Je ne peux pas oublier : Refus d’obéissance – Jean Giono – 13 – capitalisme

Dans un numéro spécial de « La Provence – Histoire » dédié à Jean Giono,  50 ans après sa disparition,  (numéro 14 : « Jean Giono, la plume du Sud » ) l’article de Emmanuelle Lambert évoque le renoncement de Giono, après l’épisode désastreux pour lui, du pacifisme de 1940, au collectif et donc à toute forme d’engagement (notamment dans l’écriture) que l’on trouve dans « Refus d’obéissance ».

« J’ai le sentiment que tout ça n’arrange pas une misanthropie qui se met peu à peu en place »

Pourtant, plus encore de nos jours, ce texte contient tout de ce qui pourrait réveiller … ce monde.
Autant à propos des guerres permanentes dans lesquelles nous sommes habilement engagés (idéologique, économique, énergétique, climatique …) que concernant la place à laquelle l’homme à le droit … parmi les autres formes de vie sur terre.
Dans cet extrait, Giono, c’est assez rare, est très politique. Il attaque directement la société capitaliste. (… qui est la réponse à la question posée en amont dans le texte « … la guerre inutile pour (vaste énumération qui comprend les autres formes de la vie sur la terre)  …. mais alors, utile à qui ? !!! « )


JNPgi-13- REPRENIONS NOTRE PLACE-image capitalisme char combat*


« Quand je parlais contre la guerre, j’avais rapidement raison.
Les horreurs toutes fraîches me revenaient aux lèvres.
Je faisais sentir l’odeur des morts. Je faisais voir les ventres crevés. Je remplissais la chambre où je parlais de fantômes boueux aux yeux mangés par les oiseaux. Je faisais surgir des amis pourris, les miens et ceux des hommes qui m’écoutaient. Les blessés gémissaient contre nos genoux.
Quand je disais : « jamais plus », ils me répondaient tous : « non, non, jamais plus ». Mais, le lendemain, nous …

JNPgi-13- REPRENIONS NOTRE PLACE-le-i

JNPgi-13b- NOUS ÉTIONS LES USTENSILES-le-i


(Plus facile 1)

(Plus facile 2)


(Solution 1)

(Solution 2)


* Les obus et les tanks peuvent être considérés comme les symboles d’une civilisation basée sur la production et la destruction (consommation attisée par le souffle de la nouveauté … ou l’obsolescence programmée)
Pour ce qui est de l’obus l’évidence est claire sa fonction est d’être détruit et de détruire.
En ce qui concerne le tank ou char d’assaut, nommé aussi blindé, cela paraît moins évident. Notamment à celui qui a vu sur son livre d’histoire de l’école primaire, les blindés traverser les tranchées et leurs barbelés, anéantissant l’ennemi sur son passage.

La réalité à été bien différente.
On sait que l’offensive dite Nivelle (du nom du général responsable dont on connait le célèbre « Je les grignotes« ) a été un désastre du point de vue des fantassins.
On évoque rarement celui de la première grande sortie de l’arme blindée.

« Dés le début de l’action, plusieurs chars s’enlisent ou tombent en panne. Les autres poursuivent leur progression sous l’artillerie Allemande. Trop peu maniables et trop vulnérables, ils sont nombreux à être touchés avant d’atteindre les tranchées ennemies. Leurs occupants sont brulées vifs.
Le bilan est dramatique, 52 chars ont été touchés par l’artillerie ennemie, dont 35 qui ont pris feu. 21 char sont, soit tombés en panne, soit se sont enlisés et sont restés immobilisés sur le terrain. Sur 720 officiers et hommes d’équipage, 180 ont été tués, blessés ou portés disparus.
Cette attaque se solde donc par un cuisant échec, les chars n’ayant put accomplir que le simple rôle d’accompagner l’infanterie.« 

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