[De tous temps, ces périodes qui précèdent le printemps,
– notre printemps –
(et le préparent autant qu’elles y résistent en secret)
ont exaspéré
tant la proximité de la lumière et de la chaleur
devient insupportable au fur et à mesure qu’elle augmente.]
Mois: février 2016
RENTREZ SANS MOI – CHRISTINE ZOTTELE – 9
« À la mémoire de Lise Bonnafous* et de Nathalie Filippi* et à tou(te)s les immolé(e)s du silence… » Christine Zottele
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets) ici
(* Liens ajoutés ici)
[Non pas retraite,
mais …]
[Pour cela, il aurait fallu aller
bien loin.]
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Extrait de « Rentrez sans moi » de Christine Zottele
Brouillons et notes éparses
5 – Personnes et personnages
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Itinéraire de lecture
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En clair
Un extrait plus long

N’hésitez pas à signaler une erreur
On ne parlait jamais de son métier, elle me l’avait formellement interdit. Mais des personnes oui. Des gosses et des adultes. Les deux. Je ne suis pas un grand parleur mais un bon entendeur, salut ! Ça ne vous fait pas rire ? Et bien vous voyez, elle, elle aurait au moins souri. Juste pour me faire plaisir. Parce que j’adorais la voir sourire et que je la voyais de moins en moins sourire. Qu’est–ce que je vous disais ? Ah oui que je l’écoutais parler plus que moi je ne parlais… Et bien, je servais un peu à ça aussi. Elle n’aimait pas spécialement étaler tous ces problèmes et n’était pas du genre bavarde – elle parlait suffisamment en cours – mais avec moi elle se laissait aller à rêver tout haut. Elle rêvait de fonder une maison de retrait, c’est son expression. Un lieu de vie pour elle et ses amis vieillissants. Une sorte de maison autogérée où chacun puisse avoir à la fois son indépendance et se sentir utile à la communauté. Elle me disait que j’avais toute ma place en tant que médecin et amant de poche. Elle voulait bien me prêter à son amie Agathe. On visitait souvent des maisons avec elle, en faisant croire qu’on était mariés.
DU PROGRÈS DANS LA DOMESTICATION – RENÉ RIESEL – 1 –
[On peut se demander si, lorsqu’ils parlent de préhistoire tous les hommes désignent la même chose.
En fait, non !
Certains songent à l’histoire de l’homme avant l’écriture.
D’autres nomment ainsi ce qui se trouve avant leur histoire.
Chacun a ainsi SA préhistoire.
En particulier notre société industrielle.]

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L’extrait provient de l’essai
DU PROGRES
DANS
LA DOMESTICATION
de René Riesel
Parcours de lecture
La société industrielle, au stade où elle est parvenue, n’est sûrement pas la première à se donner pour achevée, à se montrer obsédée d’elle-même, inapte à se représenter ou se concevoir différemment. Finalement, on ne la dit moderne (certains prétendent étrangement que cela aussi est achevé) que parce qu’elle présente sur les sociétés traditionnelles et les civilisations immobiles la supériorité de prétendre les connaître et cette autre de les dissoudre toutes à son contact. Elle est la première à fonder sa remuante immuabilité non sur l’oubli final ou la mystification du passé, mais sur son dédain, persuadée qu’elle est d’avoir recueilli et réalisé tout ce qui valait dans ce legs, d’en être, comme elle croit l’être d’elle-même, le nécessaire, unique, indépassable et perpétuel aboutissement. La société totale ne sait rien voir d’autre que sa préhistoire dans les sociétés qui l’ont précédée.
LE PORTRAIT DE DORIAN GRAY – OSCAR WILDE – 5
Slow²Reading
[Fascination du peintre pour son (futur modèle)
le destin de l’un et de l’autre est en marche]
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Extrait du roman « Le Portrait de Dorian Gray »
d’ Oscar Wilde
(Nouvelle traduction de Christine Jeanney éditeur publie.net )
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Parcours de lecture

L’extrait en clair
Extrait plus long
* Slow²Reading : lecture lettre à lettre conformément à la « prière des mots »
Merci de signaler une erreur
Je parlais depuis dix minutes avec d’imposantes douairières, toutes pomponnées, et des académiciens assommants, et j’ai soudain réalisé qu’un regard me fixait. J’ai fait demi-tour et j’ai vu Dorian Gray pour la première fois. Quand nos yeux se sont croisés, j’ai senti que je devenais pâle. Et une étrange sensation de terreur m’a envahi. Je savais que j’avais en face de moi un être totalement fascinant et que, si je le laissais faire, il m’absorberait tout entier, moi, mon âme, et même mon talent. Je ne veux pas que ma vie soit influencée par l’extérieur. Vous savez, Harry, comme je suis indépendant de nature. Mon père me destinait à l’armée. J’ai insisté pour aller à Oxford. Ensuite il m’a fait inscrire à Middle Temple. Avant d’avoir avalé une demi-douzaine de dîners, j’ai quitté le barreau et annoncé ma décision de devenir peintre. J’ai toujours été mon seul maître ; enfin je l’avais toujours été, jusque-là, jusqu’à ce que je rencontre Dorian Gray. Voilà — je ne sais pas comment vous l’expliquer. Quelque chose me disait que j’étais proche d’un bouleversement terrible dans ma vie. J’ai eu cette sensation étrange que le Destin me réserverait des joies exquises, des chagrins délicieux aussi. Et j’ai su que si je parlais à Dorian, je tomberais immédiatement sous sa coupe, qu’il valait mieux ne pas lui parler. J’ai eu peur, j’ai décidé de partir. Ce n’est pas ma conscience qui m’a poussé à agir ainsi ; c’est la lâcheté. Je ne me félicite pas d’avoir tenté de fuir.
A-VERSION IMAGE OU TEXTE ?
Cette proposition est antérieure à ma lecture de l’article de Christine Jeanney évoquant son intimité avec le fameux « héro » de Wilde.
journalier 05 02 16 / Wilde et Woolf
Mais la coïncidence (quoique) m’a tout de même chamboulé la boite en calcium.
Car elle aurait tout aussi bien pu prononcer ces paroles
(à Christine Jeanney de démentir … ou non (sourire)²)


