Cabane en hiver – Fred Griot

Fin du troisième jour de l’auteur, sous une yourte, dans les Causses du Larzac.

[Il me remet dans ce passage, le souhait d’une tente qui serait transparente et qui permettrait, au chaud ou à l’abri de la pluie d’être … sans mur, au milieu de la nuit et de ce qu’elle révèle.]

« …rentrer peu à peu dans le calme, le silence, le temps lent. ça va venir. peu à peu.

au soir.
commencer à perdre un peu les dates.
minuit.
claqué. me suis pas arrêté, fou va.
à bricoler, arranger la yourte.

LA LUNE AU-DESSUS VISIBLE- letex


cuit.
il va bientôt être largement nécessaire de passer à l’horizontal.

allongé.


Présentation de « Cabane en Hiver »  de Fred Griot (Réédité en numérique et papier chez publie.net)

Chez lui sur la toile


 

Chasser la peur

Fernand Deligny, né le  à Bergues (Nord) et mort le  à Monoblet (Gard), est un éducateur et un animateur socioculturel français, une des références majeures de l’éducation spécialisée. Il a été un opposant farouche à la prise en charge asilaire des enfants difficiles ou délinquants et des enfants autistes. Son expérience avec ces enfants est à l’origine de lieux alternatifs de l’éducation spécialisée, à l’image des lieux de vie.

—————————— Wikipedia ————————-
L’émotion de la rencontre de ce monument d’humanité
me dissuade d’ajouter quoique ce soit à cette présentation
si ce n’est le conseil de rencontrer sa pensée

Ici

Fernand Deligny 1/3 : Les vies retranchées (1ère diffusion : 05/08/1977)

Fernand Deligny 2/3 : Le radeau du dernier recours (1ère diffusion : 12/08/1977)

Fernand Deligny 3/3 : La brèche aux loups (1ère diffusion : 19/08/1977)

Ou plus récemment

Pour une autre école (2/4) Fernand Deligny, l’éducation en marge


JE LA CONNAIS MA PEUR ELLE EST CAPABLE DE REVENIR ENCEINTE-letex1

(Lecture)


« Je la connais ma peur, elle est bien capable de revenir enceinte ! » Fernand Deligny

L’art perforant

Esthétique partout, beauté nulle part?…

… peut-on lire dans la présentation que donne France Culture du billet culturel de Vendredi (29 septembre 2017).

L’image donnée (« Grossière ballerine de Jeff Koons ») illustre bien cette question, autant que le titre de l’émission (« Qu’est ce que la beauté aujourd’hui? ») , ces huit minutes (format condensé) de Mathilde Serrell.

A cet art contemporain (la méchante langue de Lélio Lacaille dit « Content pour rien »)
qui, en performant cherche souvent à choquer, à perforer, à s’introduire par surprise
ou violence même dans nos sens,
à cet art qui est, comme la plupart des activités phares de notre époque, du côté de la compétition, en matière de réponse à la question posée  :
(Emprunt à Hanns Johst)


L ART CONTEMPORAIN QUAND ON LUI PARLE-letex

L’image de fond évoque « l’oeuvre de Wang Luyan

Voir aussi au MAM de Saint Etienne

(solution)


L’art contemporain, quand on lui parle du beau, il sort son revolver.

« point de chute » – Anna Jouy

En ses mots sous l’aube
Anna Jouy a écrit

« ce ne sont que des échos qui se font la conversation dans le salon spacieux. cette espèce de partie de pelote ou de volants, quelques dernières forces.

LA VOIX AUSSI DISSÉMINE SON ÉNERGIE - letex

(à cliquer)


Le texte complet chez l’auteure

Anna Jouy chez Jan Doets


ce ne sont que des échos qui se font la conversation dans le salon spacieux. cette espèce de partie de pelote ou de volants, quelques dernières forces. la voix aussi dissémine son énergie et s’use comme ça sur le fil du rasoir.
grande cour aux murs de ciel, surfaces dures. ça tape.
j’écoute le son de cet appel qui fait les 4 bandes et s’apprête à crever de sa belle miette. et ma bouche asphyxiée comme un poisson dans l’air.
tant que je fus ce personne qui parle, j’étais tous. maintenant que je suis quelqu’un, j’endosse le rien. c’est le prix dont je dois m’acquitter. revêtir la chair, les traces maudites de l’apparence et perdre le rêve quasi aussitôt. et c’est le coût, l’écot cette fois qu’il y a dedans la parole, la matière lui sied comme des pierres. elle plombe le songe de sel, celui de l’œil qui ne peut entendre, comprendre et qui dissèque la métaphore en petits sacs de viande, de sang, de nerfs. tu aimes trop les mots pour ne pas te tuer au choc frontal de l’ordinaire.
eux et moi, sommes les frères siamois du même ventre. parfois les mots trimballent le cadavre femme, parfois la femme cloue la parole à la porte du voyage. je ne suis pas la faite d’encre et je crains de n’écrire qu’avec de l’eau.
après.