Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 25 – POUR QUI !

En cette période de guerre et de sacrifices demandés à chacun, notamment ceux qui n’ont comme lieux de confort et de rencontre que les espaces publics et les lieux de rencontre, le quotidien est en tel écho avec le texte de Giono que tout commentaire me semble superflu.
(Pardon à ceux qui, engagés dans l’aide à l’autre, pourraient voir ici une contestation de leur implication , au coeur de la souffrance ils ne peuvent que souhaiter son immédiat soulagement et l’éradication locale de ses causes. Le long terme et les implicites sont incompatibles avec leur nécessaire engagement.)


départ engagés

JNPgi-25-NOUS SAVONS DONC-le-i

JNPgi-25b-C’ EST UN DE SES OUTILS-le-i

Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 24 – pour qui

Ici L’auteur motive ce refus d’obéissance par un doute. Quand un sacrifice est obligatoire et que ceux qui le refusent sont punis de mort, pour qui est-il vraiment ?


Ce doute, cette interrogation à propos de la justification d’une exigence imposée à des hommes et femmes libres,  est  tout aussi légitime en cette période de panique totale en France et dans le monde à propos d’un danger qui cause moins de décès que la voiture, la grippe et les accidents domestiques.)
Sans qu’il s’agisse de conclure ! La réalité est – quand elle n’est pas aussi brutale qu’en 14-18 – un fin dosage d’intentions, d’actes conditionnés, de suggestions fines, d’infusions lentes et inconscientes.
Rappelons que nous ne mettons pas la ceinture de sécurité pour nous protéger, puisqu’elle est obligatoire, y compris pour les personnes majeures, mais pour épargner à notre prochain un possible surcoût de son assurance santé.


« Il faut que moi, toi et les autres, nous nous sacrifiions. A qui ?

L’état capitaliste nous cache gentiment le chemin de l’abattoir : vous vous sacrifiez à la patrie (on n’ose déjà plus guère le dire) mais enfin, à votre prochain, à vos enfants, aux générations futures. …

JNPgi-24-ET AINSI DE SUITE-le-i


(Plus facile)


(Solution)


« Il faut trouver le moyen de conduire les gens à la mort, sinon, il n’y a plus de guerre possible ; ce moyen, je le connais ; il est dans l’esprit de sacrifice, et non ailleurs »

« Les pertes ? – c’est bien, en effet, le prix dont on paye chaque pas en avant, car on n’avance qu’à coups d’hommes ; vaincre, c’est avancer et tout dépend du prix qu’on voudra y mettre. Ce sont les braves semés sur la route qui, en effet, ouvrent le chemin aux autres. »

Général Lucien Cardot