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L’OBJEU – Ly-Thanh-Huê, textes, Bona Mangangu, photos – 2
« Échapper au ronron de leur danse. Staccato fibrille dans leur coulure fluide.
Ils étaient des objets au sein de la forêt qui ont devisé matière, féline fourrure, chrysalide lumière, naissance au monde et mots nouveaux.
J’ai écouté.
Me suis-je faite scribe de leurs mots ?
Aimerais. »
Ly-Thanh-Huê (extrait de la présentation)
Couverture Bona Mangangu
L’oeuvre est disponible aux éditions Qazak (de Jan Doets) ici
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« L’objeu »
de LY-THANH-HUÊ
(Lan Lan Huê)
Extrait de « L’origine du monde »
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Itinéraire de lecture
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En clair
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un extrait plus long
Voile sur immondices. C’est un nom si doux. Qui commence dans le monde et finit dans le vent. Sifflement. Elles disent l’indice fou qui s’immisce dans les feuilles. Ce sont des clairières obscures. Que l’on voudrait enfouir.
Immondices. Pourquoi un si joli nom ? Pour ces choses informes, visqueuses et dures.
PIERRE BRUNEL – CE SANS-CŒUR DE RIMBAUD – 4
[Rimbaud brûle en dedans et au dehors
le reniement commence
il n’aura pas de limite]
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Extrait de « CE SANS CŒUR DE RIMBAUD.
Essai de biographie intérieure »
de Pierre Brunel
parcours de lecture
L’extrait en clair
Un extrait plus long
Les TAGS
donnent certains mots de la grille.
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De ces amis, Rimbaud aussi veut se dégager, dut-il aller pour cela pourrir seul dans l’étang
JOURNAL DE LA BROUSSE ENDORMIE – Nocturne 1 – SERGE MARCEL ROCHE – 4
Les mots de Serge Marcel Roche
à propos de ses poèmes :
(Précédés dans l’oeuvre par une magnifique* introduction de Anna Jouy qui met en parallèle deux mondes visibles/invisibles.)
« Poèmes écrits dans la chambre, de nuit.
Lui à la table ne fait rien que chercher
la douceur trop souvent absente du cœur humain,
la cherche dans la forme enneigée de l’effraie,
le nid de l’oiseau-soleil,
le silence du bois,
le coq sur le toit,
les arbres des forêts
et la chair tremblante du vent sous le poids de la gloire.
Vient le jour,
son pendant à porter,
les pistes à départir,
les heures à remonter,
le prochain pas à faire
avec la terre battue du corps
sous le couvert des nuages. »
L’oeuvre est disponible (à ce jour gratuitement) aux éditions Qazaq (de Jan Doets) ici
* au sens plein du terme
… au bord des forêts sombres »
(Si tu es novice
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Extrait du recueil de poèmes
« Journal de la brousse endormie »
de
Serge Marcel Roche
« Nocturne 1 »
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Itinéraire de lecture
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En clair
(chez babelio)
Proposition de lecture :
Serge Marcel Roche en ses lieux virtuels : Chemin tournant
Le silence noir de l’insomnie
Aux tempes secrètes de la nuit
Un grillon dans la chambre
Et puis des voix lointaines sur la route
Rapportées par le vent
Reversées dans les mots
On a peine à les lire sous la lampe trop dure
De la lune
Ils flottent entre les feuilles du mandarinier
Entre les clameurs de grenouilles
Semblables à certains cris d’oiseaux
Quand ils s’attroupent dans les arbres
Près des foulées
Surgit un désir de savane
De sable sous les pieds
D’horizon monotone
D’attente de la pluie
D’un giclement d’orage au bord des forêts sombres
Dont la fraîcheur lui parviendrait
Odorée de mangues et de lourdes goyaves
Mais il est seul sur le lit
LE VILLAGE PATHÉTIQUE – ANDRÉ DHÔTEL – 16
[La grâce naturelle
d’une enfant.]

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Si tu est novice,
plus facile avec les liens entre les mots
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Extrait du roman « Le Village pathétique »
de André Dhotel
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Parcours de lecture
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En clair
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