte « Les escaliers »


Le livre est disponible en format numérique
(pdf ou epub)
ici 

Jan Doets présente l’oeuvre
sur son refuge des « Cosaques des frontières »
ici


 

Erreur/système ?

*
NON LA NUIT ET L HIVER-let*

[c’est l’expression
qui est ici
l’erreur]
*
*
*


NON LA NUIT ET L HIVER-letc1
(cliquer pour le parcours de lecture)


Un contre poison à l’anthropomorphisme
et au réductionnisme qui peut se lire ici ou là*
« De la vérité dans les sciences »
Aurélien Barrau

 

* « le monde est interface numérisable, mais c’est le corps lui-même qui devient l’interface par excellence » M.E.

LES NUITS ECHOUEES – ANH MAT

[une pause
dans le voyage]

En ses nuits échouées, Anh Mat a déposé

QUAND TOUTES LES ROUTES MÈNENT-lex1

(à cliquer pour le parcours de lecture*)


Le texte de Anh Mat* :

#446  ouvrir les portes de la ville

(*Avec trois captures de son oeil de peintre)


Anh Mat a publié
aux éditions Qazaq

Cartes Postales de la Chine ancienne

  aux éditions Publie.net

Monsieur M


 

ouvrir les portes de la ville

et tomber dans un chantier d’écriture illimité.

*
des jours sans écriture, que reste-t-il, si ce n’est le désir d’écrire ?

*
j’épuise mes oloé de plus en plus vite. Il me faut chaque jour en changer. Une autre chaise, une autre table, une autre vue, un autre territoire à conquérir.

j’ai besoin d’inconnu pour lire et écrire.

*
hier sous la pluie, j’ai croisé à nouveau le ramasseur de manuscrits…

j’ai vu le personnage avant l’homme… la ville porte une fiction qui précède sa réalité

*
les dates ont disparu du blog. Il a suffi de noircir leur police. Elles sont encore là, certes, mais invisibles, comme le temps passant sur mon visage.

*
écrire est une façon de me retirer du monde tout en continuant, seul, à m’adresser à lui

*

quand toutes les routes mènent à l’intérieur même de ma tête,
je reste immobile, soulagé d’être nulle part.

parfois le désir est grand d’en rester là.