Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 17 – monde bourgeois

Jean Giono évoque ici l’attachement de tous et de chacun (dont vous et moi) à ce qu’il qualifie de « monde bourgeois ». Auquel nous pensons être lié, parce qu’il parvient à nous faire croire que, par le peu que nous possédons, nous en faisons partie et que la fortune des plus riches nous protégerait même des plus pauvres que nous !

paysan labour


« Il y avait de petits paysans, propriétaires de trois hectares qui se croyaient visés quand je parlais des gros propriétaires terriens. Il y eut même un épicier qui défendit le pétrole, parce qu’il en vendait et qu’il en avait une provision de cinq barils dans son arrière-boutique.  …

JNPgi-17- L’ ATTACHEMENT INSTINCTIF-le-i


(Plus facile)


(Solution)


« La négociation avec les créanciers, c’est réservé aux riches », sourit Jean. La coopérative leur vend également des semences et des pesticides à crédit. « En deux ans, on est passé de 80 % à 105 % d’endettement », raconte Thierry. « Normalement, les coopératives sont aux paysans ! Ce sont des outils créés par nos grands parents, pour nous. En fait, ils nous dépouillent. Les chambres d’agriculture ne nous ont pas aidé non plus. » Côté banque, les pressions sont tout aussi fortes. « Ils ont obligé Jean à casser son plan épargne logement pour le réinjecter dans la ferme, dénonce Joseph. Ils ont d’abord refusé de ré-échelonner la dette, avant de le faire moyennant un taux d’intérêt supplémentaire de 5 % ! » Pendant un temps, la banque s’est aussi permise de bloquer l’argent de la vente des cochons pour se rembourser, sans en informer la famille. « Avant que Solidarité paysans intervienne, la banque nous faisait aussi des avances sur les subventions, facturées à 3,5 %. »

[Crise agricole : comment empêcher banques et créanciers de s’enrichir grâce au sur-endettement des paysans (source : centpapiers.com/]