Ce grand jardin qui nous manque… et son poète – [Georges Moustaki]

En ces temps, brouillés, certains d’entre nous ressentent, un manque, parfois difficile à identifier, tant il recouvre un grand nombre d’éléments du quotidien qui ont disparu … momentanément.
Parmi eux, il en est peut-être qui perçoivent clairement l’absence d’un ami muet, notre grand jardin …
Celui pour lequel Georges Moustaki a écrit :

« Il y avait un jardin qu’on appelait la terre.
Il était assez grand pour des milliers d’enfants

IL ÉTAIT HABITÉ-le-i

IL ÉTAIT HABITÉ-let-i
PG

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nostalgie maladroite d’un promeneur
pour le jardin
et son poète disparu il y a sept ans … déjà. :

Le choix de l’armistice

Comme en temps de guerre (les vraies) le confinement, c’est-à-dire le repli sur soi devant l’ennemi, est une solution de riches.

abri anti atomique
Ceux qui tiennent difficilement en temps normal…ceux là, en temps confiné, tombent des branches.
Mais pour eux, le bilan ne sera jamais vraiment fait.
– Qui a perdu son boulot ?
– Qui, qu’on a poussé à l’auto-entreprise, (et ne s’appelle pas Renault) n’a pas touché un euro durant toute la période ?
– Qui, dépendant de l’aide alimentaire (dans les pays où elle existe) ne mange plus à sa fin ?
– Qui, malade, n’a pu être soigné ?
– Qui a passé les derniers mois de sa maladie chronique dans la non vie**
– …
À eux, personne n’a demandé leur avis.
Oui,
en France
où le système de santé a été mis à mal par négligence ou pire…
le confinement permettait d’éviter des morts.
Mais n’a-t-il pas seulement différé ces décès (du point de vue du nombre), les transférant, à terme, sur les plus démunis, directement ou non.
Habitant dans un pays bien approvisionné, bénéficiant d’un revenu garanti, je fais partie des bénéficiaires de cette mesure de protection.
Pourtant je ne veux
plus jamais cela
On nous dit que les circonstances sont nouvelles et nous prennent de cours.
La prochaine fois ce ne sera plus le cas.
Après,
 – Ce temps d’après que les rêveurs 
(et ils ont bien raison) nous chantent et nous décrivent 
plus beau 
qu’Avant
un an après le déconfinement,
que l’on demande à tous les français
s’ils veulent
face à une « guerre » similaire
se confiner
ou accepter le risque en continuant à vivre
avec des précautions qui ne menacent pas leur existence.*
On ne peut imposer à tout un pays (une planète) une mesure qui ne profite dans un bilan global, qu’aux favorisés, eux qui, pour cette raison, sont les plus demandeurs de précautions.
Dans un pays démocratique, les choix doivent être déterminés par la majorité. C’est pourquoi il faut voter !
* Il s’agit dans tout cet article du confinement du type excessif et brutal en vigueur en France.
Seuls l’Italie, l’Espagne et la France ont mis en place un confinement de ce type avec nécessité de remplir une demande de dérogation.
Le débat qu’il faudra avoir à propos des mesures à prendre doit ajuster celles-ci à ce qui est supportable par la majorité des français, tout en assurant un maximum de sécurité. De nombreux exemples nous montrent que, concernant cette sécurité, le meilleur exemple n’est pas celui des pays à « confinement fort ».
** Chaque jour 1000 Français de plus de 70 ans meurent
deux mois de confinement c’est 60 000 concernés par cette « perte de vie »

De nombreux articles (de même que les radio et chaines TV) donnent à partir de projection mathématiques (une seule étude à ce jour) des nombres de décès et de contamination épargnées grâce au confinement.

Les études en question sont totalement contredites par ce qui se passe dans des pays qui n’ont pas fait ce choix dont notamment la Suède qui n’a absolument pas confiné (létalité 1,5 fois moindre qu’en France), et surtout l’Allemagne (où la létalité est 5 fois moindre qu’en France et qui a dépassé le pic de contamination depuis 15 jours.).
Il s’agit là de jouer une fois de plus sur la peur pour créer le réflexe de repli et faire accepter à l’ensemble de la population une mesure qui protège surtout ceux qui ont une maison confortable, un travail (ou une rente) qui ne souffre pas du confinement, et souhaitent mettre à distance ceux qui pourraient les contaminer.
Exigeons un bilan réel du confinement et ne subissons pas un choix, demandons à ce que la stratégie future dans une situation semblable prenne en compte la volonté des Nombreux.
Et surtout ne cédons pas à la peur de l’immédiat … dans des pays tels que l’Equateur, les décès dus au coronavirus sont déjà à ce jour inférieurs à ceux provoqués par les conséquences du confinement, dans les grandes villes aux gigantesque quartiers pauvres.

Savez vous reconnaître un pic, d’une monté ou d’une pénéplaine ?

