[Almanach] Régine Detambel …

[On y parle aussi des murs du temps.]

Dimanche 9 Juin 2013
Les éditions publie.net donnaient
Martin le bouillant de Régine Detambel

CELUI QUI A INVENTÉ DEMAIN-letcr1-exp

                               

(à cliquer pour obtenir le parcours de lecture)

L’extrait complet

 

Proposition de lecture :


Un soir je suis assis sur le lit dans ma chambre, c’est un soir important parce qu’il faut que je prenne une décision sinon ma mère avec ses idées croches va me jeter dehors. Tout à l’heure, en regardant ses ongles, elle a dit : « Ou tu te conduis correctement, et tu cesses de traîner avec des petits mafieux, ou tu débarrasses le plancher. »
Et je prends donc la décision d’être nickel, pour obéir à ma mère qui m’a pas appelé Martin pour rien. Je suis censé être Martin le Miséricordieux qui distribuait à tour de bras des moitiés de manteau. Pendant que je réfléchis à la meilleure manière de distribuer à tout va des demi-manteaux sans être chaque jour pompé, raplapla, rétamé, je suis distrait par un petit pain au chocolat. Je le considère amoureusement. Je regarde ses yeux qui coulent. Je me le farcis en une seule bouchée, les joues qui enflent, impossible de respirer, je le sens jusque dans mes oreilles, il prend son temps pour descendre, ce salaud de petit pain. Dans l’intervalle j’ai une idée. Je vais me faire tonsurer une étoile filante sur le sommet du crâne, et les gens de la cité Mimosa auront plus qu’à faire un vœu quand je passerai sous leurs fenêtres. Voilà pour la sainteté. Je l’annoncerai demain à ma mère. Maintenant je nourris mes guêpes dans leur cage de papier. La viande est si crue qu’elle est violette. Celui qui a inventé demain, quel con, on est si tranquille maintenant. J’éteins la lumière et je me couche tout habillé.

2 commentaires sur “[Almanach] Régine Detambel …

  1. La citation est de toi ?
    (sinon, lire Régine Detambel …ça c’est sur (sourire)²)

    « Je me brosse les dents en pensant à Martin, le vrai, le saint, le soldat. Martin, il possédait un esclave, il inspectait les postes de garde et on l’avait chargé de la surveillance de nuit de la garnison. Un soir, un type meurt de froid, Martin tire son glaive et il tranche son manteau alors qu’il aurait carrément pu le donner tout entier, sans faire tant de chichis, puisqu’il en avait plein d’autres sous sa tente. »

    J'aime

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