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Ici seulement deux pics identifiables (dont l’un avec une ratée)
Pour le reste, deux montées rapides qui pourraient être suivies par des descentes du même style, deux  timides approches de ce que l’on peut nommer un sommet (d’Auvergne), et un dernier parcours où l’on semblerait avoir dépassé la cime (très ronde aussi) et commencé une descente en pente très très douce.


C’est bien le graphique des cas actifs qui donnera le pic de l’épidémie pour les différents pays (qui correspond lui-même à une moyenne des résultats obtenus dans ses différentes régions ou département*) et non le graphique de l’évolution des décès ou des admissions.

* Pour donner un exemple de ces écarts En Chine : Le taux de mortalité à Wuhan était de 4,9%, Le taux de mortalité dans la province du Hubei était de 3,1%, Le taux de mortalité à l’ échelle nationale était de 2,1%, Le taux de mortalité dans les autres provinces était de 0,16%.

Dieu et l’art de la pêche à la ligne – Marc-Alain Ouaknin

CouvertureN'oublie pas-imageMême si le livre numérique a de nombreuses qualité, absentes dans son « équivalent » matériel, comme par exemple la possibilité de copier une citation*, de retrouver facilement un mot, une expression, un passage**, il est une fonctionnalité qui reste l’apanage du livre papier, à savoir la notation dans la marge (ou entre les lignes pour ceux qui ont une bonne vue)***

C’est de cela que nous entretien Marc Alain Ouaknin dans ce passage d’un livre dont l’humour s’accorde bien avec le regard malicieux qui fixe le lecteur sur la couverture.

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* Impossible cependant, depuis quelques temps, dans la plupart des livres en format protégés par DRM (mais possible par exemple pour tous les livres (en ebook)  des éditions Publie.net

** Fonction qui plante souvent dans les mêmes livres cités précédemment.

*** Fonctionnalité que ne remplace pas vraiment la possibilité sur une liseuse d’insérer une note, ni dans l’acte lui même, ni dans la lecture de celle-ci.


Mon maître me disait souvent : N’ OUBLIE PAS-le-i

 

N’ OUBLIE PAS-let-i
PG

 

Internationale situationniste – Résignation généralisée – exigences de la survie

Une guerre dans laquelle il existe deux camps, et donc un ennemi bien identifiable, est somme toutes, un moindre mal, comparée à une guerre dans laquelle il n’existe pas, en face, de volonté maline, mais une mécanique de destruction intime en action dont on ne peut attendre que le pire…et donc être contraint à s’y préparer.

Ici, les propos datent de l’époque de la « guerre froide ». Il conservent toute leur validité du point de vue des conséquences pour les populations et de leur existence.
Comme écho supplémentaire à la situation actuelle sur la planète, il y a l’engouement d’un  monde, alors menacée par la destruction nucléaire, pour les abris anti-atomiques où les survivants envisageaient de se confiner pour sous-vivre.

L’« équilibre de la terreur » entre deux groupes d’États rivaux qui est la plus visible des données essentielles de la politique mondiale en ce moment signifie aussi l’équilibre de la résignation : pour chacun des antagonistes, à la permanence de l’autre ; et à l’intérieur de leurs frontières, résignation des gens à un sort qui leur échappe si complètement que l’existence même de la planète n’est plus qu’un avantage aléatoire, suspendu à la prudence et à l’habileté de stratèges impénétrables. Cela implique décidément une résignation généralisée à l’existant, aux pouvoirs coexistants des spécialistes qui organisent ce sort. Ceux-ci trouvent un avantage supplémentaire à cet équilibre, en ce qu’il permet la liquidation rapide de toute expérience originale d’émancipation survenant en marge de leurs systèmes

dans l’ensemble, le spectacle de la guerre à venir, pour être pleinement efficace, doit dès à présent modeler l’état de paix que nous connaissons, en servir les exigences fondamentales.

La force de cette société, son redoutable génie automatique, peut se mesurer à ce cas-limite. En viendrait-elle à proclamer brutalement qu’elle impose une existence vide et désespérante à un degré où la meilleure solution pour tout le monde paraîtrait d’aller se pendre,

QU’ ELLE RÉUSSIRAIT-le-i


P G
QU’ ELLE RÉUSSIRAIT-let-i


Abri anti-atomique

Quand une partie des humains se préparaient à vivre confinés pendant des mois, voire des années. Exemple d’abri anti-atomique.


A propos de l’objectif réel de cette production et de sa « publicité » par la menace.

« Sans doute il est aisé de s’apercevoir que ces abris individuels déjà essaimés partout ne sont jamais efficaces — et par exemple pour des négligences techniques aussi grossières que l’absence d’autonomie de l’approvisionnement en oxygène — ; et que les plus perfectionnés des abris collectifs n’offriraient qu’une marge très réduite de survie si, par accident, la guerre thermonucléaire se déchaînait effectivement.
Mais, comme dans tous les rackets, la protection n’est ici qu’un prétexte.
Le véritable usage des abris, c’est la mesure — et par là même le renforcement — de la docilité des gens ; et la manipulation de cette docilité dans un sens favorable à la société dominante.